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Ancrées dans la tradition en Italie, par Cécilia Tomassini

[Ancrées dans la tradition en Italie, par Cécilia Tomassini], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration


Commission européenne – Service audiovisuel

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Mis à jour le 12/01/2009

Introduction

En Italie, la cohabitation de plusieurs générations, la proximité géographique des lieux de résidence des membres de la famille, ainsi que la fréquence de leurs contacts attestent de la force de la «culture familiale» à laquelle incombe en grande partie le rôle que joue, ailleurs, l’État providence.


Ancrées dans la tradition en Italie

Cécilia Tomassini*

La force des liens est une caractéristique de la famille en Europe du Sud, et plus particulièrement en Italie, caractéristique que des chercheurs ont assimilée, par le passé, à la notion de « culture familiale » (Banfield, 1958 ; Reher, 1998). Ainsi, dans ces sociétés, la structure du noyau familial et les relations entre ses différents membres découlent des liens étroits qui les unissent. Des chercheurs ont démontré que les réseaux familiaux en Italie sont depuis longtemps plus resserrés qu’ailleurs (Höllinger, Haller, 1990 ; Tomassini et al. 2003). Cette étroite proximité a été attribuée soit à des facteurs culturels, comme les traditions rurales et artisanales qui ont maintenu les générations (pères-fils notamment) côte à côte (Barbagli, 1997), soit à des facteurs religieux (Pampel, 1992). Que cette culture familiale très vivace ait rendu inutile l’instauration d’un Etat providence aussi généreux que ceux existant, par exemple, dans les pays scandinaves ou qu’elle soit, au contraire, la conséquence de l’incapacité des institutions publiques à mettre en place un filet de sécurité pour les personnes vulnérables relève d’un débat toujours ouvert (Glaser et al., 2004). Les différents indicateurs qui permettent d’évaluer les relations intergénérationnelles en Italie et dans d’autres pays du Sud illustrent très clairement la solidité des relations familiales par comparaison à la situation prévalant en Europe du Nord et du Centre.

L’Italie partage avec d’autres pays de l’Europe du Sud de nombreuses caractéristiques socio-démographiques qui contribuent, avec le contexte culturel, à créer un environnement familial spécifique. De nombreux indicateurs relatifs à l’étude des relations familiales (cohabitation ou non, proximité géographique des lieux de résidence, fréquence des contacts entre les membres d’une même famille, fourniture de services) confirment les nettes différences entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. Dans cette dernière, dès lors que les personnes âgées requièrent des soins, ceux-ci sont fournis, dans la majorité des cas, par des proches, à commencer par le conjoint (ou la conjointe) et les enfants (Sundström, 1994). Les données concernant la présence de membres proches de la personne âgée, qui dépend en grande partie de leur situation matrimoniale sont, pour les décideurs politiques, des indicateurs importants, car de nature à leur permettre d’évaluer les futurs besoins en matière d’aides financières.

Tendances démographiques

En Italie, les progrès impressionnants de la longévité, combinés à un recul du célibat et à une autorisation tardive du divorce (1974) ont abouti à une augmentation de la part des personnes âgées, et notamment des femmes, vivant en couple. Entre 1970 et 2000, les recensements ont fait apparaître l’accroissement sensible de la proportion de femmes de 65 ans et plus mariées, laquelle est passée de 28 à 40 % (soit 12 points supplémentaires). A l’inverse, en France, la part de cette catégorie n’a pas varié. Selon des projections prenant en compte les tendances en matière de mortalité dans plusieurs pays européens, le nombre des personnes âgées mariées augmentera très nettement dans les cinquante prochaines années (Kalogirou, Murphy, 2006). En Italie, parmi les femmes de 75 ans et plus, la proportion de celles qui sont mariées devrait passer de 23 % en 2000 à plus de 40 % en 2030, ce qui signifie qu’un nombre croissant d’entre elles passeront leurs vieux jours avec leur partenaire et auront donc plus de chances de pouvoir compter sur une personne pour les soigner, le cas échéant. À la différence des pays nordiques, l’Italie se caractérise également par un faible taux de divorce parmi les personnes âgées, cette possibilité de rompre un mariage ayant été finalement adoptée par référendum en 1974. Cette décision tardive ainsi qu’un taux d’activité très bas des femmes âgées (traditionnellement associé à un recours peu fréquent au divorce) expliquent actuellement la très faible proportion de personnes âgées et divorcées. En 2007, 1 % seulement des personnes (femmes et hommes confondus) de 65 ans et plus étaient divorcées, un chiffre qui, certes, ne prend pas en compte les personnes séparées (ISTAT, 2008). En 2008, le nombre de divorces a sensiblement augmenté. Cependant, quand bien même de plus en plus de personnes seraient concernées au sein des classes d’âge âgées, celles-ci resteront toujours moins nombreuses que les personnes vivant avec un/une partenaire (Kalogirou, Murphy, 2006).

