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Bulgarie. Être rom ou les dangers d’une lecture figée de l’identité, par Nadège Ragaru

[Bulgarie. Être rom ou les dangers d’une lecture figée de l’identité, par Nadège Ragaru], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Enfants roms de Bulgarie.
Wikimedia Commons / Biser Todorov - mai 2011

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Mis à jour le 12/11/2010

Introduction

La marginalisation dont souffre la communauté rom va souvent de pair avec un regard extérieur hostile. Les Roms de Bulgarie ont vécu, durant la période de sortie du communisme, un phénomène de déclassement social doublé d’un approfondissement des discriminations.


Bulgarie. Être rom ou les dangers d’une lecture figée de l’identité

Nadège Ragaru*

Dans les imaginaires sociaux, les Roms relèvent tour à tour d’une vision exotisante et d’une approche ostracisante. Qu’il s’agisse de louer une authenticité parée des atours musicaux de la liberté bohémienne ou de stigmatiser les mœurs spécifiques d’un groupe à qui est prêtée une « mobilité ontologique » [Asséo, 2007], l’on n’est jamais très loin d’une mise en relief à l’extrême de l’altérité qui procède d’un double lissage : lissage du temps, d’abord, elle enferme les Roms dans une figuration contrainte de la marginalité ou de l’errance, incapable de rendre compte des constructions changeantes de leurs identifications et de leurs modes d’insertion économique et sociale. Le lissage est social et culturel ensuite, dans la mesure où le regard extérieur homogénéise des populations aux mosaïques identitaires complexes dont les trajectoires sociales ne se limitent pas au seul déclassement.

Si l’on souhaite se départir d’une lecture réifiante de la situation des Roms en Bulgarie, il convient de contextualiser les mutations sociopolitiques qu’ils ont connues depuis 1989. L’accentuation de leur marginalisation n’exclut pas l’existence de stratégies de survie actives, notamment à travers les migrations, pas plus qu’elle ne saurait dissimuler le creusement des disparités internes aux communautés roms. Le second constat, préoccupant, est le durcissement des clivages entre Roms et non-Roms sous les effets croisés de processus locaux, nationaux et internationaux. Cette polarisation accentuée participe notamment d’un effort de réaffirmation des hiérarchies ethnoculturelles de la part de membres de la société majoritaire eux-mêmes précarisés.

L’approfondissement des clivages intercommunautaires, l’expression de plus en plus banalisée de la xénophobie ne résultent toutefois pas seulement de dynamiques nationales. Ces évolutions entrent en interaction avec le traitement des questions roms dans les arènes européennes et internationales. Trois grilles de lecture se sont cristallisées, qui coexistent au prix de contradictions substantielles : les Roms ont été tour à tour pensés comme une underclass prisonnière d’une « culture de la pauvreté », envisagés comme les victimes de discriminations et appréhendés à travers des phénomènes migratoires, abordés, pour leur part, sous l’angle de la sécurité. Aujourd’hui, les « problèmes publics » roms semblent être devenus l’un des lieux où se jouent le régime de (non ?)-circulation en Europe ainsi que les interrogations identitaires d’États d’autant plus séduits par les pratiques de contrôle administratif et de surveillance policière qu’ils soupçonnent que leur politique de nationalisation des espaces et des êtres apparaît obsolète en ces temps de globalisation.

Inégalités et déclassement social du post-communisme

Estimés à 370 908 (4,7 % de la population, selon le recensement de 2001) et entre 500 000 et 800 000 (selon certains chercheurs)(1), les Roms de Bulgarie sont établis dans les Balkans depuis les XIIIe et XIVe siècles et sembleraient avoir moins souvent fait l’objet d’une gestion répressive, à l’époque ottomane, que les Roms d’Europe centrale ou occidentale [Marušiakova, 2001]. Dans l’État bulgare fondé en 1878, ces groupes jouissent cependant d’un statut social généralement inférieur à celui des Bulgares orthodoxes ; en milieu urbain, ils résident en outre dans un habitat souvent ségrégé.

