Retour
 
 

Introduction

ARCHIVE

Evaluer une politique publique, c'est d'abord en mesurer l'efficacité à l'aide d'indicateurs de performance pour, dans un second temps, en apprécier la pertinence. Des évaluations sont conduites dans de nombreux domaines, comme la politique de la ville ou la politique éducative (évaluation annuelle des lycées).
Outil privilégié de la réforme de l'Etat, elle est amenée à jouer un rôle plus important dans le cadre de la réforme budgétaire et de la décentralisation.

L'évaluation des politiques publiques, à ne pas confondre avec l'évaluation et la notation des agents publics, présente une double dimension

  • quantitative : elle mesure les effets de l'action publique en comparant ses résultats aux objectifs assignés et aux moyens mis en oeuvre, notamment à l'aide d'indicateurs de performance ;
  • qualitative : elle porte un jugement sur la pertinence des objectifs et donc, éventuellement, peut conduire à en réviser le choix.

En pointe dans les pays anglo-saxons, notamment aux Etats-Unis où le Congrès dispose depuis les années vingt de moyens importants pour évaluer les programmes gouvernementaux, l'évaluation de l'action publique peine à faire reconnaître sa spécificité en France et connaît un développement plus lent.

Des progrès ont cependant été accomplis depuis une dizaine d'années : le Conseil national de l'évaluation et le Commissariat général du Plan, avant la redéfinition de ses missions en 2003 autour de l'Etat stratège et de la prospective, ont piloté un programme important d'évaluations interministérielles ; les travaux des directions des études ou de la statistique de nombreux ministères, des inspections générales, ou de la Cour des comptes, notamment dans les domaines de l'éducation (évaluation des lycées), de la santé (évaluation de la politique de lutte contre le sida) ou de la politique de la ville, ont également contribué à la diffusion d'une culture de l'évaluation en France.

Il existe aujourd'hui un contexte favorable à un rôle accru de l'évaluation. A cet égard, des réformes en cours devraient intégrer davantage d'évaluation dans le processus de la décision publique : au niveau national, la réforme budgétaire prévue par la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 (LOLF) ; dans le cadre de la décentralisation, la reconnaissance du droit l'expérimentation (loi du 1er août 2003 relative à l'expérimentation par les collectivités territoriales).

Mis à jour le 11/08/2004

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires