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Monténégro. Scène politique et perspectives européennes, par Amaël Cattaruzza

[Monténégro.  Scène politique et perspectives européennes, par Amaël Cattaruzza], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Monastère d'Ostrog, au Monténégro, 2005.
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Mis à jour le 28/04/2014

Introduction

Depuis son indépendance en 2006, le Monténégro avance de manière rapide sur le chemin de l’intégration à l'Union européenne (UE) : candidat officiel depuis 2010, il pourrait bien être le prochain pays des Balkans, après la Croatie, à adhérer à l’UE. Cette situation est à la fois le fruit de réels efforts pour répondre aux exigences de Bruxelles, et révélateur de la politique volontariste des institutions européennes.


Monténégro.  Scène politique et perspectives européennes

Amaël Cattaruzza*

En choisissant par référendum en 2006 de quitter l’État commun qu’il constituait avec la Serbie, le Monténégro s’inscrivait dans la logique de fragmentation étatique amorcée au début des années 1990 avec l’éclatement de la Yougoslavie. En effet, après l’indépendance de la Slovénie, de la Croatie, de la Macédoine et de la Bosnie-Herzégovine, seules deux républiques avaient perpétué le cadre fédéral hérité du système yougoslave : la Serbie et le Monténégro. La rupture de ce lien mit définitivement fin à cette construction étatique.

Mais l’indépendance du Monténégro ne date que de mai 2006, soit près de 15 ans après les premiers conflits yougoslaves et le départ en chaîne des autres républiques. Ce laps de temps aurait pu laisser croire à une atténuation des revendications nationalistes et à une inclination des États ex-yougoslaves non plus vers la fragmentation, mais vers l’intégration régionale, conformément à la politique exigée par l’Union européenne (UE) vis-à-vis des candidats potentiels à l’adhésion. Pourtant, la spécificité de la scène politique monténégrine, partagée entre mouvements indépendantistes et unionistes ainsi que le contexte de guerre des années 1990 et 2000, ont fait pencher le pays vers l’indépendance. Quels sont les grands clivages historiques de la scène politique monténégrine, et comment opèrent-ils, à l’heure actuelle, eu égard à la perspective d’adhésion à l’UE du jeune État ?

Les trois clivages traditionnels de la scène politique …

L’instauration du multipartisme à la fin des  années 1980 se traduit au Monténégro par l’émergence de trois grands clivages dont deux remontent à loin : un  premier distingue partis pro-serbes et pro-monténégrins (qui sera au cœur du débat des années 1990 et 2000 entre indépendantistes et unionistes), un deuxième concerne les partis représentant les minorités ethniques (essentiellement bosniaque, albanaise et croate), et un dernier sépare  réformateurs et ex-communistes.

Le premier clivage plonge ses racines dans la division de la société entre «pro-serbes» et «pro-monténégrins». Cette dichotomie, la plus ancienne de la vie politique monténégrine apparaît à la fin du XIXe siècle, alors que le Monténégro est une petite principauté indépendante. Une partie de la population réclame alors une union, voire une unification avec la Serbie voisine, tandis que l’autre se regroupe autour de la dynastie des Petrovic Njegos pour assoir la souveraineté monténégrine. En effet, à la faveur du déclin de l’Empire ottoman, la principauté du Monténégro (proclamée royaume en 1910) est reconnue comme État indépendant par le Congrès de Berlin en 1878. Dans le même temps, la jeune principauté de Serbie (proclamée royaume en 1882) se développe plus au nord, autour de Belgrade ; sa politique étrangère visant à libérer et à réunir dans un même État tous les Serbes soumis aux Empires ottoman et austro-hongrois, a des répercussions au Monténégro.

