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Grèce. Les rapports Église-État en débat ? par Isabelle Dépret

[Grèce. Les rapports Église-État en débat ? par Isabelle Dépret], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Intronisation du métropolite orthodoxe du Pirée, Mgr Kallinikos, en février 1978.
Revue Peiraïki Ekklissia - février 2003

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Mis à jour le 12/02/2009

Introduction

Même si un siècle après le vote, en France, de la loi de séparation des Églises et de l’État, il existe toujours quelques passerelles entre ces institutions, la place de la laïcité parmi les éléments fondateurs de la République n’y est contestée par personne. Il en va autrement en Grèce, où la nature des relations entre pouvoirs temporel et religieux est tout autre. Cette symbiose faisant toutefois, depuis les années 1980, l’objet de débats récurrents, l’idée a été émise, à la fin de 2008, par l’archevêque d’Athènes, de consulter la population par voir référendaire.


Grèce. Les rapports Église-État en débat ? 

Isabelle Dépret*

« Personne n’osait réclamer, encore moins du haut de la tribune parlementaire, la séparation de l’Église et de l’État mais nombreux étaient ceux qui la souhaitaient secrètement »(1).

Cette réflexion du journaliste Marc Marceau concerne la Grèce et remonte aux années 1966-1967. Illustrant les antécédents d’une revendication – toujours actuelle pour certains –, elle suggère les tabous qui ont entouré ce sujet sensible. La notion française de laïcité, mode d’agencement, parmi d’autres, entre le politique et le religieux, admet plusieurs acceptions. Elle renvoie, d’une part, à un processus social de différenciation entre religion et activités profanes. Elle traduit, d’autre part, un principe de neutralité confessionnelle du pouvoir temporel, liée à une séparation institutionnelle entre l’État et les instances religieuses. De ce second point de vue, l’État grec ne s’est jamais déclaré laïc. L’Église orthodoxe bénéficie d’une position dominante depuis la création de la Grèce en 1830. En ce qui concerne les représentations, l’affiliation à l’orthodoxie s’est trouvée étroitement associée à la qualité de Grec, au point d’apparaître comme condition d’une pleine appartenance à la communauté nationale. Pourtant, la réforme des liens entre l’Église et l’État constitue une requête émergente depuis les années 1980. Une synthèse des positions peut être esquissée sur une question périodiquement réactivée mais jusqu’à présent régulièrement repoussée – dans sa version la plus radicale.

Les rapports entre État et religions dans la Grèce contemporaine

Filiations historiques et modèles idéaux

Les rapports entre l’Église et l’État en Grèce puisent une part de leurs références dans l’histoire byzantine. Est ici invoquée la notion de synallilia, modèle de collaboration entre le Souverain temporel et l’Église chrétienne, deux piliers de l’État aux compétences distinctes. Dans les dernières décennies du XXe siècle, l’Église orthodoxe se réfère à ce modèle.

Outre des échanges avec l’Europe occidentale, une expérience pluriséculaire a souligné le lien entre la religion et la communauté puis la nation : l’expérience ottomane. Dans l’Empire ottoman, les groupes confessionnels bénéficient d’une autonomie. À différents échelons, la représentation du groupe auprès de l’administration se trouve en partie du ressort des autorités religieuses. La hiérarchie grecque orthodoxe a assumé, dans ce cadre, des prérogatives particulièrement étendues, dont certaines relèvent aujourd’hui du domaine civil : compétences judiciaires, fiscales, économiques, éducatives(2).

Les intellectuels grecs qui ont préparé la « révolution nationale » s’inscrivent souvent dans le mouvement des Lumières : leur pensée n’a pas toujours été exempte d’anticléricalisme. Pourtant, si les soulèvements des années 1821-1827 renvoient à des motifs sociaux, économiques et politiques complexes, la dimension confessionnelle a joué un rôle fédérateur sur le terrain.

Dès la première moitié du XIXe siècle, l’Église orthodoxe se voit accorder un statut d’Église établie. Parallèlement, les responsables de l’État ont tenté de subordonner le clergé – force de contestation potentielle – à leur autorité. Une séparation des fonctions sacerdotales et séculières est instaurée. En 1833, l’Église « hellénique du roi de Grèce », proclamée autocéphale, se détache de la juridiction du Patriarcat de Constantinople.

