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Portugal. L’émigration vers l’Europe ou l’européanisation par le bas, par Albano Cordeiro

[Portugal. L’émigration vers l’Europe ou l’européanisation par le bas, par Albano Cordeiro], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

De nombreuses familles ouvrières portugaises, arrivées en France dans les années 1960-1970, se sont installées dans l’île de Chatou (département des Yvelines).
AFR - Esper Patricio

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Mis à jour le 12/02/2010

Introduction

L’installation progressive de la communauté portugaise travaillant dans l’Union européenne, estimée à 1,3 million de personnes, a précédé d’une vingtaine d’années l’adhésion de ce pays à l’UE (1986). Outre la mobilité, voire l’ascension sociale que cette migration a représentée pour nombre de villageois, elle a permis au Portugal qui si longtemps tourna le dos à l’Europe, une européanisation « par le bas ».


Portugal. L’émigration vers l’Europe ou l’européanisation par le bas

Albano Cordeiro*

Le départ en nombre de ses ressortissants vers l’Europe, en particulier vers la France, à partir du début des années 1960 constitue un tournant dans l’histoire du Portugal. Jusqu’alors, le courant d’émigration s’était orienté vers d’autres continents, même si, durant l’entre-deux-guerres, il s’est trouvé des Portugais venus travailler en France, après avoir vécu l’expérience du Corps expéditionnaire portugais, qui a participé à la Première Guerre mondiale dans ce pays, ou encore pour des raisons politiques. La plus vieille nation de l’Europe continentale(1) a noué, depuis son indépendance et la fin des conquêtes de territoires occupés par les Maures, peu de relations avec le continent : celles-ci étaient plutôt centrées sur la Flandre et ses ports, sur l’Angleterre et sur les républiques maritimes méditerranéennes.

Le fait que l’Espagne ait été perçue, pendant des siècles, comme une menace potentielle, explique en partie la vocation maritime du Portugal, souvent considéré comme un pays « tournant le dos à l’Europe ». Fréquemment usitée, l’expression « par-delà les Pyrénées » revenait alors à désigner ce qui, au-delà de cette barrière naturelle, constituait le « reste de l’Europe ». Les découvertes des XVe et XVIe siècles firent que cette puissance maritime se focalisa sur son outre-mer : sur le Brésil d’abord où le roi installa sa cour entre 1808 et 1821(2), puis sur ses colonies africaines (Cap Vert, Guinée-Bissau, São Tomé et Prince, Angola et Mozambique) et asiatiques (Goa, Damão, Diu, Timor, Macau).

Avec la fin de la guerre coloniale (1974) et son retrait sans conditions de ses territoires africains, le Portugal n’a d’autre alternative que de se tourner vers l’Europe. Son entrée dans l’Union européenne (UE) le 1er janvier 1986 fera de lui un pays européen à part entière.

Le Portugal des années 1960 et 1970

L’émigration massive de travailleurs portugais « par-delà les Pyrénées » précède en quelque sorte cette européanisation « par le haut » du pays.

Dans les années 1950, le courant traditionnel d’émigration vers le Brésil commence à décliner pour être progressivement supplanté par le nombre croissant de départs vers les provinces africaines, peu de temps avant les débuts de la guerre coloniale (Angola, 1961). Pendant ce conflit, l’État mène campagne, sans grand succès, auprès des soldats et des officiers démobilisés pour les inciter à demeurer sur place. Toutefois, ces militaires, une fois revenus chez eux, n’avaient souvent qu’un objectif : partir travailler en France. Cette aspiration en dit long sur la confiance dont bénéficient alors les dirigeants du pays comme sur les chances d’obtenir un emploi digne de ce nom.

