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Panorama du commerce extérieur français (par Jennifer Matas)

[Mondialisation et commerce], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

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La France dispose d’atouts majeurs dans le jeu du commerce mondial et s’impose au huitième rang des plus gros exportateurs mondiaux. Elle reste toutefois très dépendante de l’extérieur dans de nombreux domaines, en particulier l’industrie et les hydrocarbures, comme en témoigne son déficit commercial : il ne cesse de se creuser au point de devenir l’un des points noirs de l’économie française.

Le commerce extérieur de la France : état des lieux

Réputée dans le monde entier pour son raffinement, son savoir-faire et ses filières d’exception, la France possède des atouts dans le jeu du commerce mondial. Ses principaux points forts – l’aéronautique, la parfumerie-cosmétiques et l’agroalimentaire – lui garantissent chaque année de précieux excédents commerciaux. Néanmoins, ils ne suffisent pas à combler le déséquilibre croissant causé par une demande toujours plus forte de produits importés.

Les exportations

françaises sont reparties à la hausse en 2017 (+ 4,5 %), après un léger recul de 0,6 % en 2016. Elles représentent, en valeur, 473,2 milliards d’euros d’après la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI, Département des statistiques et des études économiques, Le commerce extérieur de la France en 2017, février 2018, sur lekiosque.finances.gouv.fr). Fait nouveau, ce ne sont pas les exportations du secteur aéronautique et spatial qui ont contribué le plus à cette augmentation, puisque les livraisons pour cette branche ont plutôt fléchi. En revanche, les exportations de biens intermédiaires et de produits agroalimentaires se sont montrées dynamiques.

L’aéronautique reste toutefois le fer de lance du commerce extérieur de la France. À lui seul, ce secteur a rapporté en 2017 un solde excédentaire de 17,4 milliards d’euros, un chiffre bien supérieur à celui du deuxième meilleur secteur à l’export, à savoir les parfums et cosmétiques (+ 10,5 milliards d’euros d’excédent en 2017), selon Jean-Baptiste Lemoyne (Commerce extérieur. Résultats 2017, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et ministère de l’Économie et des Finances, février 2018, pages 5 et 38). Qu’elle soit civile, militaire ou spatiale, l’aéronautique constitue l’un de nos fleurons à l’export : la France se classe en effet à la deuxième place mondiale, derrière les États-Unis, et ce depuis plusieurs années. Un palmarès dû à la performance d’entreprises comme Airbus mais aussi Safran, Thales et Dassault.

Exportations d’Airbus de 2004 à 2017 (en nombre d’appareils) 1988-2017

Exportations d’Airbus de 2004 à 2017 (en nombre d’appareils) 1988-2017

Année

Nombre d’appareils livrés

2004

184

2005

212

2006

256

2007

278

2008

289

2009

273

2010

285

2011

271

2012

296

2013

317

2014

321

2015

635

2016

688

2017

718

Source :www.tbsearch.fr (Pierre-André Buigues, « L’aéronautique, le principal atout de la France à l’exportation ») ; « Airbus dépasse ses objectifs en 2015 avec un nombre record de livraisons », communiqué de presse, Airbus, 12 janvier 2016 ; Michel Cabirol, « L’aéronautique reste la locomotive du “Made in France” à l’export », La Tribune, 9 février 2017 ; François Duclos, « Airbus en 2017 : 1 109 commandes, record de 718 livraisons », Air Journal, 15 janvier 2018

