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Royaume-Uni. La Big Society de David Cameron peine à convaincre, par Jean-Philippe Fons

[Royaume-Uni. La Big Society de David Cameron peine à convaincre, par Jean-Philippe Fons], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Affiche électorale du candidat David Cameron à Londres en janvier 2010 sur laquelle un graffiti en rouge enjoint au Premier ministre « de déguerpir et de retourner à Eton ».
artofthestate - 26 janvier 2010

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Mis à jour le 12/08/2011

Introduction

Face à la crise, le gouvernement britannique a proposé un projet de « Big Society », qui s’est traduit par un plan de réformes (2010-2015) consistant en mesures de restrictions budgétaires et de coupes dans les dépenses sociales mais aussi d’appels à la responsabilisation de chacun.


Royaume-Uni. La Big Societyde David Cameron peine à convaincre

Jean-Philippe Fons*

L’impact de la crise économique, bancaire et financière sur les politiques économiques et sociales du gouvernement de coalition britannique « LibCon » qui réunit conservateurs et libéraux-démocrates est sans précédent dans l’histoire contemporaine du pays. Contenues, pour l’essentiel, dans un document intitulé Spending Review et présenté au Parlement par George Osborne, Chancelier de l’Échiquier (équivalent du ministre des Finances), en octobre 2010, les réponses proposées par l’équipe gouvernementale du Premier ministre David Cameron ont donc voulu se montrer à la mesure de la crise. Il s’agit d’un ambitieux plan de réformes qui, couvrant la période 2010-2015, vise :

- à réduire le déficit des finances publiques de 81 milliards de livres (à l’heure actuelle, le déficit des comptes publics atteint 155 milliards de livres, soit 62 % du PIB) ;
- à diminuer les budgets de la plupart des ministères (de 19 % en moyenne sur quatre ans), y compris celui de la santé ;
- à réformer les modalités d’attribution des prestations sociales (allocations familiales, indemnités chômage et aides au logement) afin de réaliser une économie de 18 milliards de livres ;
- à porter l’âge légal du départ à la retraite des salariés du secteur public à 66 ans ;
- à augmenter de 3 % le montant des contributions de ces salariés à leur caisse de retraite ;
- à imposer aux banques des taxes supplémentaires selon des modalités à fixer ultérieurement.

Ces mesures s’ajoutent à celles figurant dans le premier budget établi par le Chancelier en juin 2010 (soit quelques semaines seulement après la signature du pacte de coalition entre les conservateurs et les libéraux-démocrates), comme notamment l’augmentation de la TVA à partir de janvier 2011.

Évolution du déficit public 1979-2010

Et si David Cameron se présente ouvertement comme l’héritier idéologique de Tony Blair (lequel se montre plutôt empressé voire bienveillant à l’égard de son successeur(1)), son action semble surtout s’inscrire dans la tradition d’une droite britannique partisane de « moins d’État » moyennant la revitalisation de la société civile au travers de la collectivité, des associations caritatives ou encore de la famille.

Le nouveau rôle de l'État

« Je ne vois qu’une solution à la crise que nous traversons : nous devons redistribuer le pouvoir. De l’État vers les citoyens ; du gouvernement vers le Parlement ; de l’administration vers les communautés. Un transfert de pouvoir de Bruxelles à la Grande-Bretagne ; des magistrats vers les jurés populaires ; de la bureaucratie à la démocratie. Nous devons reprendre le pouvoir des mains de l’élite politique et le rendre aux femmes et hommes de notre pays »(2).

L’élection de David Cameron à la tête du Parti conservateur en décembre 2005 a été placée sous le signe d’une volonté de renouvellement idéologique et philosophique. Il s’agissait alors, pour le tout jeune dirigeant, de se démarquer du legs thatchérien, à commencer par l’héritage de la « nouvelle Droite » de l’École de Chicago et du monétarisme. David Cameron, qui offre le visage d’un conservatisme britannique modernisé(3), cherche ainsi à doter son parti d’une légitimité intellectuelle, d’une part, en le repositionnant sur l’échiquier politique, d’autre part, en opérant un retour à la tradition d’Edmund Burke (1729-1767), considéré comme le père du conservatisme anglo-américain.

Les deux précédents dirigeants du Parti conservateur, Iain Duncan Smith et Michael Howard, étaient issus de l’aile droite de cette formation ; l’élection de David Cameron est donc perçue à la fois comme un rajeunissement idéologique et générationnel. Ainsi, le nouveau leader des conservateurs reconnaît les problèmes engendrés par le sous-investissement dans les services publics et partage avec le New Labour les mêmes objectifs concernant la lutte contre la pauvreté des enfants et la préservation du système national de santé. Mais s’il identifie aussi les mêmes priorités que les travaillistes, il s’oppose à ces derniers sur l’origine des maux sociaux dont souffre le pays et sur les solutions à y apporter.

La crise qui secoue le pays dès l’été 2008 n’amène en aucun cas David Cameron à revenir sur sa principale critique à l’encontre du parti de Tony Blair et de Gordon Brown. Selon lui, la société britannique est « brisée » (« a broken society ») et les solutions proposées par les travaillistes, au pouvoir depuis 1997, n’y ont rien changé. Les faibles performances scolaires des élèves, la pauvreté infantile, l’ampleur des inégalités sociales, la toxicomanie, l’alcoolisme des jeunes, ou encore les grossesses précoces sont des maux que la croissance économique, pourtant soutenue entre 1997 et 2007, n’a pas permis d’éradiquer. La résorption des problèmes sociaux que connaît le pays passe donc, pour David Cameron, par une revitalisation de la société civile et de ses principaux acteurs : les associations, les Églises et, avant toute autre chose, la famille. À la tête de l’opposition entre 2006 et 2008, le futur Premier ministre n’a de cesse de dénoncer le « trop d’État », la bureaucratisation à outrance, l’augmentation du poids du secteur public dans le PIB du pays, ainsi que l’intrusion grandissante de l’administration dans la vie des citoyens(4).

Face aux problèmes sociaux et « à l’échec des réponses bureaucratiques et impersonnelles dictées par un État centralisé », David Cameron préconise, en conservateur pragmatique qu’il est, des solutions se voulant à l’écoute des individus. Les établissements scolaires et les hôpitaux doivent jouir d’une plus grande autonomie de gestion, les usagers (considérés comme des « clients ») des services publics doivent se voir proposer davantage de choix entre les prestataires tout en pouvant s’exprimer sur leur qualité. Seules la dévolution du pouvoir aux collectivités locales (ou aux régions) et la déconcentration administrative peuvent permettre de répondre, au plus près, aux problèmes des citoyens. Enfin, si les partenariats entre les secteurs public et privé ne sont pas remis en cause, le « tiers secteur » et les associations à but non lucratif doivent être sollicités et associés à la gestion des services publics.

Tous ces thèmes ne sont pas propres aux « nouveaux conservateurs » puisqu’ils sont très largement empruntés à la « novlangue » blairiste. En revanche, le conservatisme modernisé de D. Cameron remet la famille au centre du dispositif. Le rôle de cette dernière est fondamental pour venir en aide aux personnes âgées ou pour lutter contre la pauvreté des enfants, l’exclusion et l’alcoolisme des jeunes – des fléaux imputés à la dislocation de la structure familiale(5). La rupture avec le néolibéralisme des années Thatcher est ici évidente. Dans les cercles intellectuels proches du Parti conservateur, on dénonce d’ailleurs ces politiques néolibérales qui ont contribué pour partie à la destruction du « lien social » en désagrégeant notamment la cellule familiale et ont conduit à une société atomisée.

Reconverti à la responsabilité sociale, à l’écologie(6), à l’amélioration de la qualité des services publics, aux bienfaits de la dévolution ou encore à la défense des libertés individuelles, le parti de David Cameron donne l’impression d’avaliser le consensus social-libéral des années Blair, tout comme le New Labour avait accepté en son temps, sans rechigner, l’héritage économique thatchérien. D. Cameron tente ainsi de réaliser en permanence un grand écart entre les deux principaux courants de son parti, tandis que certains ténors de la droite ne voient dans le « cameronisme » qu’un habile montage de coups médiatiques et de relations publiques.