Dans ce pays rural, très peu industrialisé, souffrant d’un analphabétisme important, surtout dans les campagnes, et soumis à un régime autoritaire lié à une aristocratie foncière encore puissante et une grande bourgeoisie commerciale et industrielle, le lieu de naissance détermine la position sociale que chacun « doit » occuper dans la vie. Dans les villages de l’intérieur, encore relativement peuplés, la mobilité sociale est faible, voire inexistante, ce qui explique, pour partie, ce désir de quitter le pays pour aller tenter sa chance à l’étranger. Dans chaque village, l’histoire de ceux qui sont partis nourrit l’imaginaire, donnant le courage de s’expatrier à son tour.

Au début des années 1960, le gouvernement alourdit la pression fiscale sur les petites et moyennes exploitations agricoles afin de satisfaire à un effort de guerre qui absorbe plus de 40 % du budget national ; la rentabilité déjà faible d’un grand nombre d’entre elles, en particulier des minifundia du nord du Portugal, ne s’en dégrade que davantage. Les exploitations moyennes du centre du pays ne sont pas épargnées non plus. Ces mesures viennent encore renforcer cette aspiration au départ déjà très vive, en dépit du fait que les villageois demeurent très attachés à leur terroir.

Répondre aux besoins en main-d’œuvre de la France

Dans les années qui précèdent la fin de la guerre d’Algérie, les tensions sur le marché français du travail s’accentuent. Craignant un départ massif de la main-d’œuvre algérienne à la veille et au moment de l’indépendance, Paris dépêche des missions pour négocier des accords bilatéraux avec Tunis, Rabat et Lisbonne qui visent à inciter leurs ressortissants à venir travailler en France. Ces textes seront signés en 1963.

Mais l’accord avec le Portugal n’est pas vraiment appliqué car, très vite, le gouvernement, soucieux de retenir au pays les futurs soldats(3), s’emploie à freiner les départs. Les travailleurs portugais n’en prennent pas moins, par dizaines de milliers chaque année, le chemin de la France, en recourant à des passeurs. Cette émigration va connaître des proportions inédites puisqu’elle concerne, entre 1963 et 1974, près de 10 % de la population portugaise, ne laissant dans nombre de villages du nord que les grands-parents, quelques femmes et les enfants.

Un tel flux de départs est sans équivalent dans l’histoire d’une population qui, bien que dotée d’une forte tradition d’émigration, du moins dans certaines régions, demeure très attachée à ses origines rurales. La vie des villages sera bouleversée par l’émigration de la plupart, voire de la totalité des jeunes(4). Le fait que la France soit, géographiquement, à la portée des candidats au départ(5) a sans aucun doute favorisé ce mouvement. Cette proximité permettait d’arriver à destination en moins de deux jours. Une fois en France, l’intéressé pouvait régulariser son séjour dès la première embauche et, très vite, envisager une visite au village.

Les répercussions économiques et sociales de l’entrée dans l’UE

La demande d’adhésion à la Communauté économique européenne (CEE) a été déposée en 1977, soit deux ans après le transfert de la souveraineté des ex-colonies africaines aux mouvements indépendantistes et trois ans après le coup d’État du Mouvement des forces armées qui, mettant fin à quarante-huit années de dictature, instaura un régime de démocratie parlementaire. Le Portugal pouvait alors rejoindre le bercail des pays européens.

Incontestablement, le Parti socialiste, dirigé par Mário Soares, a été la force politique qui a le plus œuvré pour l’entrée du Portugal dans la CEE. Un an après que celui-ci en fut devenu membre, les socialistes perdaient le pouvoir à l’issue des élections législatives de 1987. Le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) garda la majorité jusqu’en 1995(6) ; c’est donc lui qui était à la tête du pays quand les premiers effets de l’entrée dans la CEE se firent sentir(7).

En 1987, le Portugal figurait en bas de la liste des États membres en ce qui concerne le PIB par habitant en standards de pouvoir d’achat (SPA) (Eurostat, données 1985), ce qui faisait de lui le pays le plus pauvre de l’Europe des Douze. La CEE, via le Fonds européen de développement régional (FEDER), contribua pour l’équivalent de 170 millions d’euros à dix-sept projets d’infrastructures (autoroutes, ponts, écoles, hôpitaux, ports, aéroports et autres) annoncés dès 1986. Même si cet apport financier ne constitue qu’un élément parmi d’autres permettant de juger de l’impact de l’entrée du Portugal dans l’UE, elle ne fut pas sans conséquence sur la situation de l’emploi. S’élevant à 11,1 % de la population active au premier trimestre de 1986, le chômage tomba à 5,1 % au dernier trimestre de 1988.

Au début des années 1990, les salaires des ouvriers au Portugal étaient ainsi les plus bas de l’Europe de l’Ouest : par exemple, ils étaient de deux tiers inférieurs à ceux enregistrés au Luxembourg où les Portugais étaient majoritaires dans les diverses catégories ouvrières. Ils étaient donc à la fois les mieux rémunérés d’Europe (au Luxembourg) et les moins bien rémunérés en Europe (au Portugal). En 1993, le coût salarial horaire d’un ouvrier portugais (au Portugal) était de 30 % inférieur à celui de son homologue français et de 20 % à celui de son collègue ouest-allemand ou encore suisse.

Depuis 1986, les salaires et les conditions de travail n’ont pas connu de sensibles améliorations. Les raisons qui présidèrent à l’émigration des Portugais vers les pays européens valent toujours et celle-ci se poursuit, mais dans de moindres proportions(8).

Faute de salaires suffisamment attractifs, des dizaines de milliers de travailleurs continuent de partir, en particulier vers l’UE, aggravant les tensions sur le marché du travail portugais et contraignant les entreprises locales à faire appel à de la main-d’œuvre étrangère. Même si une immigration en provenance des pays lusophones existait déjà, les années 1990 ont connu de nouvelles vagues d’arrivants. Cet apport va ainsi répondre aux nouveaux besoins de main-d’œuvre engendrés par les investissements financés par le FEDER mais aussi par des investissements directs étrangers et compenser les départs des travailleurs portugais. Le Portugal devient alors une terre d’immigration autant que d’émigration.

Dans les années 1990, les chantiers de construction et de rénovation à Berlin et dans d’autres villes de l’Allemagne réunifiée, se multiplient. Des sociétés portugaises, déjà existantes ou créées à cet effet, s’implantent sur le marché allemand du bâtiment et organisent l’arrivée, chaque année, de milliers de travailleurs(9). Après 1992, cette émigration bénéficie des avantages liés à la libre circulation dans l’Espace Schengen et à la réglementation appliquée aux entreprises installées sur le territoire de l’Union européenne, en particulier à celles exerçant des activités de sous-traitance. Les travailleurs portugais se voient proposer « à distance » des contrats de travail dans des pays européens, assortis de salaires certes plus élevés qu’au Portugal mais soumis au régime des cotisations et autres contributions qui y sont en vigueur.

La circulation des Portugais dans l’espace européen

Par le passé, émigrer signifiait échapper à la condition de salarié ou de petit paysan pauvre et se donner la possibilité de monter dans l’échelle sociale. Dans le cas de l’émigration vers la France et l’Europe des années 1960-1970, si le « rêve portugais »(10) consistait toujours à vouloir jouir d’un niveau de vie proche de celui de la classe moyenne, voire des catégories aisées, il visait en priorité à constituer une épargne pour construire une maison au pays(11) et offrir aux enfants un « autre avenir », sans pour autant changer de statut social.

L’émigration est conçue comme non définitive. L’expatriation était censée durer quelques années, le temps d’amasser un pécule qui permettra de mener une vie décente, une fois rentré au pays. Très vite, les migrants portugais comprennent que le niveau d’épargne recherché pourrait être plus vite atteint si l’épouse percevait, elle aussi, un salaire. L’immigration portugaise devient en quelques années « la plus familiale » (présentant la proportion de regroupements familiaux la plus élevée). Le taux d’activité des femmes portugaises immigrées en France se révèle alors, en peu de temps, le plus fort de l’ensemble de la population féminine d’origine étrangère et dépasse même celui des Françaises.