L’identité monténégrine se définit par rapport à une identité serbe « englobante », les deux peuples partageant la même religion et la même langue. En outre, des liens traditionnels étroits subsistaient entre les tribus monténégrines du nord du Monténégro et la monarchie serbe. Ainsi, après la Première guerre balkanique de 1912 et la conquête du Sandjak et du Kosovo, dernière bande territoriale ottomane séparant les deux pays, par les armées serbes et monténégrines, un débat virulent éclate au Monténégro entre les partisans de l’unification des «deux royaumes serbes» et ceux réclamant le maintien d’une souveraineté monténégrine. Cette division se matérialise en 1918 au Parlement monténégrin : tandis que les partisans de l’unification avec la Serbie et de l’intégration au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes votent avec un papier blanc, ceux qui, au contraire, préconisaient l’indépendance et la fidélité à la famille royale des Petrovic Njegos, votent avec un papier vert, d’où l’appellation encore actuelle de «Blancs» et de «Verts».

La réémergence de cette division politique correspond également à un clivage identitaire profond. Depuis le début des années 1990, coexistent au Monténégro deux Églises orthodoxes (l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe autocéphale monténégrine), deux Académies des sciences et des arts, deux appellations pour une même langue (serbe pour les uns, monténégrin pour les autres). Ce clivage identitaire est apparu en pleine lumière lors du recensement monténégrin de 2003 : 40 % de la population se déclarait monténégrine tandis que 30 % se déclarait serbe. Notons que, bien que la population soit relativement stable, le taux d’habitants se déclarant «serbes» a décuplé en 22 ans. Il était de 3 % en 1981, de 9 % en 1991, de 30 % en 2003 et d’environ 29 % en 2011 (dernier recensement). Cette augmentation s’explique par l’exacerbation des tensions identitaires dans les débats qui ont accompagné et suivi la marche vers l’indépendance du Monténégro. Il est intéressant de constater que ce clivage recouvre une opposition géographique entre un Nord plutôt pro-serbe et un Sud pro-monténégrin. Ainsi, des partis politiques apparaissent défendant une identité serbe du Monténégro, comme la Narodna Stranka (NS - Force populaire) de Novak Kilibarda en 1990, ou en 1998, la Srpska Narodna Stranka (SNS – Force serbe populaire) d’Andrija Mandic, au discours plus radical. Du côté pro-monténégrin, l’Alliance libérale (Liberalni Savez Crne Gore – LSCG) de Slavko Perovic, créé en 1990, fait office de porte drapeau des indépendantistes dans les années 1990 et 2000 (ce parti est dissous en 2005 suite à des affaires de malversations et donnera lieu à la création d’un nouveau mouvement, le Parti libéral).  

Le deuxième clivage oppose les Monténégrins, ou plutôt les populations slaves orthodoxes, aux minorités nationales. En effet, la société monténégrine est une société pluriethnique. Selon le recensement de 2011, elle comptait 11 % de Bosniaques-Musulmans, 5 % d’Albanais, et 1 % de Croates. Or, dès 1990, les minorités créent leurs propres formations politiques (Demokratska Stranka — DS — pour les Albanais, Stranka Demokrastke Akcije —SDA — et Stranka za Nacionalni Ravnopravnosti — SNR — pour les Bosniaques-Musulmans, Hrvatska Demokratska Inicijativa — HDI — pour les Croates). Ces partis se caractérisent par un nationalisme modéré. Ce clivage se traduit sur le plan géographique puisque les minorités nationales installées sur le territoire monténégrin sont souvent à proximité des frontières. Les Bosniaques-Musulmans sont essentiellement localisés dans le Nord du Monténégro, dans la région du Sandjak, à la frontière avec la Serbie et le Kosovo. Les Albanais vivent plutôt au Sud-Est, autour du lac de Skadar, à la frontière avec l’Albanie. Enfin, les Croates sont installés principalement autour des Bouches de Kotor, près de la frontière croate.

