Retour
 
 

La Bavière – un Land allemand pas comme les autres ? par Daniela Heimerl

[La Bavière – un Land allemand pas comme les autres ? par Daniela Heimerl], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Vue sur la cathédrale Notre Dame de Munich (Frauenkirche) avec les drapeaux munichois (à gauche) et bavarois (à droite), 2005.
© Wikimedia Commons

Agrandir l'image

Mis à jour le 03/06/2014

Introduction

La Bavière suscite de nombreuses associations tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières de la République fédérale d’Allemagne : paysages de montagne et techniques de pointe, tradition rurale et modernité urbaine, « État libre » et État moteur aux niveaux tant fédéral qu’européen. Néanmoins, ce Land, de par sa forte personnalité politique et culturelle, reste une énigme à bien des égards.


La Bavière – un Land allemand pas comme les autres ?

Daniela Heimerl*

Moquée, critiquée, détestée(1) mais également enviée, admirée, affectionnée, la Bavière ne laisse pas indifférent. Constituant aux côtés des quinze autres Länder la République fédérale d’Allemagne (RFA), c'est elle qui affirme parmi ceux-ci avec le plus d’aplomb sa spécificite politique et son identité propre au sein d’un système fédéral qui se révèle la pièce maîtresse de la démocratie allemande. Outre-Rhin, chaque Land cultive sa singularité et le quotidien des hommes est en effet fortement lié à un monde régional. Mais ce n’est qu’en Bavière que tous les gouvernements depuis 1946 ont déclaré avec autant de force et de constance qu’ils considèrent l’« État libre » comme un acteur politique autonome et puissant tant au niveau fédéral qu’européen. 

La Bavière assied en partie son assurance politique sur sa puissance économique. Voisine de la Suisse, de l’Autriche et de la République tchèque, jouxtant le Bade-Wurttemberg, la Hesse, la Thuringe et la Saxe, elle produit à elle seule 4 % du PIB européen, soit plus que la Belgique. Son PIB (2011) moyen et par tête se situe 40 % au-dessus de la moyenne de l’UE-28(2).

Le gouvernement bavarois nourrit en outre son exigence de peser sur la politique allemande et européenne du fait d’une population forte de plus de 12,5 millions d’habitants (2012) qui place la Bavière en deuxième position au sein de la RFA (derrière la Westphalie-Rhénanie du Nord). D’ailleurs, de par sa superficie, l’« État libre » est le plus grand des États fédéraux : 70 553 km2, soit à peu près la surface de l'Irlande ou encore celle de la Belgique et des Pays-Bas réunis.

Enfin, la Bavière puise avant tout sa confiance dans une longue permanence étatique et socio-culturelle. L’État bavarois moderne est un enfant de la Révolution française dont l’esprit mais également la main forte de Napoléon ont été les concepteurs, alors que son père adoptif a été le tout puissant Maximilien Joseph Comte Montgelas(3). La Bavière est en 1945, à l’exception des villes-États, le seul Land qui a pu garder presque intact son territoire légué par l’histoire (Congrès de Vienne 1814-1815). Et quand bien même cette Bavière a été intégrée dès ses débuts à des structures étatiques autres, comme la Confédération germanique (1815-1866), l’Empire allemand (1871-1918) ou, à l’heure actuelle, la RFA ou l’Union européenne (UE), elle a toujours eu une conscience aiguë de sa personnalité étatique et politique propre.

Une « certaine idée » de la Bavière

À partir de 1946, les gouvernements bavarois ont dessiné trois images de la Bavière : un Land uni dans la diversité (se référant à la diversité intra-bavaroise avec les trois tribus constituantes : les vieux-Bavarois, les Francs et les Souabes), un Land d’histoire et de tradition, un Land tourné vers l’avenir et le progrès(4). Le fait que, pendant 42 ans (1966-2008, puis à nouveau à partir de 2013), l’Union chrétienne-sociale (Christlich-soziale Union in Bayern, CSU), parti régional bavarois, ait porté à lui seul la responsabilité gouvernementale  a permis une continuité extraordinaire dans la reproduction de l’image de soi des Bavarois.

