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Élections législatives en Ukraine. Vraie évolution ou fausse révolution ? par Sébastien Gobert

[Élections législatives en Ukraine. Vraie évolution ou fausse révolution ? par Sébastien Gobert], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Le bâtiment du Parlement à Kiev (septembre 2014)
Sébastien Gobert

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Mis à jour le 01/10/2014

Introduction

Alors que la situation demeure incertaine dans l'est du pays, l'Ukraine entre en campagne électorale pour renouveler son Parlement, une des revendications majeures de la révolution de l'EuroMaïdan de l’hiver 2013-2014. Le scrutin du 26 octobre 2014 est néanmoins à haut risque, parce que le pays souffre de multiples crises mais aussi parce que beaucoup redoutent de nouvelles divisions et querelles politiciennes. Et un renouvellement effectif des élites est loin d'être garanti.


Élections législatives en Ukraine. Vraie évolution ou fausse révolution ?

Sébastien Gobert*

Quand l'élégant bâtiment, au numéro 5 de la rue Mykhaila Hrushevskoho à Kiev, a été inauguré en juillet 1939, c'était pour y accueillir la Verkhovna Rada (Conseil Suprême) de la république socialiste soviétique d'Ukraine(1). Une fonction devenue vocation. Au fil des ans, en écho aux bouleversements de l'histoire, l'édifice s'est affirmé comme l'un des épicentres des tribulations du pays. « Avoir un Parlement, c'est une belle idée. Mais jusqu'à présent, la majorité des députés ont été avant tout des vestiges du passé communiste, des courroies de transmission d'un régime post-colonial et autoritaire, et surtout des 'entrepreneurs', élus pour décupler leurs fortunes », assène Yegor Sobolev, directeur du Comité pour la Lustration. Après la révolution de l'EuroMaïdan, « la tenue de nouvelles élections, qui permettraient de se débarrasser de toutes ces anciennes têtes, est une étape fondamentale du travail d'épuration ! » Un vœu qui va se réaliser puisque l'Ukraine s'achemine vers des élections législatives anticipées, qui se dérouleront le 26 octobre 2014(2). 

Un Parlement en fin de vie

Les teintes bordeaux de nombre de strapontins de l’hémicycle, inoccupés, s'exhibent désormais lors des séances plénières. Leurs occupants ont fui le pays à la chute du régime de Victor Ianoukovitch, à la fin février 2014. L'écran de comptabilisation des votes n'affiche plus le nom du groupe parlementaire communiste, dissous le 24 juillet.

L'indéboulonnable chef du parti Petro Simonenko, en lutte contre le « régime national-fasciste » en place depuis février, a annoncé que son parti prendra pourtant part au scrutin du 26 octobre. Mais ses potentiels élus ne seront pas autorisés à officialiser un groupe, au moins dans la prochaine législature(3). De son côté, l'ancienne majorité « bleue » du Parti des régions s'est réduite à quelques rangées à peine. Le groupe parlementaire comptait 210 députés en décembre 2012. Il n'en reste aujourd'hui que 77. Le chef du parti, Boris Kolesnikoff, a d'ores et déjà annoncé que le parti ne participera pas aux élections anticipées, alors que le pays « est en état de guerre ». Et que l'élection ne pourra pas se dérouler dans au moins 44 circonscriptions – en Crimée et dans l'est du pays – qui constituaient les bastions électoraux des « Régionaux ».

On peut ainsi supposer que les forces politiques qui ont composé pendant les dernières années « l'opposition démocratique » au régime de V. Ianoukovitch devraient remporter la plupart des sièges de l'hémicycle. La dépolarisation de la politique ukrainienne pourrait être accentuée par l'échec du parti nationaliste Svoboda (Liberté) à retirer des dividendes de la révolution de l'EuroMaïdan. Après la performance humiliante de son chef Oleh Tyahnibok dans la course à la présidentielle de mai 2014, le parti est aujourd'hui crédité d'environ 4 % d'intentions de vote(4). Il pourrait ainsi ne pas parvenir au seuil des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement(5). 