A la fin des années 1970, rares étaient les familles émigrées qui n’avaient pas ou construit, ou rénové leur maison au Portugal. Bien qu’on ait enregistré un pic du nombre des retours définitifs à cette époque(12), les chiffres sont demeurés peu significatifs.

En fait, la venue de l’épouse et la (re)constitution du foyer familial en France, vont plutôt aboutir à prolonger l’expatriation. Le retour définitif ne se fera pas, mais, chaque année, le séjour au village va devenir en quelque sorte un substitut : on reste en France mais on se rend chaque année au pays.

Avec une population de 469 millions de nationaux(13) et un nombre de ressortissants des États membres vivant dans un autre pays membre estimé entre 9 et 9,5 millions, la mobilité intra-européenne est évaluée à environ 2 %. Les Portugais participent pour 14 % à cette mobilité, ce qui représente un total de 1,3 million d’émigrants. Les Italiens résidant dans l’UE (Italie exclue) atteindraient un chiffre équivalent de même que les Polonais qui, avant que ne se déclenche la crise économique mondiale, ont quitté massivement leur pays (plus de 100 000 départs par an).

La modernisation des transports et la baisse des tarifs aériens à partir des années 1990 ajoutées au niveau de revenus relativement confortables dont jouissent de nombreuses familles portugaises émigrées permettent de multiplier les voyages hors saison, pour des raisons liées à la gestion de leurs biens ou, plus simplement, pour des événements familiaux. Lors des vacances d’été, le va-et-vient entre pays de résidence et village d’origine concerne, à l’échelle européenne(14), près d’un million de Portugais qui traversent au moins deux pays européens, voire plus, pour se rendre au Portugal.

Il est fort probable que cette pratique perdure encore durant de nombreuses années. D’une part, ces émigrés, partis jeunes et en nombre dans les années 1960-1970, sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à atteindre l’âge de la retraite. Le choix de leurs enfants de fonder une famille, en France par exemple, et d’y rester les amène à effectuer des va-et-vient à plusieurs moments de l’année, du moins tant que leur état de santé le leur permet. D’autre part, nombre de leurs descendants font des allers-retours annuels pour visiter parents et amis et pour profiter, durant leurs vacances, de la maison construite par les parents et dont ils hériteront un jour ou l’autre.

Ces pratiques des migrants portugais et de leurs descendants s’inscrivent dans la modernité ; celle-ci se caractérise, entre autres, par une intensification des liens entre des espaces discontinus et par de fréquents contacts entre des personnes que l’on croirait a priori séparées. Cet usage de l’espace européen par les migrants portugais participe ainsi d’une démarche que l’on peut qualifier d’européanisation « par le bas ».

