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Britannicité, identités nationales et citoyenneté au Royaume-Uni, par Didier Lassalle

[Britannicité, identités nationales et citoyenneté au Royaume-Uni, par Didier Lassalle], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Elisabeth II, reine et chef d'État du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord et de 15 autres pays du Commonwealth.
Wikimedia Commons - 2007

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Mis à jour le 15/10/2014

Introduction

Les récents débats sur l’indépendance de l’Écosse ont réactivé l’épineux problème de l’identité britannique et, plus particulièrement, de son affaiblissement supposé. En effet, la déliquescence redoutée de cette « identité supranationale », par opposition à l’identité « nationale» des quatre composantes historiques du Royaume-Uni, a fait l’objet de commentaires et de controverses passionnés de la part des politologues et des dirigeants britanniques depuis le début des années 1960.


Britannicité, identités nationales et citoyenneté au Royaume-Uni

Didier Lassalle*

Le Royaume-Uni n’est pas un État-nation au même titre que la France ou l’Allemagne, mais un État multinational dominé par sa composante la plus large : l’Angleterre. Selon l’historienne Linda Colley, l’identité nationale britannique qui lie symboliquement et politiquement l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord est de construction récente et se forge progressivement sur la période qui s’étend de 1707 (Acte d’Union avec l’Écosse) à 1837 (accession au trône de la reine Victoria). Elle repose sur quatre piliers principaux : la guerre contre la France en Europe et dans les colonies, la défense du protestantisme, la construction d’un projet impérial qui cimente l’Union et lui apporte prospérité, et la croyance en la supériorité des institutions politiques et juridiques britanniques nouvellement créées (le parlement unifié de Westminster), garantes des droits individuels. Cependant, la britannicité n’a fait que recouvrir de manière souple tout un éventail d’identités nationales et régionales bien plus anciennes et fermement enracinées(1).

Il y a bien eu quelques tentatives pour créer une culture « supranationale » susceptible de  remplacer les repères identitaires traditionnels. L’anglais est devenu la langue commune sans toutefois réussir à oblitérer totalement les autres langues, dont certaines comme le gallois ont ensuite entamé une renaissance significative. De plus, les initiatives pour construire une nation unifiée arborant une identité nationale unique se sont soldées par des échecs ou n’ont été que partiellement mises en œuvre. De fait, la contrainte était superflue car, à l’exception des Irlandais dont le cas est spécifique, les trois autres nations du Royaume-Uni ont participé avec un engagement souvent total au processus de construction d’une identité britannique coexistant avec – plutôt que concurrençant – leur identité nationale propre(2). Pour David McCrone, le fait que la britannicité n’ait pas véritablement cherché à s’imposer comme identité-étatique (state-identity) constitue la clé permettant de comprendre les relations entre l’État et la société au Royaume-Uni(3).

De la britannicité en majesté à la dislocation progressive d’un modèle

La Grande Guerre a joué un rôle majeur dans la réaffirmation de l’identité britannique. Le gouvernement central fut contraint d’introduire la conscription, de mobiliser la main-d’œuvre et d’organiser la production industrielle et agricole à l’échelle du pays, renforçant ainsi les liens entre les nations constituantes et créant dans la foulée l’État britannique moderne. Le choc brutal de la séparation de l’Irlande en 1922 n’eut qu’un impact modeste sur l’évolution de l’idée de britannicité car la majorité des Irlandais, à l’exception des Unionistes protestants du Nord, avaient toujours été réticents à accepter cette identité britannique qui leur avait été imposée. Au contraire, dans le reste du Royaume-Uni, l’ouverture démocratique aux classes populaires (instauration du suffrage universel en 1918, étendu sans plus aucune restriction aux femmes en 1928), la création d’institutions britanniques comme la BBC et, surtout, l’expérience terrible de la Seconde Guerre mondiale avec son cortège de souffrances et de sacrifices partagés pour sauver à la fois l’État et l’Empire britanniques ont renforcé l’attachement à l’idée de britannicité. Le rôle fédérateur de la famille royale dans son incarnation de l’unité nationale britannique pendant la guerre doit être également souligné. Enfin, les années 1940 marquèrent le point culminant de l’engouement pour cette identité « supranationale » avec la création de l’État-providence (welfare state) répondant à un souci de justice sociale et avec un projet impérial toujours vivace en dépit des velléités indépendantistes qui commençaient à s’exprimer dans les colonies. Ces entreprises communes, revendiquées par les deux grands partis unionistes (travaillistes et conservateurs) représentés dans l’ensemble du Royaume-Uni, ont également contribué à intensifier les liens avec la britannicité.

