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La Transnistrie, une épine dans le pied européen de la Moldavie, par Damien Dubuc et Sébastien Gobert

[La Transnistrie, une épine dans le pied européen de la Moldavie, par Damien Dubuc et Sébastien Gobert], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

À Tiraspol, capitale de la Transnistrie, la statue de Lénine trône encore devant le Palais des soviets.
Damien Dubuc - octobre 2013

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Mis à jour le 26/11/2013

Introduction

La Moldavie, bonne élève du Partenariat oriental de l’Union européenne, se prépare à parapher un accord d’association majeur avec l’Union, les 28-29 novembre. Après plus de vingt ans d’indépendance, le pays semble ainsi avoir résolument choisi la voie de l’intégration européenne. Mais Chişinău doit encore faire face à de nombreux écueils, tant internes qu’externes, et la délicate question de la Transnistrie pourrait bien retarder son avancée.


La Transnistrie, une épine dans le pied européen de la Moldavie

Damien Dubuc* et Sébastien Gobert**

Les chiens policiers moldaves ne comprendront bientôt plus le russe. En août dernier, le ministère de l'Intérieur a annoncé que seul le roumain, langue officielle de la Moldavie, serait accepté pour l'entraînement des unités canines. Jusque-là, le russe et le français étaient aussi utilisés comme langues de formation. Gennady Bivol, dresseur spécialisé, indiquait que la décision poserait néanmoins des problèmes aux 22 chiens qu'il formait alors dans son centre de la capitale, Chişinău. « Le système nerveux des chiens se développe à l'âge de un an. Si un chien a été dressé dans une langue, ses réflexes s'adaptent en conséquence. Si on lui parle une autre langue, il ne comprend tout simplement pas. »

L'initiative, et les défis qui l'accompagnent, sont révélateurs des enjeux complexes auxquels fait face la Moldavie d'aujourd'hui. La fragile coalition de partis libéraux-démocrates pro-européens qui compose le gouvernement entend bien mener le pays sur le chemin de l'intégration européenne et tourner le dos aux fantômes du post-soviétisme. Une volte-face qui implique nécessairement une redéfinition des relations avec la Fédération de Russie. « Il n'y a pas d'alternative pour la Moldavie. Dans l'Union européenne, nous voyons un modèle qui fonctionne, qui génère progrès, stabilité et sécurité », explique, déterminé, le vice-Premier ministre moldave Eugen Carpov.

Eugen Carpov

Chişinău. Eugen Carpov, vice-Premier ministre moldave.

© Damien Dubuc - octobre 2013

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En ligne de mire, un accord d'association entre la Moldavie et l'Union européenne (UE) qui devrait être paraphé lors du troisième sommet du Partenariat oriental qui se déroulera les 28 et 29 novembre à Vilnius. L'accord, négocié depuis plus de trois ans, permettrait de lancer l’« européanisation » du système institutionnel moldave, notamment à travers la reprise d'une large partie de l'acquis communautaire(1). Le texte se double d'un accord de libre-échange complet et approfondi, qui devrait supprimer de nombreuses entraves aux échanges commerciaux.

« Moi, j'y vois l'avenir du pays. Pour l'instant, ce n'est pas idéal ici, mais on peut vivre de manière décente. Il manque une perspective qui encouragerait les investissements et augmenterait le niveau de vie des habitants », analyse Radu Filip, 26 ans, ingénieur informaticien à Chişinău. Après avoir vécu, étudié et travaillé dans plusieurs pays, il a choisi de se réinstaller en Moldavie et d'y construire sa vie. « Si cela s'accompagne d'une libéralisation du régime de visas Schengen(2), alors il y a une véritable chance pour que le pays sorte de l'isolement précaire où il se trouve depuis son indépendance ».