Sous le regard soupçonneux des représentants de la société civile et sous le contrôle nerveux des révolutionnaires de l'EuroMaïdan, la 8e convocation de la Verkhovna Rada pourrait donc donner le jour à une assemblée « nationale et démocratique », en opposition aux  hémicycles « néo-coloniaux, autoritaires et oligarchiques » du passé. Une transformation à même de rassurer une population plongée dans une situation de crise généralisée : politique, militaire, sociale, économique, énergétique, etc. La question est sur toutes les lèvres : les  nouveaux députés vont-ils, enfin, s'adonner aux réformes cruciales et à la protection des intérêts de leurs électeurs ? Sous l'harmonieux dôme de verre qui recouvre la Verkhovna Rada, le renouvellement des législateurs peut-il mettre un terme à la tradition des « débats aux poings » pour lesquels l'assemblée ukrainienne s'est rendue célèbre ? 

Des « histoires de noms » aux dépens de l'union

C'est « l'heure de l'unité », peut-on lire sur les affiches électorales du Bloc de Petro Porochenko. Le chef de l'État se présente comme un rassembleur, faiseur de paix et réformateur, garant de l'élan révolutionnaire qu'il a su saisir pour se propulser au pouvoir. Avec plus de 26 % des intentions de vote, son parti est en tête d’une campagne qu’il base sur une idée simple : donner au Président la majorité parlementaire qu'il mérite et la marge de manœuvre dont il a besoin. De fait, P. Porochenko bénéficie du soutien de l'ancien boxeur Vitaliy Klitschko et de son parti Oudar (Coup de poing). Le réseau et les compétences logistiques de celui-ci avaient déjà été déterminants pour la campagne présidentielle. Mais la tête du géant « Dr. Poing d'Acier » ne devrait plus dominer les attroupements de journalistes lors les conférences de presse improvisées dans les couloirs du Parlement : il entend conserver la mairie de Kiev, à laquelle il a été élu le 25 mai.

Affiche électorale du Bloc de Petro Porochenko

Affiche électorale du Bloc de Petro Porochenko : « L’heure de l’unité ». 

© Sébastien Gobert, Kiev - septembre 2014

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Les candidats au poste de chef du gouvernement sont encore inconnus. Mais Arseniy Iatseniouk, actuel Premier ministre, ne devrait pas être reconduit. À la tête d'un nouveau Narodniy Front (Front populaire), il a entraîné le président du Parlement et ancien Président par intérim, Oleksandr Tourtchynov, dans une fronde contre le chef de l'État. La raison officielle ? Une querelle de nom : « Je ne connais aucun parti européen qui se nomme d'après son leader », a expliqué très sérieusement O. Tourtchynov, lui-même numéro deux du Bloc de  Ioulia Timochenko pendant longtemps. En fait, le choix de se présenter sur une liste distincte relève d'un désaccord profond sur la démarche présidentielle pour ramener la paix dans l'est du pays. Dans ses discours, A. Iatseniouk s'est fait le chantre d'une résistance acharnée à la Russie de Vladimir Poutine, là où P. Porochenko a œuvré à une série de compromis.

Si certains envisagent une modération des humeurs au Parlement, c'est aussi parce que le visage de Ioulia Timochenko ne devrait plus s'étaler sur les rangées de sièges ou sur les murs(6) ; la campagne « Liberté pour Ioulia ! » avait en effet parasité nombre de sessions parlementaires depuis 2011. Sortie de prison, lavée de toute poursuite judiciaire, c'est maintenant la silhouette gracile de l'ancienne égérie de la Révolution orange que l'on s'attend à voir déambuler dans les couloirs de la Verkhovna Rada. Elle reviendrait néanmoins par la petite porte, alors que son parti, Batkyvshyna (Patrie) a été amputé de ses principaux dirigeants, y compris du fidèle O. Tourtchynov(7). Beaucoup lui reprochent un ton autoritaire, va-t-en-guerre et décalé par rapport à la configuration post-Maïdan. L'hémicycle ne l'a néanmoins jamais oubliée, et l'on s'attend à ce que les discours enflammés de cette « bête politique » en fassent de nouveau trembler les murs.

