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Chine : un nouveau géant économique?
Ouvrage
Économie internationale

Chine : un nouveau géant économique?

Auteur(s) :

Année d'édition : 2004
Réf. : 3303332028467
52 pages, 21 x 27 cm

4,50

 

Problèmes économiques
No 2.846
3 mars 2004

DOSSIER : CHINE, UN NOUVEAU GEANT ECONOMIQUE ?

Le formidable essor économique de la Chine
Foreign Affairs
David Hale et Lyric Hughes Hale
À partir de la fin des années 1970, Deng Xiaoping décide d’engager la Chine sur la voie de la libéralisation économique. Au cours des deux dernières décennies du XXe siècle, le pays va enregistrer des taux de croissance spectaculaires qui vont provoquer une transformation radicale de l’économie. Si la Chine est, d’ores et déjà, un acteur économique mondial de premier plan — qui suscite un certain nombre d’inquiétudes chez les autres nations — son potentiel de développement est encore immense. La médaille a, néanmoins, son revers et les stratégies économiques suivies par les autorités chinoises provoquent déjà un certain nombre de déséquilibres en termes de développement entre les régions orientales et celles situées à l’ouest mais aussi en termes d’accroissement des inégalités sociales entre les citadins des grandes villes côtières et les travailleurs migrants venus des campagnes. L’Etat va devoir également affronter le problème du vieillissement rapide de la population, dans un pays où le système de protection sociale ne couvre qu’une minorité et où la politique de l’enfant unique ne permet plus à la famille de jouer son rôle traditionnel de filet de sécurité.

Regards sur l’émergence d’une économie de marché
Perspectives chinoises
Rigas Arvanitis, Pierre Miège et Zhao Wei
L’économie chinoise est encore loin de pouvoir être qualifiée d’économie de la demande. La croissance repose essentiellement sur l’investissement. Les différentes vagues d’investissements qui ont émergé depuis les années quatre-vingt ont donné lieu à un empilement de différents systèmes productifs. La grande vague des investissements directs étrangers en provenance des pays industrialisés vise à développer un marché en territoire chinois. Certes, estiment les auteurs, la loi de la concurrence s’étend de plus en plus. Il reste que la confiance, pilier central d’une économie de marché, doit encore être instaurée.

Les entreprises et les banques face au défi de l’ouverture
Accomex
Diana Hochraich
Entamée dès la fin des années soixante-dix, la restructuration des entreprises d’Etat chinoises est loin d’être aboutie. Ces dernières représentent près de la moitié de l’emploi en Chine. Des transformations ont toutefois conduit à la création de différentes catégories d’entreprises (joint-venture, sociétés par actions côtées en Bourse?). Ces évolutions se sont accompagnées de l’apparition de nouveaux organes de direction et de nombreuses introductions en Bourse. Après avoir dressé le panorama des entreprises chinoises, Diana Hochraich montre que le système financier chinois souffre d’un défaut de solvabilité des entreprises et partant, d’une très faible rentabilité du système bancaire, encore à dominante publique. D’après l’auteur, dans un contexte d’ouverture internationale de plus en plus marqué, les banques chinoises pourraient se trouver rapidement confrontées à une crise ouverte.

Faut-il réévaluer le yuan ?
Bulletin financier - ING
Liesbeth Van de Craen
Compte tenu du déficit courant bilatéral des Etats-Unis avec la Chine, un taux de change plus élevé de la devise chinoise est souvent présenté comme la solution miracle pour réduire ce déficit, voire même assainir la balance américaine des paiements. Toutefois, cette solution présente des risques manifestes. La Chine n’est pas seulement un concurrent, elle est aussi pour l’Occident un pays d’accueil pour l’investissement et pour l’installation de sites de production. Par ailleurs, une réévaluation du yuan pourrait déclencher une spirale déflationniste.






EGALEMENT DANS CE NUMERO

FISCALITE
L’imaginaire fiscal : des utopies fiscales à l’impôt virtuel
Revue française des finances publiques
Michel Bouvier
La conception d’un impôt « idéal » anime depuis fort longtemps la démarche des nombreux auteurs de projets de réforme fiscale. Dans cette quête du « bon » impôt, l’idée d’instituer un impôt unique est une constante que l’on retrouve chez la plupart d’entre eux. À leurs yeux, cette solution aurait le mérite de couvrir l’ensemble des dépenses publiques et de résoudre toutes les questions que pose la fiscalité. Il est difficile de rattacher à des courants de pensée politique précis les projets d’impôt unique qui se succèdent depuis le début du XIXe siècle. On peut néanmoins distinguer ceux qu’habite une culture humaniste de ceux qui, vers la fin du XXe siècle, en particulier aux Etats-Unis, sont empreints d’une culture de marché. Ces derniers, s’ils voyaient le jour, pourraient marquer la disparition du lien citoyen — contribuable et la fin d’une certaine forme de civisme fiscal.

COMPATBILITE NATIONALE
L’effet du nombre de jours ouvrables sur le PIB
INSEE — Département des comptes nationaux
Le récent débat sur la suppression d’un jour férié est l’occasion de se pencher sur les analyses quantitatives menées par l’INSEE en la matière. Le nombre de jours ouvrables est assez variable d’une année à l’autre. 2004 compte par exemple trois jours ouvrables supplémentaires par rapport à 2003. L’estimation de leur apport à la croissance du PIB se situe entre 0,2 et 0,3 point. Arriver à une telle estimation réclame un travail considérable de décomposition du PIB à partir d’une méthode de correction des jours ouvrables reposant sur un modèle économétrique.

ENTREPRISE
Théories de la firme et culture d’entreprise
Revue d’économie politique
Patrick Cohendet et Morad Diani
L’étude de la nature et de l’évolution des interactions directes entre les agents économiques permet de renouveler les théories de la firme. Ce renouveau est particulièrement visible dans le domaine de l’économie de la connaissance. Souvent enracinée dans la pratique de petits groupes, la connaissance et le processus de sa création ne peuvent véritablement être pris en compte qu’à travers la notion de communauté. L’intensité des interactions entre ces différents groupes dans l’entreprise détermine ensuite la « culture d’entreprise » qui, selon les auteurs, est le concept permettant une compréhension globale du fonctionnement des communautés au sein de la firme.



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