Une population hésitante, une classe politique divisée

Plus de vingt ans après sa déclaration d'indépendance, la Moldavie demeure un pays enclavé, où le secteur agricole, principalement familial et peu productif, compte pour 16 % du PIB. Malgré une croissance solide (4 % en 2013 selon le FMI), le pouvoir d'achat est estimé à 1 284 euros par an et par habitant en 2013, soit le plus bas d'Europe(3). La population s’élève officiellement à 3,5 millions de personnes, mais le ministère de l'Économie indique que plus de 700 000 personnes – soit la moitié de la population active – vivent à l'étranger, notamment en Russie et en Europe de l'ouest, en quête d'emplois et de salaires plus attractifs(4). La libre circulation des personnes et les promesses de développement économique liées à l'accord d'association revêtent donc une importance cruciale.

« Les craintes d'une invasion de Moldaves dans le cadre d'une intégration plus poussée sont injustifiées », insiste Oazu Nantoi, ancien député moldave et directeur de programmes à l’Institut de politique publique de Chişinău. « Ceux qui voulaient partir l’ont fait il y a longtemps. L'accord d'association, c'est une chance historique d'être enfin considéré comme un État européen normal. Ce n'est pas une fin en soi, mais bien un outil formidable pour moderniser le pays, rendre notre économie plus compétitive, réformer nos institutions, endiguer la corruption rampante, etc. ».

Oazu Nantoi

Chişinău. Oazu Nantoi, directeur de programmes à l’Institut de politique publique et ancien député moldave.

© Damien Dubuc - octobre 2013

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Les obstacles sont toutefois nombreux sur le chemin de Vilnius. Eugen Carpov a beau assurer que « les aspirations de notre population sont liées aux standards européens : liberté, qualité de vie, développement, progrès et sécurité », un récent sondage réalisé par l'Association des sociologues révèle que seuls 42 % des Moldaves voteraient demain pour une adhésion à l'UE(5), alors que 38 % se prononceraient en faveur de l'Union douanière formée par la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan. Celle-ci préfigure un projet d’Union eurasienne, promu avec ardeur par le Président russe et qui pourrait voir le jour d’ici 2015.

L’orientation géopolitique du pays divise la société moldave. Cette fracture se retrouve sur la scène politique. Bien qu'il ait perdu le pouvoir en novembre 2010, le Parti communiste, héritier du parti unique soviétique, reste le groupe le plus important au Parlamentul(6). Son leader Vladimir Voronin, par ailleurs chef de l’État de 2001 à 2009, a violemment désapprouvé l'accord d'association avec l'UE, craignant que la Moldavie « ne se rende en Europe le pantalon déchiré et les pieds nus ». Selon lui, une adhésion à l'Union douanière apporterait en revanche des bénéfices substantiels au pays.

Évidemment, la Russie encourage fortement la Moldavie à rejoindre cette dernière. Agitant carotte et bâton, le Kremlin promet un accroissement des investissements étrangers et des échanges commerciaux(7) – et même une réduction du prix des livraisons de gaz naturel –, tout en menaçant de représailles diverses. Les exportations de vin et de cognac moldaves vers la Russie sont ainsi interdites, officiellement pour raisons sanitaires, depuis le 10 septembre 2013. « Nous n'allons pas nous comporter comme une tendre nounou avec l'économie moldave », a déclaré Guennadi Onichtchenko, le chef de l'Agence russe de protection des consommateurs, en demandant un renforcement des contrôles de qualité.

« Nous pouvons boire notre propre vin, ça ira », rétorque O. Nantoi, un sourire agacé en coin. La Russie était jusqu'alors le premier acheteur des vins moldaves, à hauteur de 28,5 % de la valeur des exportations. « Nous avons déjà survécu à un premier embargo en 2006-2007(8). Ce sont presque des points de détail », tranche le petit homme, en se redressant avec impatience. « Il ne faut pas oublier l'essentiel : 12 % du territoire de notre pays est occupé par l'armée russe ».

