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Précarisation des chercheurs et des enseignants en Italie, par Marco Pitzalis

[Précarisation des chercheurs et des enseignants en Italie, par Marco Pitzalis], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Rome, 1931 : premier congrès mondial de physique nucléaire autour du Prix Nobel de physique (1938) Enrico Fermi (au premier rang, Marie Curie).
Comitato Guglielmo Marconi International

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Mis à jour le 12/10/2010

Introduction

La précarisation des chercheurs et enseignants en Italie a été engendrée moins par la mise en œuvre chaotique du Processus européen de Bologne que par l’inconséquence des pouvoirs publics comme en témoignent notamment la forte concentration des non titulaires dans certaines disciplines et le blocage des carrières universitaires des années durant.


Précarisation des chercheurs et des enseignants en Italie

Marco Pitzalis*

L’université italienne est l’une de celles qui bénéficient des financements les plus modestes parmi les pays développés, selon les données de l’OCDE : en 2007, la dépense publique moyenne par étudiant était dans ce pays de 5 800 dollars, tandis que la moyenne des États de l’OCDE était de 10 424 dollars, celle de l’Union européenne (UE-19) légèrement inférieure et celle des États-Unis de 12 712 dollars. De plus, cet indicateur est resté à l’identique dans ce pays durant la période 1995-2007. L’Italie est donc le seul membre de l’OCDE – aux côtés du Chili et du Japon – où l’investissement public n’a pas augmenté (France 18 %, Espagne 34 %, Royaume-Uni 21 %, États-Unis 37 %, moyenne OCDE 28 %).

Ces données, à elles seules, illustrent l’ampleur de la crise que traverse le système universitaire en Italie. L’une des nombreuses défaillances qui le caractérisent aujourd’hui – et non des moindres – a trait au recours croissant à des personnels au statut précaire tant pour assurer des tâches d’enseignement que de recherche. Ce phénomène, dont les premières manifestations sont apparues dans le sillage du mouvement de massification des universités après 1968, tend en effet à redevenir une pratique de plus en plus répandue avec les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement de Silvio Berlusconi.

Un problème de communication politique ou un problème politique ?

La dernière décennie a été marquée, en Italie, par une très forte instabilité politique, dont les répercussions expliquent la crise que traverse l’université italienne aujourd’hui. Différentes majorités politiques se sont succédé au gouvernement, qui, toutes, se sont montrées incapables d’élaborer un projet cohérent pour l’université et pour le pays. Luigi Berlinguer en charge du portefeuille de l’Éducation nationale, de l’Université et de la Recherche de 1996 à 1998 n’a pas su piloter la mise en place du dispositif LMD (licence-master-doctorat) – un des objectifs du processus de Bologne – et les ministres, de gauche comme de droite, ont pris des positions qui se contredisaient mutuellement et ont abandonné le système universitaire à lui-même. La ligne politique a changé au gré des remaniements : depuis 1998, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Université et de la Recherche a connu cinq titulaires qui appartenaient eux-mêmes à huit équipes gouvernementales différentes. Ainsi, les orientations prônées par Maria Stella Gelmini, l’actuel ministre de Silvio Berlusconi (depuis 2008), sont très éloignées de l’approche de Maria Letizia Moratti, qui a occupé ce même poste de 2001 à 2006 dans un précédent gouvernement de S. Berlusconi. Cette instabilité reflète l’absence d’élites dirigeantes animées par un intérêt commun et soucieuses de préserver la continuité de l’action gouvernementale et administrative.

La politique menée par l’actuel ministre détenant ce portefeuille s’accompagne d’une campagne médiatique qui, en accusant le monde universitaire de corruption et d’inefficience, vise à sa délégitimation. Les termes employés par le ministre marquent une véritable rupture entre les élites politiques du pays et celles de la culture et de l’université. Or, cette rupture est d’autant plus grave que l’université italienne, construite sur le modèle sardo-piémontais(1), est l’un des facteurs à l’origine de la formation d’une classe dirigeante, d’un esprit et d’une science italiens.

