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Peut-on parler d'une entreprise européenne ?
Ouvrage
Entreprise, industrie

Peut-on parler d'une entreprise européenne ?

Auteur(s) :

Année d'édition : 2004
Réf. : 3303332028542
48 pages, 21 x 27 cm

4,50

 

Problèmes économiques
No 2.854
23 juin 2004

DOSSIER : Peut-on parler d’une entreprise européenne ?

L’évolution des modèles de gouvernance des entreprises en Europe
L’Option de confrontations Europe
Roland Pérez
L’Europe se caractérise par une diversité de modèles de gouvernance d’entreprises. Chacun d’entre eux renvoie à des zones géographiques ou pays particuliers. L’auteur dresse un panorama des pratiques en vigueur. Il reste que les transformations profondes des économies et des sociétés européennes au cours des quinze dernières années ont modifié les modèles de gouvernance. Porté par l’euphorie financière de la fin du XXe siècle, le modèle boursier, c’est-à-dire régulé par les marchés financiers, s’est ainsi propagé dans l’ensemble des pays européens. Mais la crise financière de mars 2000, combinée aux affaires de manipulations comptables, ont eu pour effet d’atténuer, voire de remettre en cause, le système boursier de gouvernance d’entreprise. L’auteur estime que la disparité actuelle des dispositifs nationaux de gouvernance d’entreprise est nuisible. Aussi, une harmonisation des systèmes de gouvernance d’entreprises s’impose-t-elle.

Dissolution de l’entreprise européenne dans l’internationalisation
Flash CDC IXIS
Patrick Artus
L’entreprise européenne se définit en généralement par opposition à l’entreprise anglo-saxonne selon des critères comme la rentabilité et la prise de risque, ou encore la gestion à moyen terme de la main-d’œuvre et des investissements. Que reste-t-il du modèle de l’entreprise européenne ? Certes, le rendement du capital est plus faible en Europe continentale (France, Allemagne) que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Grande-Bretagne). De même, les investissements en nouvelles technologies sont moindres dans les deux pays du vieux continent qu’aux Etats-Unis et en Grande- Bretagne. Il n’empêche, face à l’importance du mouvement d’internationalisation des échanges, des centres de production, de l’emploi et du capital des entreprises, la distinction généralement admise entre le modèle de l’entreprise européenne et celui de l’entreprise anglo-saxonne doit être dépassée. Patrick Artus n’hésite pas à avancer que le modèle de l’entreprise européenne n’existe déjà plus et le mouvement à l’œuvre est tel qu’il a peu de chances de renaître. L’auteur présente de nombreux indicateurs étayant cette thèse.

Le modèle européen de capitalisme n’est pas en perte de vitesse
Prisme — Centre Saint-Gobain
Bruno Amable
Les différents modèles de capitalisme ne sont pas figés. Ils se modifient en fonction à la fois de leur propre dynamique et des évolutions de leur environnement. Les modèles, qui sur longue période enregistreraient des performances inférieures à d’autres, seraient-ils pour autant condamnés à disparaître, s’interroge Bruno Amable. D’après le rapport Sapir, l’Union européenne souffrirait de mauvaises performances par rapport aux Etats-Unis. Dans un contexte de mondialisation croissante, le modèle européen apparaît dépassé. Dans ce cadre, des réformes institutionnelles et organisationnelles favorisant la flexibilité et, plus largement, la concurrence s’imposeraient. Au contraire, Bruno Amable montre qu’il n’existe pas de supériorité écrasante du modèle néolibéral lorsque l’on regarde de près les niveaux relatifs de PIB par heure travaillée ou le processus de rattrapage du niveau de développement des Etats-Unis. Par ailleurs, les performances des Etats-Unis ne doivent pas être confondues avec celles du modèle néolibéral.

La « Société européenne » : un nouvel atout pour les entreprises et pour l’Europe
Fondation Robert-Schuman
Etienne Mathey
Dès le 8 octobre 2004, les entreprises exerçant leur activité en Europe pourront se constituer en Société européenne ou SE. Les avantages de l’adoption d’un tel statut ne sont pas négligeables. Ainsi, du fait d’une plus grande sécurité juridique, les opérations transfrontalières devraient s’en trouver renforcées. Par ailleurs, l’avènement du statut de SE constitue un progrès politique pour l’Europe. Il fait avancer l’idée d’une nationalité européenne et souligne la forte complémentarité existante entre l’échelon réglementaire de l’Union européenne et celui de chaque État membre.

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