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Irlande – États-Unis : la Saint-Patrick à la Maison-Blanche, par Christophe Gillissen

[Irlande – États-Unis : la Saint-Patrick à la Maison-Blanche, par Christophe Gillissen], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

La Saint Patrick à Dublin, 2012.
AFP / Peter Muhly

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Mis à jour le 18/02/2014

Introduction

L’Irlande entretient des relations privilégiées avec les États-Unis, comme en témoigne la réception annuelle organisée à la Maison-Blanche à l’occasion de la Saint-Patrick. Cela s’explique par le poids électoral conséquent d’une communauté américaine d’origine irlandaise attachée à ses origines, mais aussi par la politique de Dublin, qui a réussi à impliquer Washington dans le processus de paix nord-irlandais.


Irlande – États-Unis : la Saint-Patrick à la Maison-Blanche

Christophe Gillissen*

L’Irlande a tissé des liens étroits avec les États-Unis. Cette relation protéiforme est, par certains aspects, unique, puisqu’un héritage historique en partie commun en constitue le socle. C’est en effet aux États-Unis qu’habite le plus grand nombre de personnes d'ascendance irlandaise, soit dix fois plus qu'en Irlande même : près de 35 millions de citoyens américains revendiquent une filiation irlandaise. Les relations entre Dublin et Washington sont également étroites dans les domaines politique, économique et culturel. Deuxième fournisseur de l’Irlande avec 20 % des importations, les États-Unis y sont aussi, de loin, le premier investisseur étranger dans le pays (80 % des investissements directs étrangers). Près de 700 entreprises profitent d’un régime fiscal extrêmement avantageux et produisent des biens manufacturés destinés au marché européen. Par ailleurs, les États-Unis ont souvent été impliqués dans le processus de paix nord-irlandais, et ce au plus haut niveau. Le déplacement du président américain Barack Obama à Dublin, le 23 mai 2011, a d’ailleurs démontré l’excellence des relations entre les deux pays.

Liens migratoires

L’émigration irlandaise vers le Nouveau Monde est à la fois ancienne et vivace. Au xviiie siècle, ce furent surtout des protestants non-conformistes qui quittèrent la province de l’Ulster pour y commencer une nouvelle vie. Ils prirent une part active à la lutte des colonies américaines pour l’indépendance et, par la suite, plusieurs d’entre eux accédèrent à la présidence des États-Unis (tels Andrew Jackson (1829-1837), William McKinley (1897-1901) ou encore Woodrow Wilson (1913-1921).

Au xixe siècle, l’émigration vers l’Amérique devint un phénomène essentiellement catholique. La croissance démographique dans l’île était si forte que les paysans ne trouvaient que difficilement   des terres. Avec des parcelles toujours plus petites et plus chères, ils en vinrent à cultiver de manière exclusive la pomme de terre, qui seule pouvait produire assez pour nourrir toute une famille. S’ils furent nombreux à émigrer dans la première moitié du siècle, la Grande famine (1845-1851) provoqua un véritable exode. Pendant cinq années, le mildiou avait en effet détruit les récoltes de pommes de terre, provoquant la mort d’au moins un million de personnes sur une population totale de 8,2 millions. Pour échapper à la famine, plus d’un million d’Irlandais fuirent l’île ; beaucoup débarquèrent à New York, à Boston ou à Philadelphie.

Monument à la mémoire des Irlandais

Philadelphie (Pennsylvanie). Monument à la mémoire des Irlandais fuyant la famine - 2011.

© Wikimedia Commons / Alexmar98

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Ce traumatisme modifia la société irlandaise en profondeur. Plus question de parler gaélique, il fallait adopter l’anglais, plus à même d’ouvrir des portes au-delà des mers. Il n’était plus envisageable de diviser la terre lors d’une succession, il fallait à tout prix remembrer les parcelles. Un seul enfant hériterait donc de l’exploitation, et il épouserait une autre héritière. Quant au reste de la fratrie, leurs perspectives se limitaient dès lors à la pauvreté, à la vie religieuse ou à l’émigration. Entre 1851 et 1921, ils furent environ 4 millions à traverser l’Atlantique(1).

