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Ukraine. Faire du passé table rase, une tentation risquée, par Sébastien Gobert

[Ukraine. Faire du passé table rase, une tentation risquée, par Sébastien Gobert], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Simféropol au soir du référendum du 16 mars 2014. La ville n’attend pas l’annonce officielle des résultats pour célébrer le rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie. Les résultats officiels, publiés le 17 mars au matin, font état de 96,77 % de voix pour rejoindre la Russie et de 83,1 % de participation.
Sébastien Gobert

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Mis à jour le 18/03/2014

Introduction

Le changement de logiciel politique et médiatique en Ukraine a été radical. Pendant trois mois, tous les regards se sont portés sur la capitale, Kiev, où se déroulait une révolution sans précédent. Puis le renversement du régime de Victor Ianoukovitch et sa fuite en Russie ont été immédiatement suivis d’une éruption de tensions linguistiques et communautaires dans les régions de l'est et du sud du pays, ainsi que par la crainte d'une banqueroute économique. Un bouleversement dramatique qui pousse à une redéfinition des priorités post-révolutionnaires.


Ukraine. Faire du passé table rase, une tentation risquée

Par Sébastien Gobert*

« Nous devons nous débarrasser des politiciens et fonctionnaires corrompus. Faire table rase, afin de construire une nouvelle société, une nouvelle politique, une nouvelle Ukraine. Mais cela va prendre du temps, surtout maintenant que nous sommes en état de guerre. » À 31 ans, Lesia Orobets est la plus jeune des députés de la Verkhovna Rada, le Parlement ukrainien élu en octobre 2012. Elle est aussi, et sans conteste, l'une des icônes de la Révolution de l'EuroMaidan qui, depuis novembre 2013, a rassemblé des milliers d’Ukrainiens dans le centre de Kiev pour protester contre la corruption et le népotisme d’un pouvoir qu’ils ne reconnaissaient plus. L. Orobets s'est récemment portée candidate à la mairie de Kiev(1). Ayant elle-même navigué entre plusieurs formations politiques(2), depuis des mois elle plaide pour le renouvellement des élites du pays et le lancement de poursuites judiciaires contre les personnes présumées coupables de corruption, d'abus de biens publics ou encore d'implication dans les violences policières des dernières semaines.

Lesia Orobets lors de sa conférence de presse du 8 mars 2014

Lesia Orobets lors de sa conférence de presse du 8 mars 2014. Kiev.

© Sébastien Gobert

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Comment faire du neuf avec du vieux

Le samedi 8 mars 2014, la candidate à la mairie de Kiev a toutefois semblé moins empressée qu'auparavant. Lors de sa conférence de presse, ses priorités ont largement tourné autour des risques de guerre, des indispensables réformes économiques et… de la Journée de la femme. Sous le soleil de mars, à l'extérieur de l'hôtel Ukraine où se tenait sa conférence, des milliers de personnes déambulaient sur Maidan Nezalejnosti, la place de l'Indépendance. Entre l'estrade géante, les barricades en cours de démantèlement et d'autres en reconstruction, des rangées de fleurs et de bougies s'étiraient encore sur le sol dénudé de pavés.

Épicentre des protestations antigouvernementales qui ont conduit au renversement du régime de Victor Ianoukovitch le 26 février 2014, le « Maidan » s'est en effet transformé en un immense mémorial, lieu de recueillement et de deuil(3). « Nous devons nous assurer que toutes ces personnes, presque une centaine, ne sont pas mortes pour rien », s'inquiète Dmytro, jeune designer informatique qui vient se recueillir sur une petite chapelle du souvenir dédiée aux morts de l'EuroMaidan. « Ces héros sont tombés pour la défense de nos droits, contre la corruption qui gangrène notre pays et pour une lustration efficace. Nous ferons en sorte que les politiques tiennent leurs promesses. Nous ne laisserons rien passer. »

 La rue Institutska, où se sont déroulées les fusillades les plus meurtrières, a déjà été rebaptisée « rue de la Centurie Céleste ».

