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Slovénie. Qu’en est-il de ses relations avec les autres ex-républiques yougoslaves ? par Laurent Hassid

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L'ex-Yougoslavie en 2009
La Documentation française

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Mis à jour le 12/06/2009

Introduction

Membre de l’Union européenne depuis 2004, la Slovénie a renoué des liens économiques substantiels avec ses voisins croate et serbe en dépit de contentieux toujours en suspens avec Zaghreb et l’hypothèque que fait peser le futur du Kosovo sur ses relations avec Belgrade.


Slovénie. Qu’en est-il de ses relations avec les autres ex-républiques yougoslaves ?

Laurent Hassid*

Alors qu’elles ont longtemps fait partie d’un même Etat, la Slovénie et les autres ex-républiques yougoslaves semblent désormais séparées les unes des autres par des barrières politiques, économiques, sociales et même culturelles. Membre de l’Union européenne (UE) depuis 2004, intégrée à la zone euro le 1er janvier 2007 et à l’espace Schengen le 21 décembre de la même année, ayant exercé la présidence de l’UE au cours du premier semestre de 2008 – une première pour un Etat post-communiste –, la Slovénie, fait plus que jamais figure de « bon élève de l’élargissement » en comparaison avec les autres ex-républiques yougoslaves.

Lorsque la Slovénie a proclamé son indépendance le 25 juin 1991, elle s’est trouvée face à un paradoxe, car tenant à prendre ses distances face au reste de la Yougoslavie qui sombrait dans les conflits ethniques, mais sans couper les ponts dans la mesure où son économie reposait largement sur les échanges commerciaux intra-zone. L’objectif de la Slovénie étant alors d’entrer dans l’Union européenne au plus vite, Ljubljana fit valoir ses liens avec l’Europe de l’Ouest et réussit le tour de force d’apparaître comme un acteur économique incontournable pour les entreprises occidentales s’intéressant aux marchés ex-yougoslaves.

Une histoire singulière au sein des Balkans

En Slovénie, comme dans d’autres pays de la région (Croatie, Roumanie, Grèce), le rattachement aux Balkans est mal perçu, car lié au souvenir de la domination serbe. Presque jamais évoqué sous la tutelle autrichienne, il a, au contraire, été mis en avant après l’incorporation du territoire au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes. Les géographes serbes, soucieux de légitimer l’assise territoriale du nouvel Etat, ont répandu l’idée que toutes les parties du Royaume relevaient de l’espace balkanique, idée contestée, voire balayée, en Slovénie après la Seconde Guerre mondiale.

Il est vrai que l’histoire des Slovènes, qui vécurent pendant près de 600 ans sous la tutelle des Habsbourg, a été très différente de celle des autres peuples balkaniques. Leurs relations ont également été diverses et fluctuantes. Ainsi, au début du XXe siècle, des correspondants de journaux slovènes (Slovenec, par exemple) à Belgrade n’hésitaient pas à présenter les Serbes de manière très élogieuse, en raison notamment de leur résistance aux Turcs. Les Serbes étaient d’ailleurs de longue date présentés, en Slovénie, comme des « Robin des Bois » intraitables à l’égard des représentants de l’État et de l’Église, jugés corrompus et malfaisants(1). En réalité, les deux peuples avaient assez peu de contacts avant que ne soit créé le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, en 1918. A l’inverse, au début du XIXe siècle, lorsqu’avec le mouvement de l’illyrisme se répandit la conviction qu’il existait une « identité nationale » commune, la Slovénie et la Croatie ont entretenu des relations relativement plus étroites, freinées néanmoins par leur intégration dans des ensembles politiques différents (la Slovénie était rattachée à l’Autriche et la Croatie à la Hongrie). Dans les années qui suivirent la création du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, les intellectuels slovènes furent nombreux à déplorer le manque de volonté politique concernant la coopération entre Ljubljana et Zagreb. Et ce, d’autant que la capitale croate était considérée par les Slovènes comme le vivier le plus important, après Ljubljana, des élites slovènes (on estime que près de 25 000 Slovènes y résidaient dans l’entre-deux-guerres)(2).