La synthèse de la loi sur l’université de 2008(2), présentée sur le site Internet du ministère, porte le titre : « Transparence dans les concours, stop au mandarinat, plus de place aux jeunes, encourager les universités présentant des budgets vertueux ». Si la première partie de cet intitulé prend pour cible des expressions qui, involontairement, nous renvoient à Mai 68, la deuxième partie pointe l’autonomie des universités et du système universitaire. Ce message n’est pas anodin. Tandis que dans d’autres pays, comme la France et l’Allemagne, les ministres de l’Éducation cherchent à valoriser les universités et leurs acteurs, en Italie, au contraire, les propos officiels sont hostiles, provoquant en retour une forte résistance et la mobilisation des enseignants et des chercheurs italiens(3).

Processus de Bologne et crise de l’université

La mise en œuvre en Italie du processus de Bologne à la fin de la décennie 1990 a accéléré la crise du système universitaire. Cette réforme a été introduite dans un contexte d’autonomie pour les universités mais pas pour le système universitaire(4). Ainsi, la réalisation de la réforme des parcours de formation universitaire, inscrite dans le processus de Bologne, a été menée alors que le système universitaire ne disposait pas d’instruments de contrôle et de gouvernance. De plus, cette réorganisation a été entreprise en l’absence de toute stratégie ministérielle : une première tentative dans ce sens n’a en effet été ébauchée qu’en 2005 par Maria Letizia Moratti. Jusqu’en 1999, le système universitaire italien se caractérisait par l’existence d’un seul diplôme (mis à part le doctorat de recherche) de niveau « bac + 4 » ou « bac + 5 ». La création de deux modules au sein des cursus universitaires en deux tranches (licence + master) a « techniquement » entraîné un doublement de l’offre de formation. De plus, l’introduction des parcours professionnels parallèlement aux parcours généralistes a eu pour effet d’en multiplier le nombre et donc d’accroître l’offre d’enseignement.

Si, d’un côté, l’augmentation de la demande de travail universitaire (enseignement) a été induite par la réforme même(5), d’un autre côté, une telle évolution découle également des mécanismes locaux de recrutement et des différentes stratégies établies par les universitaires selon les disciplines(6). Dans l’université italienne, le recrutement se fait essentiellement sur la base de l’offre et de la demande de formation, le nombre d’étudiants apparaissant donc comme la principale variable de l’accroissement du poids d’une discipline. La multiplication des filières et des orientations – liée à un système de crédits (ECTS)(7) qui a entraîné un morcellement des enseignements – a donc conduit à une complexification de l’organisation des facultés mais aussi à une augmentation de l’offre de cours et de filières.

Les effets de ces réformes sont au nombre de trois : d’abord, un alourdissement de la charge de travail des professeurs titulaires (les heures supplémentaires ont été au début bien rémunérées, mais actuellement ne donnent souvent lieu à aucune rétribution) ; ensuite, un recours croissant aux contrats d’enseignement avec des personnes extérieures à l’université ; enfin, le développement des disciplines où la demande de formation est la plus importante.

Un processus de recrutement chaotique

Le processus d’expansion et de réorganisation du système universitaire s’est trouvé associé à partir de 1998 et jusqu’en 2008 à une campagne de recrutement et au déblocage des carrières universitaires(8). Auparavant, de 1985 jusqu’à la deuxième moitié des années 1990, les carrières universitaires et le recrutement avaient été bloqués. En effet, au cours des années 1970, l’université italienne avait fait appel à des personnels précaires, des boursiers et des professeurs non titulaires, employés pour répondre aux exigences pédagogiques découlant de la forte augmentation du nombre d’étudiants après 1968. Ce flot d’anciens précaires avait été titularisé entre 1982 et 1985 (sur concours dont les lauréats obtenaient une « habilitation ») en tant que chercheurs  (les boursiers) ou professeurs associés (les signataires d’un contrat d’enseignement)(9). Leur titularisation, résultat de luttes syndicales, avait créé un véritable embouteillage dans le recrutement et dans les carrières et avait bouleversé l’université. Mais il faudra attendre 1998 pour voir l’administration prendre conscience de la nécessité de conduire une politique de recrutement digne de ce nom, avant que ne commencent les départs massifs à la retraite des baby boomers de l’après-guerre. Il fallait recruter avant que l’université ne se vide !