Mobiliser les « forces vives » de la nation britannique

« On lui donne plusieurs noms. Vous pouvez l’appeler libéralisme, empowerment, ou liberté. Vous pouvez l’appeler responsabilité. J’appelle cela la Big Society. C’est un changement culturel colossal. Les citoyens, dans leur vie de tous les jours, dans les quartiers, ou encore sur leur lieu de travail, ne doivent plus s’en remettre aux autorités locales ou au gouvernement pour répondre aux problèmes qu’ils rencontrent. Ils doivent avoir la capacité et les moyens de résoudre leurs problèmes et ceux de leur communauté » déclarait David Cameron à Liverpool le 19 juillet 2010.

Si la terminologie a quelque peu évolué entre 2005 et 2010 (à la Big Society correspondait alors le terme de social responsibility), le projet n’en demeure pas moins inchangé dans son esprit : la responsabilisation des individus est présentée comme l’unique solution aux problèmes que rencontre la société britannique.

Ainsi, au ministère de l’Intérieur, les politiques d’ « empowerment » mises en place aux États-Unis impressionnent-elles Nick Herbert en charge de ce portefeuille. Il revient aux citoyens de définir avec les forces de l’ordre les priorités dans la lutte contre le crime et la délinquance dans les quartiers. Au ministère de l’Éducation, son responsable, Michael Gove, s’inspire des politiques suédoises qui permettent aux parents, déçus par l’offre éducative locale, de créer leur propre établissement. Dans le secteur de la santé, le ministre, Andrew Lansley, souhaite que les généralistes, qui disposent de leur propre budget, puissent acheter les services de soins auprès de prestataires privés en dehors du contrôle du système national de santé (National Heath System, NHS).

Quelle que soit la sphère de l’action politique, l’ambition de la Big Society est de permettre aux individus (ou aux professionnels de la santé, de l’éducation, etc.) de trouver les solutions les mieux adaptées à leurs besoins en réduisant l’intervention d’un État jugé peu efficace, trop bureaucratique et préjudiciable aux libertés individuelles. L’augmentation des frais d’inscription à l’université (les « tuition fees ») participe de la même volonté d’encourager les individus à prendre leur sort en main, à commencer par leur formation et leur insertion sur le marché du travail.

La Big Society est ainsi présentée comme une alternative au Big Government des travaillistes dénoncé par les conservateurs depuis 2007. Si le projet, porté par le think tank Policy Exchange(7), invite à replacer l’individu et la famille au cœur de l’action politique, il n’en demeure pas moins fort ambigu et difficilement tenable.

Le secteur associatif qui est au centre du dispositif prôné par le chef de l’exécutif, est en effet déjà à genoux, et les coupes budgétaires annoncées par les conservateurs à l’automne 2010 aggravent sa situation déjà précaire. Peter Kyle, vice-directeur de l’ACEVO (Association of Chief Executives of Voluntary Organisations) note que le périmètre d’intervention du secteur associatif, déjà fort sollicité par le New Labour pour assurer des missions de service public, s’est rétréci. Les réductions budgétaires et l’augmentation de la TVA en janvier 2011 touchent ainsi de plein fouet ce secteur qui souffre d’un manque à gagner estimé à 4,5 milliards de livres. Les syndicats du secteur public se montrent tout aussi critiques et dénoncent, par la voix de Dave Prentis, le secrétaire général du syndicat Unison, le recours grandissant aux associations comme « une alternative à bas coût » et un « moyen pour l’État de se désengager ».

La Big Society représente bel et bien un nouveau modèle de société. Elle signe l’abandon du principe d’action collective au service de la collectivité – une responsabilité assumée jusque-là par l’État depuis le consensus socio-économique des années d’après-guerre. La société civile est appelée à combler ce vide ; la question est de savoir si les plus démunis et les plus faibles ne seront pas tout bonnement exclus de ce projet de société. Pour l’opposition, ce dont le pays a besoin, ce n’est pas d’un transfert de pouvoir de l’État vers les individus et les communautés mais d’un nouveau partenariat avec un partage équitable des droits et des responsabilités afin de réduire les inégalités et d’œuvrer pour la justice sociale.