Des échanges économiques centrés sur la Croatie et la Serbie

Les dernières années d’existence de la Yougoslavie sont souvent présentées comme une période particulièrement difficile sur le plan économique ; or, il semble que la Fédération ait alors souffert avant tout de la montée du nationalisme dans les républiques fédérées, notamment en Serbie et en Croatie. Avant l’éclatement de la Fédération yougoslave, la Slovénie contribuait à hauteur de 20 % à la formation du PIB global alors que sa population ne représentait que 8 %. Cette république aux dimensions réduites, mais la plus développée sur le plan économique, a occupé une place fort importante dans les relations extérieures des autres entités composant la Fédération yougoslave, ainsi que dans celles de pays proches sur les plans à la fois géographique et historique, comme l’Italie, l’Autriche ou l’Allemagne. Ainsi, en 1988, un tiers des biens manufacturés produits en Slovénie était destiné au marché local, un autre tiers était transféré aux autres républiques de la Fédération yougoslave et le dernier tiers était exporté à l’étranger. La guerre, qui entraîna un effondrement des échanges commerciaux (les exportations de la Fédération sont passées de 6,7 milliards de dollars d’exportations en 1990 à seulement 1,5 milliard en 1992), eut de très lourdes conséquences sur l’économie slovène. Certes, les exportations vers les autres pays européens ont été accrues (elles sont passées de 4,1 milliards de dollars en 1990 à 5,2 milliards en 1992), mais sans cependant parvenir à combler le recul enregistré depuis l’éclatement de la Yougoslavie. En toute logique, le PIB s’est contracté, sa diminution ayant été de 40 % entre 1992 et 1990(3).

Les échanges commerciaux de la Slovénie avec les autres ex-républiques yougoslaves ont connu de profonds changements depuis 1991 (voir tableau). Au lendemain de l’indépendance, la Croatie, avec deux tiers des transactions, était le principal partenaire de la Slovénie, devançant la Yougoslavie(4) qui totalisait 25 % des exportations et 20 % des importations. Les autres républiques n’avaient qu’une place symbolique dans le commerce extérieur de la Slovénie (en 1992, 2 % des exportations de la Slovénie étaient destinées au marché de Bosnie-et-Herzégovine d’où provenaient 15 % de ses importations). Le déclenchement des conflits armés en Croatie et en Bosnie-et-Herzégovine et l’embargo économique imposé à la Yougoslavie ont conduit la Slovénie à réorienter ses échanges commerciaux au sein de l’ancienne Fédération. Ainsi, ceux avec la Serbie de Slobodan Milosevic sont devenus presque inexistants dans les années 1990 (moins de 7 millions d’euros d’exportations entre 1993 et 1995, pas d’importations).

À partir de 2000, le commerce bilatéral a repris, avec une augmentation de 20 % des exportations et de 15 % des importations, la Serbie-Monténégro, ravagée par les bombardements de l’OTAN pendant 78 jours au printemps 1999, étant alors en pleine reconstruction. La Croatie n’en demeure pas moins le principal partenaire commercial de la Slovénie, mais le solde de leurs échanges accuse un déficit en défaveur de cette dernière. Ce déséquilibre, qui n’existait pas quand fut proclamée l’indépendance, s’explique avant tout par la concrétisation du souhait de la Slovénie de diversifier sa clientèle : en 2002, près de 25 % des exportations slovènes vers le reste de l’ex-Yougoslavie étaient ainsi destinées à la Bosnie-et-Herzégovine.

Échanges commerciaux entre la Slovénie et les anciennes républiques yougoslaves entre 1992 et 2002 (en millions d'euros)

ÉCHANGES COMMERCIAUX SLOVENIE_ANCIENNES REPUBLIQUES YOUGOSLAVES

Source : Mojmir Mrak, Matija Rojec et Carlos Silva-Jauregui (sous la dir.), Slovenia, From Yugoslavia to the European Union, The World Bank, Washington, 2004, p. 338.