Affiche électorale de Batkyvshyna

Affiche électorale de Batkyvshyna : "L'Ukraine vaincra !"

© Sébastien Gobert, Kiev - septembre 2014

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Le doute persiste sur le potentiel de changement qui serait initié par les jeux de coalition de ces trois partis, dont les principaux représentants sont perçus comme des « vétérans ». Des questions posées directement par quelques nouvelles formations. C’est le cas de Hromadska Pozycja (Position citoyenne) et de Samopomytch (Auto-Aide) qui, tous deux, se revendiquent de la démocratie chrétienne européenne. Auto-Aide, formation du maire réformateur de Lviv, Andriy Sadoviy, entend exporter à Kiev le succès de sa ville pour accélérer le développement « européen » de l'Ukraine et y mettre en œuvre une décentralisation rationnelle. Pour ces partis, l'ambition de s'asseoir au Parlement revient à changer les règles du jeu et à en finir avec la « vieille politique » ukrainienne. 

Dans les jeux subtils de la formation de coalitions qui s'annoncent après l'élection, le rôle du Radykalna Partiya (Parti Radical) d'Oleh Lyashko ne sera pas à sous-estimer. Crédité d'au moins 8 % des intentions de vote, il s'affiche comme un trouble-fête, pro-ukrainien et « anti-système » depuis des années. Son rôle actif dans la guerre du Donbass a considérablement renforcé sa popularité(8). Sur le terrain, il a pris la tête de son propre groupe paramilitaire, Ukraine, et a eu recours à des méthodes provocatrices, violentes et fortement médiatisées(9). La présence accrue de son parti sur les bancs de l'assemblée promet des débats houleux.

L'heure pour journalistes et soldats de "prendre un siège"

Dans un contexte post-révolutionnaire, les « vétérans » cherchent à se dissimuler derrière de nouvelles têtes. Chaque élection ayant ses spécificités, il ne s'agit pas cette fois de sportifs ou d'artistes, mais de soldats, de journalistes et de militants civiques. « Les électeurs vont se focaliser sur l'attitude des partis face à la guerre et aux réformes », affirme le politologue Serhiy Gaidai. Les vétérans n’y couperont pas. Si Svitlana Zalishchuk, Victoria Syumar, Ye. Sobolev, Tetiana Chernovil ou encore Ihor Lutsenko se sont longtemps illustrés par leur militantisme civique sur fond de responsabilisation de la sphère politique et de lutte contre la corruption, les voilà aujourd'hui éparpillés, à mener campagne sur diverses listes électorales. 

Les journalistes Serhiy Leshchenko et Mustapha Nayem ont ainsi fait sensation en s'affichant comme numéros 19 et 20 de la liste du Bloc de Petro Porochenko. Le premier est un journaliste d'investigation de premier plan et pilier du média en ligne Ukrainska Pravda. Le second, fondateur de la chaîne de télévision indépendante Hromadske TV (TV Publique), est considéré comme un des « pères » de l'EuroMaïdan, à travers un appel lancé sur Facebook le 21 novembre 2013 au soir. Avec leur migration de la tribune de presse à l'hémicycle de la Verkhovna Rada, la politique ukrainienne pourrait bien perdre deux de ses observateurs les plus sagaces. « Pour être honnête, je ne sais pas pourquoi ils font ça », confesse un député présent au congrès du Bloc de Petro Porochenko, cité par le magazine The Insider. « Ils pensent que c'est si facile de tout changer. Mais même avec l'expérience que j'ai, il y a des changements mineurs que je n'arrive pas à faire passer... » 

