Les relations entre l’Union européenne et la Russie sont désormais régies par un cadre qui organise divers niveaux de rencontres et de coopération, mais n’en est pas moins perçu depuis longtemps comme obsolète. Il est vrai que le dialogue russo-européen se révèle parfois laborieux : chaque protagoniste est à la fois atypique, en transition et peu au fait des modes de fonctionnement de l’autre. Même si la Russie n’a pas vocation à adhérer à l’Union européenne, l’approche de la Commission européenne s’inspire toutefois à son égard du même principe de rapprochement législatif et normatif qu’elle a développé à l’égard des pays candidats ou voisins.

Les domaines de coopération entre l’UE et la Russie sont nombreux et variés, l’UE étant, de loin, le premier partenaire économique de la Russie ; celle-ci est aussi un partenaire important de l’UE, et surtout son premier fournisseur d’énergie. Afin de ne toutefois pas se cantonner à ce seul champ de coopération, l’UE et la Russie s’efforcent de concrétiser quatre espaces communs (espace économique, espace de liberté, de sécurité et de justice, espace de sécurité extérieure, espace de recherche et d’éducation). Par ailleurs, depuis 1991, l’UE soutient le processus de transition en Russie par le biais du programme d’aide TACIS.

Lieu spécifique de mise en œuvre des relations russo-européennes, l’enclave de Kaliningrad, petit territoire russe désormais cerné de pays membres de l’UE, est utilisée par les partenaires tantôt comme moyen de pression réciproque, tantôt comme laboratoire de leurs futures relations.

Il manque à la Russie comme à l’UE d’acquérir un degré de confiance et de connaissance mutuelles plus élevé pour réaliser un rapprochement institutionnel et fonctionnel plus ample. Surtout, elles vont devoir développer une vision stratégique quant à la place de la Russie dans le contexte européen général et répondre à la question de savoir dans quelle mesure la Russie est européenne.

Mis à jour le 27/06/2008

 

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