Le modèle bismarckien, dont le nom renvoie à l'Allemagne où il a été mis en place à la fin du XIXème siècle, se caractérise par le principe de l'assurance, la protection maladie étant liée au travail et financée par des cotisations sociales.
Ainsi, l'affiliation au système, dont le financement est assuré par les salariés et employeurs, dépend de l'exercice d'une profession. Les frais de soins sont généralement pris en charge par les caisses d'assurance maladie dont la gestion est tantôt centralisée (France) tantôt régionalisée (Allemagne). L'ouverture de droits aux prestations dépend de la qualité de cotisant de la personne. Le trait essentiel du système réside dans le caractère obligatoire et national de ces assurances et de leur gestion par les partenaires sociaux.
L'offre de soins est en général mixte, à la fois publique et privée. Quant au choix du médecin, le modèle bismarckien accorde le plus souvent le choix des patients et garantit le statut de la médecine libérale. Ce système se retrouve notamment en Allemagne, en France, en Belgique, en Autriche et dans la plupart des pays d'Europe centrale.
Les problèmes posés par ce modèle résident dans l'absence de maîtrise des dépenses de santé qui entraînent des déficits persistants des caisses d'assurance maladie. L'augmentation des cotisations et de la contribution des malades aux frais des soins ne suffit plus à enrayer les dérives des dépenses de santé. La régulation de l'offre des soins ainsi que l'introduction des méthodes de gestion privée figurent au cœur des réformes dans ces pays.

Mis à jour le 01/02/2007

 

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