Les entreprises slovènes ont démontré, depuis l’éclatement de la Fédération, que si elles étaient bien plus performantes que leurs homologues des autres ex-républiques, elles ne faisaient pas le poids, en termes de compétitivité, sur le marché mondial. Le cas le plus connu à cet égard est sans doute celui de la chaîne de supermarchés Mercator, dont la marque est quasiment devenue un emblème national. Son enseigne est présente partout dans le pays, y compris dans les villages les plus reculés, mais également en Croatie, en Bosnie-et-Herzégovine et en Serbie, où elle occupe souvent une place privilégiée dans les grands centres commerciaux. D’autres fleurons de l’industrie slovène, comme les produits pharmaceutiques Lek ou les équipements électroménagers Gorenje, ont également multiplié leurs implantations dans le reste de l’ancienne Fédération.

Des relations politiques délicates

Force est de reconnaître que la Slovénie joue un rôle central dans les Balkans, notamment sur le plan diplomatique. Ainsi, le Premier ministre slovène, Borut Pahor, au pouvoir depuis le 21 novembre 2008, a apporté le soutien de son pays à la politique de rapprochement menée par la Serbie à l’égard de l’Union européenne, en dépit des profonds désaccords entre Ljubljana et Belgrade sur l’indépendance du Kosovo. Celle-ci a été proclamée le 17 février 2008, alors même que la Slovénie exerçait la présidence tournante de l’Union européenne : aussi non seulement a-t-elle été perçue en Serbie comme complice de la scission, mais a-t-elle également été suspectée d’avoir été le truchement des positions américaines dans la politique européenne en la matière. En février 2008, la publication par le quotidien Dnevnik d’injonctions adressées au téléphone par un haut fonctionnaire de l’ambassade des Etats-Unis à Ljubljana au ministre des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, quant à l’action diplomatique à mener au nom de la présidence européenne dans les discussions sur l’indépendance du Kosovo, avait créé l’émoi tant en Slovénie qu’en Serbie(5).

Depuis décembre 2008, la Slovénie s’emploie à freiner l’intégration de la Croatie dans l’Union européenne et dans l’OTAN en raison du conflit qui oppose les deux pays à propos de leur frontière maritime dans la baie de Piran(6). Un petit parti politique nationaliste, le SSN (le Parti de la nation slovène) tente d’ailleurs de réunir les 40 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum(7) sur l’entrée de la Croatie dans l’OTAN. Par ailleurs, les Slovènes ont coutume d’accuser les Croates de commettre des déprédations sur leurs voitures quand ils sont en Croatie, généralement en vacances (1 million de Slovènes sur une population de 2 millions y passent leurs congés d’été). Le Premier ministre Borut Pahor a même brandi la menace, en février 2009, d’une interruption de ces flux d’estivants si le contentieux de la baie de Piran n’était pas réglé au plus vite.

D’autres litiges entre les deux pays, nés de l’éclatement de la Fédération, ne sont toujours pas tranchés. Ainsi en est-il de la centrale nucléaire de Krsko, située, à la frontière, sur le territoire slovène, mais qui avait été construite dans le cadre d’un projet conjoint avec la Croatie et financée par la Fédération, et que la Slovénie entend s’approprier. De même, les démêlés autour de la Ljubljanska Banka continuent d’envenimer les relations entre la Slovénie et les autres ex-républiques, en particulier la Croatie et la Bosnie-et-Herzégovine : de nombreux épargnants, attirés par la réputation de fiabilité du système bancaire slovène, avaient en effet placé leurs économies dans cet établissement qui, après l’indépendance, refusa de restituer ces avoirs aux non-Slovènes. En juillet 1994, la création d’une nouvelle banque, la Nova Ljubljanska Banka sur les décombres de l’ancienne rendit caduque toute demande de remboursement. Face à ces différents dossiers, tous liés à l’époque yougoslave, Ljubljana se prononce officiellement en faveur d’un accord global avec la Croatie.