Ce système se consolide à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, dans un contexte d’expansion territoriale. Les rapports d’interdépendance entre l’État nation et la haute hiérarchie ecclésiastique officielle ont été renforcés par des préoccupations d’encadrement social, d’homogénéisation ; par le départ de communautés non chrétiennes ; par l’afflux d’un million de Grecs orthodoxes expulsés d’Asie Mineure et d’Anatolie en 1923.

La quête de rapports rénovés entre l’État et le religieux est favorisée par l’entrée de la Grèce dans la Communauté européenne en 1981 puis, par la transformation de cette ancienne zone d’émigration en pays d’accueil. Peuplée de 10 964 080 habitants lors du recensement de 2001(3), la Grèce a vu affluer sur son sol plus de 1 million d’immigrés depuis le début des années 1990.

L’Église orthodoxe, une Église « dominante »

Parmi les 80 métropoles de l’Église de Grèce, on distingue, d’une part, les diocèses de « Vieille Grèce » (Péloponnèse, Eubée, Grèce continentale, Thessalie, Cyclades), d’autre part ceux des « Nouveaux Territoires » (Macédoine, Thrace, Épire, îles du Nord de l’Égée). D’un point de vue formel, ces derniers évêchés relèvent toujours du Patriarcat de Constantinople. L’Église semi-autonome de Crète et le Dodécanèse sont également rattachés à celui-ci. L’Église orthodoxe de Grèce est structurée en près de 8 400 paroisses, dans lesquelles officient environ 8 500 curés. Le Mont Athos inclut une fédération de 20 monastères affiliés, eux aussi, au Patriarcat de Constantinople.

La Constitution hellénique de juin 1975 qualifie l’Église orthodoxe de « religion dominante » (article 3). Cette institution relève d’un département autonome au sein de l’État. Son clergé séculier est rémunéré par le budget public. Ses évêques sont dotés de compétences étatiques. Le statut de droit public dont bénéficient cette Église et les organismes associés offre au pouvoir temporel des moyens de pression. Ce contrôle s’exerce d’abord par l’intermédiaire du ministère de l’Éducation nationale et des Cultes.

La Charte statutaire de l’Église – loi de l’État – précise les domaines de coopération avec le pouvoir temporel : éducation chrétienne de la jeunesse, service religieux dans les forces armées, valorisation des liens de la famille, aide des personnes dans le besoin, conservation des reliques et des monuments chrétiens, célébration des fêtes religieuses. L’Église peut demander la protection de l’État lorsqu’elle estime la religion attaquée. Le code pénal hellénique punit le blasphème. Les cérémonies politiques et militaires majeures sont marquées par la présence solennelle du clergé orthodoxe.

Selon l’article 16 de la Constitution, l’instruction a notamment pour but « le développement de la conscience nationale et religieuse ». Cette clause a justifié le maintien de la prière matinale et de deux heures hebdomadaires de cours d’éducation religieuse dans les cycles primaire et secondaire publics. Le christianisme orthodoxe est au cœur de cet enseignement d’orientation catéchistique.

Les différentes confessions en présence

Les chrétiens orthodoxes représentent entre 94 et 97 % de la population. Les enquêtes empiriques indiquent une relative faiblesse des pratiques : environ 10 % des Grecs se rendraient tous les dimanches à l’église. Entre les conceptions des anciens-calendaristes(4) et celles des non-croyants de culture orthodoxe, existe une palette de rapports individuels au sacré et à l’institution ecclésiastique.

D’autres communautés confessionnelles existent au début du XXIe siècle. L’islam, qui rassemble 200 000 fidèles, est spécialement représenté en Thrace occidentale, dans le Dodécanèse et dans les grandes villes. Le judaïsme compte aujourd’hui quelques milliers de fidèles ; le catholicisme romain, près de 200 000 ; le protestantisme, environ 30 000 ; l’Église grégorienne arménienne, entre 15 000 et 20 000 ; le catholicisme de rite byzantin, plus d’un millier. Soulignons que, depuis 1951, ni la religion ni la langue maternelle n’apparaissent dans les statistiques officielles des recensements. Jusqu’au printemps 2000 au moins, la confession individuelle figure, en revanche, sur les cartes d’identité. La perception des non-orthodoxes semble osciller entre le sentiment que l’on cherche à les intégrer et celui d’un regard dévalorisant qui s’accompagnerait, selon certains, de discriminations dans les espaces éducatif, professionnel, économique.

