1979
Au lendemain de l’entrée de l’Armée rouge à Kaboul, le jihad est décrété par de nombreux combattants et organisations du monde musulman afin d’aller porter secours aux frères afghans et de s’opposer à l’envahisseur soviétique. Les Etats-Unis, le Pakistan et l’Arabie saoudite apportent leur soutien aux moudjahidines.

1984
Oussama Ben Laden fonde à Peshawar la Maison des Croyants destinée à apporter un soutien aux jihadistes étrangers venus combattre l’Union soviétique en Afghanistan.

1988
Fondation en Afghanistan de l’organisation salafiste jihadiste Al-Qaïda al-Askariya ("la base militaire"), initialement constituée à partir d’une base (al-Qaida en arabe) de données recensant les volontaires jihadistes.

Années 1990
Les conflits et tensions en Bosnie, en Tchétchénie, mais aussi en Algérie, en Égypte, en Jordanie, aux Philippines, en Somalie ou en Indonésie renforcent les processus de jihadisation

1990-1991
L’arrivée de la puissance américaine dans le Golfe à l’occasion de la guerre du Koweït ouvre la voie à la première vague islamiste internationaliste et à de nombreux attentats dans les années 1990 commis contre les intérêts occidentaux, notamment par Al-Qaïda.

1998
Le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, lance le Front islamique mondial pour le jihad contre les juifs et les croisés, fondé sur la notion de « jihad global ». Il affirme que le jihad serait une obligation individuelle s’imposant à tous les musulmans et en tous lieux.

2000
Ancien combattant du jihad contre les Soviétiques en Afghanistan, le Jordano-Palestinien converti au salafisme Abou Moussab al-Zarqaoui (1966-2006) fonde le groupe Unicité et Jihad.

2001
Au lendemain des attentats du 11 Septembre à Washington et à New York (2 991 morts), adoption de la résolution 1373 du Conseil de sécurité qui confère une nouvelle impulsion au processus de coordination antiterroriste et crée le Comité des Nations Unies contre le terrorisme.

Les dirigeants d’Al-Qaïda et leurs lieutenants fuient l’Afghanistan tandis que le président Bush qualifie la guerre contre Al-Qaïda de « guerre contre le terrorisme mondial ».

2003
Fondation d’Al-Qaïda en Irak (AQI) qui succède notamment au groupe Unicité et Jihad.

Les États-Unis entrent en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein avec une coalition ad hoc et sans l’accord du Conseil de sécurité des Nations Unies. La chute du régime irakien entraîne l’éviction des sunnites au profit des chiites et une guerre civile.

2004
Attentats d’Al-Qaïda à Madrid.

2005
Diffusion d’un manuel stratégique d’Al-Qaïda suggérant de multiplier les terrains de jihad pour affaiblir financièrement les puissances occidentales et fragiliser leurs opinions publiques.

Attentats d’Al-Qaïda à Londres.

2006
Fédéré avec cinq autres groupes jihadistes irakiens, le groupe AQI se renomme État islamique en Irak.

Adoption d’une Stratégie antiterroriste mondiale par les Nations Unies.

2010
Al-Qaïda lance la publication d'Inspire un magazine de formation jihadiste édité en langue anglaise.

2011
Un commando militaire américain exécute Oussama Ben Laden à Abbottabad, dans le nord-ouest du Pakistan.

Déclenchement des printemps arabe en Tunisie, puis en Égypte, à Bahreïn, au Yémen et en Syrie. Ces mouvements populaires agrègent diverses revendications d’ordre social et politique.

En Libye, le régime du colonel Kadhafi est renversé par une intervention militaire de l’OTAN autorisée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Le pays sombre dans un chaos sur lequel prospèrent de nombreux groupes jihadistes.

Les dernières troupes américaines se retirent d’Irak, laissant le Premier ministre Nouri al-Maliki poursuivre sa politique de débaasification.

Création en Syrie du Front al-Nosra, un groupe armé salafiste jihadiste affilié à Al-Qaïda déterminé à renverser le régime de Bachar al-Assad.

2013
L’État islamique d’Irak rompt avec Al-Qaïda et se rebaptise État islamique en Irak et au Levant (Dawla islamiyya fi al-‘Iraq wa al-Cham, d’où vient son acronyme Daech désormais banalisé en Occident).

2014
Un commando de Daech s’empare de la ville irakienne de Falloujah puis de celle de Mossoul, provoquant la fuite de 10 000 soldats irakiens.

Le chef autoproclamé de Daech, Ibrahim Awad Ibrahim Ali al-Badri, se déclare « calife » à Mossoul, c’est-à-dire « commandeur des croyants ».

Intervention militaire d’une coalition internationale en Irak pour combattre Daech (résolution 2170).

2015
La prise de Ramadi en Irak ouvre à Daech les portes de Bagdad et celle de Palmyre en Syrie les portes de Damas.

7 janvier : une série d’attentats se déroulent à Paris, visant la rédaction du journal Charlie Hebdo en réponse à la publication de caricatures du prophète Mahomet, des policiers et les clients d’une supérette cacher.

13 novembre : une série d’attaques terroristes fait 129 morts à Paris, aux abords du stade de France, dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements et dans la salle de spectacle du Bataclan. Le gouvernement français déclare l’état d’urgence.

Novembre : tandis que la coalition internationale bombardent les positions de Daech, l’aviation russe pilonne les cibles de l’opposition syrienne pour appuyer l’armée syrienne.

Mis à jour le 09/02/2016

 

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