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Grande-Bretagne et Irlande. « Iles promises » de la nouvelle émigration polonaise ? par Artur Borzeda

[Grande-Bretagne et Irlande. « Iles promises » de la nouvelle émigration polonaise ? par Artur Borzeda], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Le magasin « Malinka », lieu de rendez-vous de la communauté polonaise de la ville de Slough près de Londres où celle-ci représente 15 % de la population.
Pawel Koziol / Agencja Gazeta

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Mis à jour le 12/11/2008

Introduction

L’ouverture des frontières est-ouest puis l’entrée de la Pologne dans l’Union européenne en 2004 ont donné lieu à une vague d’émigration d’une ampleur inégalée depuis quarante années en Grande-Bretagne et en Irlande. Réputés pour leur ardeur au travail dans des métiers délaissés par les autochtones, ces émigrés polonais, souvent déqualifiés et premières victimes de la crise économique, sont aussi en butte à l’hostilité de la presse et de la population locales.


Grande-Bretagne et Irlande. « Iles promises » de la nouvelle émigration polonaise ?

Artur Borzeda*

Faute de recensement, les données sur l’immigration polonaise en Grande-Bretagne et en Irlande sont relativement imprécises. Mais on estime néanmoins aujourd’hui à environ 1,5 million le nombre de Polonais vivant dans le premier de ces pays, peuplé de quelque 60 millions d’habitants, tandis que dans le second, ils seraient entre 250 et 300 000 pour une population totale de 4,2 millions. Cette immigration massive, qui a suivi l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne le 1er mai 2004, donne lieu à des appréciations diverses dans ces deux pays d’accueil qui, pour avoir ouvert d’emblée leur marché du travail aux ressortissants des nouveaux États membres, n’en restent pas moins partagés quant aux effets d’une telle mesure.

Une vague d’immigration sans précédent

Juste après l’adhésion de dix pays à l’Union européenne (UE), en mai 2004, seules, parmi les quinze anciens membres, la Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suède ont décidé de lever immédiatement toutes les restrictions à l’entrée sur leurs marchés du travail des citoyens des nouveaux entrants (d’autres pays ont opté pour une ouverture progressive en instaurant des périodes transitoires). Le gouvernement britannique estime que les flux d’immigrants en provenance de ces pays oscillent depuis 2004 entre 5 000 et 130 000 personnes par an, des chiffres, selon The Guardian(1), inégalés depuis quarante ans. En mars 2005, soit un an à peine après l’élargissement à l’Est de l’UE, 73 545 Polonais, 20 000 Lituaniens, 13 500 Slovaques et 9 000 Lettons avaient déjà déposé une demande de carte de travail(2). En Irlande, le ministère des Affaires sociales évaluait à plus de 90 000 le nombre d’immigrants ayant obtenu un permis de travail, soit 25 000 de plus que l’année précédente(3). Toutefois, il est certain que les chiffres officiels ne reflètent que pour partie la réalité : ils sous-estimeraient l’ampleur du phénomène de 25 à 30 %, selon les syndicats britanniques et irlandais.

Des destinations déjà bien connues

Si la Grande-Bretagne a toujours été une terre d’accueil, notamment après la perte de ses colonies, l’Irlande, quinze fois moins peuplée, fut, durant de nombreuses années, un pays exportateur de main-d’œuvre, principalement en direction de l’Amérique du Nord et de la Grande-Bretagne.

Les premières vagues de l’émigration polonaise se situent, pour leur part, dans la première moitié du XIXe siècle. Puis, après la Première Guerre mondiale, des milliers de Polonais sont arrivés en Grande-Bretagne pour travailler, essentiellement, dans des mines ou dans le textile. Après 1940, le gouvernement polonais en exil a été transféré à Londres, entraînant avec lui environ 20 000 soldats, dont certains ont ensuite pris part à la bataille d’Angleterre. À la fin de la guerre, les formations militaires polonaises dans ce pays comptaient au total 75 000 hommes, parmi lesquels nombreux furent ceux qui demandèrent l’asile à la Grande-Bretagne quand un régime communiste s’installa à Varsovie. Par la suite, et en particulier à partir du début des années 1980, une nouvelle vague d’émigrants polonais est arrivée dans le pays, renforcée par celle de l’après-1989.