L’agroalimentaire est l’un des autres atouts de la France dans le commerce mondial. En 2017, ce secteur a réalisé 47,3 milliards d’euros d’exportations et généré un solde excédentaire de 6,2 milliards, d’après J.-B. Lemoyne (Commerce extérieur. Résultats 2017). Sur ce segment, les boissons arrivent en tête. Les ventes de spiritueux, en particulier (le cognac se plaçant en haut du podium), présentent un solde excédentaire structurel qui est en hausse ces dernières années. Le différentiel entre les exportations et les importations de spiritueux a ainsi doublé entre 2009 et 2017, faisant de la France le deuxième fournisseur mondial de ces boissons alcoolisées derrière le Royaume-Uni (lekiosque.finances.gouv.fr, « Le chiffre du commerce extérieur », Études et éclairages, no 82, mars 2018). Les produits laitiers, surtout les fromages, figurent aussi parmi les piliers du commerce extérieur de la France. En 2017, ils lui ont rapporté 3,2 milliards d’euros d’excédent commercial, contre 2,1 milliards en 2003 (voir lekiosque.finances.gouv.fr, « Le chiffre du commerce extérieur », Études et éclairages, no 56, avril 2015, et Institut de l’élevage, Tendances, no 288, mars 2018).

Les importations

Commerce extérieur de produits industriels en 2017 (en milliards d’euros).

Le prix FAB d’un échange commercial représente son prix une fois déduits les coûts d’assurance et d’acheminement jusqu’à la frontière du pays.
Le prix CAF d’un échange commercial est son prix incluant les coûts d’assurance et de transport.

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La France est le cinquième importateur mondial. En 2017, ses importations ont représenté 535 milliards d’euros et ont enregistré une croissance de 6,8 %, bien supérieure à celle de 2016 (+ 0,1 %), selon la DGDDI (Le commerce extérieur de la France en 2017, cité plus haut). Cette hausse s’explique en partie par la hausse du prix des hydrocarbures et la reprise économique qui a stimulé la demande en produits manufacturés et biens intermédiaires. Pour faire face à un carnet de commandes bien rempli,
les chefs d’entreprise français ont en effet augmenté leur production en se fournissant pour une large part à l’étranger. Depuis de nombreuses années, la France est particulièrement demandeuse de produits énergétiques : en haut du classement figure le pétrole, suivi par les minerais métalliques, la biomasse et les gaz naturels ainsi que leurs produits dérivés. Le territoire national ne dispose pas des ressources suffisantes pour satisfaire la demande domestique. En ce qui concerne le pétrole, par exemple, la France produit moins de 1 % de sa consommation avec ses soixante-quatre gisements pétroliers et gaziers actuellement en exploitation en métropole et outre-mer. Pour le reste, elle se tourne vers l’étranger. Mais la France importe surtout des produits industriels manufacturés. Ses importations dans cette branche ont dépassé les 538 milliards d’euros en 2017 (contre 497,7 milliards en 2016), tandis que ses exportations n’ont atteint que 480 milliards, ainsi que le rappelle l’Institut national de la statistique et des études économiques (www. insee.fr, « Commerce extérieur de produits industriels en 2017 » ; voir infographie). Les exportations sont évaluées ici en FAB (franco à bord), alors que les importations le sont en CAF (coût, assurance, fret).

L’Hexagone présente donc un déficit commercial de 57,9 milliards d’euros uniquement sur les produits industriels. Cette situation dure depuis plusieurs années – en 2006, déjà, ce déficit s’élevait à 36,4 milliards – et devrait se poursuivre. Si l’on prend l’exemple de l’automobile, représentée par Renault et Peugeot Société anonyme (PSA), la tendance est flagrante : depuis 2008, la France importe davantage de voitures qu’elle n’en exporte – entre 250 000 et 450 000 de plus, précise Julien Dupont-Calbo (« La déprimante balance commerciale de l’automobile française », Les Échos, 7 août 2018). Les délocalisations (voir encadré) expliquent en partie ce constat. « En raison de la délocalisation d’une partie de l’activité vers les pays à faible coût de main-d’œuvre dans les nouveaux États membres […], la production automobile en France s’est repliée depuis le milieu des années 2000 » (lekiosque. finances.gouv.fr, « Le chiffre du commerce extérieur », Études et éclairages, no 76, juin 2017). À titre indicatif, de juillet 2017 à juin 2018 (donc sur douze mois), le secteur a enregistré un déficit commercial de 9,1 milliards d’euros, qui est toutefois moins préoccupant que le déficit record de 10,1 milliards établi en 2016 (voir J. Dupont-Calbo, « La déprimante balance commerciale de l’automobile française », déjà cité).