L’épine transnistrienne

L'homme a visiblement une dent contre le régime séparatiste de la « République moldave de Transnistrie » (PMR), installé à Tiraspol. Depuis son indépendance auto-proclamée en 1991, et une guerre violente en 1992, ce morceau de terre majoritairement russophone échappe à tout contrôle de Chişinău. Enclavé dans sa plus grande partie entre le fleuve Dniestr et la frontière ukrainienne, il s’étale sur environ 230 kilomètres de long et 50 kilomètres de large au maximum. Le « pays » n'est reconnu par aucun État sur la scène internationale(9), pas même par la Russie qui est pourtant la garante de son indépendance et qui y entretient environ un millier de soldats, officiellement des « forces de maintien de la paix ». Le gouvernement de Chişinău ne reconnaît toujours pas la frontière qu'Eugen Carpov, par ailleurs en charge de la « ré-intégration », présente comme une « ligne administrative interne ». Quelques échauffourées éclatent néanmoins parfois(10), encouragées par des déclarations politiques menaçantes de part et d’autre.

La Moldavie

La Moldavie.

© Dila - 2013

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Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a averti que la Moldavie pourrait perdre « définitivement » la Transnistrie si elle s'engage dans la voie d'une intégration européenne poussée. Selon Vladimir Voronin, le sommet de Vilnius pourrait bien se transformer en « second accord de Munich de 1938 », qui avait conduit à la « disparition de la Tchécoslovaquie en tant qu'État ».

« Les autorités de Tiraspol parlent de déstabilisation de la frontière. Mais qu’est-ce qu’elles peuvent faire ? Bloquer les passages ? Et après ? », s’indigne Grigore Polichinski, président du canton de Dubăsari, dont une partie est sous administration moldave et l’autre sous contrôle transnistrien. « Je n’accepte pas ce morcellement de la région, ni de l’Europe en général. Vous verrez, grâce à la dynamique de l’intégration européenne, les gens du côté transnistrien demanderont à coopérer plus avec le côté moldave, les différences s’amenuiseront ».

Un char de l'Armée rouge et le bâtiment du Soviet suprême

Tiraspol. Un char de l’Armée rouge se dresse devant une statue dédiée à Lénine et le bâtiment du Soviet suprême. Sur le char, on peut lire l’inscription, en russe, « Za Rodinou ! » (« Pour la Mère-patrie ! »).

© Damien Dubuc - octobre 2013

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Avec un enthousiasme volubile, il promet un avenir radieux. « Nous avons tout ici. Tout est réuni pour y développer l'économie, le tourisme, la culture, l'éducation. Nous pouvons devenir un des pôles de développement les plus dynamiques de Moldavie. Et regardez la carte : nous sommes un pont naturel entre l'Ouest et l'Est ! ». De tels « ponts », on en compte des dizaines en Europe, de la Finlande à Istanbul. Mais G. Polichinski n'en démord pas : sa région a une position unique. « Je ne comprends juste pas que les autorités centrales, à Chişinău, n'en aient pas déjà fait une priorité ».

Mais, c’est indéniable, le siège du canton de Dubăsari est situé dans le petit village de Coşniţa, du côté moldave, tandis que la ville de Dubăsari, elle, est à 15 kilomètres de là, de l'autre côté d'un poste des douanes transnistriennes. Et si un certain nombre de ponts enjambent le Dniestr, ils sont gardés par les tanks et les kalachnikovs des « forces de maintien de la paix », principalement composées de soldats russes. Depuis 1992, les passages de frontière se déroulent, en général, sans complications. Mais la séparation de facto ne va pas sans engendrer un certain nombre de problèmes. « 9 % de nos terres se situent sur le territoire moldave », explique Vera Semionova, représentante d'une coopérative agricole dans le village de Doroţcaia. « 91 % sont de l'autre côté de la route, et nous avons souvent toutes les difficultés du monde à apporter nos produits des champs jusqu'aux marchés. Entre 2004 et 2006, les autorités de Tiraspol nous avaient tout simplement interdit d'aller là-bas ! ». La PMR justifie de telles situations par sa volonté d'assurer l'intégrité – et, de fait, l'isolement – de son territoire.

