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Pologne. Une société aux prises avec ses contradictions, par Artur Borzeda

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Ouverture, le 6 février 1989, des travaux de la Table ronde réunissant le gouvernement polonais et l’opposition. Les négociations s’achèveront le 5 avril.
AFP

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Mis à jour le 12/09/2009

Introduction

Les célébrations du vingtième anniversaire des accords de la Table ronde ne soulèvent guère l’enthousiasme parmi les Polonais tiraillés entre la nostalgie du passé et les attraits de la modernité et inquiets de la dégradation de leur niveau de vie ; celle-ci est source d’une nouvelle division de la société entre « gagnants » et « perdants » de la transition comme de l’intégration dans l’Union européenne.


Pologne. Une société aux prises avec ses contradictions

Artur Borzeda*

Les différentes révoltes qui ont secoué la Pologne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (1956, 1968, 1970, 1976) ont finalement débouché sur la création du syndicat Solidarnosc (Solidarité), en 1980. Celle-ci a constitué une véritable révolution dans la zone d’influence soviétique où, pour la première fois, un grand mouvement ouvrier échappait au contrôle du pouvoir communiste. Cependant, la tutelle de l’URSS ne lui laissait aucune chance et l’instauration de l’état de guerre par le général Jaruzelski, le 13 décembre 1981, l’a contraint à la clandestinité pendant huit ans. Il s’agissait donc d’un « faux départ » et il faudra attendre la fin de la décennie pour que se produisent des changements radicaux, mais sans qu’ils s’accompagnent d’une dynamique révolutionnaire. S’ils sont nés d’une situation intérieure explosive, ils ont surtout été permis par l’affaiblissement de l’URSS. Les négociations puis les accords entre le pouvoir communiste et l’opposition, connus sous le nom de « Table ronde » (6 février – 5 avril 1989), impliquèrent de part et d’autre des forces réformatrices, certes minoritaires mais soucieuses d’éviter tout dérapage extrémiste. De telles modalités furent encouragées par Moscou et Washington, désireux avant tout de préserver le calme dans la région.

Les accords portent sur l’organisation d’élections semi-démocratiques pour la Diète (65 % de sièges pour le Parti communiste et 35 % pour l’opposition), et entièrement libres pour le Sénat, la création du poste de président de la République, la reconnaissance du pluralisme syndical (entraînant la légalisation de Solidarnosc), la libéralisation des médias ainsi que l’adoption prochaine de mesures de redressement économique.

La Table ronde a amorcé indéniablement le processus ayant mis fin au communisme avec les élections législatives de juin 1989 qui, à la surprise générale, ont plébiscité Solidarnosc dont les responsables vont prendre en charge la direction politique du pays. D’emblée, ils décident de mettre en place un État de droit démocratique et une économie de marché. Mais, afin de préserver l’unité nationale, ou du moins d’éviter des règlements de comptes incontrôlables, le nouveau pouvoir fait le choix de « tirer un gros trait » sur le passé communiste. Néanmoins, l’absence de rupture symbolique et forte avec l’ancien régime perturbe le processus des transformations systémiques et devient source de divisions au sein de la société. Si les réformes politiques et économiques mises en œuvre ont apporté les fruits escomptés (en dépit de certaines conséquences néfastes), les ressentis d’un grand nombre des Polonais, quant à eux, restent empreints d’un fort sentiment d’injustice, voire de trahison, même vingt ans plus tard.

Deux interprétations des résultats de la Table ronde

Durant plus de 200 ans, tout en se polarisant sur la défense de l’indépendance du pays et en organisant son système de valeurs autour des notions de communauté et d’identité nationales, la société polonaise se partageait entre les « idéalistes romantiques » et les « positivistes pragmatiques », deux groupes relativement équivalents sur le plan numérique.

Les « romantiques » recherchaient en permanence un idéal, par définition inatteignable, se battaient pour des causes perdues d’avance mais avec panache et souvent au prix d’énormes sacrifices humains. Néanmoins, ils ont contribué à préserver une certaine continuité de la nation, de son histoire et de ses traditions, que ce soit durant les partages du pays des XVIIIe et XIXe siècles ou durant la domination communiste. Les « positivistes », pour leur part, faisaient des choix plus pragmatiques, mettant en avant le travail, l’éducation, le labeur quotidien et la réussite, dans le but de construire l’avenir de la société mais aussi de réaliser leur épanouissement personnel. Pour eux, l’intérêt national était bien mieux servi par la cohésion sociale que par l’affrontement.