En 1998, une nouvelle réglementation des concours entre en vigueur (loi 210/1998). Un poste est mis au concours au niveau local et sera financé par des ressources locales, mais la commission de sélection - sauf un représentant de la faculté - est élue au niveau national. Les commissions procèdent au choix de celui ou celle qui occupera le poste en question et a la possibilité de conférer une habilitation à deux autres candidats, qui pourront éventuellement être titularisés par une autre université. Ce mécanisme a un effet pervers : les ressources sont utilisées presque intégralement, pendant les premières années, pour l’avancement dans les carrières, les chercheurs devenant professeurs associés, et les associés, professeurs ordinaires (ordinarius). Ce processus a certainement accéléré la crise des budgets universitaires, la partie affectée aux salaires ayant, en quelques années, dépassé les 90 %, frôlant même souvent les 100 % du total.

La période considérée peut être divisée en deux parties : de 1998 à 2005, ce sont les concours de recrutement de professeurs (1er et 2e rangs) qui sont les plus nombreux et, dans les années suivantes, ceux pour l’embauche de chercheurs (3e rang).

Le nombre de professeurs titulaires passe ainsi, en dix ans, de 49 956 (1998) à 62 700 (au 31 décembre 2008)(10), soit une augmentation de 23,5 %, qui a concerné avant tout le premier rang de la hiérarchie universitaire (les professeurs ordinaires, 45 %) et la base de la pyramide (les chercheurs, 39 %), les effectifs de professeurs de 2e rang (les associés) étant restés assez stables (2 %).

Après 2006 et en particulier en 2008, les nouvelles règles relatives au recrutement et les nouvelles orientations données aux universités pour l’attribution des postes de professeurs ont bloqué le système entraînant une réduction du nombre d’emplois à pourvoir par les professeurs de 1er et de 2e rangs. Les premiers sont ainsi passés de 19 845 en 2006-2007 à 17 880 en 2009-2010 et les seconds de 19 083 à 17 567. Les chercheurs (3e rang), au contraire, ont connu au cours de la même période une forte augmentation de leurs effectifs, de 23 046 à 25 435(11).

Il est difficile de savoir, étant donné le caractère chaotique de ce processus, s’il existe à proprement parler une stratégie de développement de l’enseignement supérieur et de ses différentes filières. Ainsi, le recrutement a été important dans certaines disciplines et moins dans d’autres. Certaines filières – comme les sciences économiques (+ 50,6 %), le droit (+ 46,7 %), les sciences sociales (+ 45,6 %) – ont connu un accroissement sensible du personnel enseignant entre 1998 et 2008, tandis que d’autres, telles les sciences physiques (+ 8,4 %) et les sciences chimiques (+ 11 %), étaient nettement défavorisées(12).

Faute d’une stratégie définie à l’échelle nationale, le recrutement dans les universités et les facultés a donc été gouverné par des logiques locales qui découlent du poids respectif des disciplines et des groupes dominants dans les facultés et les universités.

La précarité : une contrainte ou un système ?

Après 1980 et les bouleversements entraînés par la titularisation des personnels précaires, pendant une décennie, tout type de contrat d’enseignement et de recherche à durée déterminée avait été banni de l’université. Ce choix avait aggravé le blocage des carrières universitaires, les titulaires d’un doctorat ne trouvant pas de débouché dans la recherche. En 1997, l’institution  d’allocation de recherche (loi n° 449/1997)(13) attribuée par le ministère pour une période de deux ans, reconductibles jusqu’à atteindre huit ans, a introduit un élément de dynamisme dans l’université et donné une chance à des générations d’étudiants jusqu’alors exclus du système. Au même moment, l’incertitude pesant sur l’organisation de concours pour des postes de titulaires a contribué à créer une zone grise dans laquelle les facultés ont trouvé une main-d’œuvre intellectuelle apte à répondre aux besoins de la nouvelle offre pédagogique. Cependant, environ 40 % des anciens allocataires de recherche ont obtenu par concours des postes d’enseignants-chercheurs ou d’agents techniques ou administratifs(14).