L’émergence d’une approche minoritaire depuis 1974

Jusqu’au milieu des années 1970, le modèle d’une Église établie n’est pas publiquement contesté. Les immixtions des gouvernements dans l’élection de l’Archevêque d’Athènes jusqu’à cette date, le sentiment d’une compromission de la hiérarchie orthodoxe avec le régime des Colonels ont influencé ce débat émergent. Celui-ci s’est de facto articulé au projet européen du pays. Pour autant, ces tendances ne peuvent être considérées comme « imposées par Bruxelles ». En effet, plusieurs États européens sont structurés autour d’une religion prédominante. Il s’agit d’un débat interne, au cours duquel des instances ou références européennes ont pu être invoquées sélectivement par tous les camps en présence.

La recherche d’un État neutre sur le plan religieux

Au regard de la Constitution de 1952, celle de 1975 consacre un léger rééquilibrage entre les cultes. La séparation entre l’Église et l’État – souhaitée par quelques élus de la Nouvelle Démocratie (Nea Dimokratia, centre droit) – est proposée dès 1974 par le PA.SO.K. (Parti socialiste) et figure dans son programme politique en 1981.

Après son succès électoral d’octobre 1981, le PA.SO.K. encourage l’adoption d’une série de lois en ce sens : légalisation d’un mariage civil en avril 1982, dépénalisation de l’adultère en août 1982, réforme des programmes scolaires en 1984-1985, légalisation de l’avortement en juillet 1986, projet de nationalisation d’une partie du patrimoine agraire monastique en 1987.

Pour autant, ce parti – qui gouverne le pays de 1981 à 1989 puis de 1993 à 2004 – a régulièrement exclu une réforme plus radicale. La confrontation de 2000-2001 – liée au retrait de la mention confessionnelle sur les cartes d’identité – a rappelé aux gouvernants les risques électoraux d’une politique jugée par trop « anti-ecclésiastique ».

Les arguments des partisans de l’État laïc

En Grèce, les partisans d’un État laïc ont constitué, jusqu’à présent, une minorité politique et intellectuelle. En termes d’affiliations, ils se réclament du libéralisme ou des valeurs de la gauche politique. Toutefois, les positions à cet égard traversent les deux principales formations du pays, Nea Dimokratia (centre droit) et PA.SO.K. (centre gauche).

Sont invoqués la liberté de conscience, les droits de l’homme, ceux des minorités ou encore des arguments moraux ou économiques, tel le poids, dans le budget de l’État, des subventions et salaires versés à l’Église orthodoxe. Est également mis en relief l’intérêt des deux instances, celui, notamment, de l’Église. Pour le constitutionnaliste Georges Sotirelis, le système actuel perpétuerait une « surprotection » injustifiée de l’Église orthodoxe face aux autres cultes. En 1993, le professeur de droit Michalis Stathopoulos(5) affirme qu’une séparation est nécessaire et peut être mise en œuvre par de simples mesures législatives.

Le Parti communiste (K.K.E.) et la Coalition de la gauche radicale (SYRIZA) soutiennent ce projet. Le thème est également envisagé par nombre de responsables du PA.SO.K. Pour autant, en 2009, ce parti prône officiellement un partage clair des rôles entre autorités temporelles et ecclésiastiques, formulation beaucoup plus prudente. Inversement, la Nea Dimokratia, soucieuse de préserver les meilleures relations avec la hiérarchie orthodoxe, ne soutient pas l’idée d’une séparation. Néanmoins, la frange libérale de cette formation considère positivement une telle évolution. Quant à l’extrême droite, représentée au Parlement par le Rassemblement populaire orthodoxe, elle se déclare attachée au principe d’union au nom des valeurs nationales helléno-orthodoxes.

La réactivation périodique de la question

Les crises intra-ecclésiastiques, les tensions entre l’Église et le pouvoir politique sont l’occasion d’une réactivation du thème de l’État laïc : ainsi en a-t-il été de mai 1998 à l’été 2001, lorsque les discours de l’Archevêque Christodoulos provoquent des réactions mitigées. Au second semestre de 2008, le débat est relancé par une affaire de transactions foncières entre les pouvoirs publics et le monastère athonite de Vatopedi, au nord-est de la péninsule. Révélées fin août 2008, ces transactions, jugées désavantageuses pour l’État, suscitent l’indignation.