Au cours de la période 1945-1989, ce clivage s’est estompé au profit d’un autre opposant deux catégories bien distinctes : « nous » (tous ceux qui n’acceptaient pas le régime communiste) et « eux » (ceux qui, de près ou de loin, y étaient liés). Cette dichotomie perdure, même si la répartition a évolué : ainsi les changements de l’après-1989 sont perçus par les uns comme une victoire à la Pyrrhus, par les autres comme un triomphe irréfutable.

Selon le « scénario noir », la Table ronde aurait permis aux élites communistes et à une partie de l’opposition de l’époque de se partager le pouvoir. Cette thèse repose essentiellement sur le fait qu’une grande partie du personnel politique d’avant 1989 continue d’exercer des fonctions politiques et économiques à responsabilité, alors que d’anciens mineurs, sidérurgistes ou ouvriers de chantiers navals, qui formaient pourtant la principale force motrice de Solidarnosc, ont souvent, pour leur part, tout perdu. Les événements de l’histoire les ont privés non seulement d’un travail et d’un niveau de vie décent, mais aussi de la reconnaissance sociale dont ils bénéficiaient sous le régime communiste. De plus, « les perdants » considèrent que l’èthos initial de Solidarnosc a été trahi par nombre de ses anciens leaders qui, une fois au pouvoir, ont oublié leurs idéaux de justice sociale auxquels aspiraient également les quelque 10 millions de sympathisants du syndicat.

À l’opposé, le « scénario blanc » présente un tableau sans ombre ou presque : les évolutions en Pologne tiendraient du « miracle », les conséquences sociales malheureuses étant considérées comme inéluctables. L’accent est mis sur les résultats économiques globalement positifs, sur l’intégration du pays à l’OTAN et à l’Union européenne ou encore sur l’existence d’institutions démocratiques ainsi que sur les libertés individuelles. Les tenants de cette thèse, formés par une partie des membres fondateurs de Solidarnosc, mais aussi par certains ex-communistes, insistent sur le caractère pacifique et exceptionnel des changements intervenus dans l’ensemble du pays, et sur le courage et les sacrifices de tous ceux qui y ont participé. Ils soulignent que le « modèle polonais » a représenté un exemple pour de nombreux autres pays. Ils rappellent également que l’Union soviétique, bien qu’affaiblie, existait encore en 1989 et disposait alors de près de 60 000 soldats stationnés sur le sol polonais(1). Enfin, la place toujours détenue par un certain nombre d’anciens communistes est justifiée par le fait que le régime précédent était soutenu par un quart environ des Polonais et que, dans un pays démocratique, il est impossible d’exclure purement et simplement un groupe de population au motif de son passé politique. Le « scénario blanc », tout aussi répandu que le « noir », n’admet pas non plus de doute quant à sa plausibilité.

Ces divergences sur les résultats de la Table ronde renvoient à l’évolution qu’a connue le système des valeurs en l’espace d’à peine une génération. Le clivage « gagnants/perdants » s’y est estompé, laissant place à une division entre progressistes et traditionalistes. Ces derniers refusent le nouveau système adopté par leur pays, basé sur la primauté de l’argent, l’individualisme et le consumérisme. Certes, ils se font l’écho, un peu assourdi, de plus de quarante ans d’endoctrinement communiste, mais ils réagissent également à la disparition progressive d’anciens principes cultivés par la société polonaise et incarnés dans le nom même du principal mouvement massif de résistance aux régimes communistes de l’Est, Solidarnosc (Solidarité).

Deux visions politiques

Aujourd’hui, la dichotomie de la société polonaise transparaît notamment sur la question du traitement à appliquer aux anciens collaborateurs, prétendus ou réels, de la police politique. La société polonaise, tout comme celles des autres pays du bloc soviétique, était noyautée par les communistes. Cependant, un « gros trait sur le passé » ayant été tiré en 1989, la boîte de Pandore est restée longtemps fermée mais non sans que se creuse le fossé entre les partisans d’un statu quo et ceux qui souhaitaient une relecture de l’époque communiste.