La même problématique recouvre la nomination de soldats et de chefs de guerre. Iouliy Mamchour, Semen Semenchenko, Andriy Parubiy ou encore Arsen Avakov présageraient ainsi d'une accentuation des considérations de défense nationale, voire de la formation d'une politique revancharde vis-à-vis de la  Russie. Le Front populaire se fait ainsi le champion de la représentation militaire. Iou. Timochenko n'est pas en reste, en cédant sa place de tête de liste à Nadia Savchenko, pilote de l'air ukrainienne capturée dans le Donbass et actuellement emprisonnée à Voronej, en Russie(10). La perspective de voir certains chefs de bataillons volontaires bénéficier de l'immunité parlementaire soulève de même un certain nombre de questions(11). Dans le contexte ukrainien de corruption rampante, on ne peut occulter le risque de voir ces « nouvelles têtes », comme beaucoup d'autres auparavant, céder aux tentations du pouvoir.

Affiche électorale du Front populaire

Affiche électorale du Front populaire : "Une équipe forte pour des temps difficiles". 

© Sébastien Gobert, Kiev - septembre 2014

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Renouvellement ? Vous avez dit renouvellement ?

Un risque qui vaut pour toutes les parties en présence. L'opinion publique a été prise de stupeur quand la liste de candidats du Bloc de Petro Porochenko a été dévoilée. Au numéro 12 de la liste majoritaire figure le nom d'Oleksiy Petrovich... Porochenko(12). La candidature du fils aîné du chef de l'État a instantanément déclenché des accusations de népotisme. Le souvenir d'Oleksandr Ianoukovitch, dentiste devenu multimillionnaire sous la présidence de son père, est dans tous les esprits.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul point controversé de la liste du Bloc de Petro Porochenko et des autres listes « démocratiques », qui exhibent un certain nombre de noms associés, d'une manière ou d'une autre, à l'ancien régime. Il en va de même pour un certain nombre de candidats indépendants, qui bénéficient de soutiens plus ou moins implicites des « vétérans » dans la perspective de futures négociations de coalition. Selon le politologue Volodymyr Fesenko, il s'agit de compromissions bien compréhensibles : « les autorités sont en quête de partenaires dans l'Est ».

Malgré l'opprobre qui frappe le Parti des régions et la tragédie qui affecte ses bastions électoraux, un certain nombre de ses représentants se présentent sous d'autres étiquettes, telles que le PC ou Silna Ukraina (Ukraine Forte) de Serhiy Tihipko. L'apparition, à la dernière minute, du Oppozycijniy Blok (Bloc d'opposition), dirigé par l'ancien vice-Premier ministre Iouriy Boyko et composé de cadres du Parti des régions, vise expressément à leur assurer une survie politique. Avec, en ligne de mire, l'immunité parlementaire que les députés se sont eux-mêmes aménagée dans la Loi sur la lustration adoptée le 16 septembre 2014. Même si ces noms ne bénéficient pas de fortes intentions de vote, le système électoral mixte « devrait permettre à nombre d'entre eux d'obtenir de nouveaux mandats », constate T. Berzovets. « Pour l'instant, il n'y a que les électeurs qui peuvent 'lustrer' ces gens », admet Ye. Sobolev. 

Loin d'annoncer un renouvellement des législateurs, cette reconfiguration de l'arène politique confirmerait plutôt les réalignements stratégiques des oligarques ukrainiens. L'abandon du Parti des régions en tant qu'acteur politique traduit ainsi la fin du soutien de Rinat Akhmetov, qui s'évertue à redistribuer ses cartes. Experts et analystes décortiquent les listes électorales afin d'identifier les « quotas » alloués à chaque oligarque. Selon la plupart des études, R. Akhmetov, Ihor Kolomoisky et Dmytro Firtash confirment, entre autres, leurs rôles de principaux sponsors de la politique ukrainienne(13).

« Ce seront les élections les plus stupéfiantes de l'histoire de l'Ukraine, les plus populistes, les plus démagogiques, les plus pernicieuses », écrit le blogueur Ostap Drozdov depuis Lviv. « Il est entendu que toute élection marque la négation des succès d'une révolution. Elle incarne la revanche de tous ceux qui sont sortis les mains vides du changement de régime. (…) Tout s'est déjà passé. L'élection parlementaire 2014, avant même qu'elle ne se tienne, est devenue un spectaculaire 'Anti-Maïdan' ». Sur les strapontins de l'Assemblée devraient donc venir s'asseoir, de nouveau, de nombreux habitués du numéro 5 de la rue Hrushevskoho. Reste à savoir si la façade de l'élégant bâtiment, désormais régulièrement assiégée par des militants de l'EuroMaïdan, saura survivre à une nouvelle révolution déçue. 