L’opinion des citoyens grecs à ce sujet, mal connue, semble fluctuante. Elle est surtout saisie à travers des sondages d’opinions. Or, ceux-ci portent sur des échantillons restreints, souvent biaisés par le contexte de leur réalisation. Ces restrictions posées, une enquête publiée en avril 1998 dégage une majorité relative favorable à une séparation entre Église et État en Grèce (47,6 % contre 39 % de l’avis opposé)(6). Cette position serait celle de 60 % des personnes contactées – et de 47 % des pratiquants – selon un autre sondage, réalisé en octobre 2008(7).

La situation en 2009

Les positions de l’Église orthodoxe de Grèce

Durant les dernières décennies du XXe siècle, des théologiens, voire quelques membres du haut clergé ont prôné une émancipation de l’Église : ont été mis en avant la promesse d’une régénération, les avantages d’une institution souveraine et d’une distanciation vis-à-vis des logiques « mondaines ». Néanmoins, au seuil du XXIe siècle, l’Église orthodoxe consolide son attachement au modèle d’union, au nom de la stabilité du pays, de l’unité, des traditions nationales.

Nombre de prélats ont souligné à quel point le salaire accordé au clergé séculier ne constitue qu’une faible contrepartie des cessions patrimoniales successives consenties par l’Église en faveur du peuple. Fin décembre 2008, selon Mgr Ieronymos, Archevêque d’Athènes, la séparation entre l’Église et l’État est achevée en Grèce. Rappelant que l’Église n’approuve pas une telle évolution, il propose de laisser le peuple trancher, par référendum.

Présent dans la presse généraliste, le métropolite de Naupacte, Mgr Ierotheos, pointe les dangers d’une Église indépendante et puissante, face à laquelle le pouvoir temporel perdrait de précieux moyens de contrôle. Une dissociation administrative n’impliquerait-elle pas, également, que l’État restitue à l’Église les richesses qui lui furent confisquées ? En 2009, cette institution se veut, néanmoins, ouverte à un dialogue avec le gouvernement.

Une réforme radicale risquée

Au pouvoir depuis 2004, la Nea Dimokratia n’a jamais avancé l’idée d’une séparation Église-État. Une grande partie des élus rejette une telle réforme, qui apparaît risquée et coûteuse. L’historiographie classique souligne à quel point l’Église orthodoxe a permis de préserver la conscience nationale. De multiples liens tissés entre les deux instances, à l’échelon étatique et local, dissuadent d’une transformation décisive dans un domaine qui ne constitue pas une priorité en 2009. Le système grec reste marqué par le clientélisme : les relations entre évêques et personnalités politiques s’inscrivent aussi dans cet environnement.

Une logique de sécularisation graduelle de l’État semble néanmoins à l’œuvre. Des mesures législatives ou administratives axées sur des points particuliers consolident ce processus : en 2007, contre l’avis du Saint Synode, l’union libre est autorisée ; au début de 2009, est discutée la suppression du serment religieux dans certaines manifestations solennelles, mesure à laquelle consentirait la direction ecclésiastique.

En octobre 1999, l’Archevêque d’Athènes, Mgr Christodoulos, évoquait le sujet devant le Synode. La séparation d’avec l’État était présentée comme une perspective non souhaitable, à laquelle l’Église devrait pourtant se préparer : « Nous avons pour le moment évité une modification de la Constitution sur la question de nos relations avec l’État. Et tant que nous apparaîtrons puissants et que nous aurons les moyens d’accéder au peuple, aucun gouvernement n’osera poser la question de la séparation (...). Néanmoins, que ce soit parce que l’Union européenne nous l’imposera ou parce que cette évolution sera impulsée par l’État, nous ne pouvons désormais compter indéfiniment sur le système actuel (...). Jusqu’à présent, nous avons tenu ferme, mais jusqu’à quand pourrons-nous résister ? »(8).

Si le thème resurgit régulièrement dans l’actualité, il ne figure aucunement à l’ordre du jour en 2009. Compte tenu du poids des traditions et surtout, de l’intérêt des deux instances au maintien du statu quo, l’évolution la plus probable, à court terme, semble un processus de sécularisation graduel, sans mise en cause brutale du cadre établi.

