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Tourisme et climat. L’exemple des côtes nord-méditerranéennes, par Raphaël Billé et Alexandre Magnan

[Tourisme et climat. L’exemple des côtes nord-méditerranéennes, par Raphaël Billé et Alexandre Magnan], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Canicule et tourisme balnéaire à Barcelone.
AFP / Luis Gene

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Mis à jour le 12/04/2010

Introduction

Les impacts du changement climatique sur le tourisme dans les pays de la rive nord de la Méditerranée, conjugués à d’autres facteurs, pourraient entraîner une désaffection à l’égard de ces destinations, à moins que ne soit repensée en profondeur cette activité cruciale pour l’essor de la région.


Tourisme et climat. L’exemple des côtes nord-méditerranéennes

Raphaël Billé*, Alexandre Magnan**

Apparu dès l’Antiquité mais longtemps resté très élitiste, le tourisme a traditionnellement privilégié la région méditerranéenne pour sa douceur hivernale(1). Ce n’est qu’au cours du XXe siècle que les perceptions, les normes sociales et l’organisation du travail en Europe ont permis une démocratisation progressive de l’activité touristique, dans un contexte où bronzage et chaleur, après avoir été fuis deux millénaires durant, sont devenus des éléments incontournables de vacances réussies. Ainsi, le tourisme balnéaire, essentiellement estival, constitue depuis plusieurs décennies le segment dominant, à l’origine des trois quarts des flux vers la Méditerranée, une proportion appelée à rester constante à l’horizon 2025 d’après les projections établies par le Plan Bleu (ONU)(2).

Économiquement, le tourisme représente une activité cruciale pour la plupart des pays de cette partie de l’Europe. Première région touristique mondiale, la Méditerranée connaît une croissance annuelle de ce secteur oscillant, depuis le début de cette décennie, entre 3 et 4 %. Les visiteurs internationaux qui, en très grande majorité, sont nord-européens, sont ainsi passés d’un peu moins de 60 millions en 1970 à près de 250 millions en 2005, les prévisions pour 2025 s’élevant à environ 400 millions(3). A ces chiffres il faut ajouter le poids grandissant d’un tourisme national et régional en plein essor (145 millions en 2000, près de 200 millions en 2025), particulièrement dans les pays en transition.

Or, le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ONU) montre que le pourtour de la Méditerranée est un des « points chauds » du changement climatique, pour des raisons à la fois physiques et humaines(4). Les modèles amènent à envisager une hausse moyenne des températures de 1,1 à 6,4°C d’ici à la fin du XXIe siècle, avec des vagues de chaleur plus nombreuses et plus intenses qui toucheraient par exemple Athènes ou la Toscane, et plus de jours secs où il fait plus de 40°C, augmentant les risques de décès et d’incendies. La montée du thermomètre devrait être plus prononcée à l’intérieur des terres que sur les côtes, sur les îles ou en mer, et plus marquée en été qu’en hiver. Au cours des dernières décennies, on a déjà observé une diminution des précipitations à Chypre, en Espagne, en Grèce ou en Italie avec, cependant, une augmentation des épisodes de fortes pluies. Enfin, la hausse du niveau de la mer est susceptible de soumettre plusieurs régions méditerranéennes à un risque important d’inondation et d’érosion, par exemple à Thessalonique (Grèce) ou encore à Venise (Italie). Conjuguées, ces manifestations du changement climatique concourent à exacerber les problèmes liés à l’eau douce, déjà aigus en Méditerranée : évaporation accrue, raréfaction de la ressource, salinisation des nappes côtières souterraines.

Le tourisme côtier requiert donc une attention spécifique. Et ce, d’autant que le climat est un facteur majeur de motivation et de satisfaction pour le touriste, même si la relation climat/tourisme est éminemment complexe : le « beau temps » dépend de la destination, du type d’activité prévu, du touriste (âge, santé, etc.), de ses représentations, de sa culture, etc. La manière dont le tourisme répondra au changement climatique est donc nécessairement multidimensionnelle et incertaine.