Sur Maidan Nezalejnosti, des centaines de personnes se recueillent chaque jour sur les anciennes barricades recouvertes de fleurs, de photos et de messages. La rue Institutska, où se sont déroulées les fusillades les plus meurtrières, a déjà été rebaptisée « rue de la Centurie Céleste ».

© Sébastien Gobert

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Tetiana, la cinquantaine, mère de deux enfants, était sur le Maidan quand la composition du nouveau gouvernement a été annoncée, le 26 février en fin de journée, pour « approbation » par la foule. Au cours d’une scène inédite, la liste a bien été présentée aux citoyens avant validation officielle par le Parlement, le lendemain. « C'est une de nos plus grandes victoires que le nouveau pouvoir reconnaisse ainsi l'autorité du Maidan. Mais il en faudra plus. »

Et, en effet, comme des milliers d'autres, elle a hué les annonces des noms proposés pour les postes de Président par intérim, Oleksandre Tourtchinov, et de Premier ministre, Arseniy Iatseniouk(4). Comme des dizaines de milliers d'autres, elle voit d'un mauvais œil le retour sur la scène politique de l’ancienne égérie de la Révolution orange de 2004, Ioulia Timochenko, et sa possible candidature à l'élection présidentielle(5). Ces trois personnalités politiques, toutes issues du parti Batkivchtchina, sont perçues comme à la fois compromises et corrompues, appartenant au monde d’un passé que beaucoup espèrent déjà aboli. « Je suis suffisamment âgée pour les avoir tous vus et revus. Il nous faut de nouvelles têtes », s'emporte Tetiana.

À l'inverse, l’annonce de la nomination à des postes de responsabilité de personnalités issues de la société civile et qui ont pris une part active à la Révolution a été bien accueillie par la foule, qui y a vu l’amorce d'un renouvellement de la classe politique. Le député Andriy Parubiy, qui s’est distingué en tant que coordinateur des groupes d’auto-défense de l’EuroMaidan, est devenu le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense. L’ancienne journaliste d’investigation Tetiana Chornovil a pris la tête du nouveau Bureau anti-corruption. Quelques militants ont toutefois décliné l'offre, changeant d’avis entre l'annonce du nouveau gouvernement sur la place de l'Indépendance et le vote du Parlement le lendemain : ainsi, la chanteuse Rouslana Lijitchko, nominée à la Culture, ou la médecin en chef de l’EuroMaidan, Olga Bogomolets, désignée pour la Santé, ont finalement préféré ne pas s'investir en politique. Malgré ces changements de dernière minute, le gouvernement a néanmoins été investi par le Parlement, le 27 février, par 372 voix sur 450.

Dans l’attente de nouvelles élections législatives et présidentielle, la légitimité du nouvel exécutif n’est pas plus contestée par le Maidan que dans le reste du pays(6). Mais elle n’en reste pas moins de circonstance. Selon Arseniy Iatseniouk, c'est un gouvernement de « kamikazes politiques » qui a été formé, chargé de prendre des décisions difficiles, rapides, et impopulaires. Dans le contexte actuel, si imprévisible, les questions de réforme judiciaire, de lustration(7), voire même de lutte anti-corruption paraissaient déjà secondaires.

Transformer un pays en comité de lustration ?

Un projet de loi « Sur le rétablissement de la confiance dans le système judiciaire d’Ukraine » a été déposé au Parlement le 6 mars. Il prévoit une série d’enquêtes sur les fonctionnaires du système judiciaire, notamment sur leur niveau de compétence, leurs avoirs financiers et leur respect des droits fondamentaux. L’adoption de cette loi pourrait cependant prendre quelques mois.