Une reprise économique qui se fait attendre

Malgré les annonces pour le moins précipitées de George Osbourne, Chancelier de l’Échiquier, d’une reprise imminente de l’économie britannique, les voyants sont toujours au rouge : les prévisions de croissance ont été revues à la baisse pour 2011 (aux alentours de 1,7 %), et le gouvernement table désormais sur une reprise timide pour 2012 avec une croissance estimée à 2,5 %. L’inflation devrait rester stable en 2011 (entre 4 % et 5 %).

Une situation préoccupante pour les jeunes demandeurs d’emploi

Un peu moins d’un million (963 000) de jeunes Britanniques âgés de 16 à 24 ans étaient sans emploi au deuxième trimestre de 2011. Le taux de chômage dans cette tranche d’âge, déjà durement touchée par la crise depuis 2009(8), s’établit à un niveau jamais vu depuis 1992, soit 20,4 %.

Pour les 16-17 ans, dont 218 000 sont sans emploi, la situation est encore plus préoccupante. Les jeunes femmes britanniques sont davantage touchées que leurs homologues masculins : elles sont près d’un demi-million à percevoir la Jobseeker’s Allowance (allocation de recherche d’emploi), un triste record au regard des quinze dernières années.

Pour Paul Kenny, secrétaire général du syndicat GMB Union, le gouvernement ferme délibérément les yeux sur les conséquences désastreuses du chômage des jeunes pour la cohésion sociale du pays, refusant de s’attaquer à ce problème majeur. La contraction de l’offre d’emploi dans le secteur privé associée aux mesures de réduction des postes dans le secteur public ont, par ailleurs, sévèrement pénalisé les femmes jeunes, traditionnellement surreprésentées dans le secteur public.

Dans un tel contexte d’atonie du marché du travail, les jeunes Britanniques (diplômés, pour l’essentiel) ont accueilli favorablement le dispositif d’aide à la création d’entreprises (« Make It Happen ») introduit par le gouvernement. Si 1 350 entreprises ont été créées depuis le début de 2011 grâce à ce dispositif (financé par le gouvernement et soutenu par le National Council for Graduate Entrepreneurship), il est difficile d’avoir une idée précise de l’espérance de vie de ces jeunes auto-entreprises dont les activités sont diverses et variées (services aux entreprises, activités de design et de création artistique, services aux particuliers, consulting...).

Un pouvoir d’achat en berne 

Depuis 2009, les traders de la City à Londres qui avaient accepté, durant un temps, de voir leurs bonus annuels amputés, ont renoué avec leurs rémunérations mirifiques et leurs primes indécentes, tandis que la majorité des Britanniques subissaient une stagnation voire une diminution de leurs salaires et une érosion de leur pouvoir d’achat. Le quotidien anglais The Mirror révélait, en juin 2011, l’extravagant bonus empoché par l’un des directeurs de la Royal Bank of Scotland, Stephen Hester, en 2011 soit près de 7,7 millions de livres (8,7 millions d’euros) ! Dans le même temps, dans un rapport publié en mai 2011, l’Institute for Fiscal Studies, un organisme de recherche indépendant basé à Londres, prévoyait une baisse historique des salaires britanniques de 3 % : ainsi, après avoir diminué de 1,6 % en moyenne par an depuis 2008, le salaire moyen en 2011 devrait se rapprocher du niveau du salaire moyen de 2005 ce qui représente une perte nette de salaire annuel estimée à 780 livres (880 euros).

Selon les prévisions de croissance les plus optimistes de la Banque d’Angleterre, la hausse des salaires ne devrait pas être en mesure de rattraper l’inflation avant 2015.

