Bien des Algériens s’interrogent, à l’heure actuelle, sur la question de savoir qui dirige véritablement leur pays ? La polémique sur l'état de santé du président Abdelaziz Bouteflika qui a subi un AVC en 2013, refait surface d’une manière récurrente. Le pouvoir semble se partager entre quatre piliers : le camp présidentiel autour d’A. Bouteflika et de son frère Saïd, l’état-major des armées, le département du renseignement et de la sécurité (DRS) et un quatrième pilier qui émerge : les hommes d’affaires.  Entre partisan de son maintien au pouvoir et avocats de sa démission, le débat sur la capacité du président à exercer ses fonctions n’a jamais été aussi vif.

Pendant cette phase d’attente et de recomposition politique, corruption et affairisme, chômage et crise économique, délitement du système de santé et phénomène des harragas (migrants algériens) sont le quotidien de la majorité des Algériens. Face à cette situation, la contestation existe et frappe fort. 
 La société est par ailleurs sous tensions, encore marquée par les séquelles d’une longue lutte contre le terrorisme dans les années 1990. Refuge de nombreux groupes criminels et jihadistes, le Sahara constitue d’ailleurs un défi sécuritaire de premier plan. Sur toile de fond d’une société en ébullition, la grande inconnue reste le futur de ce pays aux nombreux atouts et richesses.

Mis à jour le 13/03/2019

 

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