Le 12 mars, c'est le directeur du tout nouveau Comité de lustration, l'ancien journaliste Yegor Svobolev, qui a décidé d’adopter à son tour une approche prudente : Victor Ianoukovitch et six autres dignitaires de l'ancien régime « seront interdits d'occuper des fonctions publiques à vie ». Mais, pour ce qui est des milliers d'autres fonctionnaires, « cela prendra du temps. En Ukraine, on compte environ 8 500 juges et hauts fonctionnaires de justice et au mois 400 000 policiers. Le travail du comité est de déterminer qui est prêt à travailler avec l'État. Mais les enquêtes vont nous demander des mois ». Et d'ajouter que, pour rétablir la situation, « c'est tout le pays qui devrait se transformer en comité de lustration ». La tâche est immense en effet. À titre d’exemple, on peut citer le rapport annuel de l'ONG Transparency International qui, en 2013, a classé l'Ukraine 144ème sur 177 pays dans son Indice de perception de la Corruption(8).

« Ce n'est pas tant que la conviction de la plupart des nouveaux dirigeants a changé », explique Serhiy Kiseliev, politologue à l'université nationale « Académie de Mohyla de Kiev ». « Mais les menaces militaires d'une guerre contre la Russie, de même que l'urgence économique, font que les priorités sont forcément différentes, et que lustration et lutte contre la corruption ne constituent pas un programme politique en soi. » La perte de facto de la Crimée, l'instabilité dans les grandes villes de l'est du pays et les menaces d'intervention directe de l'armée russe monopolisent certes l'attention médiatique mais également les ressources de l'État. Elles constituent un défi majeur pour le nouveau gouvernement, qui a dû revoir l’ordre de ses priorités. « Il est difficile de déterminer si cette réorientation est un objectif direct de la politique de Vladimir Poutine vis-à-vis de l'Ukraine post-révolutionnaire. Mais cela constitue incontestablement un handicap de taille », poursuit Serhiy Kiseliev.

Maintenir l’Ukraine unie et sur ses deux pieds

Le cas de la Crimée est frappant à plusieurs égards. Le monopole politique qu'y avait jusqu’à récemment établi le Parti des régions de Victor Ianoukovitch avait permis d'étouffer les mouvements pro-russes séparatistes. Dans la péninsule, Unité russe, la formation du nouveau Premier ministre de Crimée, Sergueï Aksionov, arrivé au pouvoir le 27 février 2014 dans une atmosphère de putsch militaire(9), avait ainsi réalisé un score de 4,02 % lors des élections locales de 2010, contre 48,93 % pour le Parti des régions. L'effondrement du régime à Kiev a ouvert la porte à S. Aksionov ainsi qu’à son projet d'indépendance – déclarée le 11 mars 2014 –, première étape vers le rattachement à la Russie, attendu à l’issue du référendum du 16 mars.

Bulletin référendum 16 mars 14

Un des 2,5 millions de bulletins de vote imprimés pour le référendum du 16 mars 2014. Les 1,5 million d’électeurs ont eu le choix entre deux propositions : « Le rattachement de la Crimée à la Russie, en tant que sujet de la Fédération de Russie » ou « Le rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992, et le statut de la Crimée comme partie de l’Ukraine ».

© Sébastien Gobert

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Dans une perspective d'apaisement des tensions régionales, le gouvernement d'Arseniy Iatseniouk a nommé Ihor Kolomoiskiy et Serhiy Taruta aux postes de gouverneurs des régions respectivement de Dnipropetrovsk et Donetsk. Comptant parmi les principaux oligarques du pays, ces deux personnalités sont pourtant fortement contestées, leurs pratiques peu orthodoxes des affaires étant connues de tous. Malgré cela, leur assise sur les régions orientales de l'Ukraine en font des atouts essentiels pour Kiev qui n’a pas hésité à recourir à eux.