À partir de l’indépendance de l’Inde en 1947, la situation changea radicalement. Malgré les efforts pour trouver des solutions alternatives (création du Commonwealth des Nations en 1949) qui préserveraient le rang du Royaume-Uni sur la scène internationale et ses intérêts économiques dans les pays nouvellement autonomes, il s’avéra rapidement impossible d’échapper à l’inévitable. La perte de cette racine impériale amoindrit sensiblement le concept de britannicité. En 1962, le secrétaire d’État américain Dean Acheson résumait ainsi le désarroi de l’allié britannique : « La Grande-Bretagne a perdu un empire mais n’a pas encore trouvé de rôle. » Par ailleurs, l’arrivée massive d’immigrés issus des anciennes colonies (Antilles et sous-continent indien) dans les années 1950/1960, puis de leurs familles, modifia sensiblement la composition de la population dans les grands centres urbains et transforma l’image que les Britanniques se faisaient de leur pays. C’est d’ailleurs à la fin des années 1960 que le député conservateur extrémiste Enoch Powell, jouant sur les inquiétudes des classes populaires qui craignaient pour leurs emplois et leur mode de vie, prononça son fameux discours anti-immigrants qui proposait, sans souci de cohérence historique, une lecture ethnique et rétrécie de la britannicité(4). 

La  montée des nationalismes à la fin des années 1960 est souvent considérée comme une conséquence directe de l’affaiblissement de la britannicité. La période de l’entre-deux-guerres voit la naissance des nationalismes gallois et écossais modernes. Le parti gallois (Plaid Cymru) est fondé en 1925 et le parti national écossais (Scottish National Party - SNP) en 1934, mais leur représentation électorale reste sans objet jusqu’à la fin des années 1960. L’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne (CEE) en 1973, confirmée par le référendum de 1975, a apporté des arguments supplémentaires aux nationalistes car l’adhésion à l’entité supranationale européenne, en rendant viables les petites nations, rendait aussi moins vitale l’appartenance à cet État multinational intermédiaire qu’est le Royaume-Uni. C’est ainsi que, dans les années 1970, les Écossais et les Gallois commencent à privilégier leurs identités respectives(5). C’est aussi à la fin de cette période, avec la parution de l’ouvrage de Tom Nairn (The Break-up of Britain), que commence à se répandre l’idée d’un possible éclatement de l’Union(6).

Les tentatives infructueuses de refondation conservatrice de l’idée de britannicité

En 1979, Margaret Thatcher arrive au pouvoir avec la conviction que le pays a besoin d’une révolution culturelle fondée pour l’essentiel sur une identité britannique restaurée. Elle tente de remettre en selle une variété de patriotisme Tory (conservateur), mais sans grand succès dans les premières années de son mandat. En 1982, elle saisit habilement l’occasion de la guerre des Malouines (Falklands War) pour réactiver, du moins temporairement, l’attachement patriotique à certaines institutions de l’Union – les forces armées, le Parlement – ainsi que pour ressusciter le sentiment d’un but commun reposant sur la défense de valeurs britanniques classiques : liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, défense des faibles et des opprimés, résistance à l’intimidation, persévérance dans l’adversité.