Chaque départ était précédé d’une « veillée américaine », l’émigration étant vécue comme une mort. Alors que d’autres populations européennes allaient en Amérique pour débuter une vie nouvelle, riche en possibilités, les Irlandais la vivaient comme une fatalité dont la Grande-Bretagne était responsable et la nostalgie de la terre natale ne les quittait pas.

Jusqu’à aujourd’hui l’émigration irlandaise se singularise aussi parce qu’elle concerne autant les femmes que les hommes. Arrivés dans leur pays d’accueil, ils peuvent se marier au sein de leur propre communauté, ce qui renforce leurs traditions et leur lien sentimental avec l’île d’émeraude. Ils se réunissent pour chanter des ballades irlandaises et pour fêter la Saint-Patrick, patron des Irlandais. À New York, Boston et Chicago, le 17 mars est l’occasion d’importants défilés dans les rues de la ville(2).

Défilé de la Saint-Patrick

Défilé de la Saint-Patrick à New York (1874).

© Unites States Library of Congress

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Au début, les Irlandais sont condamnés aux emplois les plus difficiles, mais on les retrouve bientôt à des échelons supérieurs : dans les rangs de la police, dans la hiérarchie de l’Église catholique, ou encore dans les instances du Parti démocrate. Si quelques-uns accèdent à la notoriété – comme Henry Ford dans l’industrie automobile, Francis Scott Fitzgerald dans la littérature, ou John Ford au cinéma –, l’ascension sociale la plus remarquée est celle de la famille de Patrick Kennedy, arrivé d’Irlande en 1849 et dont l’arrière-petit-fils est élu à la Maison-Blanche en 1960.

L’émigration irlandaise vers les États-Unis se poursuit, mais son intensité varie en fonction de la législation américaine et de la conjoncture économique. La décennie des années 1980, caractérisée par un chômage élevé en Irlande, voit un afflux de jeunes qualifiés aux États-Unis, où des hommes politiques américano-irlandais obtiennent des visas spécifiques pour régulariser leur situation.

On observe un nouvel afflux depuis 2008, la crise ayant été particulièrement sévère en Irlande. Pour les Irlandais, traverser l’Atlantique n’est pas difficile : tous ont de la famille et des amis sur place, ce qui facilite l’intégration. Les nombreux pubs irlandais et associations constituent aussi des réseaux utiles : on y rencontre des compatriotes et, de fil en aiguille, on trouve un emploi et un logement.

Liens politiques

L’État irlandais, fondé en 1922, inaugure des relations diplomatiques avec les États-Unis en 1924, mais la neutralité irlandaise pendant la Seconde Guerre mondiale, incomprise à Washington, crée des tensions. Il faut attendre l’élection de John Fitzgerald Kennedy à la Maison-Blanche pour que les relations s’améliorent. Lors de sa visite en Irlande en 1963, J.F. Kennedy est accueilli en héros, ce dont ses successeurs sauront se souvenir lorsqu’il leur faudra courtiser les électeurs américano-irlandais. Presque tous revendiqueront des origines irlandaises et se rendront au moins une fois dans le pays de leurs ancêtres.

Le président Kennedy en visite en Irlande le 28 juin 1963

Le président Kennedy en visite en Irlande le 28 juin 1963.

© US National Archives and Records Administration-Wikimedia Commons / Robert L. Knudson

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À la fin des années 1960, les Américains d’origine irlandaise sont choqués par le conflit qui débute en Irlande du Nord. Certains n’hésitent pas à envoyer des armes et de l’argent à l’Armée républicaine irlandaise (Ira), pour soutenir sa lutte indépendantiste.