Un autre facteur important dans les relations familiales tient à la présence ou non d’enfants. Cette variable a un rôle majeur dans le choix des modes d’habitation comme des autres aspects du soutien familial aux personnes âgées. Les tendances enregistrées par la fécondité associées au recul de la mortalité jouent un rôle décisif sur la présence d’enfants auprès des personnes âgées. L’Italie qui compte peu de femmes sans enfants et connait un déclin du nombre de femmes multipares, se distingue de ce point de vue de l’Europe du Nord. En 2003, plus de la moitié des femmes de 65 ans et plus avaient eu un ou deux enfants et moins de 5 % en avaient eu plus de quatre ; seules 14 % n’avaient pas de descendance. Ces caractéristiques socio-démographiques (peu de foyers sans enfants et part majoritaire de foyers avec peu d’enfants) n’en coexistent pas moins avec une forte proximité parents-enfants.

La cohabitation intergénérationnelle

La corrélation de longue date établie dans la majorité des pays étudiés entre le fait d’avoir peu d’enfants et un niveau moindre d’échanges intergénérationnels (Wolf, 1994), ne semble pas se vérifier en Italie (Tomassini, Grundy, 2006). Alors que de nombreux pays d’Europe du Nord ainsi que les États-Unis se caractérisent par de faibles pourcentages de personnes âgées vivant avec leurs enfants (Sundström, 1994), ce type de cohabitation est nettement plus répandu en Europe du Sud et au Japon (Pampel, 1992). Dans les années 1970 et 1980, on a observé, en Italie, une augmentation sensible de la proportion de femmes vivant seules (passée de 22 % en 1971 à 40 % en 1991), qui a été suivie, la décennie suivante, d’un  palier, avant de connaître un ralentissement certain (cette part a été ramenée de 37 % en 1996 et en 2006). Cette régression est principalement due à l’augmentation de la part des femmes âgées vivant en couple (voir infra). À ceci s’ajoute le fait qu’en Italie, la cohabitation parents-enfants dure aussi longtemps que ces derniers ne sont pas mariés ou n’ont pas trouvé un emploi fixe (Billari, Dalla Zuanna, 2008).

Le fait que les jeunes adultes différent toujours plus le moment où ils s’installeront chez eux qui s’explique à la fois par un affaiblissement de la pression familiale sur la décision de quitter le domicile des parents et un plus grand accès aux ressources de ces derniers, pourrait conduire à terme à un nombre moindre d’enfants. Par ailleurs, il est démontré (Tomassini, Grundy, 2006) qu’en Italie, l’âge auquel les mères voient le/les enfants quitter le foyer familial est plus élevé quand il est unique que lorsqu’ils sont plusieurs. Deux facteurs expliquent ce phénomène. D’une part, les enfants uniques sont souvent nés plus tardivement (leurs mères étaient donc plus âgées quand ils sont nés), d’autre part, ils sont eux-mêmes plus âgés quand ils quittent le domicile familial. Dès lors que la proportion de femmes ayant eu un seul enfant augmente, l’allongement de la durée de la cohabitation entre parents et enfants peut en partie compenser le nombre réduit de ces derniers. Il est important de souligner que les parents âgés apportent une aide à leurs enfants plus souvent que s’observe la situation inverse et que l’altération de la santé à même de compromettre un mode d’habitation solitaire se produit rarement avant l’âge de 80 ans.

Proximité des lieux de résidence

Des études ont montré que la solidarité parents-enfants peut aussi se concrétiser par la proximité géographique de leurs lieux respectifs de résidence et donc pas nécessairement par une cohabitation. Aussi est-il très important de tenir compte de cette variable (outre la cohabitation), lorsque l’on cherche à évaluer l’intensité de la solidarité familiale à l’égard des membres les plus âgés.

Les données d’une enquête menée en 2003 en Italie montrent que 34 % des enfants adultes vivent avec leurs parents, 14 % résident dans le même immeuble et 22 % à moins d’un kilomètre ; 70 % des parents âgés ont donc au moins un enfant domicilié à moins d’un kilomètre.