L’attitude à adopter vis-à-vis des oligarques et du système économique de monopoles et de corruption qu’ils incarnent fait débat. L’idée de mettre leurs fortunes colossales à contribution pour renflouer les caisses d’un État au bord de la banqueroute semble avoir été rejetée par le nouveau chef du gouvernement(10). Pourtant, l’économie a besoin d’être soutenue. Les réserves de devises étrangères ont atteint un niveau historiquement bas, avec 12,8 milliards d’euros seulement en janvier 2014, n’offrant au pays que moins de trois mois de visibilité pour assurer ses importations énergétiques, dont le coût est censé augmenter au deuxième trimestre. Le déficit budgétaire est estimé à 4,3 % du PIB en 2014. Une déflation, qui toucherait de plein fouet les classes défavorisées de la population, semble inévitable. Dans ce contexte de quasi faillite de l’État, se mettre à dos les oligarques du pays relève d’un pari risqué.

Le ministère des Finances assure avoir besoin d’au moins 25 milliards d’euros dans les prochains mois. Le manque pourrait être comblé par des aides venues des États-Unis, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international. Mais les sommes envisagées par ces derniers, notamment le milliard de dollars (719 millions d’euros) promis par le gouvernement américain, n’épargneront sans doute pas à l’Ukraine la mise en œuvre d’une politique de rigueur. Le ministre du Développement économique, Pavlo Sheremeta, promet des « approches radicales » pour « guérir les maux de l’Ukraine ». Beaucoup attendent donc du très libéral Arseniy Iatseniouk qu’il lance une sorte de « thérapie de choc » telle que mise en pratique dans plusieurs pays post-communistes dans les années 1990.

Paradoxalement, les difficultés économiques pourraient aider à l’éviction, et donc au renouvellement, d’une partie des responsables politiques et administratifs. Selon le projet de révision du budget 2014 présenté par A. Iatseniouk début février, des économies doivent impérativement être réalisées, pour un montant oscillant entre 65 et 80 milliards de hryvnias (soit entre 4,3 et 6,1 milliards d’euros). En particulier, quelque quatre-vingts projets, encore non précisés, inscrits au budget annuel par l’ancien gouvernement pourraient être purement et simplement annulés, ce qui permettrait à l’État ukrainien d’épargner pas loin de 50 milliards de hryvnias (soit environ 3,6 milliards d’euros) et conduirait au renvoi de nombreux fonctionnaires. Des projets qui pourraient entraîner une lustration de fait, dans le cas où la volonté politique des nouveaux dirigeants ne suffirait pas.

« Les nouveaux ministres ont les mêmes maladies que les précédents », admet Andreï Kourkov, l'écrivain ukrainien le plus traduit de sa génération. « Ils s'accaparent le pouvoir, et nomment leurs amis aux postes à responsabilité. Mais, tant lors de la Révolution orange qu’avec l'EuroMaidan, j'ai été surpris par le dynamisme des Ukrainiens. Je suis très optimiste quant à l'organisation de la société civile. » Pour lui, la seconde révolution ukrainienne est une étape fondamentale dans la consolidation de la « nation politique ukrainienne », qui transcende les différences linguistiques et culturelles. « Il n'y a aucune confiance dans l'État, mais il n'y en a jamais eu. Le peuple se retrouvera dans le combat de la lustration et de la lutte contre la corruption. Et je vois déjà les signes annonciateurs d'un patriotisme national qui peut faire changer les choses. » Au vu des récentes évolutions, on peut penser que ce scénario optimiste, s’il se réalise, ne le sera pas sans mal. Comme après toute révolution, le combat pour la construction d'une nouvelle Nation pourrait bien s’avérer autrement plus difficile que la lutte contre l'ancien régime.