Cette dichotomie se retrouve naturellement dans les partis politiques du pays. Si, comme on peut s’y attendre, les anciens communistes n’ont jamais changé de position, certaines formations issues de Solidarnosc se montrent plus fluctuantes et, sans en faire une de leurs orientations politiques exigent, de temps à autre, des représentants de l’ancien régime qu’ils rendent compte des années durant lesquelles ils ont exercé le pouvoir. Le Premier ministre Jan Olszewski a ainsi tenté de déclencher une « chasse aux sorcières » en 1991 non seulement contre les anciens communistes, mais aussi contre une partie des nouvelles élites. Cette campagne risquant de déstabiliser les principales institutions du pays, le Parlement et le président Lech Walesa ont fait cause commune pour demander et finalement obtenir la démission du gouvernement en juin 1992.

Outre les ex-communistes, les libéraux de Plateforme civique (PO) s’opposent aux traditionalistes de la droite chrétienne nationale, auxquels l’extrême droite (la Ligue des familles polonaises et Samoobrona) a prêté main forte entre mai 2006 et août 2007 au sein de la coalition gouvernementale. Aujourd’hui, c’est le parti Droit et Justice (PiS), du président Lech Kaczynski, qui se trouve à la tête des traditionalistes. Arrivé au pouvoir à l’automne 2005 à la suite des élections parlementaires et présidentielle, le PiS peut compter sur un électorat fidèle, stable et discipliné qui lui apporte un peu plus de 35 % des voix. Opposé au « scénario blanc », le parti des frères Kaczynski(2) se considère investi de la mission d’ « assainir » la société polonaise, en particulier la classe politique et le milieu des affaires. Anciens collaborateurs de Lech Walesa, présents à ses côtés pendant les négociations de 1989, les deux frères déclarent à présent vouloir changer le système politique mis en place par la Table ronde. En 2007 ils ont tenté de faire passer une loi sur la « lustration » qui risquait d’exclure de la vie professionnelle quelque 700 000 personnes parmi lesquelles des enseignants, des magistrats et certains anciens responsables politiques de Solidarnosc. L’un des instruments de cette « chasse aux sorcières » est l’Institut de la mémoire nationale (IPN), qui détient les dossiers établis par la police politique sous le régime communiste, mais dont le PiS s’est assuré le contrôle et qui semble plus actif dans le domaine politique que dans celui de l’histoire. Même après le rejet de la loi par le Conseil constitutionnel en mai 2007, la croisade contre d’anciens collaborateurs n’a pas vraiment cessé...

Deux personnalités emblématiques

Deux personnalités fort différentes ont valeur de symbole dans la Pologne contemporaine : Lech Walesa, ancien leader de Solidarnosc et Wojciech Jaruzelski, instigateur de l’état de guerre.

Lech Walesa, celui « qui a défié et vaincu le communisme », est un homme simple mais riche d’une sagesse populaire et au flair politique rare. Toutefois, s’il fut un excellent syndicaliste à l’époque des luttes clandestines, en tant que président de la République il a déçu un grand nombre de ses concitoyens. Soupçonné d’avoir coopéré avec les services de sécurité communistes, abandonné par ses anciens collaborateurs, cruellement désavoué par les électeurs, évincé de la vie politique, Lech Walesa est pourtant cité comme étant « l’homme politique de ces vingt dernières années » par 53 % des Polonais(3) ; à la deuxième place, mais loin derrière, l’ancien Président ex-communiste, Aleksander Kwasniewski (1995-2005), ne recueille que 5 % des votes. L. Walesa incarne une période qui fut à la charnière entre le communisme et la démocratie. Aussi forte soit la portée symbolique de ce personnage, le temps et les changements qui s’opèrent dans la société, y compris en termes de générations, en ont eu raison.