L’épineuse question des retraites 

Le dossier de la réforme des retraites du secteur public a été rouvert par le gouvernement de coalition, après une première réforme initiée par les travaillistes en 2007 ; une loi prévoyait alors de porter l’âge légal de la retraite à 66 ans puis à 68 ans d’ici respectivement 2026 et 2046. En mars 2011, une commission présidée par un ancien ministre travailliste, Lord Hutton of Furness, rendait son rapport au chef du gouvernement(9). Outre le recul de l’âge légal du départ à la retraite (qui devrait être porté à 66 ans d’ici 2020), le rapport recommande l’augmentation du taux de base des contributions des salariés du secteur public et de profondes modifications du mode de calcul du montant des pensions(10). 

Âge légal du départ à la retraite des salariés du secteur public

Enseignants (primaire et secondaire)

60 ou 65 ans

Professionnels de la santé (hors médecins)

60 ou 65 ans

Hauts fonctionnaires

60 ou 65 ans

Policiers

55 ans

Pompiers

55 ou 60 ans

Militaires

55 ans

Salariés des collectivités

65 ans

Tableau établi par l’auteur.

Ces préconisations ont provoqué une levée de boucliers de la part des principaux syndicats du secteur public. Dave Prentis a ainsi regretté que le gouvernement s’en prenne « à d’innocents salariés du secteur public qui paient pour le déficit » que connaît le pays alors que, dans le même temps, « les banquiers continuent de percevoir de juteux salaires ».

L’annonce de cette réforme de la retraite des salariés du secteur public survient alors que le gouvernement a d’ores et déjà gelé toute hausse de leur rémunération à l’automne 2010. Alors que le scandale des écoutes du News of the World secoue le pays, David Cameron, déjà affaibli et ébranlé, a dévoilé, en juillet 2011, sous la forme d’un livre blanc, son projet de réforme des services publics britanniques. Bien qu’en retrait par rapport aux ambitions initiales des conservateurs, cette déclaration d’intention fera certainement l’objet de critiques acerbes de la part des syndicats du secteur public dans les prochains mois.

Notes
(1) Sur ce point, voir « Blair blames the weather, not the Tories, for economic growth stalling », The Guardian, 28 janvier 2011.
(2) Discours de David Cameron à l’Open University, Milton Keynes, 26 mai 2009.
(3) J.-P. Fons, « Le parti conservateur en 2007 », in J.-P. Fons (dir), Le parti conservateur britannique, 1997-2007. Crises et reconstruction, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2007.
(4) L’exemple le plus marquant est certainement le souhait de Gordon Brown d’introduire un dispositif de carte d’identité nationale.
(5) On se réfèrera aux nombreux travaux du Centre for Social Justice et du Social Justice Policy Group, animés par Iain Duncan Smith, et particulièrement Breakdown Britain. Interim Report on the State of the Nation publié par le Social Justice Policy Group en décembre 2006.
(6) David Cameron a installé une éolienne sur le toit de son domicile londonien situé près du quartier cossu de Notting Hill.
(7) L’un de ses artisans est Jesse Norman, membre du Policy Exchange, proche des cercles du Premier ministre britannique et théoricien du « conservatisme bienveillant » (« compassionate conservatism ») sur lequel David Cameron a bâti une partie de sa campagne électorale pour parvenir à la tête du parti en 2005.
(8) Voir sur ce point notre contribution « Les jeunes Britanniques en mal d’emploi » in « Vivre avec la crise », Grande Europe, n° 13, octobre 2009 ainsi que « Le travail, antidote à la désocialisation et à la pauvreté », in « Les Européens et le travail », Grande Europe, n° 31, avril 2011.
(9) Independent Public Service Pensions Commission, Final Report, 10 mars 2011.
(10) Le montant des pensions est, à l’heure actuelle, calculé sur la base du dernier salaire ; le rapport recommande de retenir comme base de calcul le salaire moyen sur toute la carrière du salarié.

* Université européenne de Bretagne, Rennes 2.

Pour citer cet article : Jean-Philippe Fons, « Royaume-Uni. La Big Society de David Cameron peine à convaincre », Grande Europe, n° 35, août 2011 - La Documentation française © DILA       

 

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