Press Release Information : Brussels (25-03-1999) - Document 100/1/99 rev (Presse 0)

CONCLUSIONS DE LA PRESIDENCE, CONSEIL EUROPEEN DE BERLIN, 24 ET 25 MARS 1999

Extraits : PARTIE IV AUTRES DECLARATIONS, PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT

Les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union européenne réaffirment leur soutien à un règlement négocié au Moyen-Orient qui tienne compte du principe de l'échange de territoires contre la paix et assure la sécurité tant collective qu'individuelle des peuples israélien et palestinien. A cet égard, l'Union européenne se félicite de la décision prise par le Conseil national palestinien et les instances associées de réaffirmer que les dispositions de la Charte nationale palestinienne demandant la destruction d'Israël sont nulles et non avenues et de confirmer leur volonté de reconnaître Israël et de vivre en paix avec lui. Toutefois, l'Union européenne demeure préoccupée par l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus de paix et invite les parties à mettre en oeuvre intégralement et immédiatement le mémorandum de Wye River.

L'Union européenne invite également les parties à réaffirmer leur attachement aux principes fondamentaux établis dans le cadre de Madrid et d'Oslo et des accords ultérieurs, conformément aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle engage les parties à se mettre d'accord sur une prorogation de la période transitoire prévue par les accords d'Oslo.

L'Union européenne demande en particulier que les négociations sur le statut définitif reprennent rapidement, dans les mois à venir, qu'elles soient menées promptement et qu'elles soient rapidement conclues et ne se prolongent pas indéfiniment. L'Union européenne considère qu'il devrait être possible de conclure les négociations en visant une période d'un an. Elle se déclare prête à apporter son concours à une conclusion rapide de ces négociations.

L'Union européenne engage les deux parties à s'abstenir d'actions qui préjugent l'issue de ces négociations sur le statut définitif et de toute activité contraire au droit international, y compris toute implantation, et à combattre la violence et l'incitation à la violence.

L'Union européenne réaffirme que les Palestiniens conservent un droit inconditionnel à l'autodétermination, comprenant la possibilité d'un Etat, et espère que ce droit sera concrétisé à bref délai. Elle lance un appel aux parties pour qu'elles recherchent de bonne foi une solution négociée sur la base des accords existants, sans préjudice de ce droit, qui ne saurait faire l'objet d'aucun veto. L'Union européenne exprime sa conviction que la création, par la négociation, d'un Etat palestinien souverain démocratique, viable et pacifique sur la base des accords existants constituerait la meilleure garantie pour la sécurité d'Israël et l'acceptation d'Israël comme partenaire égal dans la région. L'Union européenne déclare qu'elle est disposée à envisager la reconnaissance d'un Etat palestinien en temps opportun, conformément aux principes fondamentaux mentionnés ci-dessus.

L'Union européenne demande également une reprise prompte des négociations sur les volets syrien et libanais du processus de paix au Moyen-Orient, aboutissant à la mise en oeuvre des résolutions 242, 338 et 425 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Mis à jour le 28/02/2001

 

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