Porteurs d’un projet de modernisation autoritaire non exempt de préjugés ethniques, les pouvoirs communistes s’emploient après 1944 à transformer les modes de vie roms. Si les décennies communistes ont été marquées par de nombreux actes de coercition (les patronymes des Roms musulmans ont ainsi été changés de force à la fin des années 1950), leur bilan n’en apparaît pas moins partagé : l’urbanisation-ouvriérisation de la main-d’œuvre et l’enrôlement dans les coopératives agricoles suscitent une forme d’intégration, fût-ce au bas de l’échelle sociale, qui ne met cependant pas un terme à la territorialisation de l’ethnicité. A la fin des années 1980, le taux d’illettrisme n’est plus que de 10 % (contre 81 % en 1946) et 84 % de la population rom âgée de 16 à 60 ans exerce un emploi [Tomova, 2008].

En raison de leur faible niveau de formation, de leur spécialisation professionnelle et des préjugés dont ils sont l’objet, les Roms sont parmi les premiers affectés, après la chute du communisme, par la fermeture des conglomérats industriels en ville, la liquidation des coopératives et la restitution des terres à la campagne (ils n’étaient quasiment jamais propriétaires avant 1944). Le développement d’un chômage de longue durée et l’érosion de l’ancien système socialiste de protection sociale ont des répercussions dramatiques(2). Les années 1990 voient émerger une génération de jeunes Roms dépourvus de qualification et d’expérience professionnelle : en 2000, 66 % des Roms âgés entre 17 et 29 ans déclarent ainsi n’avoir jamais exercé d’emploi. Si le retour de la croissance, le rétablissement d’un système d’aide sociale assez fruste et la diversification des stratégies de survie ramènent à 48,3 % le taux de chômage en 2007, les Roms continuent à être cantonnés dans des emplois précaires (intermittents, sans contrat, mal rémunérés). L’analphabétisme a regagné du terrain (18,1 % en 2007) et l’on estime que chaque année de 15 000 à 33 000 élèves roms n’achèvent pas leur scolarité (drop out) [Tilkidžiev, 2009]. Seuls 10 % des jeunes seraient diplômés du secondaire contre 65 % des Bulgares(3).

À partir de la seconde moitié des années 1990, les pouvoirs bulgares ont tenté, sous la pression d’institutions et d’ONG européennes et internationales, de mettre en œuvre des politiques en faveur des Roms, notamment dans l’habitat et l’éducation. Mais leur bilan reste modeste, sinon controversé. Les transformations socio-économiques de l’après-1989, le développement d’un marché foncier privé dont les Roms sont largement exclus et certains des projets de rénovation urbaine (construction de logements peu adaptés à leurs modes de vie et à leurs ressources et/ou accentuant leur relégation périphérique [Guest et Nacu, 2008]) ont contribué à une spatialisation accrue des différences ethnoculturelles : entre 1989 et 2007, la part des Roms vivant en univers ségrégés serait passée de 40 % à 78 % [Tomova, 2008]. À l’école, les mesures en faveur de la scolarisation des enfants (octroi d’une aide sociale aux parents les plus démunis, amélioration des transports publics et nomination d’assistants) et de la déségrégation scolaire [Bălgarski Helsinki Komitet, 2006] ne sont pas parvenues, à ce jour, à réduire sensiblement les disparités en matière d’accès à l’éducation.

Ce tableau d’une marginalisation socio-économique masque toutefois des configurations extrêmement différenciées, tant au sein des communautés roms que dans les relations entre Roms et non-Roms. Il convient d’abord de rappeler que, homogénéisés sous le regard extérieur (celui des populations environnantes ou, différemment, d’ONG et d’organisations internationales ayant promu une notion globalisante, la « communauté rom », dans laquelle maints cigani de Bulgarie ne se reconnaissent pas), les Roms sont des populations profondément diversifiées sur les plans confessionnel (orthodoxe, musulman, néo-protestant [Slavkova, 2007]) et linguistique (la maîtrise du romani, du bulgare, du turc ou du roumain n’excluant pas des formes de plurilinguisme) comme en termes d’ethnicité déclarée (tsigane, bulgare, turque, valaque, millet, etc.). L’on dénombre pas moins d’une soixantaine de sous-groupes en fonction des modes de vie, artisanats, pratiques résidentielles et formes d’endogamie. Cette diversité souligne les limites d’une vision des Roms comme « peuple sans État » parfois promue sur la scène internationale [Tomova, 2005 ; Ragaru, 2008].