Loin de se réinventer aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la Bavière s’est reconstituée en tant qu’État national, tout en se construisant un fondement de repères identitaires. Qu’aucun gouvernement bavarois n’ait souhaité supprimer les articles 6, 7 et 8 de la Constitution bavaroise adoptée en 1946 qui régissent la citoyenneté bavaroise, en dit long sur la volonté des autorités de se poser en gardiens de l’identité bavaroise. Mais c’est la notion d’« État libre » qui est le symbole le plus puissant de la personnalité étatique et politique de la Bavière, bien que sa signification ait profondément évolué en un siècle.

Alors que ce terme laisserait à présent sous-entendre un statut privilégié, une attitude rebelle et frondeuse, il signifiait après la Première Guerre mondiale le fait que le Land n’était pas gouverné par un souverain mais par ses citoyens libres(5). La Bavière porte cette appellation depuis la nuit du 8 novembre 1918 lorsque fut proclamé « l’État libre de Bavière » marquant la fin du Royaume de Bavière. Alors que pendant la République de Weimar (1918-1933), Freistaat était l’appellation officielle de la plupart des territoires qui composaient l’Allemagne,  la Bavière a été la seule à s’appeler ainsi de 1946 jusqu’à l’unification du pays en 1989/1990,  lorsque la Saxe et  la Thuringe l’ont également adoptée respectivement en 1990 et 1993. Le 19 septembre 1946, date à laquelle l’État bavarois fut officiellement reconstitué,  la notion de Freistaat marqua, par-delà les querelles partisanes, le retour à la république, signifiant tout à la fois une rupture sémantique avec la dictature national-socialiste, les aspirations socialistes et communistes et enfin, les quelques rares rêves d’une restauration de la monarchie de la Maison des Wittelsbach.

Dès lors que le vocable de Freistaat est dépourvu de toute signification juridique dans le système fédéral allemand, le cultiver au détriment de celui de Land a pour objectif premier de renforcer le sentiment du « nous bavarois ». Pierre réthorique que les gouvernements utilisent dans la construction de l’image de l’autonomie étatique bavaroise, ce discours est concrétisé, dans les faits, par une politique extérieure parallèle à celle menée par le gouvernement fédéral. La Bavière fait en effet partie des régions européennes considérées comme les plus actives sur la scène internationale aux côtés du Bade-Wurttemberg, de la Flandre et de la Wallonie. Les nombreux voyages réalisés, depuis les années 1960, par les ministre-présidents successifs aux quatre coins du globe servent, au-delà des objectifs politiques et économiques spécifiques, à valoriser la représentation de la Bavière en tant qu’entité, tout comme d’ailleurs les nombreuses visites de chefs d’État qui se rendent régulièrement dans le Freistaat.

La Bavaria, allégorie féminine de la Bavière

La Bavaria, allégorie féminine de la Bavière, est la sainte patronne du Land. Commandée par Louis Ier de Bavière, elle est érigée de 1843 à 1850.

photo : Steve Collis © Wikimedia Commons

Agrandir l'image

Par ailleurs, sur le plan intérieur, les gouvernements doivent prendre en compte la diversité des trois tribus constitutives du peuple bavarois. Les représenter d’une manière égale constitue un défi qui se réflète aussi dans l’attribution des postes ministeriels. Le narratif bavarois ne peut en effet se résumer exclusivement à des clichés blanc-bleu des Alpes mais doit représenter toutes les régions du Land. Ainsi, la stratégie culturelle entérinée par l’État libre en 2012 selon laquelle les sept unités administratives de la Bavière doivent toutes disposer d’un musée régional étatique s’inscrit dans une politique identitaire qui tient compte des susceptibilités de tous les citoyens. Qui plus est, en sa qualité de premier parti du Land, la CSU invente et incarne cette politique identitaire. En effet, elle représente toujours pour bien des habitants la foi en un peuple bavarois, un sentiment d’autosatisfaction, voire de fierté nationale, qui se résume par le credo « Mia san mia » (« Nous sommes ce que nous sommes »)(6).

