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Royaume-Uni. Sport et identités, des liens complexes, par Antoine Lanthony

[Royaume-Uni. Sport et identités, des liens complexes, par Antoine Lanthony], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Supporters du Celtic lors du match de Premier League opposant leur club à celui des Hearts d’Edinburgh au Celtic Park de Glasgow, le 24 mai 2009.
AFP - Paul Ellis

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Mis à jour le 12/11/2009

Introduction

Berceau du football et du rugby, le Royaume-Uni a vu très vite les supporters s’identifier au club de leur ville ou quartier. Ce marqueur identitaire a été très prégnant dans les couches populaires. Malgré un certain embourgeoisement favorisé par « le foot-business », l’attachement aux équipes locales et régionales demeure mais aucune ne représente le Royaume-Uni.


Royaume-Uni. Sport et identités, des liens complexes

Antoine Lanthony*

La scène est connue : 60 000 personnes debout, écharpes levées, entonnent « You’ll never walk alone » un soir de match au Celtic Park de Glasgow(1). Cet exemple d’identification à un club est certainement le plus célèbre au monde. Les phénomènes identitaires liés à un sport ou à une équipe sportive (club ou équipe nationale) sont nombreux et variés, par leur nature et leur intensité. L’identification sportive est « celle de tous ceux qui, lorsqu’apparaît une équipe ou un individu pourvu de vertus représentatives, ressentent un sentiment d’appartenance à un groupe, et qui, dès lors, se constituent en foule »(2). Le sport pratiqué, voire dans certains cas l’épreuve, peuvent aussi être facteur d’identification.

Le Royaume-Uni, berceau du football et du rugby, est un pays où la pratique du cricket ou du hurling peut révéler votre identité. C’est également le lieu en Europe où la financiarisation du sport atteint des sommets, notamment dans le football, terrain privilégié des processus identitaires, tant au niveau des clubs, aujourd’hui mondialisés mais toujours ancrés localement malgré de profondes mutations, que des équipes nationales, qui se trouvent au Royaume-Uni dans une situation unique au monde.

Dis-moi quel sport tu pratiques, je te dirai qui tu es

Cette formule, caricaturale, est cependant dans certains cas proche de la vérité. Si, au contraire de la France ou d’autres pays, une discipline telle que le golf n’est pas au Royaume-Uni assimilée obligatoirement à une activité socialement élitiste, la pratique de certains sports est associée à une appartenance ethnique ou religieuse.

Ainsi, en Irlande du Nord, « la division confessionnelle préside à la pratique sportive »(3) : aux catholiques les « sports gaéliques » (hurling, camogie et football gaélique) ; aux protestants le cricket ou le hockey sur gazon, « sports britanniques ». La Gaelic Athletics Association, fondée en 1884, a toujours compétence sur les 32 comtés irlandais(4) et est encore aujourd’hui un élément de résistance à la domination de Londres. Son siège reste le stade de Croke Park à Dublin, théâtre du Bloody Sunday le 21 novembre 1920, jour de violence pendant la guerre d’indépendance, et avant chaque compétition, c’est l’hymne irlandais qui est entonné, y compris pour celles jouées sur le sol britannique. Le rugby, identifié comme britannique, a néanmoins transcendé les clivages à tel point que la Irish Rugby Union, la fédération irlandaise de rugby, a également autorité sur les 32 comtés : l’équipe d’Irlande de rugby est donc unifiée. Au contraire, le football, sport le plus pratiqué par les deux communautés, est le terrain d’une ségrégation durable et est perçu selon Valérie Peyronel comme l’objet d’une « exclusivité protestante et sectaire »(5). Étant la seule discipline liée pleinement aux deux communautés, le football a logiquement été le lieu d’affrontements en Irlande du Nord.