Un solde déficitaire depuis quinze ans

Évolution des échanges commerciaux de la France entre 2009 et 2017 (en milliards d’euros)

Évolution des échanges commerciaux de la France entre 2009 et 2017 (en milliards d’euros).

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Au premier semestre 2018, la balance commerciale de la France a affiché de nouveau un important déficit (- 33,5 milliards d’euros), d’après la DGDDI (« Résultats du commerce extérieur de la France », douane.gouv.fr, 7 août 2018). À ce rythme, 2018 devrait être sensiblement similaire à l’année 2017, qui a vu le déficit commercial français s’élever à 62,3 milliards d’euros, contre - 48,3 milliards d’euros en 2016 (DGDDI, Le commerce extérieur de la France en 2017, cité plus haut). Si la France reste loin du champion de l’exportation, l’Allemagne, qui a annoncé un excédent de sa balance commerciale de 121,5 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année 2018, elle s’écarte aussi des performances de ses voisins européens. En effet, son solde commercial se dégrade davantage que celui de tous les autres membres de l’Union européenne (UE). Or, cette tendance n’est pas imputable à la hausse des dépenses des ménages français, leur consommation étant plutôt atone malgré la reprise économique (Lettre du COE-Rexecode, « France : coup de froid sur la consommation des ménages », 7 juin 2018). Autre fait inquiétant, cette tendance semble s’installer dans le temps puisque, depuis 2003, la balance commerciale française est continûment déficitaire.

Les partenaires commerciaux

La France échange des marchandises, des matières premières, des produits agricoles et des services avec tous les continents, mais dans des proportions très diverses. Pour des raisons stratégiques, de proximité géographique ou dans le cadre d’accords de libre-échange, elle a noué plus de partenariats avec certains pays, notamment l’Allemagne, qui est depuis longtemps son premier partenaire commercial.

L’Union européenne, principal partenaire

Des prémices de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) à la Communauté économique européenne (CEE) puis l’Union européenne du traité de Maastricht (1992), l’Europe a toujours fait du commerce entre ses membres l’un des piliers de sa cohésion interne. Le 1er juillet 1968, l’UE a adopté l’union douanière et mis fin aux taxes douanières pour l’ensemble des échanges intracommunautaires. Depuis, le libre-échange a poursuivi son chemin jusqu’à devenir total entre les pays membres. « L’Union comprend une union douanière qui s’étend à l’ensemble des échanges de marchandises et qui comporte l’interdiction, entre les États membres, des droits de douane à l’importation et à l’exportation et de toutes taxes d’effet équivalent, ainsi que l’adoption d’un tarif douanier commun dans leurs relations avec les pays tiers » (Traité sur le fonctionnement de l’UE, article 28, § 1).
Il n’est donc pas étonnant que la France échange en priorité avec les autres pays membres : cela concerne ainsi 60 % de ses échanges, mais avec des disparités. En effet, elle dispose de partenaires privilégiés au sein de l’Union, à commencer par l’Allemagne (15,4 % du total de ses échanges en 2017) ; viennent ensuite l’Italie (7,6 %) et l’Espagne (7 %), révèle une note de l’ambassade de France en Allemagne (« Les échanges commerciaux entre la France et l’Allemagne en 2017 », 27 mars 2018). Sept pays européens font partie de ses dix principaux partenaires commerciaux et pèsent à eux seuls la moitié de son commerce extérieur, selon France Diplomatie (www.diplomatie.gouv.fr, « La France et ses partenaires économiques, pays par pays », 21 février 2018). Nos échanges avec la plupart de nos voisins européens portent sur des produits agricoles et agroalimentaires ; ceux-ci représentent environ un quart des échanges bilatéraux avec les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Italie. Les exportations de la France (tous secteurs confondus) vers d’autres membres de l’UE ont même augmenté de 3,4 % en 2017, mais le pays reste déficitaire de 98 milliards d’euros envers les autres pays de la zone (voir Richard Hiault, « L’Union européenne accroît ses excédents commerciaux avec les États-Unis », Les Échos, 15 janvier 2018).