Le bien-être bavarois à l’épreuve du temps

Fin 2013, les Bavarois découvrent que leur Land est, après la Sarre, celui que les Allemands apprécient le moins : 17 % affirment dans un sondage qu’ils pourraient très bien vivre sans le Freistaat(7). A contrario, presque 100 % des hommes et des femmes résidant en Bavière « aiment bien » y vivre(8). 85 % des personnes interrogées affirment que la qualité de vie y est supérieure à celle des autres Länder. Qui plus est, 57 % considèrent leurs conditions de vie comme « équitables », une posture qui tranche avec le niveau fédéral où moins d’un Allemand sur deux est de cet avis(9). La bonne performance économique de la Bavière que traduit son faible taux de chômage (3,8 % en 2013 contre 6,9 % au niveau fédéral) est l’un des motifs de satisfaction des Bavarois.

L’attachement au terroir connaît un regain d’intérêt dans un monde en butte à la mondialisation : la Bavière ainsi que ses régions prennent de plus en plus d’importance aux yeux des trois quarts des personnes interrogées. Une grande majorité est fière de sa région (85 %) et 78 % sont fiers « d’être Bavarois ». Chez les jeunes (moins de 30 ans), cet « amour pour le chez soi » (Heimatliebe) est encore plus fort. 57 % se sentent davantage « Bavarois qu’Allemand ». Plus qu’un repli sur soi, cette tendance révèle sans doute une appétence pour la façon dont l’art de vivre est perçu en Bavière.

Cette perception particulière se fonde d’abord sur le sentiment, partagé par 96 % des interrogés, selon lequel « ils se sentent bien » en Bavière et 98 % « qu’ils s’y sentent chez eux ». Pour justifier leur préférence, 94 % répondent que ce sont avant tout les paysages qui contribuent à conforter leur sentiment d’appartenance à la Bavière et à leur région au sein du Land. Pour 75 % d’entre eux, les emplois, les infrastructures et les possibilités de loisirs fondent leur choix, alors que lors d’une précédente enquête (2009) ces éléments ont été, sous la pression de la crise financière, beaucoup plus plebiscités. Enfin, l’attachement aux coutumes et à l’histoire y est plus vif qu’ailleurs en Allemagne (75 % des personnes interrogées).

Interrogés sur les désavantages de la vie en Bavière, rares sont ceux qui évoquent des déficits comme l’intolérance, le conservatisme ou encore l’étroitesse d’esprit. En revanche, l’attachement aux racines et à la terre sont les deux attributions que les Bavarois plébiscitent pour caractériser les habitants du Land. Ceux qui y sont nés ou y ont grandi se distinguent d’ailleurs par leur sédentarité : ils vivent en moyenne 33 ans au même endroit. C’est peut-être cet amour pour le terroir qui fait que deux tiers des Bavarois expriment de l’inquiétude à l’égard des changements qu’ils constatent dans leur environnement immédiat, tant au niveau des paysages ruraux que des villes et des villages.

Les enquêtes(10) font ressortir que le bien-être bavarois est, à l’heure actuelle, façonné par une panoplie d’éléments. Même si les Bavarois ont intégré une image spécifique d’eux-mêmes, cela ne signifie pas pour autant qu’il existe une identité collective. 20 % environ des habitants ni ne sont nés ni n’ont grandi dans le Land. Parmi eux, 10 % arrivent de l’étranger. On constate que parmi ces derniers plus de 80 % affirment « bien aimer » vivre dans le Freistaat, contre 54 % seulement des Allemands en provenance des quinze autres Länder. Se sentir bien dans le Freistaat unit les Bavarois. Toutefois, les motifs d'une telle perception se sont individualisés au cours des dernières décennies. On constate donc une érosion du narratif bavarois traditionnel dont, à long terme, la CSU pourrait pâtir à moins qu'elle continue à faire preuve d’une bonne capacité d’adaptation et à mobiliser et à élargir son électorat. À l’heure actuelle, elle continue à bénéficier du niveau élevé de satisfaction des Bavarois. Sa longévité au pouvoir est aussi rendue possible par de nombreuses consultations populaires initiées par les autres formations politiques qui remplissent le rôle de soupape et de correctif dans la démocratie bavaroise des partis.

Un désir secret de monarchie ?

