XVIIIe-XVIe siècles av. J.-C.
Les Hébreux, peuple sémitique dont le nom (Ibrim) signifie « ceux d’au-delà » (de l’Euphrate ?) émigrent de Mésopotamie pour s’installer en pays araméen (actuels Syrie et Liban).

XVe-XIIe siècles av. J.-C.
Une des tribus des Hébreux, les fils d’Israël, transhume pour l’Égypte. Opprimés, ses descendants, après une longue errance dans le désert, conquièrent le pays de Canaan (nom biblique de la Phénicie-Palestine, la « Terre promise ») où ils se sédentarisent.

1020 av. J.-C.
Saül est le premier roi des Israélites. En raison du déclin de l’Assyrie et de l’Égypte, son royaume prospère sous ses successeurs, David qui fait de Jérusalem la capitale du peuple hébreu, puis Salomon qui y bâtit le Temple.

932 av. J.-C.
À la mort de Salomon, schisme entre les tribus du Nord, qui forment le royaume d’Israël autour de la Samarie, et celles du Sud, qui forment le royaume de Juda autour de Jérusalem.

721 av. J.-C.
Chute de la Samarie devant les Assyriens et fin du royaume d’Israël.

587-586 av. J.-C.
Prise de Jérusalem par le roi Nabuchodonosor, destruction du Temple et déportation des Judéens à Babylone.

539 av. J.-C.
Prise de Babylone par le roi perse Cyrus qui autorise le retour d’exil et la reconstruction du Temple.

IVe-IIe av. J.-C.
Israël devient une communauté religieuse sous administration perse puis séleucide.

63 av. J.-C.
Siège de Jérusalem par Pompée, conquête romaine de la Judée.

40 av. J.-C.
Hérode est proclamé roi des Juifs à Rome. Il règne en Judée de 37 à 4 av. J.-C.

70
Jérusalem est prise par les légions romaines sous les ordres de Titus. Seconde destruction du Temple.

132-135
Dernière révolte des Juifs conduits par Bar Kohba contre les Romains. Jérusalem est rasée et interdite aux Juifs qui se dispersent autour de la Méditerranée. La Judée devient la Syrie-Palestine.

634-636
Conquête de la Palestine par les Arabes et, en 691, construction à Jérusalem du Dôme du Rocher sur le site du Temple de Salomon.

1099
Prise de Jérusalem par les croisés, la ville est reconquise par Saladin Ier en 1187.

1516
Le sultan Selim Ier conquiert Jérusalem. La Palestine passe sous la domination de l’Empire ottoman, jusqu’en 1917

1791
En France, l’Assemblée nationale vote l’émancipation des Juifs qui deviennent citoyens français.
En Russie, Catherine II instaure une zone de résidence pour les Juifs de l’Empire russe sur un territoire qui va de la Baltique à la mer Noire.

1799
Expédition de Napoléon Bonaparte en Palestine.

1815-1870
Émancipation progressive des Juifs en Europe occidentale.

1862
En Allemagne, Moses Hess, ami de Karl Marx et Friedrich Engels, publie Rome et Jérusalem, ouvrage précurseur du sionisme.

1870
En France, le décret Crémieux, du nom du ministre de la Justice, accorde la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie.

1881-1883
Une série de pogroms en Russie, consécutifs à l’assassinat du tsar Alexandre II, entraîne une première vague d’immigration (aliya, littéralement « la montée ») de plusieurs dizaines de milliers de Juifs vers la Palestine.

1881
 Eliezer Ben Yehouda, un juif originaire de Lituanie, s’installe en Palestine où il entreprend de créer l’hébreu moderne afin d’en faire la langue nationale des Juifs.

1882
Leo Pinsker, un médecin juif d’Odessa, publie L’Auto-émancipation qui préconise l’édification d’un État juif comme solution à l’antisémitisme.

1892
À Vienne, Nathan Birnbaum fonde Kadima, la première organisation étudiante juive. Il est le premier à employer le terme de « sionisme » en référence à Sion, une colline de Jérusalem, symbole de la volonté de retour des Juifs à la Terre promise.