Quant à l’Irlande, elle a longtemps été, à l’instar de la Pologne, un pays fournisseur de main-d’œuvre, mais son économie a pris un tournant décisif après l’adhésion à la Communauté européenne, en 1973. Au moment où la Grande-Bretagne commençait à durcir les conditions d’accès à son territoire, l’Irlande, elle, devenait un pays d’accueil. En 2004, ces deux économies étaient en mesure d’absorber de nouveaux travailleurs, voire manquaient de bras dans certains de ses secteurs.

De leur côté, les sources polonaises (dont l’hebdomadaire Polityka, unanimement reconnu pour son sérieux et sa modération), évaluent à environ 2 millions le nombre de personnes ayant quitté le pays à partir de 2004, ce qui représente 12 % de la population active ; sans qu’un lien de cause à effet puisse être clairement établi, on a constaté que le niveau de chômage en Pologne était tombé de près de 20 % en 2003 à environ 12 % en 2007. Cette vague de départs, dont l’ampleur, sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en a surpris plus d’un, a été en outre favorisée par les transports, l’ouverture du ciel européen notamment s’étant traduit par le développement des compagnies aériennes à bas prix.

Le profil type de l’immigrant polonais

La grande majorité des immigrants (83 %) arrivés récemment en Grande-Bretagne et en Irlande en provenance d’Europe centrale se situent dans la tranche d’âge de 18 à 34 ans ; ils ont un niveau d’éducation moyen (deux ans d’études après le baccalauréat) ; 80 % d’entre eux sont Polonais.

Plus précisément, les immigrés polonais sont, pour la plupart, âgés de 18 à 30 ans et bien éduqués (seuls 8 % d’entre eux ont arrêté leurs études au niveau du collège ou du Brevet d’études professionnelles), ils parlent assez bien l’anglais et gagnent convenablement leur vie. En revanche, l’amélioration de leur niveau de vie s’accompagne généralement d’une déqualification professionnelle, car ils trouvent rarement un emploi en rapport avec leurs aptitudes : 22 % des Polonais travaillant comme ouvriers sont détenteurs d’un diplôme universitaire.

En effet, nombre de ceux qui ont un emploi stable (75 %) exercent des métiers manuels (près de 50 %), dans des secteurs dont les besoins en main-d’œuvre ne sont pas intégralement satisfaits par la population locale, comme le BTP, les transports, le nettoyage et l’entretien, l’hôtellerie et la restauration. Les Polonais ont également contribué à relancer l’agriculture britannique (en particulier en Écosse, au Pays de Galles et dans Lincolnshire) et ont participé au boom de l’immobilier neuf.

On trouve également parmi eux des entrepreneurs, des cadres moyens, des médecins, des experts de la finance et de la banque, des ingénieurs hautement spécialisés, etc. À l’aise financièrement, ceux-ci occupent souvent des postes à responsabilités et se considèrent davantage comme des expatriés que comme des émigrants classiques.

Cependant, certains de ces Polonais émigrés ont vu leur rêve s’écrouler : selon la BBC, dans la seule ville de Londres, 18 % environ des sans-abris viennent d’Europe centrale, essentiellement de Pologne. Noyés dans les vapeurs d’un alcool bon marché et souvent en rupture avec leurs familles restées au pays, ils ont un sort peu enviable et sans espoir d’amélioration(4).

Mais la plupart des immigrants polonais ont gardé des liens forts avec leur patrie : 60 % achètent des produits polonais importés, privilégient les médias de leur pays et passent leur temps libre entre eux. Ils ont réussi à recréer une communauté sur place, en ouvrant par exemple leurs propres boulangeries ou restaurants, en créant des médias en polonais et même des écoles où l’enseignement est dispensé également dans leur langue. Travaillant généralement beaucoup, ils consomment tout autant, mais épargnent nettement plus que leurs compatriotes des précédentes vagues d’immigration, dans le but d’acquérir un bien immobilier en Pologne, d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles ou d’offrir à leurs enfants des études longues et chères. La Banque nationale de Pologne évalue à environ 4 milliards de livres (5 milliards d’euros) les sommes envoyées chaque année par des Polonais travaillant en Grande-Bretagne à leurs familles en Pologne.