Les échanges avec le reste du monde

L’objectif poursuivi par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire un multilatéralisme parfait entre tous les pays qu’elle fait pas exception en échangeant en priorité avec une poignée de pays : elle réalise ainsi 67 % de ses échanges avec seulement dix nations (www.diplomatie.gouv.fr, « La France et ses partenaires économiques, pays par pays », cité plus haut). Aux sept partenaires de l’UE mentionnés précédemment s’ajoutent la Chine, les États-Unis et la Suisse. Depuis 2012, la Russie a quitté ce « top 10 », tandis que les États-Unis ont gagné du terrain. L’essentiel des échanges avec la Chine et les États-Unis portent sur les produits industriels (équipements mécaniques, produits électriques et électroniques, matériels de transport, autres produits industriels). Si la Chine représente moins de 6 % du commerce extérieur français, elle est responsable de son principal déficit commercial : en 2017, la France a en effet exporté vers ce pays l’équivalent de 19 milliards d’euros de marchandises et en a importé 49 milliards, soit un déficit de 30 milliards d’euros.

Répartition des échanges commerciaux de la France par zones géographiques entre juillet 2017 et juin 2018

Répartition des échanges commerciaux de la France par zones géographiques entre juillet 2017 et juin 2018
 

Exportations

Importations

Union européenne

59,6 %

58,8 %

Autres

40,4 %

41,2 %

dont : Asie

33,0 %

41,0 %

Amérique

27,0 %

21,0 %

Europe hors UE

17,0 %

17,0 %

Afrique

13,0 %

11,0 %

Proche– et Moyen-Orient

8,0 %

5,0 %

Autres

2,0 %

5,0 %

Source : Douanes françaises (lekiosque.finances.gouv.fr), Aperçu du commerce extérieur de la France, juin 2018.

Les raisons du déficit commercial

Depuis 2003, le déficit de la balance commerciale française semble s’accélérer : en 2017, il croît de plus de 29 % par rapport à 2016, un record depuis 2011. Un tel résultat fait directement baisser le poids de la France dans le commerce mondial : aujourd’hui, elle n’est plus qu’au 8e rang des principaux exportateurs de biens dans le monde (au 4e rang pour les services) et n’occupe que 3 % des parts de marché (contre 4,7 % en 2000) d’après l’OMC (« Statistiques et perspectives du commerce », communiqué de presse, 12 avril 2018). Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces mauvaises performances.