Le troisième clivage est plus récent. Il apparaît avec l’instauration du multipartisme et divise la scène politique entre réformateurs et ex-communistes. En 1990, l’ancien parti communiste monténégrin, dirigé par le tandem Momir Bulatovic et  Milo Djukanovic, fait « peau neuve ». Il devient le DPS (Demokratska Partija Socijalista – Parti Démocratique des Socialistes) et s’aligne à l’époque sur la politique de Slobodan Milosevic. Ce parti, alors ultra-majoritaire, est contesté, d’un côté par les partis des minorités dont les revendications portent sur les droits accordés à leur communauté, et, de l’autre, par une opposition démocratique et réformatrice naissante. Celle-ci apparaît autant du côté pro-monténégrin avec le LSCG ou LS (Liberalni Savez Crne Gore — Alliance Libérale du Monténégro) que du côté pro-serbe avec le NS (Narodna Stranka — Parti Populaire). Au début des années 2000, l’ONG Grupa za Promjene de Nebojsa Medojevic, tente de développer une troisième voie, en prônant un discours réformateur détaché de toute coloration identitaire, pour dépasser le clivage pro-serbe/pro-monténégrin qui occupe le devant de la scène jusqu’à l’indépendance du pays. Ce groupe devient un parti politique au lendemain de l’indépendance en 2006 sous le nom de Pokret za Promjene (PZP - Mouvement pour le changement).  

… perdurent depuis l’indépendance

La caractéristique majeure du Monténégro est la suprématie, encore aujourd’hui, de l’ancien organe communiste, profondément transformé, mais qui conserve un certain nombre d’avantages et d’ancrages issus de la période yougoslave (bâtiments, réseaux, militants, etc.). Ainsi, le DPS reste plus que jamais majoritaire, au pouvoir sans discontinuer depuis les premières élections de 1990. Cette suprématie depuis près de vingt-cinq ans suscite de nombreuses contestations ainsi que des accusations de malversations à l’encontre des principaux leaders (Milo Djukanovic, Svetozar Marovic, Zeljko Sturanovic, Filip Vujanovic). Ce parti, plus ou moins de centre gauche, pratique une politique libérale pro-européenne. Il occupe, depuis 2012, 29 sièges à l’assemblée (sur 81). Il est souvent associé au SDP (Socijal-Demokratska Partija) de Ranko Krivokapic, plus marqué à gauche, qui reste son principal allié parlementaire. Aux élections parlementaires du 14 octobre 2012, les deux partis se sont regroupés au sein de la coalition Evropska Crna Gora (Monténégro européen), avec le parti libéral (Liberalna partija), créé en 2006 par d’anciens membres de l’Alliance libérale. 

Du côté de l’opposition procédant du clivage pro-serbe/pro-monténégrin, on trouve d’abord le SNP (Socijalisticka Narodna Partija), créé en 1998 par Momir Bulatovic après la scission du DPS, qui se divise sur la question du soutien à S. Milosevic. Ce parti toujours partisan d’une alliance avec la Serbie, se revendique de la social-démocratie. Il est dirigé aujourd’hui par Srdjan Milic, et a obtenu neuf sièges au scrutin de 2012. Plus à droite, le parti Nova Srpska Demokratija (Nouvelle Démocratie Serbe – NSD ou NOVA) d’Andrija Mandic, se caractérise par un discours identitaire et conservateur.