Le Sdlp (Social Democratic and Labour Party), principal parti catholique de l’Irlande du Nord, condamne cette violence et plaide pour un accord politique. Son dirigeant, John Hume, rencontre le sénateur américain Edward Kennedy et est invité à enseigner à Harvard. Pendant ce séjour, il noue des contacts au sein de la classe politique américano-irlandaise. « Tip » O’Neill, président de la Chambre des représentants, devient un allié indéfectible. Un groupe parlementaire d’amitié américano-irlandaise est alors formé.

Dublin participe à la manœuvre. L’ambassadeur irlandais à Washington, Seán Donlon, qui a ses entrées à la Maison-Blanche, s’entretient avec le conseiller américain à la sécurité nationale, William Clark, avant chaque rencontre entre Ronald Reagan et Margaret Thatcher, pour que le président pousse le Premier ministre britannique à faire preuve de plus de souplesse à propos de l’Irlande du Nord.

En 1984, le Premier ministre irlandais, Garret FitzGerald, fait un discours au Congrès pour obtenir le soutien à sa politique nord-irlandaise. Son défi est double. D’une part, il souhaite une loi aux États-Unis pour mettre un terme aux donations à certaines associations qui se présentent comme des fonds de soutien aux victimes du conflit mais qui, en fait, financent l’Ira. 

Il s’agit, d’autre part, de modifier la posture du département américain d’État. En effet, très anglophile celui-ci soutient la politique nord-irlandaise de Londres mais, depuis le milieu des années 1970, le gouvernement britannique se refuse à toute initiative politique et se cantonne à une politique de répression stérile. G. FitzGerald veut impliquer la Maison-Blanche pour débloquer la situation. Sa stratégie porte ses fruits en 1985 lorsque  M. Thatcher, encouragée par Ronald Reagan, signe l’Accord anglo-irlandais qui accorde à Dublin un droit de regard sur les affaires nord-irlandaises.

Liens économiques

À partir des années 1960, Dublin a cherché à attirer les entreprises étrangères afin de créer des emplois. L’Industrial Development Authority (Ida) facilite leurs démarches pour s’implanter en Irlande, tandis que la politique fiscale est attractive : l’impôt sur les sociétés ne s’élève qu’à 12,5 %.

Bien des groupes américains, souhaitant avoir accès au marché unique européen, saisissent l’occasion, y compris des géants des secteurs pharmaceutique et informatique, tels Pfizer, Dell, Google, Facebook, Apple, etc. Aujourd’hui, l’on dénombre quelque 700 entreprises américaines en Irlande, dont dépendent directement plus de 115 000 emplois.

La décision d’ouvrir des bureaux en Irlande plutôt que dans un autre pays de l’Union européenne tient aussi parfois au fait que certains dirigeants d’entreprise sont d’origine irlandaise ; le pays dispose ainsi d’un capital de sympathie qui peut faire pencher la balance. De même, des philanthropes américains contribuent au Fonds irlandais, lequel distribue les sommes récoltées à des associations caritatives dans l’ensemble de l’île.

En 2009, en pleine crise financière, Dublin organise le premier Forum économique irlandais mondial. Des personnalités du monde des affaires et de la culture se réunissent pour débattre des perspectives de l’Irlande. Il s’agit de mobiliser la diaspora au service de l’économie.

Dans un registre similaire, en 2013, l’Office du tourisme a lancé une grande manifestation destinée à attirer les touristes américains en 2013 : the Gathering consiste au « rassemblement » des Irlandais et des descendants d’Irlandais, officiellement reconnus par la Constitution, puisque son article 2 souligne que « la nation irlandaise chérit ses affinités spéciales avec les personnes d’origine irlandaise vivant à l’étranger qui partagent son héritage et son identité culturelle ».

Quelque 850 000 touristes américains visitent l’Irlande chaque année, se distinguant par la durée de leur séjour et leur pouvoir d’achat. L’enjeu économique est réel et son potentiel considérable car les Américains d’origine irlandaise sont souvent intéressés par leurs origines. Outre des renseignements sur leur généalogie, ils peuvent depuis 2011 obtenir un certificat officiel attestant leur « héritage culturel » irlandais. 