Mutuellement satisfaits

En janvier 2007, le directeur général de la Chambre de commerce britannique, David Frost, déclarait : « Je ne me souvenais plus de l’intensité avec laquelle peut travailler un homme, jusqu’au jour où j’ai employé des Polonais. (...) Ils trouvent facilement du travail, car ils sont bien plus motivés et souvent plus compétents que nos compatriotes »(5).

Selon les estimations de l’Economic and Social Research Institute de Dublin, les travailleurs migrants ont contribué à augmenter le PIB irlandais de deux points entre 2005 et 2006, tandis que le Trésor britannique relevait, pour la même raison, sa prévision de croissance pour les cinq prochaines années, de 2,5 % à 2,75 %(6).

« C’est comme si l’économie britannique devait satisfaire en seulement deux ans un surcroît de demande équivalant à celle qui émanerait d’une ville de la taille de Liverpool. En travaillant souvent dix heures par jour et six jours sur sept, les immigrants polonais ont souvent un pouvoir d’achat non négligeable. Avec des revenus moyens de 20 000 livres (25 160 euros) par an, ils peuvent dégager entre 6 000 et 7 000 livres (7 550 – 8 807 euros) pour la consommation ou pour l’épargne, ce qui, au total, représente un potentiel d’achat extrêmement intéressant pour les entreprises britanniques », estimait, en décembre 2007, Doug Mc Williams, directeur du Centre for Economics and Business Research de Londres(7). Jonathan Barne, un haut dirigeant de la Banque d’Irlande, déclarait en mars 2007 dans Time Magazine à propos de l’immigration polonaise dans son pays: « Cela a été une fantastique réussite. Économiquement, socialement, dans tous les domaines, c’était une expérience positive pour notre pays »(8). Le National Institute of Economic and Social Research britannique estime qu’entre 2004 et 2006, les immigrés ont apporté 12 milliards de livres sterling (15,1 milliards d’euros) à l’économie britannique. Durant cette période, au seul titre de l’impôt sur le revenu, les travailleurs polonais auraient versé au Trésor britannique 1,9 milliard de livres sterling(9) (2,4 milliards d’euros).

Néanmoins, l’époque idyllique, où les nouveaux venus chantaient les louanges des « îles promises », pendant que les autochtones vantaient le courage et les compétences des travailleurs polonais et se félicitaient des bénéfices qu’ils procuraient à l’économie nationale, semble désormais s’éloigner. En avril 2008, la Chambre des Lords a publié un rapport sur l’immigration en Grande-Bretagne(10), qui souligne essentiellement les retombées néfastes de l’immigration, en général(11). Quatre ans après l’ouverture de leurs marchés du travail, la situation a changé dans les deux pays d’accueil : comme d’autres en Europe, la Grande-Bretagne et l’Irlande connaissent actuellement un certain ralentissement économique, dont les effets frappent tout particulièrement les immigrants les plus récemment arrivés, auxquels, en outre, des médias font jouer le rôle de boucs émissaires.

Le désamour ?

S’il est indéniable que certains problèmes, voire certaines pathologies sociales, se sont aggravés avec l’arrivée et l’installation d’une communauté allogène aussi importante, l’augmentation de la criminalité, de la prostitution et de divers délits qui lui est associée, est plus souvent fantasmée que réelle. Les journaux populaires à très grand tirage ont trouvé là un nouveau sujet qui se vend bien et correspond à leur ligne éditoriale, traditionnellement hostile à l’immigration et à l’État-providence, conservatrice et anti-européenne.