Une trop forte dépendance étrangère

Place de la France dans le commerce mondial en 2017ChineÉtats-

La France est dépendante de l’extérieur pour l’énergie, en particulier les hydrocarbures.
L’envolée du prix du pétrole et des autres ressources énergétiques en 2017, après quatre années consécutives de baisse, joue donc nécessairement un rôle déterminant dans le creusement du déficit. Ainsi, même si les quantités d’achats de la France à l’étranger varient peu en volume, leur prix augmente, ce qui explique la hausse globale du coût des importations. Le solde énergétique s’est creusé de 23,8 % entre 2016 et 2017, passant de - 31,5 milliards d’euros à - 39 milliards. À elle seule, l’énergie représente 63 % du déficit total, selon Commerce extérieur. Résultats 2017, déjà cité.
Cela explique en partie l’accroissement récent du déficit, mais pas l’existence d’un tel écart entre les exportations et les importations françaises depuis 2003. Aujourd’hui, « la force de frappe exportatrice ne repose plus que sur trois piliers : aéronautique, boissons et luxe » (« Commerce extérieur : la France n’est toujours pas de retour », Le Monde, éditorial, 7 février 2018). Or, ces trois secteurs s’appuient eux-mêmes en grande partie sur une poignée d’entreprises ou de produits ultra-compétitifs à l’export, qui permettent à la balance commerciale française de rattraper un peu son retard. Mais il suffirait d’un aléa conjoncturel pour accentuer davantage le déficit commercial. Un carnet de commandes moins rempli chez Airbus, par exemple, peut perturber l’ensemble du commerce extérieur français. C’est ce qui s’est produit au cours de l’été 2018 : l’avionneur avait signé avec l’Iran, en 2016, un gros contrat portant sur la livraison de cent appareils pour un montant de 18 milliards d’euros mais la décision des États-Unis de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien a mis à mal cette commande (voir Vincent Lamigeon, « La mégacommande d’Iran Air, cadeau de Noël à 18 milliards pour Airbus », Challenges, 22 décembre 2016).

Un manque de compétitivité

L’un des facteurs régulièrement avancés par les économistes pour expliquer le fort déficit commercial et le recul de la part de la France dans le commerce mondial est le manque de compétitivité. Selon eux, les autres pays font mieux et/ou moins cher, c’est donc vers eux que se tourne la demande mondiale, à l’exception de quelques secteurs d’excellence difficiles à concurrencer (luxe, produits portant le label « appellation d’origine contrôlée ou protégée », armement, etc.). Les importateurs européens estiment que « les biens d’équipement français […] se distinguent particulièrement pour la qualité, la notoriété et les délais de livraison. Cependant, ils sont en majorité jugés chers au regard de leur qualité. Biens intermédiaires, d’équipement mécaniques, électriques ou électroniques : tous demeurent dans la seconde partie du classement en matière de compétitivité-prix », selon le COE-Rexecode (« La compétitivité en 2017 », Document de travail, no 66, janvier 2018). Et la situation ne semble pas s’améliorer : « Aucun rattrapage des pertes des parts de marché accumulées par la France depuis le début des années 2000 n’est amorcé et le recul de la position française s’est même légèrement accentué » (ibid.). En outre, la France compte peu d’entreprises exportatrices : seulement 124 060 en 2017, soit 0,2 % de moins qu’en 2016 (lekiosque.finances. gouv.fr, « Le chiffre du commerce extérieur », Les opérateurs du commerce extérieur, 2017). L’Allemagne en dénombre davantage (331 000), de même que l’Espagne et l’Italie, qui sont pourtant moins bien positionnées que l’Hexagone dans la course aux exportations mondiales (« Commerce extérieur : la France n’est toujours pas de retour », déjà cité, 7 février 2018). Parmi les exportateurs français, 23 % n’exportaient pas en 2016.

Un appareil productif peu développé

Le déficit commercial de la France dans le secteur des produits industriels manufacturés se creuse encore plus en période de reprise économique, lorsque la consommation – aussi bien celle des ménages que celle des entreprises – repart à la hausse. En effet, leurs achats en produits manufacturés s’orientent vers l’étranger, ce qui pèse sur le niveau des importations. Cette situation résulte de l’absence d’offre sur le marché français, due principalement à la désindustrialisation à l’œuvre ces dernières décennies. Tous les secteurs industriels sont touchés : habillement, chaussures, ameublement, robotique… L’appareil productif français s’est donc affaibli, sous le poids des délocalisations d’usines vers des pays à bas coûts salariaux. Il se retrouve, en conséquence, dans l’incapacité de subvenir aux besoins des ménages et des entreprises, développant ainsi dans l’industrie un deuxième pilier de dépendance après l’énergie.

*Source : Article de Jennifer Matas, Panorama du commerce extérieur français, publié dans « Mondialisation et commerce » , Cahiers français, n° 407 novembre - décembre, 2018, p. 42-50.

Mis à jour le 28/01/2019

 

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