Selon une enquête réalisée en Italie, le souhait d’apporter une aide à son/ses parent(s) joue un rôle important dans le choix par l’enfant de la maison qu’il s’apprête à acheter, cet élément jouant de façon moindre dans le cas des familles plus nombreuses (Tomassini et al., 2003).

Le soutien parental lors de l’achat d’une maison influencera la décison de l’enfant et l’emplacement sera notamment choisi pour faciliter les contacts enfants-parents, les soins à apporter aux grands-parents et/ou aux parents. Ainsi, 62 % des grands-parents habitaient à moins d’un kilomètre de leurs petits enfants les plus proches en 2003. Parmi les personnes âgées ayant des enfants, des petits enfants ou d’autres parents proches, seules 1 % vivaient à plus de 16 kilomètres. Notons que cette proximité de résidence n’est pas nécessairement liée aux besoins des parents, bien au contraire, et surtout quand ces derniers sont encore jeunes, elle peut être un indice de l’aide qu’ils apportent à leurs enfants.

Fréquence des contacts

La fréquence des contacts entre membres d’une même famille marque l’intensité des relations générationnelles et le soutien apporté aux personnes âgées. Or, cet indicateur de même que la cohabitation ont des valeurs nettement plus élevées en Europe du Sud que du Nord (Höllinger, Haller, 1990). Une enquête d’Eurobaromètre réalisée en 1992 a montré, par exemple, que 70 % des Italiens de 60 ans et plus avaient des contacts quotidiens avec leurs proches et leurs amis, contre 19 % pour les Néerlandais de la même tranche d’âge (Walker, 1993). En 2003, 94 % des parents de 65 ans et plus ont vu leurs enfants au moins une fois par semaine (pourcentage incluant les parents qui cohabitent avec leurs enfants). Contrairement à ce que l’on observe dans les autres pays, les relations en Italie ne sont  pas plus fréquentes avec les mères qu’avec les pères (Tomassini et al., 2004). On en a conclu que les échanges entre membres d’une famille n’ont rien à voir avec les caractéristiques (notamment l’appartenance à l’un des deux sexes) du donateur et du bénéficiaire.

Certaines études expliquent les différences dans la fréquence des contacts et plus généralement des échanges entre générations par des facteurs démographiques et socio-économiques (niveau d’éducation, statut marital, nombre d’enfants) qui favorisent ou, à l’inverse, entravent l’accès des personnes âgées à des réseaux de soutien plus importants. La seconde éventualité risque de se produire en Italie lorsque, ces caractéristiques se modifiant, la fréquence des contacts et autres indicateurs relatifs aux échanges familiaux perdront de leur intensité. Aussi, l’augmentation du nombre des divorces et l’amélioration du niveau d’éducation des personnes âgées, qui n’est pas très élevé actuellement, représentent-elles de futurs défis pour ces solidarités familiales ; plusieurs études réalisées en Europe du Nord et aux États-Unis ont montré que le divorce des parents contribuait à espacer les contacts, notamment avec les pères. En Italie, cependant, la hausse sensible de la part de personnes divorcées ou encore de celle des parents ayant un seul enfant auront un effet limité compte tenu de la fréquence élevée des contacts entre parents et enfants adultes (Tomassini et al., 2004).

Le rapport aux anciens

L’existence de liens familiaux solides en Europe du Sud semble liée à un comportement culturel à l’égard des personnes âgées vulnérables. Les résultats des enquêtes Eurobaromètre montrent, par exemple, que dans tous les pays européens, les sentiments de solidarité intergénérationnelle sont encore forts. Les deux tiers des personnes interrogées en 2002 dans l’UE-25 estimaient que leur génération avait une responsabilité envers les anciens. Ce chiffre global recouvre cependant deux attitudes très différentes : entre 80 et 90 % des interviewés grecs et italiens évaluent positivement le fait que les adultes prennent soin de leurs parents âgés, contre 30 à 40 % à peine en Suède, aux Pays-Bas et en Finlande (Alber, Kohler, 2004). Par-delà ce sentiment général de responsabilité à l’égard des personnes âgées, les jeunes générations d’Europe du Nord et du Sud ont des conceptions différentes sur la manière d’aider les vieux parents devenus vulnérables.