Tout aussi emblématique mais pour des raisons opposées, son principal adversaire de l’époque, le général Wojciech Jaruzelski, connaît un tout autre parcours dans la conscience collective. Il personnifie le pouvoir communiste et l’instauration de l’état de guerre en 1981, marqué par de nombreuses arrestations et répressions policières. Toutefois, selon les sondages, 54 % des Polonais approuvent aujourd’hui l’ensemble de son action politique, y compris durant l’état de guerre(4). Son bref mandat présidentiel (de juillet 1989 à décembre 1990) lui a valu, même de la part de ses adversaires, un satisfecit pour sa modestie, sa retenue et pour sa contribution à l’éveil de la démocratie dans le pays ! Le temps a permis de relativiser son image et les ressentiments d’un grand nombre de Polonais à son égard. Plusieurs procès ont été intentés au général pour sa responsabilité dans l’instauration de l’état de guerre et ses conséquences, mais jusqu’à présent aucun ne s’est conclu par une condamnation.

Deux empires médiatiques aux antipodes

Créée en mai 1989 pour soutenir le camp de Solidarnosc et dirigée depuis par Adam Michnik, Gazeta Wyborcza (Journal électoral) est le plus grand quotidien polonais (après, il est vrai, un tabloïd à scandales), avec quelque 500 000 exemplaires vendus chaque jour et 1 million le week-end. Mais Wyborcza, comme l’appellent les Polonais, est bien plus qu’un journal, car elle s’est progressivement entourée d’un grand nombre de personnes reconnues pour leurs qualités intellectuelles et qui, dès les années 1990, ont marqué de leur empreinte le discours politique et le débat d’idées. Malgré son orientation centriste, son rédacteur en chef s’est attiré de violentes critiques pour certaines de ses prises de position, et notamment lorsqu’il préconise un « grand pardon national » au profit des anciens collaborateurs de la police politique, alors que dissident, il fut emprisonné durant des années. Aujourd’hui, il plaide avec ardeur pour une société libérale, réconciliée avec son passé et résolument tournée vers l’avenir. Ses articles et notamment ses éditoriaux sont souvent commentés, parfois vertement, dans les forums de discussion, toujours publiés in extenso. Adversaire farouche de Lech Walesa au début des années 1990, car jugé dictatorial et dogmatique, c’est pourtant Gazeta Wyborcza qui le défendit le plus fermement lorsqu’il perdit son influence et fut accusé par une partie de la classe politique de collaboration avec l’ancien régime.

Le quotidien est également une entreprise florissante, qui offre un grand nombre de suppléments chaque jour (emploi, affaires, famille, femme, culture, éditions régionales...), des services sur internet, etc. Il existe un esprit Gazeta Wyborcza, un style bien particulier et reconnaissable, celui de la modernité et de l’ouverture sur l’extérieur. Accusée par ses détracteurs d’être convaincue de « détenir la vérité » et d’être un vecteur de « la pensée unique », ils lui reconnaissent toutefois la qualité de ses articles et son professionnalisme.

Radio Maryja est une station créée en 1991 par un prêtre rédemptoriste, Tadeusz Rydzyk, autour de laquelle ce dernier a édifié un véritable empire médiatique et financier, aussi prospère que controversé. Dès 1994, la radio disposait d’un réseau national de diffusion, financé essentiellement par des dons privés et des collectes d’argent organisées parmi les auditeurs, et officiellement destinées à sauver de la faillite le symbole de Solidarnosc, les chantiers navals de Gdansk(5). Des fonds importants ont été investis à la Bourse de Varsovie ainsi que dans divers projets, comme la téléphonie mobile, la presse écrite, la télévision par satellite ou la création d’une université de l’audio-visuel et des médias. Si l’Église est exonérée de la TVA pour les activités liées au culte, ce n’est pas le cas pour celles de nature économique dont elle doit tenir, en outre, une comptabilité précise. Or celle relative à la nébuleuse Radio Maryja n’a jamais été publiée, ni même présentée aux contrôles d’usage. Quant aux opinions exprimées à l’antenne, elles sont discordantes par rapport non seulement à la ligne officielle de l’Église, mais aussi à celle de l’État, car des propos ouvertement racistes, antisémites, homophobes et anti-gouvernementaux sont souvent proférés.