Pour leur part, les populations originaires d’Asie du Sud sont maintenant associées dans l’ensemble du Royaume-Uni à un sport : le cricket. Celui-ci est devenu, selon John Moore, un « élément essentiel de l’identité asiatique »(6), les personnes d’origine asiatique commençant même à pratiquer le football, sport qui occupe la majeure partie du terrain médiatique. En effet, même s’il peine parfois à s’imposer au Pays de Galles ou en Irlande du Nord, il est de loin le sport le plus populaire au Royaume-Uni et le principal vecteur d’identification pour les supporters.

1890-1990 : un siècle de supportérisme populaire

Fondateurs des premiers clubs de football (professionnels dès 1885), les Britanniques, en premier lieu les Anglais, ont organisé des compétitions qui, rapidement, ont attiré un nombre très élevé de spectateurs, en grande partie d’origine ouvrière, chacun soutenant l’équipe de sa ville ou de son quartier. Dès cette époque, les attaches locales ont, selon Tony Mason, supplanté la conscience de classe chez les ouvriers(7). Ce phénomène se confirmera par la suite, par exemple lors des rivalités entre les supporters des clubs de l’East End londonien, West Ham et Millwall.

Jusqu’à la Coupe du Monde 1966, remportée par l’Angleterre sur son sol, le football a été synonyme de club, ce dernier représentant la proximité. Le stade était le lieu privilégié où s’exprimait ce soutien. De la fin des années 1960 au début de la décennie 1990, les conflits sociaux, les licenciements et la paupérisation se sont répandus, touchant particulièrement les supporters des villes industrielles du nord de l’Angleterre. Le football a alors, selon Christian Civardi, cessé de se trouver « en symbiose avec son environnement prolétaire »(8). De plus, avec la concurrence naissante entre grands clubs européens, « l’invasion du football par les rapports de production capitaliste a entraîné une dérégulation de cet espace social particulier »(9) : les salaires des joueurs ont divergé de ceux des ouvriers et le calendrier des matchs s’est dissocié du temps de loisir des supporters. Même au sein des stades, les clivages se sont renforcés avec une séparation nette entre les « ends »(10) populaires et jeunes et le reste des tribunes. La violence, auparavant liée au jeu, est devenue gratuite. Elle a été notamment une réponse « à la politique socio-économique du gouvernement Thatcher qui marginalise les jeunes issus de la classe ouvrière »(11). Appartenant souvent au mouvement skinhead ou en étant proches, beaucoup sont tombés dans le hooliganisme. Des rivalités entre clubs (d’une même ville ou d’une même région) ont été poussées à leur paroxysme. Il s’agissait de défendre les siens face à ceux qui venaient d’un autre quartier, d’une autre ville ou qui étaient d’une autre confession. Ainsi, en trente ans, le football, « war minus the shooting» selon la célèbre formule de George Orwell, est devenu war, concrétisant la terminologie guerrière utilisée pour le décrire.

La fuite en avant des groupes de supporters a néanmoins connu une rapide inflexion à la suite de deux événements majeurs : la mort de 39 supporters de la Juventus de Turin à Bruxelles en 1985, dont furent reconnus responsables des supporters du Liverpool Football Club (FC) et qui priva durant cinq ans les clubs anglais de toute compétition européenne, puis le décès de 96 supporters de ce même Liverpool FC à Sheffield en 1989. Les autorités britanniques tirèrent les conséquences de ces catastrophes et lancèrent deux chantiers : la rénovation des stades et l’éradication du hooliganisme. Toutes deux ont transformé en profondeur la nature du football anglais.

Le football du XXIe siècle : ouvriers au pub, classes moyennes en tribune

Les stades britanniques, modernisés dans les années 1990 suivant les recommandations du rapport Taylor, du nom du juge qui a conduit l’enquête sur le drame de Sheffield de 1989 et qui, dans la foulée, a émis des propositions en vue d’améliorer la sécurité lors des matchs, accueillent aujourd’hui un public différent de celui qui les fréquentait auparavant. Les classes moyennes, qui paient cher pour assister, confortablement installées, à un spectacle, ont remplacé les ouvriers qui s’acquittaient d’une somme modique pour soutenir debout leur équipe. Si les tribunes sont toujours pleines, la ferveur s’est érodée, surtout en Angleterre, et les passions des plus pauvres (dissuadés par les nouveaux tarifs) et des plus violents (fichés par la police) ne peuvent plus s’exprimer directement. Les uns et les autres ne se retrouvent plus qu’au pub. En quelques années, le spectateur est passé « du supporter au client »(12). Malgré cela, l’ancrage local des équipes reste fort et l’identification semble intacte, ce qui peut paraître paradoxal en ces temps de mondialisation du football, dont les clubs anglais sont souvent la caricature.