La mise en œuvre du processus de Bologne a provoqué un autre effet pervers : le report du travail d’enseignant délégué sur des chargés de cours non titulaires et embauchés sur contrat(15). Une telle pratique est particulièrement fréquente dans les universités privées (dont le nombre a augmenté, surtout dans la dernière décennie) mais concerne aussi les universités d’État.

Les enseignants non titulaires dans l’université étaient en 2007-2008 environ 49 000, soit 45 % du total du corps enseignant(16). Les 61 universités publiques emploient 97 % du personnel enseignant titulaire, contre 3 % pour les 21 universités privées (celles-ci par ailleurs comptent dans leurs effectifs 20 % du total des enseignants non titulaires).

Les allocataires (assegnisti) ne sont pas assimilables à des travailleurs précaires puisque, en principe, ce statut devrait être un préalable à la titularisation. Mais dans la mesure où le calendrier des concours est on ne peut plus fluctuant et où leurs règles d’organisation sont constamment modifiées, ces personnels vivent dans une incertitude permanente. Les allocations de recherche et les contrats d’enseignement constituent cependant un élément d’innovation dans ce système traditionnel où l’université demeure une république de professeurs et de chercheurs (titulaires !).

La réforme Gelmini – dont les grandes lignes ont été adoptées à l’automne 2008 et qui est actuellement en discussion à l’Assemblée nationale – prévoit de supprimer les emplois de chercheurs à durée indéterminée et de proposer à la place des contrats à durée déterminée, de six ans maximum, délai après lequel le chercheur doit passer et réussir un concours de professeur. Depuis 2008, la politique universitaire s’oriente vers une diminution drastique du nombre de postes de professeurs titulaires (ordinaires ou associés) et la plupart des concours de recrutement sont d’ores et déjà presque exclusivement réservés à des postes de chercheurs (3e rang), moins coûteux pour les budgets universitaires(17). Dès lors et compte tenu des départs à la retraite massifs, l’université devient de plus en plus l’affaire d’un groupe restreint de professeurs titulaires et d’une masse de chercheurs et enseignants précaires auxquels l’on a recours autant que de besoin.

La précarité n’est pas seulement une forme de sélection, de période de mise à l’épreuve, elle se transforme en système où le mandarinat retrouve sa place. Pire, le déclin de l’université des professeurs laisse place à un nouveau modèle : l’université des gestionnaires, dont le meilleur exemple est constitué par les universités privées où les enseignants sont contractuels.

Finalement, l’autonomie des universités a eu l’effet contraire de celui qu’on escomptait : le système universitaire est incapable de s’émanciper du pouvoir politique et administratif central, et les universités ne sont plus vraiment autonomes. Un nouveau centralisme a été mis en place et il passe par une réglementation contraignante en matière d’organisation pédagogique et budgétaire. La politique universitaire est devenue un élément parmi d’autres de la politique budgétaire de l’État et la crise économique et financière mondiale a permis de détourner une partie importante du financement public des universités vers d’autres secteurs. La raréfaction des subventions a conduit les universités à revoir à la baisse leurs dépenses structurelles, à savoir celles affectées aux salaires. Ce sont en effet les contraintes budgétaires qui, en limitant la capacité de recrutement des universités, sont les premières responsables de la diminution du nombre d’enseignants-chercheurs titulaires. La titularisation est de plus en plus remise en question,  car elle est considérée comme « un privilège de fonctionnaires » et une entrave à la compétition et, par conséquent, à la productivité. Ce point de vue soutenu de façon plus ou moins explicite par Confindustria (l’association du patronat), par la presse libérale de droite et de gauche, et aussi par des courants influents des partis politiques de centre gauche est consacré dans un projet de loi visant à ne rendre possible la titularisation qu’à un stade avancé de la carrière universitaire. De quoi nourrir le désarroi des chercheurs précaires qui, déjà, ne sont titularisés que vers l’âge de quarante ans. Sans compter que, pendant les cinquante dernières années, les règles du jeu en matière de concours ont été des plus erratiques.

