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bilan (Le) de l'économie mondiale en 2003 (n.2860)
Ouvrage
Économie internationale

bilan (Le) de l'économie mondiale en 2003 (n.2860)

Auteur(s) :

Année d'édition : 2004
Réf. : 3303332028603
48 pages, 21 x 27 cm

4,50

 

Problèmes économiques
No 2.860
13 octobre 2004

DOSSIER : Le bilan de l’économie mondiale 2003

Vers une reprise mondiale?
Perspectives économiques de l’OCDE
OCDE
En 2003, l’économie mondiale a renoué avec une croissance soutenue. L’investissement des entreprises est reparti à la hausse. Le continent asiatique conserve son dynamisme, en particulier la Chine dont l’économie est proche de la surchauffe. Au Japon, la vigueur de la reprise s’est confirmée. Les Etats-Unis, de leur côté, ont enregistré un taux de croissance proche de la moyenne des années 1990. Les autres pays anglophones, comme le Royaume-Uni ou l’Australie, ont continué sur leur lancée avec un rythme de croissance vigoureux. En revanche, les économies d’Europe continentale — notamment l’Allemagne et l’Italie — éprouvent toujours les plus grandes difficultés à redémarrer en raison de la faiblesse de la demande intérieure et des dépenses des ménages.

Accélération des échanges commerciaux
Rapport sur le commerce mondial 2004
OMC
Après une lente progression au premier semestre, la croissance du commerce mondial s’est accélérée durant la deuxième moitié de l’année pour atteindre un taux réel moyen de 4,5 % sur l’ensemble de 2003. Cette accélération a été plus forte en valeur nominale (dollar) qu’en valeur réelle. Elle a entraîné une hausse des prix principalement imputable à celle des prix des produits de base. La tendance à la baisse des prix observée depuis 1995 s’est ainsi inversée. Du côté des exportations comme celui des importations, la plus forte croissance a été enregistrée dans les régions exportatrices de combustibles comme les économies en transition et l’Asie. L’Europe occidentale, de son côté, a été pénalisée par deux facteurs : la faiblesse de la croissance et l’appréciation de l’euro par rapport au dollar. En termes réels, la croissance du commerce de cette zone a été la plus faible de toutes les régions. Enfin, les services commerciaux ont progressé moins vite que le commerce des marchandises, renversant ainsi la tendance des deux dernières années.

Le goût du risque est de retour sur les marchés de capitaux
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
Le goût du risque a fait son retour sur les marchés en 2003. Les marchés d’actions ont profité d’un redressement très net. Néanmoins, au niveau macroéconomique, aucune information spécifique ne permet d’expliquer ce retournement, amorcé le 12 mars 2003, quelques jours avant le début de la guerre en Irak. Dans le compartiment des obligations d’entreprises, les marges de crédit se sont rapprochées de leur minimum historique. La confiance s’est réinstallée sur ces marchés, car les défauts et rétrogradations ont sensiblement diminué en 2003. L’autre fait marquant de l’année a été l’insensibilité des marchés aux changements d’anticipations de la politique monétaire. Longtemps, les courbes de rendements ont en effet émis des signes contradictoires sur les perspectives économiques. Seule la récente remontée des taux américains a réduit le goût du risque sur les marchés.

Baisse du dollar et envolée de l’euro
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
Au cours de l’année 2003, la dépréciation du dollar vis-à-vis des principales devises s’est poursuivie. L’environnement international incertain et les déséquilibres extérieurs des Etats-Unis expliquent en partie cette situation. L’euro a enregistré face à la devise américaine une forte progression (20 %), atteignant à la fin de l’année un plus haut niveau, à 1,2647 dollar pour un euro. Au mois de septembre, au sommet du G7 à Dubaï, la nécessité d’une plus grande flexibilité des changes a été rappelée. Les devises des pays candidats à l’Union européenne sont restées, dans l’ensemble, stables, à l’exception des monnaies polonaise et hongroise qui, dans un contexte de volatilité, se sont dépréciées face à l’euro. L’année 2003 a également été marquée par la poursuite du mouvement de hausse du prix de l’or entamé deux ans auparavant.



Le recul investissements étrangers se prolonge
World Investment Report 2004
CNUCED
Après avoir chuté de 17 % en 2002 et de 41 % en 2001, les entrées d’investissements directs étrangers à l’échelle mondiale accusent un nouveau recul : le fléchissement est estimé à 18%. Mais la CNUCED prévoit une reprise de ces investissements en 2004. Le recul des entrées d’IDE en 2003 a été particulièrement marqué dans les pays développés et en Europe centrale. En revanche, les IDE à destination des pays en développement ont enregistré une progression de 9%. Hors Luxembourg, la Chine arrive en tête des destinations mondiales. Autre mouvement marquant de l’année : la structure des IDE s’est modifiée au profit des services.