Ainsi, si le club d’Arsenal, qui a largement profité de l’ouverture du marché des joueurs consécutive à l’arrêt Bosman(13), présente régulièrement son équipe sans aucun Anglais sur la pelouse, ses supporters ont été réticents à l’idée de quitter l’ancien stade de Highbury, au nord de Londres, pour un nouveau, dont le nom n’est autre qu’une marque en provenance de Dubaï : « Emirates ». Nostalgiques, ils furent alors nombreux à emporter chez eux un morceau de l’ancienne pelouse. De même, les supporters du Liverpool FC ont longtemps refusé tout projet de nouveau stade, trop attachés à celui d’Anfield Road.

Propriétaires des clubs de football copie

Cet ancrage local, s’il perdure, semble pourtant s’estomper pour les clubs du « Big four ». Arsenal, Chelsea, le Liverpool FC et Manchester United comptent ainsi plus de sympathisants de par le monde que de vrais supporters venant au stade et les accompagnant dans leurs déplacements. Appartenant à des étrangers (voir tableau), ces quatre clubs sont avant tout des entreprises qui courtisent le public et les capitaux asiatiques et dont la mainmise sur le championnat national réduit l’attrait sportif. L’identité des clubs, dans lesquels se reconnaissent les supporters, est donc remise en question. Selon Paul Yonnet, la déréglementation qui a suivi l’arrêt Bosman, « décision prise sans aucune considération des conséquences », a eu pour effet de créer deux pôles de puissance, l’un « capitaliste et financier », l’autre « symbolique », qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Dans ce contexte, les supporters deviennent « les seuls garants de l’identité des clubs » et ont un double rôle : « gardien et contrôleur » de l’identité(14).

En réaction à ces transactions au profit de non-Britanniques dans lesquelles ils voient une trahison, certains puristes ont cessé de soutenir leur club de prédilection. Ainsi, des supporters de Manchester United, hostiles à son rachat par l’Américain Malcolm Glazer, ont créé en 2005 le FC United of Manchester, dans le but de faire revivre ce qui a fait le succès du football depuis sa création au Royaume-Uni : joueurs et ancrage locaux. L’entreprise est pour le moment une réussite totale.

Glasgow : apaisement entre catholiques et protestants

Le rapport Taylor et l’internationalisation des clubs n’ont pas épargné les deux clubs de Glasgow, en Ecosse, le Celtic et les Rangers. Le Celtic, fondé par des immigrés irlandais, est associé au catholicisme et à l’Irlande ; les Rangers évoquent, au contraire, l’unionisme et le protestantisme. Durant des décennies, cette rivalité fut l’objet de sectarisme. La décision en 1989 du fervent catholique et ancien joueur du Celtic, Mo Johnston, de revêtir le maillot des Rangers a constitué un tournant dans l’évolution de l’identification des supporters des deux clubs. Très vigoureusement dénoncé au début, ce transfert a finalement permis d’assouplir le critère d’appartenance religieuse et les violences accompagnant les matchs ont diminué sous les effets de campagnes diverses. Tout comme à Manchester ou à Liverpool, dont les clubs sont également concernés par une opposition entre confessions, la situation à Glasgow est en voie d’apaisement malgré des médias locaux prompts à jeter de l’huile sur le feu et des observateurs transposant trop facilement à Glasgow un schéma nord-irlandais préconçu(15). Ces deux clubs restent néanmoins l’objet d’une identification, qui, dans le cas du Celtic, dépasse les frontières et que s’approprient les Irlandais ou descendants d’immigrés irlandais du monde entier, mais sa portée semble se modifier pour se limiter au stade. La revendication catholique et irlandaise des supporters exprimerait selon Albrecht Sonntag la « nostalgie d’un temps révolu »(16) chez ces descendants d’immigrés qui se réclament peu de cette identité en dehors du stade.