Notes
(1) L’indépendance du Portugal, reconnue par la papauté, remonte à 1143. Ses frontières actuelles sont approximativement les mêmes depuis 1249, date de la conquête de l’Algarve, la province la plus méridionale.
(2) Suite à la première invasion des troupes napoléoniennes commandées par le général Junot (1807), le roi s’exile au Brésil. De 1808 à 1822, Rio de Janeiro devient la capitale du Portugal. Après l’abolition de l’esclavage (1888), les émigrés portugais (contratados) remplacent une partie de la main-d’œuvre africaine dans l’agriculture brésilienne. Durant près de 70 ans, le Brésil sera la principale destination des émigrants portugais.
(3) Le gouvernement d’Antonio de Oliveira Salazar (1932-1968) puis de son successeur, Marcelo Caetano (1968-1974), a en fait tantôt limité l’émigration (suppression du « passaporte de emigrante»), tantôt l’a tolérée notamment pour les transferts d’argent qu’elle impliquait. Voir Victor Pereira, L’État portugais et les Portugais en France de 1958 à 1986, thèse de doctorat, IEP, Paris, octobre 2001.
(4) Une partie de ces départs était imputable, à l’époque, à la mobilisation militaire. Sur ces villages vidés de leurs jeunes, voir Les émigrés, DVD de José Vieira (75’), Production Aléas (26, rue Damrémont 75014 Paris).
(5) Contrairement aux départs pour les Amériques, l’Afrique ou l’Asie qui exigeaient de mobiliser une somme importante, d’entreprendre de lourdes démarches administratives et de sacrifier pour le trajet quelque 30-40 jours au temps des voiliers qui passèrent à 10-14 jours avec les paquebots.
(6) Avec l’arrivée au pouvoir du centre droit, coïncidant avec l’entrée dans la Communauté économique européenne, la politique économique, plus libérale, met un terme à la restitution aux propriétaires d’une grande partie des terres arables nationalisées en 1975, en particulier dans la province de l’Alentejo, et ouvre à la privatisation 49 % du capital d’un grand nombre d’entreprises publiques (Jorge Rebelo, in « Bilan économique et social 1988 », Le Monde, 1989).
(7) Mário Soares assumera la présidence de la République de janvier 1986 à 1996 (deux mandats) ; lui succèdera, en 1996, le socialiste Jorge Sampaio.
(8) Les statistiques sur les départs d’émigrants temporaires ou permanents du Portugal, divergent de celles du pays d’arrivée, en particulier pour la France ; ceci s’explique en partie par la non-comptabilisation des départs du fait des facilités de circulation des Portugais dans l’Espace Schengen à partir de 1992.
(9) Les statistiques de la DGACCP (Direction générale des affaires consulaires et des communautés portugaises) en matière d’émigration sont peu fiables. Pour l’année 1994, les émigrés temporaires vers l’Allemagne seraient au nombre de 3 600 (soit 17 % des 21 259 départs enregistrés au titre des émigrés temporaires), mais, en fait plus du double selon les milieux syndicaux.
(10) Titre d’une exposition sur l’immigration portugaise réalisée à Paris en 1988 par José Vieira et le CEDEP (Collectif d’études et dynamisation de l’émigration portugaise).
(11) Voir sur ce thème Roselyne de Villanova, Carolina Leite, Isabel Raposo, Maisons de Rêve, Editions Créaphis, 1994, 191 p. Sur le même sujet, Isabel Cardoso, Imaginário e história das casas dos «Portugueses de França», thèse de doctorat en histoire de l’art, faculté de sciences sociales et humaines de Lisbonne, Université nouvelle, 2009, 339 p.
(12) Ces retours comptabilisés via les demandes déposées auprès des consulats, seraient de l’ordre de 15-18 000 par an, un chiffre peu élevé au regard d’une émigration portugaise résidente estimée à plus de 750 000 personnes. Les retours au Portugal, toutes provenances confondues mais pour l’essentiel d’Europe, ont été estimés à 26 000 durant la décennie 1980, soit quelques milliers par an. Cf. M. B. Rocha Trindade, O Emigrante, 15 mai 1992.
(13) http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tps00157&plugin=1. La population de l’UE-27 devrait atteindre 500 millions en 2010 alors que les étrangers (UE et non-UE) résidant dans l’UE, représentaient 30,8 millions en 2008.
(14) En août 2002, la DGACCP recensait 1,33 million de Portugais dans l’UE (y compris dans les futurs pays membres) et les résidents inscrits dans les consulats suisses étaient plus de 156 000, soit un total de 1,486 million. Ces statistiques manquent de fiabilité notamment en raison du caractère non obligatoire de l’inscription au consulat, des doubles inscriptions (suite à un déménagement) et de l’absence de mise à jour et sont donc sans doute surestimées.

* Économiste-sociologue, CNRS, Paris

Pour citer cet article : Albano Cordeiro, « Portugal. L'émigration vers l'Europe ou l'européanisation par le bas », Grande Europe n° 17, février 2010 - La Documentation française © DILA

 

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