Ainsi, selon l’Eurobaromètre de 2002, 59 % des Italiens ont choisi de cohabiter avec leurs parents contre 10 % des Danois. Pour leur part, les Européens du Nord optent plus fréquemment pour la solution d’une institution spécialisée ou pour une assistance à domicile (43 % des Suédois, contre seulement 2 % des Italiens). Il est difficile de savoir si ces attitudes différentes concernant les personnes âgées sont une réponse au manque de services adéquats ou l’expression de valeurs portées par la société (convictions religieuses notamment), aucune des deux hypothèses n’étant exclusive.

Sollicitude à l’égard de la famille

En Italie, seule une personne sur trois (34 %) meurt à l’hôpital, contre 50 % à 80 % dans des pays comme les Etats-Unis ou la France. Cet état de choses peut aussi constituer un indicateur du soutien familial traditionnellement fort observé dans ce pays auquel s’ajoute le manque de structures d’accueil de long séjour. Quand le besoin d’une aide régulière se fait sentir, la plupart des Italiens âgés la trouvent au sein de leur cercle familial. En cas de maladie ou d’invalidité, ils peuvent plus facilement qu’ailleurs compter « sur quelqu’un décidé à prendre soin d’eux aussi longtemps que nécessaire ». Ce constat vaut tout particulièrement pour les personnes de plus de 80 ans, la différence à cet égard entre l’Italie et les autres pays étant très nette, comme en témoigne la très faible proportion de personnes très âgées résidant dans des institutions spécialisées. La sollicitude familiale est un phénomène toujours largement répandu, tandis que d’autres formes de soutien  – comme celles apportées par les voisins, les amis, des associations de bénévoles – existent également, mais à une échelle bien moins importante (Lamura et al., 2001). Des statistiques datant de 2003 montrent ainsi que moins de la moitié des Italiens âgés pouvaient compter, en cas de besoin, sur l’aide de leurs amis (46,8 % pour les hommes et 41,6 % pour les femmes) ou de leurs voisins (46,8 % pour les hommes contre 49,2 % pour les femmes).

Cet article s’est attaché à démontrer en utilisant différents indicateurs et au travers du prisme des personnes âgées, la force des liens familiaux en Italie. Si, d’un côté, le « modèle italien » des relations intergénérationnelles a rendu accessoire l’instauration d’un Etat providence efficace, de l’autre, il a représenté, des siècles durant, une solution pour le soutien aux personnes âgées comme jeunes. La solidarité familiale s’est révélée tout à fait satisfaisante pour les personnes âgées, dès lors qu’elle répond à leurs besoins tant  matériels qu’affectifs. De plus, elle s’avère évidemment moins onéreuse que la solution institutionnelle, a fortiori lorsque les Etats providence sont de plus en plus contraints de couper dans les ressources budgétaires affectées à la santé. L’existence de liens familiaux étroits a montré toute son importance lors de la canicule de l’été 2003 en Europe qui a causé de nombreux décès parmi les personnes âgées : ceux-ci ont atteint des proportions dramatiques dans les pays où la plupart de ces personnes vivent seules, mais nettement moins alarmantes dans les pays de l’Europe du Sud.

Traduit de l’anglais par la rédaction

Cohabitation enfants-parents : quelques chiffres

Parmi les Européens, ce sont les latins qui restent le plus souvent chez les parents.

• En Espagne : 62 % des jeunes entre 25 et 30 ans vivent encore chez leurs parents (18 % en France) ; 70 % d’entre eux quittent le domicile parental quand ils se marient.

• En Italie : 59 % des jeunes de 25 à 29 ans vivent encore chez leurs parents.

• Au Portugal : 52 % des jeunes de 25 à 29 ans sont encore chez leurs parents ; au nord, les jeunes partent plus rapidement.

• Au Royaume-Uni : les jeunes quittent leurs parents très tôt ; seuls 15 % des 18-21 ans sont étudiants ; 70 % d’entre eux travaillent même si leurs ressources sont souvent insuffisantes pour assumer leur indépendance.

• En Allemagne : 45 % des jeunes de 23-24 ans et 11 % des trentenaires vivent sous le toit familial.

Source : Tomassini C. et al., Living arrangements among older people : an overview of trends in Europe and the USA, Populations Trends, n° 115, 2004.

Bibliographie
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* Professeur à l’Université de Molise, Campobasso (Italie)

Pour citer cet article : Cécilia Tomassini, « Ancrées dans la tradition en Italie », Grande Europe n° 4, janvier 2009 – La Documentation française © DILA

 

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