Notes
(1) Après le transfert de la capitale de la République socialiste soviétique d'Ukraine de Kharkiv à Kiev en 1934, un vaste quartier ouvernemental a été érigé dans le centre-ville. Le bâtiment de la Verkhovna Rada a été conçu par l'architecte Volodymyr Zabolotniy, dans le style néo-classique ukrainien développé sous Staline. La construction s'est étalée entre 1936 et 1939. Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, l'édifice a été reconstruit à l'identique en 1945-1947.
(2) Le président P. Porochenko a dissous le Parlement le 25 août 2014.
(3) L'interdiction du groupe parlementaire du Parti communiste, fortement contesté pour ses compromissions idéologiques et la corruption de ses membres, était une des principales requêtes de la nouvelle majorité après le renversement du régime. Elle a été justifiée par les activités ouvertement sécessionnistes de certains dirigeants du Parti dans l'est de l'Ukraine. Déposée par le gouvernement, une demande d'interdiction du PC en tant que formation politique est en cours d’examen par un tribunal administratif de Kiev.
(4) O. Tyahnibok a recueilli 1,16 % des suffrages à l'élection présidentielle du 25 mai 2014. Dmytro Iarosh, chef du parti Praviy Sektor (Secteur Droit), ouvertement ultra-nationaliste, avait remporté 0,70 % des voix. Le discrédit des partis nationalistes pourrait se confirmer lors des élections législatives. Pour mémoire, Svoboda avait remporté 10,44 % des voix aux élections d'octobre 2012.
(5) D’après les résultats du sondage conduit du 5 au 10 septembre 2014 auprès de 2 800 répondants par le Centre pour la Recherche Sociale et en Marketing (SOCIS).
(6) Le 11 octobre 2011, Ioulia Timochenko a été condamnée à 7 ans de prison et 150 millions d'euros d'amendes pour abus de pouvoir dans le règlement d'un conflit gazier avec la Russie en 2009. L'affaire avait été dénoncée comme un cas de persécution politique, en Ukraine et à l'étranger. L'ancienne Première ministre a été libérée le 22 février 2014, quelques heures après la destitution, par le Parlement, du Président V. Ianoukovitch.
(7) La scission se serait opérée lors du congrès de Patrie du 26 août. Iou. Timochenko y aurait refusé à A. Iatseniouk et O. Tourtchynov des quotas dans les listes de candidats dans les régions.
(8) O. Lyashko s'est imposé comme le troisième homme de l'élection présidentielle de mai 2014, avec 8,32 % des voix.
(9) Les ONG Human Rights Watch et Amnesty International ont récemment condamné ces méthodes. 
(10) L'accord de N. Savchenko pour diriger la liste de Patrie a été transmis par écrit par le biais de ses avocats.
(11) Serhiy Melnichouk, commandant du bataillon Aidar, est numéro 3 sur la liste du Parti radical. Son bataillon a été récemment accusé d'exactions par Amnesty International dans la région de Louhansk.
(12) Le système électoral ukrainien est mixte ; 50 % des candidats sont élus à la proportionnelle, sur des listes de partis, et 50 % dans des circonscriptions majoritaires.
(13) On notera toutefois que D. Firtash, pour sa part, est assigné à résidence à Vienne, en Autriche, depuis mars 2014 et menacé d’extradition vers les États-Unis dans le cadre d’une enquête pour corruption.

* Journaliste indépendant basé à Kiev. 

Pour citer cet article : Sébastien Gobert, « Élections législatives en Ukraine. Vraie évolution ou fausse révolution ? », P@ges Europe, 1er octobre 2014 - La Documentation française - DILA

 

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