Les tabloïds et l’immigration polonaise

En août 2008, The Irish Independant a ouvert ses colonnes à un certain nombre d’enseignants du pays, qui, avec le soutien du parti conservateur Fine Gael, appelaient à séparer les enfants irlandais de ceux ne maîtrisant pas la langue, « afin de maintenir un bon niveau scolaire »*. Par ailleurs, selon le quotidien britannique Daily Mail, « le système de santé [est] pris de panique alors qu’un millier d’enfants polonais naissent chaque jour au Royaume-Uni » et « les prestations sociales versées à des familles polonaises font exploser le système national d’aide »** ; le journal estime aussi que bien des accidents de la route s’expliquent par le fait que les Polonais ne sont pas capables de lire les panneaux de signalisation.

Les bloggeurs polonais ont, à cette occasion, découvert que les journalistes du Daily Mail avaient demandé à un couple de jeunes Polonais de jouer les « mauvais conducteurs » dans une voiture immatriculée en Pologne, pour une rémunération de 800 livres (1 006 euros)***.

* « Teachers Back Call to Segregate Immigrants », The Irish Independent, 19 août 2008.

** Sue Reid, « £1m of Child Benefit paid out a Month – to Mothers in Poland », Daily Mail, 21 septembre 2007.

*** « Britain’s Shameless Press », octobre 2007, http://www.economist.com/blogs/certainideasofeurope/2007/10/britains_shameless_press.cfm

En avril 2008, le journal britannique The Daily Telegraph titrait : « Les étrangers commettent un crime sur cinq à Londres » et publiait un tableau statistique dans lequel les Polonais figuraient, à ce titre, en tête de liste(12).

Pour les médias conservateurs, tant britanniques qu’irlandais, la nouvelle immigration polonaise est coupable de tous les maux, particulièrement depuis 2006. Elle est une cible facile, car sans défense et très visible, mais en même temps blanche et européenne(13), ce qui les exonère a priori du soupçon de racisme tout en leur permettant de flatter les sentiments nationalistes et xénophobes de leurs lecteurs.

La campagne anti-polonaise menée par certains médias s’accompagne d’une réelle vague de violences, voire de crimes de sang, aussi bien en Grande-Bretagne qu’en Irlande. Depuis deux ans, une centaine d’agressions contre des Polonais ont été recensées, certaines ayant entraîné la mort ou des blessures graves. Les dernières en date remontent, en Irlande, à février 2008, lorsque deux jeunes Polonais ont été tués de plusieurs coups de tournevis, et, en Grande-Bretagne, à septembre 2008, quand deux autres ont été battus à mort.

Les Britanniques partent eux aussi

Alors que l’immigration bat son plein, la Grande-Bretagne connaît parallèlement un exode de ses ressortissants, le plus important depuis 1914. Environ 207 000 citoyens britanniques ont quitté le pays en 2007, plus de la moitié d’entre eux ayant pour destination l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la France ou l’Espagne, et, dans une moindre mesure, les États-Unis (8 %)*. Mais c’est 2006 qui fut l’année record : selon l’Office for National Statistics (ONS), le nombre de personnes étant parties pour 12 mois ou plus s’est élevé à 400 000 (359 000 en 2005). Avec l’arrivée en Grande-Bretagne cette même année de 591 000 immigrants, le solde migratoire a donc été de + 191 000, mais les statistiques ne prennent pas en compte les nouveaux arrivants de l’Europe communautaire. Selon l’ONS, la majorité des émigrants recensés viennent des pays du nouveau Commonwealth, comme l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh et Sri Lanka (plus de 200 000 par an) **.

* Philip Johnston, « Emigration Soars as Britons Desert the UK », The Daily Telegraph, 19 avril 2008.

** Office for National Statistics, « Emigration from UK », 15 novembre 2007, http://www.statistics.gov.uk/pdfdir/emig1107.pdf

Ces violences, pour la plupart, se produisent dans de petites villes ou en milieu rural et sont généralement commises par des nationaux qui se sentent menacés par la concurrence des travailleurs polonais, accusés d’être à l’origine d’un dumping salarial et d’entraver la lutte pour l’amélioration des conditions de travail en acceptant des rémunérations inférieures à la moyenne. Le rapport récent du National Statistic Office britannique estime que les nationaux ont perdu environ 500 000 emplois, généralement peu qualifiés, avec l’arrivée des ressortissants des nouveaux États membres de l’UE ; aujourd’hui, en Grande-Bretagne, un salarié sur huit est né à l’étranger. En août 2008, le journal irlandais The Irish Independent écrivait : « Malgré le ralentissement de la croissance en Irlande, les Polonais vont tout de même envoyer près de 2 milliards d’euros à la maison »(14).