À l’instar des autres Länder, le ministre-président bavarois, acteur politique clé au sein de l’État libre, tire sa puissance quasi-présidentielle des compétences que lui confère la Constitution, à savoir la double fonction de chef de gouvernement et de premier représentant du Land. Son pouvoir s’accroît encore en Bavière, si le chef de gouvernement dirige en même temps la CSU. Tenant le rang de troisième formation politique en Allemagne par le nombre de ses adhérents (145 000 environ), ce parti créé en 1945 et qui se présente exclusivement en Bavière assure une double fonction aux niveaux régional et fédéral où il forme avec son parti frère, la CDU, un groupe parlementaire au Bundestag.

Dans l’exercice de ses fonctions, la personnalité du ministre-président est déterminante dans la mesure où il doit incarner une figure authentique d’intégration, en tant que « père du Land », au-delà des rivalités partisanes, régionales et religieuses. Il convient à chaque titulaire du poste d’interpréter cette charge à sa façon en se forgeant un style propre(11). L’une des personnalités les plus marquantes a été Alfons Goppel (1962-1978) souvent qualifié de « père de la Bavière moderne ». Il a non seulement entrepris une grande réforme du système scolaire, mais il eut également à cœur d’accélerer le passage de l’État agraire vers un État industriel –sans pour autant toucher à l’héritage historique et culturel. L’économie bavaroise a en effet été fragile jusque dans les années 1980 avec un taux de chômage plus élevé que dans le reste du pays. De 1950 à 1986, le Freistaat a reçu, à ce titre, 3,4 milliards d’euro grâce au système financier de péréquation dont l’objectif est de corriger les inégalités entre les Länder (devenu Land donateur depuis 1989, la Bavière a contribué à ce fonds à hauteur de 4,3 milliards d’euro pour la seule année 2013).

À la suite d’une carrière au niveau fédéral, son successeur Franz Josef Strauss (1978-1988) poursuivit avec passion la politique de mise à niveau de la Bavière. Il développa la vision d’un Land marqué par des valeurs conservatrices tout en devenant l’une des régions les plus modernes d’Europe. Pour ce faire, il mena non seulement une politique étrangère active, y compris vers la Chine et l’URSS, mais le Freistaat mit également en place un vaste programme de promotion ciblant les entreprises internationales et les global players allemands des industries d’avenir (automobile, optique, électrotechnique, armement, aviation, espace...). Proche des grands industriels (ce qui faisait partie de la mise en scène de sa personne), F.J. Strauss a incarné le progrès. Par ailleurs, lorsqu’avec la signature de l’Acte unique européen (1986) se posa avec force la question de l’avenir du fédéralisme et du rôle de la Bavière, le ministre-président impulsa la mise en place d’une plateforme commune des chefs de gouvernement européens comme contrepoids à l’administration européenne. Cette démarche se concrétisa dans le traité de Maastricht (1992) par la création du Comité des régions. Ainsi, aux côtés de « l’Europe des patries » du général de Gaulle, la Bavière a-t-elle insufflé « l’Europe des régions ». Souvent qualifié de « roi de Bavière », personnalité controversée, Franz Josef Strauss est mort subitement en 1988. La cérémonie funéraire organisée à cette occasion a été une démonstration spectaculaire de la personnalité propre de « l’État libre ».

Animé par la même volonté de modernisation, son successeur Edmund Stoiber (1993-2007) a voulu faire de la Bavière un modèle pour toute l’Allemagne, par son professionnalisme et par le sérieux de sa politique économique, notamment dans le domaine de l’innovation et des techniques de pointe. Émergea alors progressivement ce mélange unique qui, à l’heure actuelle, caractérise l’économie bavaroise avec 207 leaders mondiaux, de nombreux « champions cachés », des PME, des sous-traitants, ainsi qu’un artisanat actif mais également des activités d’édition, de médias, ou encore dans le domaine de l’industrie cinématographique ... La modernisation de la Bavière, qui a su sauvegarder son patrimoine culturel, est bien résumée dans la formule inventée en 1998 par l’ancien président fédéral Roman Herzog « laptop et culotte de cuir » (12).