Sur le plan socio-économique, si la majorité des Roms a connu une paupérisation accélérée, une minorité s’est enrichie en investissant des niches entrepreneuriales parfois aux lisières de la légalité. En ont résulté, à l’intérieur même des mahali (quartiers) roms, des contrastes saisissants entre quelques vastes maisons à l’esthétique flamboyante, des habitats bricolés de carton et de taule ou des bâtiments préfabriqués socialistes très dégradés, sans que ces différences soient atténuées ou socialement légitimées par une redistribution sociale des Roms les plus fortunés envers les démunis. Les tensions internes dans les ghettos urbains des grandes cités ont par ailleurs été aggravées par l’arrivée de Roms ayant quitté les campagnes (où environ 50 % d’entre eux résidaient en 1992) dans l’espoir de trouver un emploi en ville. Leur présence a conféré une acuité nouvelle à la pénurie en infrastructures (accès à l’eau potable, à l’électricité, absence de routes asphaltées, etc.), mis à rude épreuve les solidarités familiales élargies et suscité le rejet de riverains non roms, souvent eux-mêmes précarisés. Confrontés à la marginalisation et à l’ostracisme, maints Roms ont rapidement recherché une insertion dans des réseaux migratoires internationaux.

Les errements des discours sur le « nomadisme »

Fréquents sont, ces temps derniers, les écrits journalistiques et experts interprétant les mobilités post-communistes roms comme la continuation ou la réactivation d’un mode de vie nomade « traditionnel ». C’est omettre que, sur les terres bulgares, l’abandon des pratiques itinérantes remonte souvent aux XVIIIe et XIXe siècles et que, lorsque les pouvoirs communistes décidèrent de sédentariser de force les derniers nomades à la fin des années 1950, ils n’en recensèrent que 14 000 sur une population estimée à 197 865 Roms [Marushiakova, 2008]. Si l’on souhaite inscrire les mouvements contemporains dans une histoire plus longue, c’est plutôt du côté du gurbet ottoman (travail migrant saisonnier, souvent dans le secteur agricole ou la construction) qu’il faut rechercher sinon des savoir-faire, du moins des répertoires symboliques dans lesquels les migrants d’aujourd’hui peuvent puiser.

Les migrations roms ne diffèrent guère de celles des autres ressortissants bulgares quant à leurs motivations (nées de la combinaison d’une fragilisation socio-économique et de l’inscription de la migration dans un horizon du possible) ou leurs modalités (mobilisation de capitaux sociaux et relationnels, réseaux d’entraide)(4). Les premiers départs sont intervenus dès le début des années 1990 et ont souvent pris la forme de demandes d’asile politique dans des pays comme l’Allemagne ou la France. A partir de la seconde moitié de la décennie, les migrants se tournent davantage vers l’Europe du Sud (Espagne, Italie, Grèce…) où les perspectives d’emploi sont plus attractives. La levée de l’obligation de visas Schengen en avril 2001 marque une nouvelle étape : en autorisant des séjours de 90 jours dans les États signataires des accords de Schengen, elle réduit le coût organisationnel et financier des déplacements tout en augmentant le nombre et en diversifiant l’origine des Roms ayant accès à cette mobilité. Si l’espoir d’une libéralisation des marchés du travail européens après l’entrée de la Bulgarie dans l’Union européenne (UE) en 2007 ne se réalise pas, 15 des 27 États membres ayant appliqué des restrictions à l’égard de travailleurs bulgares ou roumains(5), en tant que citoyens de l’Union, les Roms de Bulgarie voient conforté leur droit à la libre circulation et au libre séjour sur le territoire des États membres, notamment en vertu de la directive européenne 2004/38/CE : ils ne sont plus obligés de motiver leur visite, ni de prouver qu’ils disposent des ressources nécessaires à leur séjour.