Tourisme et climat

Le climat est un facteur fondamental dans le choix d’une destination touristique, à tel point que l’on a tendance à penser que ce sont les conditions climatiques (ensoleillement et températures clémentes) qui dictent l’organisation des flux touristiques. Toutefois, les influences des déterminants climatiques du tourisme restent relativement mal comprises du fait de leur grande complexité.

Schématiquement, les variables climatiques reconnues pour avoir un impact sur le tourisme sont classées en différentes catégories selon les auteurs : températures, ensoleillement, précipitations, vent et humidité(5) par exemple, ou encore sécurité, agrément (ensoleillement, répartition journalière des précipitations diurnes) et confort (thermique, hydrique, climatopathologique)(6). La catégorisation de ces variables permet de mettre en évidence les évolutions parallèles des lieux de destination et d’origine des touristes. En effet, c’est surtout le contraste entre les conditions de vie quotidienne du touriste et celles qu’il peut espérer sur son lieu de vacances qui est crucial. Il convient donc de ne pas considérer uniquement les déterminants climatiques du tourisme sur le lieu de destination. Un été exceptionnellement agréable en Europe du Nord, tel que celui de 1995, peut ainsi entraîner immédiatement une réduction du nombre de touristes qui avaient envisagé de se rendre dans un pays du pourtour de la Méditerranée, cette tendance pouvant se prolonger les années suivantes(7) ; de même, il est d’ores et déjà démontré que le flux de touristes depuis le Royaume-Uni vers la Méditerranée est fortement influencé par le niveau des précipitations l’année précédente dans leur pays(8). Ceci étant, les relations de cause à effet sont fort sophistiquées : ainsi, théoriquement, c’est en octobre-novembre que le temps est le plus favorable en Méditerranée pour un Nord-Européen, puisque c’est à cette période que le contraste climatique entre le pays d’origine et celui de destination est le plus fort(9). Pourtant, d’autres paramètres culturels ou institutionnels (calendrier scolaire, etc.) entrent de toute évidence en compte et font de l’été la période la plus prisée, suivie du printemps et seulement ensuite de l’automne. Il n’en reste pas moins que l’observation des évolutions climatiques dans les pays de résidence et de destinations touristiques est un élément important lorsque l’on s’intéresse aux conséquences du changement climatique sur les flux touristiques en Méditerranée.

De nombreux autres facteurs interviennent dans le choix d’une destination par un touriste, parfois avec davantage de force que les conditions climatiques du lieu d’accueil. Certains exemples sont évidents : prix des billets d’avion ou de l’hébergement, durée de vol, démarches marketing intensives, aspects liés à la sécurité et à la santé (les touristes sont, par exemple, plus sensibles à des informations sur de mauvaises conditions sanitaires ou des menaces terroristes qu’à celles sur les vagues de chaleur, quand bien même le risque lié à ces dernières est objectivement bien plus grand que les deux premiers)... Enfin, les « attributs d’accompagnement » des destinations sont également décisifs : soleil et chaleur ne prennent en effet toute leur valeur qu’à proximité d’une plage. L’attrait culturel des destinations joue certes lui aussi un rôle (exemple de la Grèce), mais il ne concerne en réalité qu’un faible pourcentage des touristes. Du côté des pays émetteurs, les évolutions sociales sont fondamentales (comme l’a montré l’émergence du « tourisme de masse » au lendemain de l’instauration des congés payés en Europe), de même qu’un certain effet de mode avec un engouement pour quelques destinations surmédiatisées (Mykonos en Grèce ou Ibiza en Espagne comme lieux de fête, la côte d’Azur française comme destination « chic », etc.). Enfin, il faut garder à l’esprit que le tourisme national et régional est probablement moins sensible au climat et repose sur d’autres critères : accessibilité par la route ou le train, attractivité pour des budgets réduits, etc.

Sans les négliger, les facteurs climatiques doivent donc être replacés dans un contexte plus large, tant il est évident que le développement touristique ne répond pas simplement à un déterminisme climatique. Enfin, le poids des incertitudes ne saurait être sous-estimé. Dans une certaine mesure, c’est la météo qui compte, plus que le climat : outre les températures moyennes/extrêmes et les volumes de précipitations, l’ensoleillement, la nébulosité et même l’heure de la journée où les pluies tombent ont une influence décisive.