L’Irlande du Nord

La population américano-irlandaise avait déjà rendu de fiers services dans la résolution du conflit en Irlande du Nord dans les années 1990. Conscient du poids électoral de cette population, Bill Clinton avait, lui, exprimé son intérêt pour l’Irlande du Nord dès sa campagne présidentielle en 1992. En 1994, il donna son aval à l’octroi d’un visa à Gerry Adams, dirigeant du Sinn Féin, parti proche de l’Ira. Londres était furieux, mais Washington préféra suivre les conseils de Dublin, pour qui il fallait donner à G. Adams les moyens de démontrer auprès des faucons de l’Ira tout le bénéfice qu’ils pourraient tirer d’un abandon de la violence. Peu après, le 31 août 1994, l’Ira annonçait un cessez-le-feu.

En novembre 1995, B. Clinton devint le premier Président américain en exercice à se rendre en Irlande du Nord, visite qui fut un véritable triomphe. Dans ses mémoires, il affirme que ce fut le moment le plus agréable de son mandat. S’ouvrit alors une longue période de négociations âpres et tortueuses. Le Président envoya son chef de campagne, le sénateur George Mitchell, présider les pourparlers et, chaque fois que ceux-ci s’enlisèrent, B. Clinton appela personnellement les dirigeants unionistes et nationalistes. Ses interventions s’avérèrent décisives : le 10 avril 1998, un accord fut signé, ouvrant la voie à la paix sous l’égide d’un gouvernement interconfessionnel.

En 2013, le Premier ministre unioniste et le vice-Premier ministre nationaliste de l’Irlande du Nord, Peter Robinson et Martin McGuinness, ont de nouveau fait appel à Washington pour surmonter leurs difficultés : de fortes tensions se sont cristallisées autour des drapeaux, des défilés et des enjeux de mémoire, au point parfois de déboucher sur des émeutes. Richard Haass, diplomate chevronné, fut mandaté en juillet 2013 par B. Obama pour aider les partis politiques au gouvernement à trouver des compromis sur ces questions sensibles.

La Saint-Patrick fêtée aux États-Unis

La fête de la Saint-Patrick est une fête chrétienne qui célèbre, le 17 mars, le saint patron de l’Irlande et son évangélisateur. Saint Patrick aurait expliqué le concept de la Sainte Trinité aux Irlandais grâce à un trèfle, l’érigeant ainsi en symbole de l'Irlande. Si la Saint-Patrick est fêtée depuis fort longtemps aux États-Unis, elle prend une dimension officielle après la Seconde Guerre mondiale. En 1948, le président Harry Truman assiste pour la première fois au défilé à New York. En 1952, l’ambassadeur irlandais offre un vase de trèfles irlandais à la Maison-Blanche. C’est le début d’une tradition, transformée en événement médiatique sous la présidence Kennedy(3).

Cela permet de promouvoir l’Irlande en tant que destination touristique, tandis que le vase, fabriqué sur commande par la cristallerie irlandaise Waterford, met en valeur son artisanat. La réception de la Saint-Patrick est aussi une occasion pour l’ambassadeur irlandais de rencontrer le Président américain, accès privilégié et annuel dont aucun autre petit pays ne jouit.

Pendant les années 1980, R. Reagan contribue au succès de la Saint-Patrick à la Maison-Blanche, où la réception se prolonge par un repas de gala au Congrès. Dans les années 1990, B. Clinton tient à rencontrer le Premier ministre irlandais plutôt que l’ambassadeur, afin de souligner son engagement personnel pour la paix en Irlande du Nord.

La Maison-Blanche

La Maison-Blanche, 17 mars 2011.