L’absence d’équipes britanniques : l’impossible identification à l’État

Ecartés des compétitions européennes de 1985 à 1990, les clubs anglais ont vu leurs supporters s’intéresser à nouveau à l’équipe nationale anglaise, rentrée en grâce alors que ses relations avec les clubs avaient toujours été complexes(17). Dans la foulée de la guerre des Malouines, le match Angleterre-Argentine de 1986 revêtait pour tous un parfum de revanche. Dans ce contexte, l’équipe d’Angleterre représentait d’abord le Royaume-Uni. Mais depuis la Coupe du Monde 1990 en Italie, un phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur : l’affirmation de l’ « Englishness », dont l’équipe de football, arrivée alors en demi-finale, est l’un des emblèmes. Partout, la Croix de Saint-Georges (drapeau de l’Angleterre) supplante l’Union Jack (drapeau du Royaume-Uni) et l’idée saugrenue lancée en 2000 par Jack Straw, alors secrétaire d’État au département de l’Intérieur, de réunifier les équipes d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles a suscité un tollé sans précédent, y compris en Angleterre(18). Tandis que le ministre souhaitait renforcer l’identité britannique et rendre enfin possible une participation aux Jeux Olympiques de la Grande-Bretagne en tant que telle, il n’a fait que stimuler les affirmations nationales, condamnant définitivement le projet de créer une équipe britannique de football et, dès lors, toute identification à l’État via les sports collectifs, situation pour le moment unique au monde. Plus étonnant encore, il y a dans le rugby inadéquation entre les équipes nationales et le territoire du Royaume-Uni du fait de l’existence d’une équipe d’Irlande unifiée. De plus, le bon niveau des équipes nationales de rugby (anglaise, écossaise, galloise et irlandaise) les place systématiquement en concurrence lors des compétitions internationales, ce qui renforce l’identification à chacune des nations au détriment de l’État.

Enfin, le dernier symbole britannique présent dans le sport, le God Save the Queen est régulièrement vitupéré, ses détracteurs multipliant les pétitions pour qu’il soit remplacé par un hymne purement anglais(19).

Face à la perte rapide des référents identitaires traditionnels, à la mondialisation des clubs, à l’absence de suspense quant aux résultats des championnats anglais et écossais de football, les équipes nationales porteuses d’une identification directe perçue comme non altérée, seraient-elles un substitut ? Dans la bataille engagée entre, d’un côté, les petits clubs, les petites fédérations, la FIFA (Fédération internationale de football association) et l’UEFA (Union européenne des associations de football) et, de l’autre, les grands clubs et la Commission européenne pour la mise en place de quotas de joueurs nationaux dans les clubs(20), que faut-il attendre des volontés affichées d’un retour aux sources ? L’identification revendiquée à un club ou à une équipe nationale, dans un contexte de divertissement, ne devient-elle pas, au Royaume-Uni comme ailleurs, à quelques exceptions près, une identification cosmétique masquant de manière spectaculaire un grand vide ? Ou bien cette recrudescence identificatoire est-elle, au contraire, un symbole des réveils nationaux ? Dans les deux cas, elle est peut-être un signal de l’acceptation d’une hypothétique désunion du royaume.