Un secteur vulnérable au changement climatique

Le changement climatique aura des effets non seulement sur les ressources du tourisme méditerranéen dans ce domaine (température, précipitations, saisons...), mais aussi sur les ressources non climatiques (disponibilité en eau, paysages...). Il existe dès lors une multitude de types d’impacts, directs et indirects, potentiellement positifs ou négatifs, qui peuvent être classés en quatre grandes catégories(10) :

• Impacts directs d’une modification du climat : variabilité accrue du climat et donc complication des conditions d’exercice de l’activité ; modification des conditions de confort, de santé et de sécurité ; événements extrêmes (tempêtes, inondations, etc.). Localement, ces impacts peuvent se traduire par des améliorations : baisse des précipitations au printemps et en automne, extension de la période estivale, adoucissement de l’hiver, augmentation de la température de l’eau.

• Impacts indirects d’une modification du climat à travers des changements environnementaux. Une réduction de la disponibilité des ressources en eau, en particulier en été, pourrait avoir des impacts variés sur le secteur touristique : accès à l’eau potable, menaces sur des activités aquatiques (tourisme lacustre, canoë de rivière…), modification de paysages naturels et agricoles attractifs, etc. Des sécheresses telles que celle qui a frappé l’Espagne au début des années 1990 montrent que Majorque, par exemple, pourrait devenir dépendante d’eau transportée depuis le continent. Des conflits sont aussi possibles entre les populations locales et le secteur touristique (golfs, parcs aquatiques, etc.) pour l’accès à l’eau. Les pressions que le changement climatique exerce sur des écosystèmes attractifs menacent également les activités liées (plongée, etc.). Au rang des désagréments, une présence accrue de méduses pourrait suivre l’augmentation de la température de l’eau, et l’extension des zones de malaria vers le sud-ouest de l’Espagne est possible. Enfin, l’élévation prévue du niveau de la mer et ses effets associés (érosion, submersion, salinisation) menace nombre de ressources touristiques côtières, des infrastructures aux plages.

• Impacts indirects des politiques de réduction des émissions, notamment sur les coûts et caractéristiques du transport. Selon les objectifs fixés et les mesures adoptées dans les années à venir, ces impacts pourraient s’avérer aussi déterminants pour le tourisme que ceux du changement climatique lui-même.

• Conséquences des impacts globaux du changement climatique sur les sociétés : modes de vie, croissance économique, stabilité politique, etc. C’est ici que se trouvent les plus grandes incertitudes(11) et les interrelations les plus complexes, le tourisme étant dépendant de nombreux autres secteurs.

Conjugués, ces quatre types d’impacts auront des effets :

• Sur la compétitivité comparée des destinations, avec pour conséquences des redistributions saisonnières et spatiales des flux touristiques. En été, l’amélioration des conditions sur certains sites européens pourrait ralentir le mouvement massif des Nord-Européens vers la Méditerranée, voire l’inverser (les Méditerranéens recherchant, quant à eux, plus de fraîcheur vers le nord). Le flux nord-sud pourrait en revanche s’intensifier en automne et en hiver.

• Sur la vulnérabilité des destinations : les redistributions potentielles mentionnées ci-dessus ne sont que l’un des facteurs de vulnérabilité, aux côtés de nombreux paramètres environnementaux, socio-économiques, etc.(12). Néanmoins, l’élévation du niveau de la mer menace de nombreuses destinations, particulièrement les zones côtières basses. L’augmentation du nombre des jours et des nuits les plus chauds en été amènera aussi plus d’inconfort. Ces changements multiples interviendront à des horizons temporels qui concernent des investissements en cours de réalisation, voire déjà réalisés (infrastructures, hôtels, barrages, etc.).

• Sur la vulnérabilité des filières touristiques, qu’il s’agisse de tourisme international/national et régional, de loisirs/d’affaires ou thématique (sportif ou culturel).