Or, les élections parlementaires du 14 octobre 2012 ont montré une certaine malléabilité des clivages politiques traditionnels au Monténégro. Le mouvement NSD participait de facto à la coalition Demokratski Front (Front démocratique), créée à l’occasion du scrutin législatif pour faire contrepoids au DPS, bien qu’associant des partis aux idéologies très différentes. Le clivage partis réformateurs/ex-parti communiste demeure à l’œuvre, le Demokratski front associant principalement le NSD d’A. Mandic et le PzP de Nebojsa Medojevic, et des intellectuels sans étiquettes, dont une partie s’engageait pour la première fois en politique. Parmi ces représentants de la société civile figure le leader du mouvement, le charismatique ancien ambassadeur Miodrag Lekic. La constitution du Front démocratique  a suscité un débat au sein des partis d’opposition traditionnels, en particulier au SNP, qui a vu une partie de ses cadres l’intégrer contre l’avis de sa direction. Ce rassemblement a réalisé un score important en 2012, arrivant en deuxième position derrière la liste Evropska Crna Gora, récoltant 23,7 % des suffrages et 20 sièges au parlement. Il a par ailleurs réitéré cette bonne performance lors du scrutin présidentiel très serré du 7 avril 2013 avec 48,7 % contre 51,2 % pour le DPS, obtenant au deuxième tour le soutien des principaux partis d’opposition (dont le SNP). Toujours en référence à ce clivage, émerge en 2012 une opposition de centre gauche, qui dénonce la monopolisation du pouvoir, tout en prônant une politique libérale et écologique, avec la création du parti Pozitivna Gora, de Darko Pajovic. Il obtient 8,9 % des voix aux élections parlementaires de 2012 et sept députés.

Enfin, les partis représentant les minorités demeurent présents associés ou non à des partis majoritaires. L’initiative citoyenne croate (Hrvatska Gradjanska Inicijativa) obtient un siège en 2012. Ce parti est traditionnellement allié au DPS. La Bosnjacka Stranka (Force bosniaque) compte parmi les partis influents au sein des minorités. Fondé en 2006 par Rafet Husovic, il était en coalition avec le DPS en 2009, avant de faire cavalier seul en 2012, récoltant 4,4 % des suffrages et trois sièges au Parlement. À ces mêmes élections, la principale liste albanaise, Coalition Albanaise, regroupant le Demokratski Savez Crne Gore (DSCG – Alliance démocratique du Monténégro), la Demokratska partija (Parti démocratique) et l’Albanska alternativa (Alternative albanaise) recueille 1,1 % des suffrages et un siège

L’indépendance du pays, tout en ayant déplacé le débat politique des questions identitaires vers de sujets plus économiques, n’a pas fondamentalement modifié la structure de la scène politique. Les mêmes clivages opèrent toujours, et se combinent au gré des contextes. Ils restent donc une grille de lecture pertinente pour appréhender la vie politique monténégrine.

L’adhésion à l’UE : un sujet consensuel

S’il est des débats qui n’ont pas changé depuis l’indépendance, comme ceux opposant pro-serbes et pro-monténégrins concernant la sempiternelle question de l’identité, les positionnements autour du thème de l’intégration européenne ont connu de profondes modifications. Avant l’indépendance, le clivage pro-serbe/pro-monténégrin était également plus ou moins associé à un clivage entre « anti-et pro-intégration ». Or, une grande partie des partis pro-serbes ont adopté depuis 2006 un discours pro-européen. C’est le cas en particulier du SNP, qui s’affirme être en faveur de l’intégration européenne, mais contre l’entrée dans l’Otan. Ainsi, la scène politique post-indépendance a vu se développer une sorte de consensus sur la question de l’adhésion à l’UE, peu de partis envisageant une autre voie pour le Monténégro. Dans le même temps, le pays a réalisé un parcours accéléré, franchissant rapidement les différentes étapes jusqu’à l’obtention du statut de candidat au Conseil européen (décembre 2010).     

Il peut paraître aujourd’hui paradoxal que le Monténégro ait pu aussi rapidement se rapprocher de l’UE, alors que, durant toute la campagne référendaire de 2006, les représentants européens avaient régulièrement rappelé aux Monténégrins qu’une indépendance ne signifierait pas un accès plus rapide à l’adhésion (2). De leur côté, les partis indépendantistes monténégrins soulignaient, au contraire, le frein que constituait l’alliance avec la Serbie. C’est donc bien une accélération de ces étapes qui semble s’être réalisée après l’indépendance, donnant de fait raison aux indépendantistes. Le Monténégro avançait à grands pas vers le statut de candidat officiel, alors que la Serbie, elle, semblait, du moins dans un premier temps, complètement bloquée par un double problème : celui du Kosovo (dont l’indépendance unilatérale intervient en février 2008), et celui de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie de la Haye.   