Vers la fin du rêve ?

D’ores et déjà, une inquiétude grandissante se fait jour dans la presse et dans les milieux financiers, aussi bien britanniques qu’irlandais, quant à l’impact sur leurs économies d’un éventuel départ massif des Polonais. Les craintes s’avèrent particulièrement vives dans l’agriculture et le bâtiment, d’autant que ce dernier secteur sera fortement mis à contribution avec les Jeux olympiques de Londres de 2012. Selon le ministère britannique du Travail, le nombre de demandes de permis de travail déposées par des Polonais a chuté de 10 % depuis janvier 2008 et les retours au pays se multiplient. La dépréciation de la livre par rapport au zloty polonais (8 zlotys en 2004 contre à peine 5 zlotys en 2008), le ralentissement de l’activité en Irlande, ainsi que la reprise économique en Pologne constituent autant de facteurs incitant les Polonais à repartir chez eux.

Toutefois, si les nouveaux immigrants polonais se font maintenant plus rares, la plupart de ceux arrivés il y a 3-4 ans devraient rester encore quelque temps. Ainsi, la presse polonaise, quand elle décrit les efforts du gouvernement pour faire revenir au pays « les bras et les cerveaux », constate néanmoins qu’il n’y aura pas de retour massif(15).

En attendant, le sagace et mordant observateur de la société britannique qu’est Ken Loach a fait des immigrés polonais les héros de son film sorti en janvier 2008, It’s a free world !

Notes
(1) Stuart Jeffries, « Workers in the World », The Guardian, 9 mars 2005.
(2) Stuart Jeffries, op. cit.
(3) « L’Irlande chaque année un peu plus polonaise », Bazar slave, 6 janvier 2007, http://bazar-slave.over-blog.com/article-5158313.html
(4) Rob Broomby, « Poles Head Home as UK Dream Fades », BBC News, 6 mars 2008, http://news.bbc.co.uk./1/hi/world/europe/7281608.stm
(5) Heather Stewart, « Immigrants Put UK in Pole Position », The Observer, 7 janvier 2007.
(6) Andrew Purvis, « Positive Poles », Time Magazine, 16 mars 2007.
(7) Kris Grzegorczyk & Michael Malik, « Polish Immigrants’ Growing Role in British Consumer Spending », Argostranslation, décembre 2007
(8) A. Purvis, op. cit.
(9) D’après Wiktor Moszczynski, journaliste d’origine polonaise vivant à Londres et militant de la communauté polonaise en Grande-Bretagne, « The Polish Community and the United Kingdom », Daily Mail, 5 août 2008.
(10) House of Lords, « The Economical and Fiscal Impact of Immigration », 1er avril 2008, http://www.publications.parliament.uk/pa/ld200708/ldselect/ldeconaf/82/82.pdf
(11) Le marché du travail britannique comporte toujours certaines restrictions pour les ressortissants de Bulgarie et de Roumanie, pourtant membres de l’UE depuis le 1er janvier 2007.
(12) Tom Harper & Ben Leapman, « Foreigners ‘Commit Fifth of Crime in London’ », The Daily Telegraph, 19 avril 2008.
(13) A contrario, les Noirs ou les Asiatiques sont souvent sujets britanniques, mieux organisés et présents sur place depuis longtemps.
(14) Jason O’Brien, « Poles Will Send Home Close to € 2bn », The Irish Independent, 7 août 2008.
(15) Pawel Wrabec, « Emigracja nie chce wracac » (L’émigration ne souhaite pas revenir), Polityka, 2 septembre 2008.

* La Documentation française

Pour citer cet article : Artur Borzeda, « Grande-Bretagne et Irlande. "Iles promises" de la nouvelle émigration polonaise ? », Grande Europe n° 2, novembre 2008 – La Documentation française © DILA

 

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