Acteurs et leviers d’adaptation

En matière d’adaptation, différentes catégories d’acteurs sont à considérer. Les touristes, selon toute vraisemblance, adapteront leurs pratiques spontanément, entre autres en fonction des évolutions climatiques. Ils chercheront à minimiser la probabilité que leurs vacances soient affectées négativement par les conditions climatiques et les conditions environnementales qui leur sont liées. Des redistributions spatiales et temporelles sont donc à envisager. Mais doit-on penser qu’avec le vieillissement de la population, les touristes nord-européens vont développer une sensibilité accrue à la qualité de l’environnement ? A la santé ? A la sécurité ? A la culture ? Le vieillissement couplé au réchauffement climatique sera-t-il à l’origine d’un déclin relatif du segment balnéaire estival au profit de séjours prolongés en hiver, comme c’est déjà le cas sur la Costa del Sol ou à Malte ? Enfin, il faut souligner que le calendrier scolaire s’inscrit dans les habitudes des touristes autant qu’il les structure.

En fait, la question de l’adaptation du secteur touristique concerne sans doute davantage les opérateurs que les touristes. Il faut noter à cet égard que les professionnels du secteur ont des intérêts et des logiques très variés, depuis les petits opérateurs locaux, largement majoritaires dans le bassin méditerranéen, jusqu’aux entreprises multinationales. Certains sont, par exemple, fortement attachés à un lieu donné, alors que d’autres sont très mobiles. Leurs capacités d’adaptation au changement climatique sont par conséquent contrastées.

Enfin, les autorités publiques, à travers les politiques qu’elles déploient, ont un rôle primordial à jouer en soutien au secteur touristique et à ses efforts d’adaptation. Elles peuvent notamment mettre en place les incitations nécessaires au déploiement, par les petites et moyennes entreprises, de techniques de management environnemental qui réduiront les impacts négatifs de l’activité touristique. Dans le domaine de l’eau par exemple, il y a là un premier pas intéressant sur le chemin de l’adaptation à une raréfaction anticipée de la ressource. Mais, au-delà des instruments « traditionnels » de l’action publique, d’autres dimensions du problème vont solliciter de façon croissante un éventail plus large de leviers d’action. Tout d’abord, les autorités publiques vont devoir s’immiscer dans des choix de filière qui relèvent souvent du domaine privé. En effet, si la diversification de l’offre touristique en Méditerranée et la moindre importance de la saisonnalité semblent porteuses d’espoirs dans un contexte de changement climatique, le tourisme purement balnéaire domine encore largement. Il s’agit dès lors de développer des activités moins sensibles au climat – ou, à tout le moins, aux sensibilités contrastées – mais aussi des activités moins exigeantes en ressources. Or, si le tourisme balnéaire de masse reste prépondérant en Méditerranée, c’est qu’il correspond aux attentes d’une immense majorité : la diversification de l’offre et de la demande est donc indispensable, mais une intervention quelque peu dirigiste des autorités pourrait s’avérer nécessaire pour que les deux se rencontrent sur des filières plus diverses.

Le tourisme est un secteur particulièrement sensible au contexte politique, socio-économique et écologique ; le changement climatique ne vient finalement ajouter qu’une dimension d’incertitude supplémentaire à cette activité qui, par sa nature, nécessite une planification de son développement à long terme(13). La plupart des touristes prennent certes des décisions réactives et donc de court terme, quant à leurs choix de destination ; le secteur touristique y réagit dans les mêmes échelles de temps. En revanche, beaucoup de ressources et infrastructures sur lesquelles repose cette activité (par exemple la production et le traitement de l’eau) exigent des décisions et investissements de long terme. L’adaptation aux bouleversements climatiques dans le domaine touristique représente donc un défi très particulier, auquel diverses réponses peuvent être apportées.

Une approche intersectorielle peut, notamment, être privilégiée (entre tourisme et autres domaines avec lesquels il est en interaction forte, comme l’approvisionnement et le traitement de l’eau, les transports, la construction, l’énergie, l’agriculture, la protection de la nature...). Il convient par ailleurs de considérer séparément les flux internationaux et les flux nationaux et régionaux de tourisme, leurs réactions face aux perturbations climatiques étant, selon toutes probabilités, différentes. En outre, on a constaté que pays émetteurs et pays récepteurs de tourisme sont liés par les évolutions climatiques ; dans certains cas, les seconds pourront mieux cibler leur clientèle s’ils tiennent compte des évolutions des premiers. Enfin, il convient de replacer la question climatique dans un cadre global : le changement climatique est certes un facteur important d’évolution du tourisme méditerranéen, mais il n’est qu’un facteur parmi d’autres (dynamiques environnementales, urbanisation, croissance mondiale, évolutions culturelles, conditions sanitaires, géopolitique...)(14).