Le 15 octobre 2007, le Monténégro signait un Accord de stabilisation et d’association (ASA), première étape de pré-adhésion à l’Union européenne. Moins d’un an et demi après son indépendance, cette signature était accueillie comme une victoire au Monténégro, le Premier ministre Zeljko Sturanovic (DPS) estimant possible une adhésion en 2015. Les années 2008 et 2009 ont été marquées par une accélération du processus d’adhésion. Après la Croatie (21  février 2003) et la Macédoine (22 mars 2004), le Monténégro a été le troisième pays des Balkans occidentaux à présenter sa demande d’adhésion à l’UE, le 15 décembre 2008, soit quatorze mois seulement après la signature de l’ASA. Ainsi, le Monténégro a battu en termes de délai la Croatie, tandis qu’il avait fallu presque trois années à la Macédoine pour arriver à ce même résultat. Le 8 avril 2009, le Comité des représentants permanents de l’UE-27, constitué par les ambassadeurs des États-membres, donnait son accord pour prendre en considération la demande d’adhésion monténégrine.

L'année 2010 a vu l'accession du Monténégro au statut de candidat officiel : le 9 novembre, la Commission européenne formulait un avis positif à la demande d’adhésion du pays (3). Petit bémol dans ce parcours apparemment sans faute, le Conseil européen du 9 décembre 2011 a reporté à juin 2012 la décision d’ouvrir des négociations d’adhésion. Deux raisons présidaient à cette décision : l’opposition de la France (qui privilégie aujourd’hui l’adhésion de la Serbie) et celle de l’Allemagne (qui estimait que le Monténégro ne remplissait pas les conditions pour obtenir le statut de pays candidat). Le Conseil européen exigeait donc des autorités monténégrines des progrès supplémentaires dans la mise en œuvre de l’État de droit, en particulier dans la lutte contre la corruption et le crime organisé. Toutefois, ce ralentissement ne fut que temporaire et le processus reprit, le 29 juin 2012, avec un avis favorable du Conseil européen et l’ouverture, dans la foulée, des négociations d’adhésion, toujours en cours aujourd’hui.

Si le Monténégro a distancé en quelques années la plupart de ses voisins balkaniques sur la voie de l’UE, le pays n’a cependant pas relevé tous les défis de la démocratisation. Faute d’alternance politique et en proie à un clientélisme d’État, le Monténégro demeure un État en construction (4). La prééminence du Parti démocratique socialiste et la tendance de la scène politique à s’organiser selon des clivages traditionnels et identitaires plutôt que citoyens, entrave l’exercice de la démocratie. Le DPS, au cœur de la vie politique monténégrine depuis 1991, est parvenu à s’arroger le mérite des progrès réalisés dans le cadre du processus d’adhésion tout en continuant de tirer profit de son rôle joué dans la lutte pour l’indépendance du pays.

Notes :
(1) Parti politique créé en 2006 après scission du SNP.
(2) Vujovic Z. (dir.), Referendum u Crnoj Gori 2006 [Référendum au Monténégro 2006], CEMI, 2006, Podgorica.
(3) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/09/97001-20101109FILWWW00731-ue-un-pas-en-avant-pour-le-montenegro.php
(4) Florent Marciacq, Le Monténégro en route vers l’intégration européenne, in : Questions internationales, n°61-62, mai-août 2013, p. 142 et suiv.

*Maître de conférences aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (détaché de l’Université Paris-Sorbonne)

Pour citer cet article : Amaël Cattaruzza, « Monténégro.  Scène politique et perspectives européennes », P@ges Europe, 28 avril 2014 – La Documentation française © DILA 

 

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