Bien que certaines activités confèrent à une petite frange de migrants une publicité source d’opprobre (la mendicité, la prostitution, le vol à la tire), dans leur majorité les mobilités restent peu visibles. La situation des Roms migrants roumains et bulgares vivant en périphérie parisienne dans des bidonvilles ou des squats [Nacu, 2010], brutalement exposée dans les médias à l’été 2010, est de fait loin de refléter la variété des expériences vécues. Lorsqu’ils disposent des ressources relationnelles nécessaires, les Roms bulgares privilégient des formes d’insertion professionnelle (emplois agricoles saisonniers et/ou travail dans la construction pour les hommes ; services à domicile et ménages pour les femmes [Slavkova, 2008]) qui contribuent à leur relative « invisibilité ». Il n’est d’ailleurs pas rare que, pour éviter une éventuelle stigmatisation, ils adoptent des stratégies de présentation de soi non singularisantes. Leurs parcours migratoires sont émaillés de retours en Bulgarie au cours desquels les Roms, comme les autres migrants bulgares, se sentent obligés d’afficher, à travers une consommation et/ou une prodigalité ostentatoires, une « réussite » à l’Ouest toute relative.

On le voit, nous sommes ici bien loin des images de vagabondage délinquant véhiculées dans certains discours culturalistes. Cette configuration n’a pas empêché les pouvoirs publics de plusieurs États européens, dont la France, de présenter les mobilités roms comme une menace, ce qui n’est pas sans évoquer la criminalisation des groupes dits « nomades » au tournant du XXe siècle et les premiers efforts de coordination internationale des pratiques policières de l’entre-deux-guerres [Asséo, 2007]. La stigmatisation de la « dangerosité » des migrants s’inscrit aussi dans une approche sécuritaire des enjeux sociaux que maints sociologues, à l’instar de Loïc Wacquant, ont depuis longtemps dénoncée. Avant que ne s’impose cette grille de lecture migratoire/sécuritaire des questions roms, d’autres prismes avaient été retenus par des acteurs européens et internationaux parfois réellement mus par le désir d’améliorer la situation de cette communauté. Dès le début des années 2000, plusieurs chercheurs avaient souligné les risques d’un traitement exclusif des problèmes roms en termes d’underclass ou de discriminations : la première optique conduisait à ne retenir que des trajectoires individuelles non univoques, tout en retirant aux Roms leur statut d’acteur. La seconde menaçait de figer la séparation entre Roms et non-Roms alors que la démarcation avait été historiquement plus fluide. Plus encore, elle portait en germe une ethnicisation de questions économiques et sociales à dimensions également transcommunautaires [Stewart, 2001].

Venant s’ajouter aux effets incertains des politiques publiques inspirées par ces deux cadres d’analyse, l’actuelle stigmatisation du mouvement, adossée à la mise en place, par les États, de dispositifs d’identification à distance (fichage, notamment) et à l’organisation de rapatriements collectifs(6), est vouée à encourager la mise à l’écart des populations roms. En plusieurs circonstances, des responsables politiques ont souligné leur attachement à l’insertion des Roms dans les États dont ils sont issus. Il aurait suffi qu’ils consultassent les pages des forums sur Internet pour voir combien leur politique pouvait favoriser, en Bulgarie notamment, la libération d’une parole xénophobe longtemps tenue pour « politiquement incorrecte ».