Grigore Polichinski

Coşniţa. Grigore Polichinski, président du canton de Dubăsari.

© Damien Dubuc - octobre 2013

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Calqué sur le modèle soviétique, le régime transnistrien exerce un fort contrôle sur ses quelque 500 000 habitants. Les services de sécurité, qui portent encore le sinistre nom de KGB, sont tenus responsables de nombreux cas de persécutions politiques et d'atteintes aux droits de l'homme. Dans son village de Lunga, aux abords de Dubăsari, l’ancien conducteur de camions aujourd’hui retraité Mihai Dîrul, opposant de la première heure à la partition, rappelle qu’il a été arrêté et battu à plusieurs reprises. Sa femme et son fils vivent aujourd'hui à Chişinău et il s'y rend régulièrement, grâce à son passeport moldave. Mais il vit néanmoins la frontière comme « le mur du ghetto de Varsovie. Je me suis battu pour l'intégrité de la Moldavie. Le pire maintenant, c'est que Chişinău refuse de me verser une retraite, sous prétexte que je vis de ce côté ».

Mihai Dîrul

Lunga. Mihai Dîrul.

© Damien Dubuc (Mihai Dîrul) - octobre 2013

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« On vit bien mieux ici », fanfaronne Nikolai Ovsov, 24 ans, informaticien à Tiraspol. « Si nous étions partie de la Moldavie, ils nous imposeraient leur langue moldave et tous leurs problèmes. Ma langue maternelle, c'est le russe, et je veux pouvoir la parler dans mon pays. Et puis, vous savez, tout chez nous est moins cher, le gaz et le chauffage, les loyers et la nourriture. » Depuis des années, la Russie porte à bout de bras l'économie du territoire. Outre l'assistance militaire et technique, elle est la première source d'investissements directs étrangers et elle y envoie aussi de l'aide humanitaire. Alors que le salaire moyen ne dépasse pas les 1 337 roubles transnistriens (environ 80 euros), le Kremlin verse directement 165 roubles mensuels à chaque retraité (environ 10,6 euros)(11). « Sans oublier que Gazprom envoie son gaz naturel à la Moldavie par la Transnistrie. Tiraspol garde sa part et Gazprom envoie la note au destinataire final, Chişinău. Donc pour Tiraspol, le gaz est gratuit ! », fulmine O. Nantoi.

N. Ovsov n'est pas dupe. « Oui, la Russie nous utilise pour ses intérêts géopolitiques. Oui, si elle cesse de nous aider, ça va devenir très difficile. Mais ça ne me dérange pas. Ici, c'est très différent de la Moldavie, et si c'est le prix à payer pour rester indépendant, alors d'accord ».

Panneau dans la ville de Tiraspol

« Que la paix règne sur la République moldave de Transnistrie », panneau dans la ville de Tiraspol.

© Damien Dubuc - octobre 2013

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Vingt-et-un ans après la guerre d'indépendance, les passerelles entre les deux côtés du Dniestr perdurent. De nombreuses entreprises transnistriennes sont ainsi enregistrées à Chişinău et environ 40 % des exportations de la PMR sont dirigées vers l'UE. Une situation qui pourrait être compliquée par l’intégration européenne qui, bien plus que la réintégration du territoire séparatiste, est une priorité du gouvernement moldave. Et ce d’autant plus que personne, à Chişinău, ne semble en mesure de proposer un règlement acceptable. « Ça fait trop longtemps que ça dure, je ne vois pas ce qu'on pourrait leur offrir », admet Radu Filip. « Un format d'autonomie régionale, comme la Gagaouzie ? On voit que ça ne marche pas...(12) Il serait peut-être temps de lâcher la Transnistrie et de se concentrer sur autre chose ». Une perspective qui fait enrager O Nantoi : « L'occupation militaire russe est illégale, et il est inconcevable que la Moldavie s'y résigne un jour. Le passeport transnistrien, c'est du papier toilette, et ils s'en apercevront eux-mêmes, tôt ou tard ».