Progression du chômage
Perspectives de l’emploi de l’OCDE
OCDE
L’année 2003 se caractérise par une progression du chômage de 0,2 point. Il atteint 7,1% de la population active des pays de l’OCDE. Par ailleurs, les économistes de l’OCDE constatent que la croissance de la rémunération des salariés a progressé modérément. Ils insistent ensuite sur la nécessité dans un contexte de vieillissement démographique d’accroître le taux d’emploi. Pour ce faire, ils préconisent une plus grande flexibilité du temps de travail qui pourrait également avoir pour vertu de faire baisser le chômage.


Développement et liberté culturelle
Rapport mondial sur le développement humain 2004
PNUD
Le développement humain consiste en premier lieu à permettre aux individus de mener le genre de vie qu’ils souhaitent et à leur donner les outils et les opportunités pour faire ce choix. Beaucoup de travaux sur le développement humain ont insisté sur un plus grand accès à la santé et à l’éducation, sur une meilleure répartition des richesses et sur la démocratisation. Mais pour mieux répondre à ces défis, et finalement éradiquer la pauvreté, le monde doit commencer par construire des sociétés intégratrices, respectant les diversités culturelles. Car permettre aux individus une expression culturelle pleine et entière est en soi un objectif de développement important. Le Rapport mondial sur le développement humain 2004 porte sur ce thème. L’exclusion culturelle est répandue dans toutes les régions et touche principalement les minorités ethniques ou religieuses, les populations autochtones et les immigrés. Environ 900 millions de personnes seraient aujourd’hui victimes de discrimination ou défavorisées en raison de leur identité. L’exclusion culturelle peut se traduire au niveau de la religion ou de la langue. En outre, une grande partie des exclusions politiques, économiques et sociales sont fondées sur l’identité culturelle. Ces groupes culturels ont souvent des niveaux de vie inférieurs à ceux de leurs compatriotes. Des études montrent en effet que les indicateurs de santé, d’éducation, et d’espérance de vie sont moins bons, comme le relève l’indicateur du développement humain par groupe culturel.

EGALEMENT DANS CE NUMERO :

ETATS-UNIS
Les causes de la progression de l’obésité
The Journal of Economic Perspectives
David M. Cutler, Edward L. Glaeser et Jesse M. Shapiro
Le poids moyen des individus n’a cessé d’augmenter au cours du XXe siècle aux Etats-Unis. Le taux d’obésité outre-Atlantique est deux fois plus élevé aujourd’hui qu’au début des années soixante-dix (Center for Disease Control, 2003). Si, pour les auteurs, la montée de l’obésité constatée depuis 1980 s’inscrit dans ce contexte, il n’en reste pas moins par ailleurs un phénomène fondamentalement différent. Les auteurs se penchent sur les causes de la croissance de l’obésité particulièrement marquée aux Etats-Unis. Ils proposent d’analyser le phénomène en s’appuyant sur la division du travail dans la préparation des aliments. Pour eux, la préparation de masse des aliments constitue une révolution a peu près comparable à celle, il y a un siècle, de la production des biens manufacturés. Le passage de la préparation individuelle à la préparation de masse s’accompagne d’une baisse des prix en termes de temps et de consommation alimentaire. Partant, elle entraîne une augmentation de la quantité et une diversification des aliments consommés. Le progrès et la diffusion des nouvelles technologies alimentaires en réduisant le prix des biens ou du temps devrait ainsi accroître le revenu disponible des ménages et améliorer leur bien-être, sauf lorsque les individus ont des difficultés à se discipliner?.

SCIENCE ECONOMIQUE
La théorie méconnue de Emil Lederer
Revue de l’économie méridionale
Claude Diebolt
Claude Diebolt présente la théorie méconnue du manque de pouvoir d’achat de Emil Lederer (1882-1939), d’origine viennoise. En effet, au début des années vingt, cet ancien professeur à la New School for Social Research de New York, réanime la vieille théorie de la sous-consommation. Il estime que seule une augmentation des salaires par rapport au revenu total permet une relance économique avec résorption du chômage. Un peu plus tard, Keynes contribuera à renouveler cette théorie à travers le concept de demande effective.



Auteur(s) moral(aux)

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