Notes
(1) Cet écart ne saurait être interprété comme le produit d’une difficulté à collecter des « statistiques fiables » – même si la diversité des mobilités résidentielles, en Bulgarie comme à l’étranger, peut représenter un obstacle – mais plutôt comme une incapacité des catégories (langue, confession, ethnicité déclarée) et des pratiques du recensement à décrire des identifications contextuelles et interactives. Afin de se soustraire aux contrôles administratifs et d’éviter la stigmatisation des populations environnantes, une frange des Roms a, sur la moyenne durée, adopté des stratégies identitaires flexibles. Les mobilités sociales ascendantes s’accompagnent parfois aussi de la revendication d’identifications non roms (bulgare ou turque).
(2) La part des Roms chômeurs est passée de 30,2 % en 1992 à 59,9 % en 2001, des chiffres supérieurs à ceux enregistrés dans les milieux bulgare (respectivement 11,0 % et 21,9 %) et turc (19,8 % et 39,0 %).
(3) Les phénomènes de déscolarisation précoce sont accentués par la barrière linguistique, la pauvreté, le manque de transports publics. Les trajectoires des parents (souvent déscolarisés très tôt) affectent en outre les perceptions de l’utilité sociale de l’école.
(4) Contre toute attente, les descendants de familles sédentarisées de longue durée prennent part à ces mouvements au même titre que les lignées de Roms autrefois itinérants. Il n’est d’ailleurs pas rare que les migrants roms et non roms originaires d’un même village suivent des parcours identiques. En 2005, on estimait que 15,2 % des Bulgares avaient au moins une expérience migrante.
(5) La France a ouvert 62 métiers présentant des déficits de main-d’œuvre aux ressortissants bulgares et roumains, mais adopté des dispositions dissuasives (demandes d’autorisation de travail, taxe prélevée auprès des employeurs, etc.). Fin 2007, le nombre des ressortissants bulgares et roumains en France était estimé à 36 000. Cf. Communication de la Commission, Les répercussions de la libre circulation des travailleurs dans le contexte de l’élargissement de l’Union européenne, Bruxelles, 18 novembre 2008, COM/2008/0765 final.
(6) Les expulsions de migrants originaires d e Bulgarie et de Roumanie, en forte hausse depuis 2007, ont concerné plus de 12 000 personnes en 2009 (83 % de Roumains et 7 % de Bulgares). Cf. « Oscar : déni de citoyenneté européenne des Roms », 23 septembre 2010, http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4083 ; RomEurope, Rapport sur la situation des Roms migrants en France, Paris, septembre 2010, http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/Rapport_Romeurope_2009-2010.pdf.

Sélection bibliographique
• Asséo H., « L’invention des “nomades” en Europe au XXe siècle et la nationalisation impossible des Tsiganes », in G. Noiriel (dir.), L’identification des personnes. Genèse d’un travail d’État, Belin, Paris, 2007, pp. 161-180.
• Bălgarski Helsinki Komitet, Pek godini po-kăsno. Nepravitelstveni proekti za desegregacija na romskoto obrazovanie v Bălgarija, BHK, Sofia,2006.
• Guest M. et A. Nacu, « Roms en Bulgarie, Roms en Roumanie – quelle intégration ? », Méditerranée, 110, 2008.
• Marushiakova E. et V. Popov, « Les migrations des Roms balkaniques en Europe occidentale », Balkanologie, 11 (1-2), 2008.
• Marušiakova E. and V. Popov, Gypsies in the Ottoman Empire, Hatfield : University of Hertfordshire Press, 2001.
• Nacu A., « Les Roms migrants en région parisienne : les dispositifs d’une marginalisation », Revue européenne des migrations internationales, 26(1), 2010, pp. 141-160.
• Ragaru N., « ONG et enjeux minoritaires en Bulgarie : au-delà de l’importation-exportation des modèles internationaux », Critique internationale, 40, 2008, pp. 27-50.
• Slavkova M., « Being Gypsy in Europe. The Case of Bulgarian Roma Workers in Spain », Balkanologie, 11 (1-2), 2008.
• Slavkova M., Ciganite evangelisti v Bălgarija, Paradigma, Sofia, 2007.
• Stewart M., « Deprivation, the Roma and the ‘underclass’ », in C. Hann (ed.), Postsocialism : Ideas, Ideologies and Practices in Europe and Asia, Routledge, Londres, 2001.
• Tilkidžiev N. et al., Otpadaštite Romi. Izsledovatelski trud, Open Society, Sofia, 2009.
• Tomova I., « Konstruirane na romskata identičnost », Sociologičeski problemi, 3-4, 2005, pp. 187-214.
• Tomova I., « The Roma in Bulgaria : Education and Employment », manuscrit, 2008.

* Chargée de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) - Sciences Po (CNRS)

Pour citer cet article : Nadège Ragaru, « Bulgarie. Être rom ou les dangers d’une lecture figée de l’identité », Grande Europe n° 26, novembre 2010 - La Documentation française © DILA

 

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