Enfin, la société slovène semble soucieuse de préserver son homogénéité, ce qui ne peut manquer de peser sur les relations du pays avec ses anciennes partenaires yougoslaves. Lors du recensement de 2002, le dernier en date, 17 % de la population a déclaré ne pas avoir d’origines slovènes, soit respectivement cinq et dix points de plus que les chiffres correspondants relevés en 1991 et en 1981. Or, la Constitution slovène, promulguée le 23 décembre 1991, prévoit un statut spécifique pour les minorités italienne et hongroise (1 % de la population totale à elles deux) mais ne stipule rien pour les populations venant du reste de l’ancienne Yougoslavie. L’Office national des statistiques (SURS), qui ne rend public le nombre précis de ces ex-Yougoslaves non slovènes que depuis 2005-2006, estime leur proportion dans la population totale à 11 % environ. Ceci étant, 98 % des personnes vivant dans le pays possèdent des papiers d’identité slovènes.

La modification de la composition ethnique de la population n’est pas sans poser de problèmes dans ce jeune Etat. La Slovénie n’a jamais connu une immigration importante. Les Croates sont arrivés les premiers, dès les années 1950, suivis peu après par les Serbes ; à partir des années 1970, ce fut au tour des Bosniaques et, dans la décennie 1980, celui des Albanais, des Macédoniens et des Monténégrins. Il est à noter que les statistiques ethniques actuelles, contrairement à celles recueillies pendant la période yougoslave, ne sont pas très fiables : en effet, sur les 17 % de non-Slovènes recensés en 2002, seuls 10 % ont indiqué leurs origines, rendant ainsi impossible un décompte précis des différentes nationalités. Par ailleurs, de grandes différences marquent ces populations allogènes : ainsi, les Croates parlent presque tous le slovène, au contraire des Albanais qui, d’après le recensement de 2002, ne sont qu’un tiers à pratiquer cette langue. Le taux de masculinité, qui n’est pas sans incidences sur le marché du travail, est également très variable : 52 % des Croates installés en Slovénie, 61 % des Macédoniens, 63 % des Bosniaques et 67 % des Albanais sont des hommes(8).

Une partie des Slovènes nourrit toujours une certaine défiance vis-à-vis des personnes originaires des autres ex-républiques yougoslaves : les Serbes sont assimilés au pouvoir fédéral yougoslave autoritaire et à l’armée, les Bosniaques et les Albanais du Kosovo sont perçus comme profondément différents car musulmans et les Croates passent pour être d’invétérés nationalistes. Ces différentes représentations ont, en outre, pour dénominateur commun la conviction que toutes ces personnes ont choisi de rester en Slovénie dans le seul but de profiter de la prospérité qui y règne.

Au cours de ces dernières années, le statut réservé à des représentants de ces différentes communautés venues de l’ancienne Fédération a suscité de vives controverses. Ainsi, la question des « effacés » a constitué la plus grave atteinte aux droits de l’homme depuis l’indépendance, les noms de près de 25 000 personnes ayant été rayés des registres nationaux au motif qu’elles n’avaient pas effectué les démarches nécessaires pour obtenir la citoyenneté dans les délais impartis ou que leur demande avait été rejetée(9). De même, le projet de construction d’une mosquée à Ljubljana, formé au début des années 1970, alimente un discours hostile à l’islam. Celui-ci a pris une tournure plus radicale ces derniers temps, avec les efforts déployés par l’Eglise catholique slovène pour s’imposer comme un acteur politique dans la société(10).

Par ailleurs, l’influence serbe à Ljubljana ne cesse de se renforcer. Un exemple en est donné par le maire de la ville et ancien directeur de la chaîne commerciale Mercator, Zoran Jankovic(11), d’origine serbe, qui du fait de son expérience d’homme d’affaires et de ses liens privilégiés avec la Serbie symbolise l’influence exercée par ce pays sur la capitale slovène où, traditionnellement, les non-Slovènes sont mieux acceptés qu’à la campagne. Il a ainsi sollicité la participation de la toute-puissante société serbe, la holding Delta(12), à la réalisation de plusieurs projets d’envergure, comme la construction du futur stade national à Ljubljana, dans le quartier de Bezigrad.