Notes
(1) Cet article est principalement inspiré d’un rapport publié par le Plan d’action méditerranéen : R. Billé, M. Kieken, A. Magnan, « Tourisme et changement climatique en Méditerranée : Enjeux et perspectives », in PNUE/PAM/PLAN BLEU, Promouvoir un tourisme durable en Méditerranée, actes de l’atelier régional de Sophia Antipolis, France, 2-3 juillet 2008. Série des rapports techniques du PAM, n° 173, 2009, Athènes, pp. 583-624.
(2) Le Plan bleu est le centre d’analyse prospective du plan d’action pour la Méditerranée (Programme des Nations unies pour l’environnement). Voir : R. Lanquar, Tourisme et environnement en Méditerranée. Economica, 1995. Les fascicules du Plan Bleu, n° 8, PNUE-PAM-Plan Bleu, 2005. Dossier sur le tourisme et le développement durable en Méditerranée. MAP Technical Report Series n° 159, 2005, 215 p.
(3) Voir les travaux du Plan Bleu : http://www.planbleu.org/themes/tourisme.html.
(4) Climate Change 2007. Synthesis Report, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), 2007, www.ipcc.ch.
(5) W. Lise, R. Tol, « Impact of Climate on Tourist Demand », Climatic Change, n° 55, pp. 429-449.
(6) J.- P. Céron et G. Dubois, « The Potential Impacts of Climate Change on French Tourism », Current Issues in Tourism, n° 8 (2-3), 2004, pp. 125-139.
(7) A. R. Giles, A. H. Perry, « The Use of a Temporal Analogue to Investigate the Possible Impact of Projected Global Warming on the UK Tourist Industry », Tourism Management, n° 19, 1998, pp. 75-80.
(8) K. Smith, « Tourism and Climate Change », Land Use Policy, n° 7, 1990, pp. 176-80.
(9) A. Perry, « Impacts of Climate Change on Tourism in the Mediterranean : Adaptive Responses », Nota di Lavoro, n° 35, Fondazione Eni Enrico Mattei, 2000.
(10) D. Scott, B. Amelung, S. Becken, J.-P. Ceron, G. Dubois, S. Gossling, P. Peeters, M.-C. Simpson. Changement climatique et tourisme. Faire face aux défis mondiaux, Organisation mondiale du tourisme, Programme des Nations unies pour l’environnement, Organisation météorologique mondiale, 2007.
(11) Alexandre Magnan, « Mediterranean Coastal Tourism Facing Climate Change Uncertainties », pp. 361-372, in E. Özhan (Ed.), Proceedings of the Ninth International Conference on the Mediterranean Coastal Environment, vol. 1-2, MedCoast, 10-14 novembre 2009, Sotchi (Russie), 1126 p.
(12) Alexandre Magnan, « La vulnérabilité des territoires littoraux au changement climatique : mise au point conceptuelle et facteurs d’influence », IDDRI, coll. « Analyses », janvier 2009, 30 p.
(13) A. Perry, « Climate Change, the Environment and Tourism : the Interactions », Position Paper 1 : Current Activities, Areas and Gaps in Research, 2003.
(14) Raphaël Billé, Benjamin Garnaud, « Climat, un facteur de changements parmi d’autres », Le Courrier de la Planète, n° 89/90, 2009, pp. 88-93.

* Directeur de programme Biodiversité et adaptation à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), IEP Paris
** Chargé d’études Vulnérabilité et adaptation à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), IEP Paris

Pour citer cet article : Raphaël Billé, Alexandre Magnan, « Tourisme et climat. L’exemple des côtes nord-méditerranéennes », Grande Europe n° 19, avril 2010 – La Documentation française © DILA

 

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Ressources complémentaires