1896
Journaliste juif d’origine hongroise, Theodor Herzl publie à Vienne L’État des Juifs après avoir assisté à Paris au déclenchement de l’affaire Dreyfus. Considérant que l’assimilation du peuple juif est impossible en raison de l’antisémitisme, il propose la création d’un État juif. En 1897, il convoque à Bâle le premier Congrès sioniste au cours duquel est créée l’Organisation sioniste mondiale.

1901
Création du Fonds national juif destiné à acheter des terres en Palestine.

1904-1914
 Deuxième aliya de 40 000 immigrants en provenance de l’Empire russe qui créent de nombreuses colonies et développent le courant socialiste du sionisme.

1905
 Adoption définitive par le Congrès sioniste réuni à Bâle de la proposition d’établissement d’un foyer national juif en Palestine.

1916
Accord secret Sykes-Picot aux termes duquel la France et la Grande-Bretagne, anticipant l’effondrement de l’Empire ottoman, se partagent le Moyen-Orient.

1917
 La révolution de Février abolit toutes les discriminations à l’égard des Juifs de l’Empire russe.
Lord Arthur James Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, promet l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine.

1919-1922
 Troisième aliya de 35 000 Juifs de Galicie et de Russie.

1920
 Création de la Haganah, réseau d’autodéfense clandestin, ossature de la future armée israélienne.

1922
La Société des Nations (SDN) accorde aux Britanniques un mandat sur la Palestine avec Jérusalem comme capitale et intègre la déclaration Balfour de 1917 parmi les obligations de la puissance mandataire.

1924-1928
Quatrième aliya d’environ 60 000 Juifs.

1929
Affrontements entre Juifs et Arabes. Massacre de la communauté juive d’Hébron.

1933-1939
Cinquième aliya composée d’environ 250 000 Juifs allemands fuyant le nazisme.

1936-1939
Révolte arabe qui donne lieu à des attaques contre la population juive, à une grève générale et à des affrontements avec les troupes britanniques. En 1937, une commission d’enquête sur les « violences au Proche-Orient » (dite commission Peel) recommande pour la première fois la partition de la Palestine.

1939
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne publie un Livre blanc qui limite à 75 000 personnes pendant cinq ans l’immigration juive en Palestine.

1939-1945
Seconde Guerre mondiale. Extermination des Juifs dans l’Europe occupée par l’Allemagne nazie.

1942
Conférence à l’hôtel Biltmore (New York) au cours de laquelle David Ben Gourion réclame au nom de l’organisation sioniste la création d’un « Commonwealth » juif en Palestine mandataire.

1946
À Jérusalem, un attentat contre l’hôtel King David, quartier général britannique en Palestine, commis par l’organisation extrémiste juive Irgoun, fait une centaine de morts.

1947
Un bateau transportant des Juifs survivants de la Shoah émigrant clandestinement d’Europe, l’Exodus, est refoulé par les autorités britanniques en arrivant en Palestine. L’affaire bouleverse le monde.
La Grande-Bretagne décide de porter la question de la Palestine devant l’Organisation des Nations Unies (ONU). Celle-ci présente un plan de partage qui prévoit la coexistence d’un État juif souverain (sur 55 % de la Palestine mandataire) et d’un État arabe souverain et un corpus separatum pour Jérusalem et Bethléem. Le plan est adopté en dépit de l’opposition des Arabes (résolution 181). Il entraîne de violents combats entre les deux parties.

1948
Massacre dans le village arabe de Deir Yassine près de Jérusalem, commis par les troupes de l’Irgoun de Menahem Begin et du Lehi de Yitzhak Shamir, qui fait 110 morts.
Fin du mandat britannique. David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël le 14 mai. La création de l’État hébreu provoque l’entrée en guerre immédiate de l’Égypte, de la Transjordanie, de la Syrie, du Liban et de l’Irak qui envahissent le pays.
Reconnaissance de l’État hébreu par les États-Unis et l’URSS. Assassinat par un commando du Lehi du médiateur des Nations Unies, le comte suédois Folke Bernadotte.
Vote de la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se prononce en faveur du droit au retour, ou de l’indemnisation, des réfugiés arabes palestiniens.

