1941

Les temples du feu sont les lieux de culte pour les 30 000 zoroastriens d’Iran, Yazd

Les temples du feu sont les lieux de culte pour les 30 000 zoroastriens d’Iran, Yazd.

© Famille Demassiet Garroussi

Agrandir l'image

L’URSS et le Royaume-Uni occupent une partie de l'Iran. Reza Chah abdique en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi. 

1951
Mohammad Mossadegh, Premier ministre, nationalise l'industrie pétrolière. L'Anglo-Iranian Oil Company et le Royaume-Uni portent plainte devant la Cour internationale de Justice. 

1953
Coup d'état appuyé par la CIA. Le gouvernement de Mohammed Mossadegh est renversé. 

1954
L'exploitation du pétrole est accordée pour 25 ans à un consortium international. 

1963
Lancement par Mohammad Reza Chah Pahlavi de la "Révolution blanche", un programme de modernisation du pays. 

1965
Répression contre l'opposition et contre le clergé à la suite d'un attentat manqué contre le chah. L'ayatollah Khomeyni est arrêté puis exilé en Irak. 

1974
Création de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran (OEAI) et le début de la construction de deux sites industriels atomiques dans la région de Bouchehr, à des fins civiles.

1979

Tabas, ville près de laquelle se sont écrasés les hélicoptères américains lors de l’opération appelée Opération Eagle Claw.

Tabas, ville située dans le désert près de laquelle se sont écrasés les hélicoptères américains lors de l’opération de secours des otages américains appelée Opération Eagle Claw.

© Véronique Bordeaux-2009

Agrandir l'image

Après des mois de manifestations réprimées avec violence, départ en exil du shah suivi du retour à Téhéran de l'ayatollah Khomeiny, exilé en France. Proclamation de la République islamique.
Occupation et prise d’otages à l'ambassade américaine qui durera jusqu'en janvier 1981. 

1980
Début de la guerre contre l'Irak.

1988
Cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran. La guerre a causé un million de morts. 

1989
Décès de l'ayatollah Khomeyni. Ali Khamenei lui succède au poste de « Guide de la révolution ». Ali Akbar Hachemi Rafsandjani est élu président de la République. 

1990
L'Iran restaure ses relations diplomatiques avec l'Irak.

1993
Les États-Unis mettent en œuvre une politique de « double endiguement » contre l’Iran et l’Irak.

1995
La Russie et l’Iran signent un contrat pour l’achèvement des travaux de la centrale nucléaire de Bouchehr.

1997
Le réformateur Mohammad Khatami est élu président de la République. Il sera réélu en 2001. 

2000
Élections législatives : les réformateurs favorables à Mohammed Khatami obtiennent, avec 170 des 290 sièges, la majorité absolue au Parlement.

2002

Aab-anbaar , réservoir traditionnel d’eau potable, Meybod, Iran

Aab-anbaar , réservoir traditionnel d’eau potable, Meybod, Iran.

© Véronique Bordeaux-2009

Agrandir l'image

George Bush déclare que l’Iran fait partie, avec la Corée du Nord et l’Irak, d’un "axe du mal".

Une partie de la mise en service de la centrale nucléaire de Bouchehr est lancée, cinq ans après la signature d’un programme de coopération technique avec l’AIEA. Des opposants iraniens à l'étranger, membres du Conseil national de la résistance iranienne, révèlent l’existence de deux sites nucléaires inconnus : une usine d’enrichissement d’uranium à Natanz et une usine à réacteur d’eau lourde à Arak.

2003
Raz de marée conservateur à l'occasion des élections municipales. Mahmoud Ahmadinejad remporte la mairie de Téhéran lors d'un scrutin marqué par un taux d'abstention de plus de 85 %.  

L’AIEA affirme avoir découvert sur le site de Natanz des taux d’uranium enrichi supérieurs aux normes civiles et demande à l’Iran de prouver qu’il ne développe pas l’arme nucléaire, conformément à l’engagement pris lors de la signature du TNP.
 La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni (dit UE-3) obtiennent un engagement iranien sur la suspension de l’enrichissement d’uranium. Téhéran accepte de signer et d’appliquer le protocole additionnel au TNP qui permet des inspections inopinées de l’AIEA. 

Shirin Ebadi, juriste et militante pour les droits de l’homme, obtient le prix Nobel de la paix.

2005
Élection présidentielle : le conservateur Mahmoud Ahmadinejad est élu président de la République. Il refuse la coopération avec l’Union européenne et relance le programme d’enrichissement d’uranium à Ispahan. Il déclare à la tribune de l’ONU que l’Iran a le droit de développer un programme nucléaire civil.

2006

Yazd Bagh-e-Dowlatabad, palais construit en 1738, avec une tour dite « attrape vent » (Bâd-ghir)

Yazd Bagh-e-Dowlatabad, palais construit en 1738, avec une tour dite « attrape vent » (Bâd-ghir).

© Vincent Cyrus Demassiet

Agrandir l'image

L’AIEA transmet le dossier du nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l’ONU. En réponse, l’Iran n’applique pas le protocole additionnel du TNP et suspend les inspections-surprises prévues par l'AIEA. L’ONU publie une résolution donnant un mois à l’Iran pour suspendre ses activités sous peine de sanctions. Mais l’ultimatum fixé n’est pas respecté. Le Conseil de sécurité sanctionne l’Iran pour sa politique nucléaire par le vote, à l’unanimité, de la résolution 1737. Elle interdit la vente de tout matériel ou technologie qui puisse contribuer aux activités de l’Iran dans les domaines nucléaires et balistiques, et pose un nouvel ultimatum.