« La question mérite d'être posée. Après tout, la Transnitrie n'a jamais fait partie de l'espace roumano-moldave avant 1944 », rappelle l'écrivain Emilian Galaicu-Păun, à Chişinău. « Mais cela s'inscrit dans un débat plus large. La construction de la Moldavie actuelle et d'une culture nationale passe par la 'moldavisation', voire l'exclusion, d'importantes contributions 'étrangères', russes, roumaines ou autres. L'environnement culturel est assez étouffé. Et ça, croissance économique ou pas, intégration européenne ou pas, réintégration de la Transnistrie ou pas, c'est un problème de fond qu'il faut traiter pour donner envie aux jeunes de construire leur vie ici »(13).

Notes
(1) Cet accord s'inscrit dans une dynamique de rapprochement de l'UE avec six pays de son voisinage proche, au sein du « Partenariat oriental ». Lancé en mai 2009, il vise à intensifier les relations entre, d’une part, l'UE et, d’autre part, la Moldavie, l'Ukraine, le Bélarus, la Géorgie, l'Arménie et l’Azerbaïdjan.
(2) Dans un rapport du 15 novembre 2013, la Commission européenne a recommandé l'annulation de l'obligation de visas Schengen pour les citoyens moldaves détenteurs d'un passeport biométrique. Ceux-ci pourraient alors voyager librement à travers les 26 États-membres de l'espace Schengen pour une durée allant jusqu'à 90 jours consécutifs. Des propositions législatives sur cette question sont attendues après le sommet de Vilnius.
(3) Rapport du GfK, 4 novembre 2013.
(4) On estime que 250 000 à 500 000 citoyens moldaves sont en outre détenteurs d’un passeport roumain, à la faveur d’une procédure facilitée d’attribution de la citoyenneté roumaine, principalement basée sur des critères d'hérédité, instaurée par leur voisin qui est, lui, membre de l’UE.
(5) evz.ro, 6 novembre 2013.
(6) Le PC détient 34 des 101 sièges du Parlement. Depuis mars 2013, une « coalition pro-européenne » forme une majorité gouvernementale, avec 58 sièges.
(7) Selon l'OMC, en 2012, la Russie a représenté 30,3 % des exportations et 15,7 % des importations de la Moldavie, contre respectivement 46,9 % et 44,5 % pour l’UE-27.
(8) La Russie absorbait alors environ 80 % des exportations moldaves de vin et de cognac. Les sanctions russes ont conduit à une diversification des marchés d'exportation.À l’annonce des sanctions russes, la Commission européenne a promis d’adopter rapidement des mesures pour « ouvrir complètement » le marché unique aux vins moldaves. Jusqu'à’présent, ce type d’exportations était limité à 24 millions de litres par an.
(9) La PMR n'est reconnue officiellement que par les républiques d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, elles-mêmes non reconnues sur la scène internationale.
(10) En juin 2013, le Président transnistrien Evgueni Chevtchouk a promulgué un « décret sur la frontière » établissant une délimitation stricte de cette dernière et incluant plusieurs villages jusqu'ici sous administration moldave. Certaines tensions s'en sont suivies.
(11) BlackSea News, 4 novembre 2013.
(12) L'autonomie du district de Gagaouzie, décrétée en 1994, est justifiée par la présence de populations turcophones.
(13) Voir aussi Céline Bayou, « Moldavie. L’édifice culturel comme métaphore d’une identité empêchée », P@ges Europe, 19 novembre 2012.

* Journaliste indépendant basé à Paris.
** Journaliste indépendant basé à Kiev, Ukraine.

Pour citer cet article : Damien Dubuc et Sébastien Gobert, « La Transnistrie, une épine dans le pied européen de la Moldavie », P@ges Europe, 26 novembre 2013 – La Documentation française © DILA

 

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