© Wikimedia Commons / White House/Chuck Kennedy

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À l’époque, le spectaculaire essor économique de l’Irlande – surnommée le « tigre celtique » – s’accompagne d’un regain d’intérêt pour la culture irlandaise aux États-Unis. En 1995, le mois de mars est officiellement choisi par le Congrès pour fêter l’héritage culturel américano-irlandais. Les défilés de la Saint-Patrick attirent toujours plus de monde, tandis que les villes rivalisent d’imagination pour marquer l’événement(4).  

À partir de 2001, la politique irlandaise de Washington est revue à la baisse, George W. Bush ne souhaitant plus maintenir l’engagement américain en Irlande du Nord après la signature des accords de paix de 1998, ce qui se traduit entre autres par des réceptions de la Saint-Patrick à la Maison-Blanche de moindre éclat.

Les électeurs américano-irlandais

En 2009, Barack Obama a redonné son lustre à la cérémonie. L’une des raisons tient au fait que la Saint-Patrick est un événement susceptible de toucher une population qui représente environ 11 % de l’électorat total – lors du recensement de 2010, près de 35 millions d’Américains déclarèrent être d’origine irlandaise – et qui, historiquement, soutient les démocrates. En outre, cet électorat se distingue par une participation élevée aux élections. De ce fait, il est ciblé par les équipes de campagne.

Le président américain Barak Obama et le Premier ministre irlandais Enda Kenny

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre irlandais Enda Kenny à la Maison-Blanche (20 mars 2012).

© Wikimedia Commons / Pete Souza

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Le choix de Joe Biden comme vice-Président relève de la même logique : descendant d’Irlandais, catholique, issu des classes populaires, il incarne l’électorat traditionnel du Parti démocrate. En 2011, la désignation de mars comme mois officiel de célébration de l’héritage culturel irlandais par le président Obama et sa visite officielle en Irlande visèrent aussi à s’assurer le soutien de la communauté américano-irlandaise. Il a d’ailleurs rappelé dans son discours les « liens historiques et d'affection » entre l’Irlande et les États-Unis, assurant que « l’Amérique sera toujours là dans votre recherche de la paix ». Le président américain s’est rendu notamment à Moneygall d’où partit l’un de ses ancêtres en 1850.

L’appui de l’électorat issu de l’immigration irlandaise peut s’avérer décisif, et il n’est plus acquis aux démocrates comme il l’a été par le passé. La population américano-irlandaise, désormais bien assimilée, s’identifie moins au parti des minorités, d’autant plus que celui-ci soutient des mesures en matière d’éthique familiale qui heurtent l’électorat catholique.

En 2012, la désignation de Paul Ryan, catholique d’origine irlandaise, en tant que colistier de Mitt Romney, montre que le Parti républicain cherche aussi à capter le vote irlandais. Au bout du compte, 52 % des Américano-Irlandais auraient donné leur suffrage au Président sortant, soit plus que la moyenne nationale et plus que la moyenne des électeurs catholiques. On peut en déduire qu’ils ont été sensibles à l’implication personnelle d’ « O’Bama » dans les questions relatives à l’Irlande.

Notes
(1) Colum McCann, écrivain irlandais résidant à New York, a publié un roman, Transatlantic, qui évoque les liens entre l’Irlande et les États-Unis depuis le xixe siècle (traduction parue chez Belfond en 2013).
(2) You Tube, vidéo. Le défilé de la Saint-Patrick à New York, datant de 1762, est le plus important au monde.
(3) You Tube, vidéo de l’ambassade américaine à Dublin qui retrace l’histoire de la cérémonie d’offrande de trèfles irlandais au Président des États-Unis.
(4) You Tube, vidéo. Même si le 17 mars n’est pas férié aux États-Unis, la plupart des villes organisent un défilé, et beaucoup d’habitants portent du vert. A Chicago, il est même d’usage de teindre la rivière dans cette couleur associée à l’Irlande, .

* Maître de conférences, Université Paris – Sorbonne.

Pour citer cet article, Christophe Gillissen, « Irlande – États-Unis : La Saint-Patrick à la Maison-Blanche», P@ges Europe, 18 février 2014 – La Documentation française © DILA

 

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