Notes
(1) L'ancien maire de la capitale, Leonid Chernovetskiy, a démissionné le 1er juin 2012 après une longue période d'absences remarquées. Oleksandre Popov a alors repris ses fonctions, en tant qu’administrateur principal nommé par le Président en exercice, Victor Ianoukovitch. Cette opération a eu beau susciter les critiques appuyées de l'opposition politique et de la société civile, la Cour constitutionnelle a néanmoins entériné ce choix, en fixant la date des prochaines élections municipales à mars 2015. Mais, alors que le régime de V. Ianoukovitch s’est effondré le 26 février 2014, ce scrutin a finalement été avancé au 25 mai 2014, simultanément à l’élection présidentielle.
(2) Lesia Orobets, élue députée une première fois en septembre 2007, a d’abord été proche du président Victor Iouchtchenko – le chef de file de la Révolution orange de 2004 –, puis membre du parti Centre uni, avant de rejoindre la formation de l’économiste libéral Arseniy Iatseniouk et, plus récemment, d’opter pour le parti Batkivchtchina (Patrie) de l’ancienne Premier ministre longtemps emprisonnée, Ioulia Timochenko.
(3) Le bilan officiel fait état de 102 personnes mortes à cause de l’escalade de violences, selon un communiqué du ministère de la Santé en date du 11 mars.
(4) Oleksandre Tourtchinov a été un temps l’allié du très controversé Pavlo Lazarenko (Premier ministre en 1996-1997, celui-ci a été condamné aux États-Unis pour blanchiment, fraude et extorsion de fonds) et chef des Services de sécurité d’Ukraine (SBU), héritiers du KGB soviétique. Longtemps considéré comme le bras droit de I. Timochenko, il a d’abord été nommé président du Parlement, le 22 février 2014. Conformément à la Constitution ukrainienne, c’est donc bien lui qui doit assumer les fonctions de chef de l’État en cas de vacance du pouvoir. Arseniy Iatseniouk, lui, a créé en décembre 2008 le Front Znim (Front pour le changement, parti proche de la coalition alors dirigée par I. Timochenko). Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2010, il a opéré une fusion de son parti et de Batkivchina après l’emprisonnement de I. Timochenko. Il a peu à peu pris la tête du parti élargi et s’est affiché comme l’un des membres du triumvirat de l’opposition, aux côtés de Vitali Klitschko (Oudar – Coup de poing) et de Oleh Tiahnybok (Svoboda – Liberté), qui s’était fixé pour objectif d’écarter V. Ianoukovitch du pouvoir.
(5) Ioulia Timochenko, connue comme l’égérie de la Révolution orange de 2004, est avant tout une des principales oligarques d’Ukraine, qui a bâti sa fortune sur les importations et la distribution de gaz naturel russe. Longtemps alliée au sulfureux Pavlo Lazarenko, son rôle dans plusieurs affaires de corruption n’est pas encore explicité. Deux fois chef du gouvernement, son bilan est mitigé. L’électorat ukrainien lui tient rigueur de querelles politiques incessantes, d’une politique d’austérité infructueuse et de deux graves « guerres du gaz » contre la Russie.
(6) L’élection présidentielle est prévue pour le 25 mai 2014, simultanément aux élections municipales à Kiev. La date du scrutin législatif n’est pas encore arrêtée.
(7) Selon le terme qui s’est imposé après 1989 dans les pays d’Europe de l’Est pour désigner la mise à jour des responsabilités et des agissements sous les anciens régimes.
(8) Transparency International
(9) Anatoliy Mohyliov, ancien ministre ukrainien de l'Intérieur et Premier ministre de Crimée depuis novembre 2011 sur nomination de Victor Ianoukovitch, a été déposé par un nombre non précisé de députés du Parlement de Crimée, le 27 février 2014.
(10) À titre d’exemple, la fortune personnelle de Rinat Akhmetov, homme le plus riche du pays et ancien sponsor de V. Ianoukovitch, est estimée à 12,4 milliards de dollars selon le magazine Forbes

* Journaliste indépendant,  Kiev.

Pour citer cet article, Sébastien Gobert, « Faire du passé table rase, une tentation risquée pour l’Ukraine », P@ges Europe, 18 mars 2014 – La Documentation française © DILA

 

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