Enfin, la réforme du gouvernement Berlusconi, tout en prétendant combattre le mandarinat,  en confiant tout le pouvoir universitaire aux professeurs de 1er rang pour la gestion et le recrutement, les transforme de nouveau en mandarins et retire toute latitude aux autres enseignants-chercheurs(18). On en reviendrait donc à la situation de l’avant-1968...

Notes
(1) Il s’agit d’un modèle universitaire fortement centralisé dans lequel les universités n’ont aucune autonomie et où les professeurs sont agents de l’État.
(2) Comunicato stampa, Roma, 8 gennaio 2009 ; Testo del decreto-legge 10 novembre 2008, n. 180 (pubblicato nella Gazzetta Ufficiale n. 263 del 10 novembre 2008), coordinato con la legge di conversione 9 gennaio 2009, n. 1 (in Gazzetta Ufficiale n. 6 del 9 gennaio 2009, recante : « Disposizioni urgenti per il diritto allo studio, la valorizzazione del merito e la qualità del sistema universitario e della ricerca ». http://www.istruzione.it/alfresco/d/d/workspace/SpacesStore/2ed74644-70e0-40ea-aaf2-7b0575071852/Sintesi%20Legge%20Universita%20e%20Testo%20Coordinato.pdf
(3) Barbara Gagliardi, « La réforme de l’université : le pour et le contre », Grande Europe n° 9, juin 2009, http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues/grande-europe/focus/09/italie.-reforme-universite-pour-contre.shtml
(4) Marco Pitzalis, Réformes et continuités dans l’université italienne, L’Harmattan, Paris, 2002, 319 pages.
(5) Roberto Moscati, Massimiliano Vaira (dir.), L’università di fronte al cambiamento. Realizzazioni, problemi, prospettive, Il Mulino, 2008.
(6) À propos de la reproduction des mécanismes académiques, voir M. Pitzalis, op. cit.
(7) European Credits Transfer System : système de crédits basés sur la charge de travail des étudiants, transférables d’un établissement à l’autre et capitalisables sur la base de 30 crédits par semestre.
(8) CNVSU (Comité national pour l’évaluation du système universitaire), Decimo rapporto sullo stato del sistema universitario (10e rapport sur l’état du système universitaire), 2009.
(9) La loi n. 382/1980 avait créé deux catégories d’universitaires : les professeurs associés (enseignants-chercheurs à part entière) et les chercheurs (dont les charges d’enseignement étaient limitées – au départ – au tutorat et aux cours de travaux dirigés et de travaux pratiques). Ces deux statuts s’ajoutaient à celui de professeur ordinaire et remplaçaient le titre d’assistant titulaire dont la fonction avait été supprimée. Dès lors, la pyramide académique se compose, au sommet, du professeur ordinaire(1er rang), suivi du professeur associé(2e rang), pour se terminer par les chercheurs (3e rang).
(10) CNSVU, 10e rapport, p. 104.
(11) Notiziario Statistico, Il personale docente di ruolo nelle università, Ministero dell’Istruzione dell’Università e de della ricerca, 2010.
(12) CNSVU, Decimo rapporto, voir annexes p. XCVII.
(13) Assegni ministeriali di ricerca.
(14) CNVSU, 10e rapport, pp. 125-126.
(15) Sur la précarisation à l’université, voir le numéro monographique de la revue Inchiesta, « I ricercatori precari e il futuro dell’università », Bologna, Dedalo, n° 150, 2005.
(16) Ministero Università e Ricerca Scientifica, Notiziario statistico, Il personale a contratto 2007/2008.
(17) Il y a là une contradiction : on projette de supprimer les emplois de chercheurs universitaires à durée indéterminée alors même qu’on recrute pour cette fonction.
(18) Les professeurs associés et les chercheurs.

* Professeur de sociologie, Université de Cagliari (Italie) Directeur du Centre interdisciplinaire pour la recherche didactique (CIRD) - Research in Education and Culture (REC)

Pour citer cet article : Marco Pitzalis, « Précarisation des chercheurs et des enseignants en Italie », Grande Europe n° 25, octobre 2010 – La Documentation française © DILA

 

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