Notes
(1) M. Marceau, La Grèce des Colonels, éditions R. Laffont, Paris, 1967, p. 190.
(2) Sokrates Petmezas, « Le rôle fiscal et financier de l’Église », in Paolo Odorico (dir.), Conseils et mémoires de Synadinos, prêtre de Serrès en Macédoine, Paris-Athènes, Éditions de l’Association Pierre Belon, 1996, pp. 507-522.
(3) Service national de la statistique, Athènes, données issues du recensement de la population de Grèce, effectué le 18 mars 2001.
(4) Les orthodoxes anciens-calendaristes constituent un groupe fondamentaliste lui-même fractionné, qui refuse l’usage du calendrier grégorien. Ce groupe rebelle a émergé en 1923-1924 lorsque l’Église de Grèce adopte officiellement le nouveau calendrier, en retrait de 13 jours par rapport au calendrier julien. Les anciens-calendaristes qui se définissent comme des « orthodoxes authentiques », seraient moins de 50 000 au début des années 2000, selon des responsables de l’Église orthodoxe de Grèce.
(5) Michalis Stathopoulos a été ministre de la Justice en 2000-2001.
(6) Résultats de cette enquête – effectuée par l’institut V-PRC – évoqués dans Avgi (L’Aube) et Elevtherotypia (La Presse libre), 5 avril 1998.
(7) Sondage effectué en octobre 2008 par la société Public Issue. Kathimerini-IHT et Elevtherotypia, 10 octobre 2008.
(8) Discours de Mgr Christodoulos à l’Assemblée plénière de la Hiérarchie, 5 octobre 1999, in Saint Synode de l’Église Orthodoxe de Grèce, L’assemblée régulière du Saint Synode, Athènes, 5-14 octobre 1999 (en grec), Athènes, Publications de l’Église de Grèce, 1999, pp. 91-92.

Références bibliographiques
• Baskedis A., « Between Partnership and Separation. Relations between Church and State under the Constitution of June 9, 1975 », Œcumenical Review, 29-1 (1977), pp. 52-61.
• Dépret I., Église, État, nation en Grèce contemporaine. Lectures historiques, sécularisation, mobilisation, Paris, Publications de l’École française d’Athènes, Collection Mondes méditerranéens et balkaniques, à paraître.
• Dépret I., « L’Église orthodoxe de Grèce et le conflit des cartes d’identité 2000-2001 », Archives des sciences sociales des religions, 131-132 (2005), pp. 27-46.
• Dépret I., «  Identité contre laïcité ? L’Église orthodoxe de Grèce et la question identitaire à la fin du XXe siècle », Reprint Serie, n° 37, Université Cesare Alfieri, Faculté de sciences politiques, 2005, Florence, pp. 2-36.
• Manitakis A., Les rapports entre l’Église et l’État (en grec), Athènes, Nefeli, 2000.
• Papastathis C., « La République hellénique », in Basdevant-Gaudemet B., Messner F. (dir.), Les origines du statut des confessions religieuses dans les pays de l’Union européenne, Paris, PUF, 1999, pp. 207-221.
• Papathomas G., Le Patriarcat œcuménique de Constantinople, les Églises autocéphales orthodoxes de Chypre et de Grèce et la Politeia monastique du Mont Athos dans l’Europe unie. Approche nomocanonique, thèse de Doctorat en droit et en droit canonique, Faculté de droit Jean Monnet-Université Paris XI et Faculté de droit canonique-Institut catholique de Paris, 3 volumes, Paris, mars 1994.
• Prodromou E., « Democratization and Religious Transformation in Greece. An Underappreciated Theoretical and Empirical Premier », in Veremis Th., Kitromilidis P. (dir.), The Orthodox Church in a Changing World, Eliamep, 1998, pp. 99-153.
• Sotirelis G., Religion et éducation selon la Constitution et la Convention européenne (en grec), Athènes-Komotini, Sakkoulas, 1993.
• Stathopoulos M., Les relations entre l’État et l’Église (en grec), Athènes-Komotini, Sakkoulas, 1993.

* Chercheur à l’École française d’Athènes et au Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL-Université Libre de Bruxelles)

Pour citer cet article : Isabelle Dépret, « Les rapports Église-État en débat ? », Grande Europe n° 5, février 2009 – La Documentation française © DILA

 

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