Notes
(1) Par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=O_yU1335_iE&feature=related. Initialement hymne du club de Liverpool, il a été repris par les supporters du Celtic Glasgow et du Borussia Dortmund en Allemagne.
(2) P. Yonnet, « Composants de l’identité, mécanismes de l’identification », in J.-M. De Waele, A. Husting (dir.), Football et identités, Editions de l’université de Bruxelles, Bruxelles, 2008, p. 21.
(3) V. Peyronel, « Sport et ségrégation communautaire en Irlande du Nord », Revue française de civilisation britannique, vol. X, n° 4 (numéro spécial), avril 2000, p. 48.
(4) La République d’Irlande est formée de 26 comtés. L’Irlande du Nord en compte 6.
(5) V. Peyronel, op. cit., p. 50.
(6) J. Moore, « Le sport et les minorités ethniques en Grande-Bretagne », Revue française de civilisation britannique, vol. X, n° 4 (numéro spécial), avril 2000, p. 66.
(7) Explicité dans T. Mason, Association Football and English Society, 1863-1915, Harvester, Brighton, 1980, cité dans C. Civardi, « Trois décennies de football hooliganism », Revue française de civilisation britannique, vol. X, n° 4 (numéro spécial), avril 2000, p. 119.
(8) C. Civardi, op. cit., p. 120.
(9) Ibid., p. 121.
(10) Appelées en français « virages », il s’agit des portions de tribunes situées derrière les buts où les places sont généralement les moins chères et qui, à l’origine, étaient toutes ou presque debout.
(11)  D. Bodin, L. Robène, S. Héas, « Racisme, xénophobie et idéologies politiques dans les stades de football », Raisons politiques, n° 29, février 2008, p. 153.
(12) C. Civardi, op. cit., p. 126.
(13) Arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes, rendu le 15 décembre 1995 et complété par les arrêts Malaja, Kolpak et Simutenkov, ainsi que par les accords entre l’Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) étendant la libre circulation des sportifs à de nombreux autres États.
(14) P. Yonnet, « Football, les paradoxes de l’identité », Le Débat, n° 146, 2007, p. 191.
(15) A. Sonntag, Les identités du football européen, Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 2008, pp. 89-91.
(16) Ibid., p. 91.
(17) Pour un aperçu de ces relations jusqu’aux années 1990, voir T. Mason, « L’équipe d’Angleterre : entre les clubs et la nation », Sociétés et représentations, n° 7, décembre 1998, pp. 23-32.
(18) Ibid., pp. 134-137.
(19) Voir le site « Anthem 4 England », http://anthem4england.co.uk/.
(20) Voir à ce sujet A. Lanthony, « Le ‘6+5’ : désaccord européen autour du ballon rond », Nouvelle Europe, 29 juillet 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=494&Itemid=90.

Sélection bibliographique
• « Sport et enjeux identitaires dans les îles britanniques », Revue française de civilisation britannique, vol. X, n° 4 (numéro spécial), avril 2000, 160 p.
• Dominique Bodin, Luc Robène, Stéphane Héas, « Racisme, xénophobie et idéologies politiques dans les stades de football », Raisons politiques, n° 29, février 2008, pp. 147-168.
• Christian Bromberger, Football, la bagatelle la plus sérieuse du monde, Bayard, Paris, 1998, 136 p.
• Jean-Michel De Waele, Alexandre Husting (dir.), Football et identités, Editions de l’université de Bruxelles, Bruxelles, 2008, 180 p.
• Nick Hornby, Carton jaune, 10/18, Paris, 2000, 286 p.
• Tony Mason, Association Football and English Society, 1863-1915, Harvester, Brighton, 1980, 340 p.
• Tony Mason, « L’équipe d’Angleterre : entre les clubs et la nation », Sociétés et représentations, n° 7, décembre 1998, pp. 23-32.
• Herbert Moorhouse, « Les foules de Glasgow », Sociétés et représentations, n° 7, décembre 1998, pp. 193-200.
• Andy Smith, La passion du sport : le football, le rugby et les appartenances en Europe, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2002, 126 p.
• Albrecht Sonntag, Les identités du football européen, Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 2008, 308 p.
• Paul Yonnet, « Football, les paradoxes de l’identité », Le Débat, n° 146, 2007, pp. 178-191.

* Ingénieur généraliste, diplômé de master recherche de Sciences Po, Paris, membre de l’association Nouvelle Europe

Pour citer cet article : Antoine Lanthony, « Royaume-Uni. Sport et identités, des liens complexes », Grande Europe n° 14, novembre 2009 – La Documentation française © DILA

 

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