1948-1951
Grande aliya : près de 700 000 Juifs émigrent en Israël en provenance des pays arabes et d’Europe centrale et orientale.

1948-1963
David Ben Gourion occupe les fonctions de Premier ministre, à l’exception d’un éphémère retrait en 1954-1955.

1949
Fin de la première guerre israélo-arabe. Israël repousse les frontières dessinées par l’ONU et occupe notamment la partie ouest de Jérusalem. Armistice avec l’Égypte, le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Plus de 750 000 Palestiniens sont contraints à l’exil.
Admission d’Israël aux Nations Unies.

1950
 La Knesset adopte la « loi du retour » en vertu de laquelle tout Juif peut immigrer en Israël et devenir citoyen israélien.
En violation des accords d’armistice et des résolutions de l’ONU, Israël fait voter une loi qui déclare Jérusalem capitale de l’État hébreu. La Jordanie annexe la Cisjordanie.

1951
Création du Mossad, le service de renseignement israélien.

1952
Signature de l’accord de Luxembourg entre Israël et la République fédérale d’Allemagne sur l’indemnisation des victimes du nazisme. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont établies en 1965.

Force d’urgence des Nations unies dans la péninsule du Sinaï (Égypte) en 1957

Force d’urgence des Nations unies dans la péninsule du Sinaï (Égypte) en 1957.

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1956
Crise de Suez. Alliance d’Israël avec la Grande-Bretagne et la France contre l’Égypte de Gamal Abdel Nasser. L’armée israélienne occupe la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, mais doit se retirer sous la pression des États-Unis et de l’URSS.
Mise en place d’une alliance militaire et nucléaire entre la France et Israël.

1959
Yasser Arafat fonde un mouvement de libération de la Palestine, le Fatah.

1964
Création de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

1967
Guerre des Six Jours déclenchée par Israël contre l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. L’État hébreu occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, le plateau du Golan ainsi que Jérusalem-Est. Nouvel exode d’environ 250 000 Palestiniens. L’URSS et les États du bloc soviétique, à l’exception de la Roumanie, rompent leurs relations diplomatiques avec Israël.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 242 qui reconnaît le droit pour les États de la région de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, exige le retrait des forces israéliennes de ou (suivant des interprétations divergentes) des territoires occupés lors du conflit, et demande un juste règlement du problème des réfugiés palestiniens.

1968
Début d’une guerre d’usure entre l’Égypte et Israël le long du canal de Suez jusqu’en 1970.

1969
Golda Meir (Parti travailliste) devient Premier ministre.

1970
Affrontements entre l’OLP et l’armée jordanienne à la suite de détournements d’avions par des commandos palestiniens. L’OLP est expulsée de Jordanie et se replie au Liban. Après ces événements dits de «Septembre noir», une organisation palestinienne éponyme est créée. Elle effectue plusieurs opérations dont l’assassinat d’athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich en 1972. Mort de Gamal Abdel Nasser.

1973
Quatrième guerre israélo-arabe dite guerre du Kippour (ou du Ramadan). Les armées syrienne et égyptienne attaquent simultanément Israël pour reconquérir le Golan et le Sinaï. Victoire d’Israël qui, un instant menacé, a repris l’initiative au bout d’une semaine de combats.
Adoption de la résolution 338 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui réaffirme la validité de la résolution 242 et appelle au cessez-le-feu et à des négociations en vue « d’instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ».

1974
Démission de Golda Meir. Yitzhak Rabin lui succède comme Premier ministre.

1975
À l’initiative des pays arabes, africains et du bloc soviétique, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme et de discrimination raciale.

1977
Après la première victoire du parti de droite, le Likoud, aux élections législatives, Menahem Begin devient Premier ministre. Visite du président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem.

1978
Intervention militaire israélienne au sud du Liban contre des bases arrières palestiniennes.
Signature des accords de Camp David entre l’Égypte et Israël, condamnés par le sommet arabe de Bagdad.

1979
Signature du traité de paix israélo-égyptien à Washington.
Le Premier ministre israélien Menahem Begin et le président égyptien Anouar el-Sadate reçoivent le prix Nobel de la paix.

1980
La Knesset adopte une loi fondamentale qui proclame Jérusalem « réunifiée » capitale éternelle d’Israël, ce qui n’est pas reconnu sur le plan international.

1981
Israël bombarde le réacteur nucléaire irakien Osirak. Guerre israélo-palestinienne à la frontière libanaise. Bombardements israéliens de Beyrouth.
Israël annexe le plateau du Golan. Cette annexion n’est pas reconnue sur le plan international.

1982
Fin de l’évacuation du Sinaï par Israël. Invasion du Liban par les forces armées israéliennes dans le cadre de l’opération Paix en Galilée.
Massacre par des milices libanaises chrétiennes de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila situés dans une zone sous contrôle israélien.

1983
Signature d’un traité de paix entre le Liban et Israël, dénoncé l’année suivante par les autorités libanaises.

1984
Opération Moïse : transfert en Israël de plusieurs dizaines de milliers de juifs éthiopiens, les Falachas.

1985
Israël achève de se retirer du Liban, à l’exception d’une zone de sécurité au Sud où le Hezbollah notamment poursuit ses actions contre le nord d’Israël. Raid israélien contre le quartier général de l’OLP à Tunis.

1986
Le Sunday Times publie des informations sur l’existence d’un arsenal nucléaire israélien.

1987
Début de la première Intifada ou «guerre des pierres» à Gaza puis en Cisjordanie (jusqu’en 1992).

1988
La Jordanie renonce officiellement à sa souveraineté sur la Cisjordanie au profit de l’OLP.
L’OLP proclame à Alger l’État indépendant de Palestine avec Jérusalem comme capitale et reconnaît les résolutions 181, 242 et 338 des Nations Unies.

1989-1992
Grande vague d’immigration en provenance de l’Union soviétique : 500 000 Juifs arrivent en Israël.

1991
Guerre du Golfe. Sous la pression des États-Unis, Israël ne riposte pas aux attaques de missiles irakiens.
L’URSS rétablit ses relations diplomatiques avec Israël. Conférence de paix à Madrid qui réunit pour la première fois l’ensemble des parties de la région (délégations syrienne, libanaise, jordano-palestinienne et israélienne). Annulation par l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution de 1975 assimilant le sionisme à une forme de racisme.

1992
Le travailliste Yitzhak Rabin devient Premier ministre.

1993
À la suite des pourparlers secrets tenus à Oslo, l’OLP et Israël se reconnaissent mutuellement et signent à Washington une déclaration de principes qui prévoit une autonomie progressive des territoires de Cisjordanie et de Gaza et un règlement définitif du conflit à l’issue d’une période de cinq ans.
Accord de reconnaissance entre Israël et le Vatican et établissement de relations diplomatiques.

1994
Première vague d’attentats de type « kamikaze » perpétrés en Israël par le Hamas et le Djihad islamique.
Création de l’Autorité palestinienne.
À Hébron, au caveau des Patriarches, un colon extrémiste juif tue 29 Palestiniens. Le prix Nobel de la paix est décerné à Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin.
Signature d’un traité de paix entre Israël et la Jordanie.

1995
Signature des accords Oslo II relatifs à l’extension de l’autonomie palestinienne. Assassinat du Premier ministre israélien, Y. Rabin, par un extrémiste juif.

1996
Yasser Arafat est élu premier président de l’Autorité palestinienne.
Shimon Peres lance l’opération Raisins de la colère contre le Liban pour répondre aux tirs de roquettes du Hezbollah.
Benyamin Nétanyahou (Likoud) devient Premier ministre. Le Conseil national palestinien retire de la charte de l’OLP les articles remettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël.
Signature d’un accord de coopération militaire et d’échanges de haute technologie entre Israël et la Turquie.
Des travaux en contrebas de l’esplanade des Mosquées, par la municipalité juive de Jérusalem, provoquent de graves violences et une vague d’attentats meurtriers. Première visite officielle de Y. Arafat en Israël.

1998
Signature du mémorandum de Wye Plantation relatif à la mise en œuvre de l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza.
Le gouvernement israélien entérine le plan du Grand Jérusalem proposé par le Premier ministre B. Nétanyahou.

1999
Ehoud Barak, travailliste, devient Premier ministre. Reprise des pourparlers israélo-syriens, interrompus depuis 1996, à Washington.

2000
Échec du sommet de Camp David II entre Y. Arafat, E. Barak et B. Clinton dont le but était d’aboutir sur les grandes lignes d’un règlement définitif du conflit israélo-palestinien.
Israël se retire du Liban-Sud après vingt-deux ans d’occupation. Début de la seconde Intifada (Intifada al-Aqsa) dans les territoires palestiniens après la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées.

2001
Reprise des négociations israélo-palestiniennes à Taba (Égypte) sur la base de nouveaux paramètres élaborés par B. Clinton. Échec du sommet.
Victoire électorale du Likoud. A. Sharon devient Premier ministre.
A. Sharon décide de rompre tout contact avec Y. Arafat qui est confiné dans son quartier général de Ramallah par l’armée israélienne.

2002
À Beyrouth, sommet de la Ligue arabe qui adopte un plan de paix offrant à Israël une normalisation de ses relations avec le monde arabe en échange d’un retrait total des territoires occupés depuis 1967. Un attentat suicide provoque au même moment le lancement de l’opération Rempart par l’armée israélienne qui réoccupe la Cisjordanie.
Le gouvernement de A. Sharon lance la construction d’une barrière de séparation entre la Cisjordanie et Israël.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1397 qui mentionne pour la première fois la perspective de la coexistence de deux États, Israël et la Palestine.
L’armée israélienne lève le siège de Ramallah. Fin de la réclusion de Y. Arafat.

2003
Le Quartet – Nations Unies, Union européenne, États-Unis et Russie – adopte une « feuille de route » qui établit un plan par étapes pour la création d’un État palestinien en 2005.
Signature de l'initiative de Genève, plan de paix non officiel établi par Yossi Beilin et Yasser Abd Rabbo, anciens ministres israélien et palestinien.

2004
Annonce par A. Sharon d’un plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza et de quatre implantations-colonies de Cisjordanie.
La Cour internationale de justice considère contraire au droit international la barrière de séparation érigée par Israël, position reprise par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Assassinat de Cheikh Yassine, le fondateur du Hamas, par l’armée israélienne. Décès de Y. Arafat à Paris.

2005
Le nouveau leader du Fatah, Mahmoud Abbas, est élu président de l’Autorité palestinienne.
Retrait israélien de la bande de Gaza.

2006
Le Premier ministre A. Sharon, victime d’une attaque cérébrale, est remplacé par Ehoud Olmert.  Le Hamas remporte les élections législatives dans les territoires palestiniens. Ismaël Haniyeh devient Premier ministre. Israël décrète des sanctions économiques contre l’Autorité palestinienne. Les États-Unis et l’Union européenne annoncent la suspension de l’aide directe au gouvernement palestinien.
Israël lance une vaste offensive contre la bande de Gaza après l’attaque d’un commando palestinien qui a tué deux soldats israéliens et en a enlevé un troisième. L’armée israélienne déclenche une offensive aérienne et maritime contre le Hezbollah au Liban après l’enlèvement de deux soldats et la mort de huit autres lors d’une opération revendiquée par le Hezbollah. Cessation des combats au bout d’un mois après l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

2007
Le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza. Mahmoud Abbas décrète l’état d’urgence.
Démission du président israélien Moshe Katsav à la suite de démêlés judiciaires. Il est remplacé par Shimon Peres.

2008
L’État hébreu commémore son soixantième anniversaire.

Source : Questions internationales n° 28, La Documentation française, novembre-décembre 2007.

Mis à jour le 13/08/2008

 

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