Sur ces ondes, T. Rydzyk se présente comme le dernier défenseur de la foi et de l’identité nationale, et au-dessus de tout soupçon. Pour lui et ses auditeurs, Polonais signifie catholique et nulle compromission n’est possible avec « les traîtres et les déviants en tous genres ». Jusqu’à présent, aucune sanction n’a été infligée à la station par l’Église ou par les responsables politiques. Radio Maryja reçoit très souvent à l’antenne des représentants de PiS, surtout au moment des élections, et est très engagée dans la vie politique du pays. On estime à 2-3 millions le nombre de ses auditeurs, pour la plupart âgés, peu éduqués et d’origine modeste, habitant les petites villes et les campagnes, dont le profil, en somme, recoupe souvent celui des laissés pour compte des changements. La station de T. Rydzyk représente pour eux le seul endroit et, peut-être le dernier, où ils retrouvent leurs repères, à savoir la religion catholique, mais fortement teintée de nationalisme et de traditionalisme. L’Église officielle, elle, a perdu tout crédit à leurs yeux, car elle aurait trahi ses valeurs, en se compromettant dans des scandales financiers et différentes affaires de mœurs, sans oublier les révélations de collaboration de certains de ses membres avec les services de sécurité communistes. Elle n’est d’ailleurs pas exempte de divisions internes graves et semble avoir du mal à trouver sa voie dans la nouvelle réalité où l’ancien ennemi, le communisme, est remplacé par le consumérisme et le pouvoir de l’argent. Elle a perdu également son rôle au sein de la société, de médiateur et de canalisateur de toute contestation.

Aujourd’hui, après la révolution inaboutie de 1980, puis les transformations sans révolution de l’après-1989, la société polonaise apparaît, au terme d’une génération à peine, profondément bouleversée et a maintenant besoin de temps pour stabiliser sa nouvelle architecture. Toutefois, même si la période communiste a laissé des traces encore visibles, l’ancienne ligne de clivage au sein de la société semble resurgir, entre les « romantiques » qui recherchent une certaine continuité et les « positivistes » qui optent pour le progrès avant tout.

Notes
(1) Présente en Pologne depuis 1945, l’Armée rouge y a compté jusqu’à 300 000 soldats ; le dernier d’entre eux a quitté le pays le 17 septembre 1993, jour du 54e anniversaire de l’invasion soviétique de 1939.
(2) Entre juillet 2006 et novembre 2007, la Pologne a été gouvernée par deux frères jumeaux, Lech à la présidence (depuis décembre 2005) et Jaroslaw au poste de Premier ministre.
(3) « Walesa politykiem dwudziestolecia » (Walesa, l’homme politique des 20 dernières années), Gazeta Wyborcza, 12 février 2009.
(4) « Niejednoznaczny wizerunek generala Jaruzelskiego » (Une image équivoque du général Jaruzelski), Wprost, 14 juin 2009.
(5) Une somme considérable a été récoltée alors, mais l’argent a mystérieusement disparu. L’affaire a pourtant été rapidement classée sans suite.

Sélection bibliographique
• Georges Mink, « Charisme et arythmie du discours. Le cas d’Adam Michnik », Le courrier des pays de l’Est, n° 1067, mai-juin 2008, pp. 140-145.
• Jean-Yves Potel, Antoine Danzon, « Pologne. Des blocages de tous ordres », in Europe centrale et orientale 2006-2007, Le courrier des pays de l’Est, n° 1062, juillet-août 2007, pp. 53-70.
• François Bafoil (sous la direction), La Pologne, Fayard-CERI, Paris, 2007, 598 p.
• Georges Mink, Jean-Charles Szurek, La Grande Conversion, le destin des communistes en Europe de l’Est, Seuil, Paris, 1999, 311 p.
• Georges Mink, La force ou la raison. Histoire sociale et politique de la Pologne (1980-1989), La Découverte, coll. «Cahiers libres», 1989, 308 p.
• Patrick Michel, Georges Mink, Mort d’un prêtre, l’affaire Popieluszko. Analyse d’une logique normalisatrice, Fayard, Paris, 1985, 348 p.
• Adam Michnik, Penser la Pologne. Morale et politique de la résistance, La Découverte-Maspero, Paris, 1983, 228 p.
• Jean-Yves Potel, Scènes de grève en Pologne, Stock, Paris, 1981, 292 p.

* Analyste-rédacteur à La Documentation française

Pour citer cet article : Artur Borzeda, « Pologne. Une société aux prises avec ses contradictions », Grande Europe n° 12, septembre 2009 – La Documentation française © DILA

 

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Ressources complémentaires