Depuis l’indépendance, la Slovénie semble avoir connu deux phases dans ses rapports avec les autres ex-républiques yougoslaves : jusqu’à 2000, ses échanges commerciaux sont restés fort en deçà du niveau qu’ils avaient atteint du temps de la Yougoslavie, spécialement avec la Serbie. Mais après cette date, ils ont repris de la vigueur et se sont développés à une vitesse particulièrement rapide, en particulier avec la Bosnie-et-Herzégovine. Dans le même temps, a fait irruption au grand jour la question de l’acceptation par la société slovène des populations issues du reste de l’ex-Yougoslavie. Il serait fallacieux d’établir une relation directe entre l’importance des échanges commerciaux et l’attitude de la population autochtone à l’égard des allogènes. Néanmoins, il est indéniable que faire de la Slovénie un pont entre l’Union européenne et les Balkans, en raison de sa situation géographique, comme l’idée s’en est imposée lors des négociations sur l’indépendance du Kosovo, est une représentation géopolitique fréquemment évoquée mais rarement débattue.

Notes
(1) Voir Peter Vodopivec, Od Pohlinova do samostojna drzave, Modrija, Ljubljana, 2007.
(2) P. Vodopivec, « Le miroir brisé : les Serbes, les Croates et les Musulmans vus par les Slovènes, hier et aujourd’hui », dans Enjeux de l’histoire en Europe centrale, Marie-Elisabeth Ducreux et Antoine Marès (sous la dir.), L’Harmattan, Paris, 2002, pp. 81-82.
(3) Office national des statistiques de Slovénie (SURS).
(4) A partir de 1992, le terme Yougoslavie désigne la Serbie (et la Vojvodine), le Monténégro et le Kosovo. Il sera abandonné en 2003 au profit de celui de Serbie-Monténégro, le Kosovo étant alors tenu à part. Après l’accession à l’indépendance du Monténégro en 2006, l’Etat de Serbie-Monténégro cesse d’exister ; dès lors, la Serbie, qui inclut la province septentrionale de la Vojvodine, devient un Etat à part entière.
(5) Entretien avec Vladimir Radomirovic, rédacteur en chef adjoint de Politika (Belgrade). Une partie de ces conversations a été retranscrite dans le quotidien slovène Dnevnik.
(6) Voir « La baie de Piran, enjeu géopolitique slovène », Regard sur l’Est, 15 février 2009.
(7) Un référendum peut être organisé à la demande d’un tiers des députés ou par une initiative populaire nécessitant alors la collecte de 40 000 signatures. Dans la pratique, cette démarche est souvent très politisée et contrôlée par les partis d’opposition.
(8) Voir Verska, jezikovna in narodna sestava prebivalstva Slovenije, popisi 1921-2002 (Analyse des données sur les religions, les langues et les nationalités dans les recensements organisés entre 1921 et 2002), pp. 143-145.
(9) Pour plus de précisions, voir Laurent Hassid, « La question des “effacés” en Slovénie », Le courrier des pays de l’Est, n° 1054, mars-avril 2006, pp. 83-92.
(10) Voir Laurent Hassid, « La Slovénie, une nation au-dessus de tout soupçon ? » in Une nouvelle Europe de l’Est ?, Hérodote, n° 128, avril 2008, pp.103-115.
(11) Voir « L’élection de Zoran Jankovic à la mairie de Ljubljana », Regard sur l’Est, 15 novembre 2006.
(12) Ce groupe dirigé par l’oligarque Bogoljub Karic est extrêmement influent en Serbie et fait l’objet d’une plaisanterie très répandue : « le Kosovo est la Serbie, le reste est Delta ».

* Chercheur associé à Europe, Européanité, Européanisation (EEE), Université Bordeaux 3.

Pour citer cet article : Laurent Hassid, « Slovénie. Qu’en est-il de ses relations avec les autres ex-républiques yougoslaves ? Grande Europe n° 9, juin 2009 – La Documentation française © DILA

 

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