2007
Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1747, qui interdit les exportations d’armes iraniennes et appelle tous les gouvernements et institutions financières à ne pas octroyer de prêt à l’Iran, sauf pour des progrès humanitaires ou de développement.

2007 - 2012
Les sanctions économiques et commerciales de l’ONU, des États-Unis et de l’UE, pleuvent. L’Iran poursuit son programme d’enrichissement d’uranium et refuse la proposition du Conseil de sécurité de l'ONU d’enrichissement de son uranium à l’étranger.

Vague de protestations sociales à la suite de la décision des autorités de rationner l'essence.

2008
Grève des commerçants du bazar de Téhéran, qui refusent l'imposition d'une TVA de 3 %.
 La police ferme le Centre des défenseurs des droits de l'homme, une ONG créée par le Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi qui défend les prisonniers politiques. 

2009

Bazar d’Ispahan

Bazar d’Ispahan.

© Véronique Bordeaux-2009

Agrandir l'image

Élection présidentielle : le ministère de l'Intérieur annonce la victoire de Mahmoud Amadinejad avec 63 % des votes, contre 34 % obtenu par son adversaire Mir Hossein Moussavi. Dénonçant des fraudes, les partisans de Mir Hossein Moussavi descendent dans la rue. Ce "mouvement vert" échoue face à la répression sévère opérée par le régime. 

La première usine de fabrication de combustible nucléaire est inaugurée à Ispahan. Les autorités annoncent avoir installé 7 000 centrifugeuses dans l’usine d’enrichissement de Natanz. Le pays reconnaît aussi avoir une usine d’enrichissement d’uranium près de Qom.

2010 
Le Parlement adopte un projet de loi supprimant les subventions des principaux produits de base, de l'essence et du gaz d'ici cinq ans.

Pour la quatrième fois depuis 2006, le Conseil de sécurité adopte  une série de sanctions économiques à l’encontre de l’Iran.

La première centrale nucléaire iranienne construite par la Russie est chargée à Bouchehr, alors que la Russie et la Chine sont prêtes à accepter le principe de nouvelles sanctions contre l’Iran. Le Brésil et la Turquie opèrent, quant à eux, un rapprochement avec le pays, en échange du transfert en Turquie d’uranium faiblement enrichi

2011
L’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) évoque dans un rapport une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien après que l’Iran a installé de nouvelles centrifugeuses pour produire de l’uranium enrichi. L’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz emprunté par plus de 30 % du transport pétrolier mondial.

2013

Grande mosquée, Kashan, Iran

Grande mosquée, Kashan, Iran.

© Véronique Bordeaux-2009

Agrandir l'image

L'élection de Hassan Rohani à la présidence iranienne, en juin, dès le premier tour, est vue comme un moyen de relancer la recherche d'un règlement diplomatique de la crise. Ancien négociateur en chef sur le dossier du nucléaire iranien, c'est lui qui a accepté en 2004, la suspension des activités de son pays d'enrichissement de l'uranium. Des contacts à haut niveau sont alors établis avec les États-Unis. Réunis à Genève, les négociateurs de l'Iran et du groupe des "5+1" s'entendent sur un accord intérimaire qui gèle les activités les plus sensibles du programme iranien en échange de la suspension de certaines sanctions.

2014
Les discussions se multiplient dans l'objectif de parvenir à un accord définitif qui reconnaîtra le droit de l'Iran aux usages civils de l'atome tout en garantissant qu'il ne se dotera pas de la bombe atomique.

2015
A la tribune du Congrès des Etats-Unis, où l'ont invité les républicains, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, inquiet par un éventuel accord, dénonce la politique iranienne des États-Unis. Il va jusqu’à évoquer un "potentiel cauchemar nucléaire"

Pont Khâdju construit par Shah Abbas II (1642-1666), Ispahan, Iran

Pont Khâdju construit par Shah Abbas II (1642-1666), Ispahan, Iran.

© Vincent Cyrus Demassiet-2015

Agrandir l'image

À Lausanne, au terme d'un marathon diplomatique de huit jours, l'Iran et les puissances du groupe des "5+1" s'entendent sur un accord-cadre  visant à encadrer les activités nucléaires de l'Iran pendant au moins dix ans.

Un accord est conclu entre l’Iran et le groupe des "5+1" (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie et Allemagne) à Vienne. Il prévoit la levée progressive des sanctions qui pèsent sur l’Iran, dès 2016, notamment sur le secteur pétrolier iranien. En échange, l’Iran promet une réduction de deux tiers du nombre de ses centrifugeuses pendant dix ans, accepte la mise en place d’inspections sur ses sites nucléaires et une enquête sur son programme nucléaire passé. L’embargo sur les armes imposé à l’Iran est tout de même maintenu pendant une période d’au moins cinq ans.

2016
Élections législatives (26 février et 29 avril)  et de l’Assemblée des experts (26 février).

Mis à jour le 03/06/2016

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires