En France

La France se caractérise par une large utilisation de la pilule contraceptive, complétée par un recours relativement fréquent (chez les femmes de plus de 35 ans) au stérilet.

Utilisation des différentes méthodes de contraception par tranche d'âge (en %)

L'utilisation des différentes méthodes de contraception par tranche d'âge en pourcentage

Méthode

20/24

25/29

30/34

35/39

40/44

45/49

20/49

Femmes utilisant une contraception dont

69,5

68,5

 68,6

71,1

65,1

44,5

65,0

Pilule

57,7

50,6

42,7

31,9

20,9

14,3

36,8

Stérilet

3,1

7,7

14,9

27,6

26,0

17,6

16,1

Abstinence

2,7

2,5

3,6

3,2

7,5

5,2

4,1

Préservatif

5,0

5,1

4,5

5,8

3,5

3,8

4,6

Méthode locale

0,3

0,2

0,7

0,2

1,6

1,0

0,6

Retrait

0,8

2,5

2,1

2,0

4,7

2,1

2,4

Non précisée

0

0

0,1

0,4

1,0

0,6

0,3

Pas de méthode

30,5

31,5

31,4

29,0

34,9

55,5

35,0

Source : Ined, 1994 in Conférence de Pékin, cinq ans après (mise en œuvre par la France des recommandations de la 4e conférence mondiale sur les femmes), Secrétariat d'État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, La Documentation française, 2000.

Consultation à l'hôpital Cochin

Consultation à l'hôpital Cochin.

© Léonardo Antoniadis/DF

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La loi de 1975 relative à l'IVG stipule, dans son article 4, que : "toute interruption de grossesse doit faire l'objet d'une déclaration établie par le médecin et adressée par l'établissement où elle est pratiquée au médecin inspecteur régional de la santé". Cette déclaration anonyme contient diverses informations sur l'intervention et sur la femme qui avorte. La France dispose donc de séries statistiques fiables, bien que cette obligation ne soit pas toujours respectée.

Situation des femmes ayant recours à l'IVG en 1996 en France (en %)

Situation des femmes ayant recours à l'IVG en 1996 en France

Age

Taux

Inférieur ou égal à 17 ans

4,1

18-19 ans

7,2

20-24 ans

23,6

25-29 ans

22,3

30-34 ans

20,1

35-39 ans

14,9

Supérieur ou égal à 40 ans

7,0

Non précisé

0,8

Situation matrimoniale de fait

Taux

Seule

45,7

En couple

45

Non précisé

9,3

Situation professionnelle

43,9

En activité

 

Au chômage

12,4

Au foyer

15,8

Etudiante, élève

23,8

Non précisé

4,1

Nombre de naissances vivantes antérieures à l'IVG

 

0

43,8

1

15,5

2

19,2

Supérieur ou égal à 3

15,2

Non précisé

2,5

Nombre d'IVG antérieures

 

0

74,2

1

18,1

Supérieur à égal à 2

5,1

Non précisé

2,6

Source : Données sur la situation sanitaire et sociale en France en 1999, Direction de la recherche des études, de l'évaluation et des statistiques, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, La Documentation française, 2000.

Carte du taux d'interruptions de grossesse par département en 1996

Carte du taux d'interruptions de grossesse par département

Courbes du nombre absolu et du nombre moyen d'interruptions de grossesse par femme de 1976 à 1997

Courbes du nombre d'interruptions de grossesse par femme de 1976 à 1997

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En Europe

En matière de délai légal de recours à l'IVG et d'autorisation parentale, la France apparaît aujourd'hui encore un des pays les plus restrictifs parmi ses voisins européens.

Délai légal du recours à l'IVG (en semaines de grossesse) et modalités en matière d'autorisation parentale pour les mineures dans les pays de l'UE en 2000

Délai légal du recours à l'IVG (en semaines de grossesse) et modalités en matière d'autorisation parentale pour les mineures dans les pays de l'UE en 2000

Pays

Quel est le délai légal de recours à l'IVG ?

L'autorisation parentale est-elle exigée ?

Allemagne

 12 (illégal mais dépénalisé jusqu'à 12 semaines)

Non

Autriche

12 (jusqu'à 20 semaines en cas de risque pour la santé de la mère ou du foetus)

Non

Belgique

12 (dépénalisé en 1990)

Non

Danemark

12

Une commission peut s'y substituer

Espagne

12 semaines, 22 en cas de malformations foetales, sans délai en cas de grave danger pour la mère

Non

Finlande

12 (jusqu'à 24 semaines en cas de risque pour la vie de la mère ou du foetus)

Non

France

10

oui

Grèce

10 (jusqu'à 20 semaines en cas de viol)

Oui

Irlande

 IVG non autorisée (sauf si la mère est en danger de mort)

Autorisation des parents ou d'une commission

Italie

10 (si la santé de la mère est en danger)

Une commission peut s'y substituer

Luxembourg

 12

non

Pays-Bas

22 (en cas de "situation intolérable")

non

Royaume-Uni

22 pour raisons sociales ou économiques, sans délai pour raisons médicales

oui

Suède

16

non

Source : www.assemblee-nationale.fr et www.ippf.org (International planned parenthood federation)

Dans le monde

Les données internationales recueillies sur l'utilisation des moyens de contraception ne concernent que les femmes mariées, âgées de 15 à 44 ans, c'est-à-dire considérées en âge de procréer. Parmi ces femmes, 57 % déclarent aujourd'hui faire usage de contraceptifs manufacturés. A cela s'ajoute les méthodes traditionnelles, telles que le coïtus interruptus, l'abstinence ou les herbes abortives.

Par ailleurs, la stérilisation représente le choix contraceptif de nombreuses femmes, mais elle est également mise en place assez fréquemment de manière abusive.

Les moyens contraceptifs masculins, préservatifs ou stérilisation, sont partout des recours très rares. C'est l'Asie de l'Est, la Chine surtout, puis l'Occident, qui utilisent le plus de contraceptifs. L'Afrique vient en dernier.

En matière d'interruption de grossesse, les lois et politiques, restrictives ou libérales, sont souvent contournées. C'est en Amérique latine, exception faite de Cuba, que la législation sur l'interruption de grossesse est la plus répressive ; c'est aussi la partie du monde où le nombre d'interruptions de grossesse est le plus élevé. On estime à 25 ou 30 millions d'interventions légales pratiquées annuellement dans le monde et à 20 millions le nombre d'avortements clandestins. Les pays dont la législation est très restrictive conservent généralement des clauses qui autorisent l'interruption volontaire de grossesse dans certains cas, notamment lorsque la vie de la mère est menacée. Mais nombre de ces pays ne prennent pas en compte les cas de viol ou d'inceste. Enfin, dans de nombreux pays, si l'IVG est autorisée, les femmes ont besoin du consentement de leur mari et certains pays peuvent limiter l'accès à cette opération en réduisant la prise en charge financière par l'État.

Mis à jour le 01/07/2001

 

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