Avec l’actuel ministre-président Horst Seehofer (2008-) arrivé au faîte de son pouvoir à l’issue des élections législatives du 15 septembre 2013, le Freistaat abandonne, pour la première fois, la maxime de la modernisation au profit d’une autre interprétation de l’avenir qui prend en compte l’importance grandissante des valeurs postmatéralistes au sein de la population. H. Seehofer tente en effet de développer une vision de la Bavière comme Land de « soutenabilité et de cohésion sociale ». Pour ce faire, il cultive sa proximité avec les citoyens, l’avenir de la Bavière ne résidant pas seulement entre les mains de l’industrie mais aussi entre celles des nombreux acteurs locaux(13). La création, en octobre 2013, d’un ministère regroupant les Finances, le Développement régional et le Heimat y trouve toute sa logique, mettant en valeur un régionalisme et une ruralité éclairées.

Alors que les régionalismes progressent sur le continent européen, la Bavière entend utiliser toutes les ressources du fédéralisme, tant au sein de l’Allemagne que de l’UE, pour promouvoir son autonomie régionale. Le système politique allemand attribue en effet une importance majeure aux seize Länder qui sont, à bien des égards, des laboratoires pour la démocratie d’où partent des impulsions en direction de Berlin. Il s’agit là d’un système de « checks and balances » qui doit contribuer à la capacité d’innovation de la politique fédérale. Alors qu’une « Europe des régions » a toujours été un principe européen fondamental, cette approche ne pourrait-elle pas être également porteuse d’avenir dans une UE en crise ?

Notes :

(1) L'Allgemeine Deutsche Biographie affirmait en 1896 que les Bavarois étaient, de tous les peuples, parmi les plus attardés mentalement. Cf. Hans Kratzer, Wer san mia ? in : Süddeutsche Zeitung, 9. August 2013.
(2) Eurostat Pressemitteilung, STAT/14/29, le 27 février 2014.
(3) Ministre bavarois, Maximilien Joseph Montgelas (1759-1838), proche de la France, conseille à son souverain l’alliance française, qui a valu à la Bavière un accroissement de son territoire et au duc-électeur Maximilien le titre de roi en 1806. Cf. Les relations franco-bavaroises, textes réunis et publiés par Jacques Bariéty et Horst Möller, in : Revue d’Allemagne, tome 38, n°3, 2006, 428 p.
(4) Michael Weigl, Identitätspolitik, in : Politik und Regieren in Bayern, (Manuela Glaab et Michael Weigl éd.), Springer VS, Wiesbaden, 2013, p. 414
(5) La notion de Freistaat apparaît pour la première fois en 1731, lorsque fut réaffirmé l'indépendance de la Confédération hélvetique (ancien régime) par rapport au Saint Empire romain germanique.
(6) Les origines de ce dicton se trouveraient sur un parchemin datant de 800 ans après Jésus Christ où l’on peut lire en marge : Stulti sunt Romani, sapientes sunt Paioari. (Les Romains sont bêtes, les Bavarois sont intelligents). Cf. Hans Kratzer, Wer san mia ? in : Süddeutsche Zeitung, 9 août 2013.
(7) Süddeutsche Zeitung, le 22 octobre 2013.
(8) Sauf indication contraire, tous les chiffres sont tirés d’un sondage effectué par le Bayerische Rundfunk et publié le 10 décembre 2012.
(9)http://www.bayerische-staatszeitung.de/staatszeitung/leben/detailansicht-leben-in-bayern/artikel/solidarisch-und-hilfsbereit-bayern-liegen-auf-dem-ersten-platz.html
(10)Cf. aussi Generationenstudie 2009. Generationenspezifische und regionale Unterschiede von Einstellungen zu Politik und Heimat, Hanns-Seidel-Stiftung, octobre 2009.
(11) Michael Reithmeier, « Landesvater »  oder « Alleinherrscher »: Zwei Modelle bayerischer Ministerpräsidenten, in : Politik und Regieren in Bayern op.cit. p.99 et suiv.
(12)http://www.historisches-lexikon-bayerns.de/artikel/artikel_46174
(13)Cf. La déclaration gouvernementale « La Bavière. L’avenir » de Horst Seehofer du 12 novembre 2013.

*Analyste-rédactrice à la Documentation française.

Pour citer cet article : Daniela Heimerl, « La Bavière – un Land allemand pas comme les autres ? », P@ges Europe, 4 juin 2014 - La Documentation française © DILA

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires

  • Allemagne : les défis de la puissance

    9,80 format papier En savoir plus sur Allemagne : les défis de la puissance
  • En savoir plus sur