Cette embellie identitaire ne fut que de courte durée, car en essayant d’utiliser l’« esprit des Malouines » (The Falklands spirit) dans sa lutte farouche contre le mouvement de grève des mineurs, puis plus tard dans sa croisade contre l’approfondissement de l’intégration européenne, elle s’aliéna une grande partie de la classe ouvrière, des libéraux mais aussi de l’establishment conservateur inquiet de constater que le patriotisme thatchérien servait de couverture et/ou d’élément déclencheur aux éruptions de violence qui constellèrent son ministère : émeutes sociales, violences raciales, hooliganisme dans les stades, etc. De plus, le laminage systématique des symboles fondateurs de la britannicité d’après-guerre – privatisations massives des industries nationalisées, dénigrement systématique du principe de « justice sociale » et de l’État-providence (rebaptisé « État nounou » - nanny state) – eut un effet dévastateur sur la cohésion « supranationale ». Enfin son patriotisme agressif était de plus en plus mal perçu par les nationalistes écossais et gallois qui y détectaient une forte inflexion anglaise(7). Globalement, la politique identitaire thatchérienne fut un échec car elle se traduisit en définitive par un renforcement du clivage politique entre une Angleterre conservatrice hégémonique et une frange « celtique » restée attachée aux valeurs du pacte social antérieur(8). 

La vision de la britannicité proposée par son successeur conservateur, John Major, ne rencontra pas non plus le succès escompté. Elle s’appuyait principalement sur une conception de l’identité en vigueur dans une grande partie de la classe moyenne anglaise du sud qui vénérait une idée mythifiée de la ruralité, confite dans des traditions surannées. Son fameux discours de 1993 l’illustrait à la perfection : « Dans cinquante ans, la Grande-Bretagne sera toujours le pays de longues ombres sur les terrains de cricket municipaux, de bière chaude, d’irréductibles banlieues vertes, d’amoureux des chiens et, comme le disait George Orwell, de vieille filles se dirigeant à vélo vers la Sainte Communion dans la brume matinale »(9). Le Premier ministre, chantre d’une société sans classe (classless society), avait totalement fait l’impasse sur la classe ouvrière britannique. De plus, les minorités ethniques, dont certaines revendications identitaires commençaient à être reconnues par la mise en place progressive de politiques spécifiques, dites multiculturelles, au début des années 1990, se sentaient à nouveau exclues par cette vision étriquée de la britannicité. Enfin, les minorités nationales privilégiaient alors clairement leur identité écossaise ou galloise au détriment de leur identité britannique(10). 

Le New Labour dans le tourbillon identitaire des années 2000

Dès leur arrivée au pouvoir, Tony Blair et Gordon Brown ont, eux aussi, tenté de redéfinir l’identité britannique avec l’idée centrale que cette dernière devait désormais être adossée à un ensemble d’aspirations et d’idéaux partagés, entreprise difficile car la gauche avait jusqu’alors laissé le sentiment patriotique entièrement aux mains de la droite. Dans cette optique, un rapport au nom évocateur de BritainTM (Label Britain) publié en 1997 par la cellule de réflexion Demos proche du New Labour tenta de « remonétiser » cette identité britannique sur le déclin en l’inscrivant dans une rhétorique publicitaire moderniste(11). Il proposait une sorte de boîte à outils identitaire dans laquelle la diversité sociale, ethnique et culturelle de la « nation », son talent créatif, son esprit d’entreprise, son attachement à la solidarité, au fair-play et à la social-démocratie étaient célébrés. Parmi ces options, Tony Blair choisit de mettre en avant l’esprit d’entreprise et la créativité qui correspondent mieux à son discours de modernisation, tout en s’efforçant de les lier à des courants spécifiques de la culture populaire, mobilisant les vedettes de la chanson, les stylistes et les artistes d’avant-garde qui constitueront le fer de lance de sa campagne « Cool Britannia ». Le décès accidentel de la princesse Diana à la fin de l’été 1997 fut aussi habilement utilisé pour promouvoir une nouvelle vision de la britannicité : plus exubérante, plus compassionnelle et plus inclusive.

Comme les autres avant elle, cette réécriture identitaire n’aboutit pas au renouvellement escompté. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet échec. La première est sa superficialité et son absence de lien avec le réel. La deuxième est que la dévolution des pouvoirs promise au Pays de Galles et à l’Écosse mise en place institutionnellement à partir de 1999 eut pour effet de renforcer leur identité nationale respective, sans pour autant calmer les ardeurs indépendantistes. Enfin, l’abandon progressif du multiculturalisme et le retour précipité aux fondamentaux de l’intégration (respect de valeurs communes, insistance sur l’importance de la cohésion sociale) – qui firent suite aux émeutes raciales de l’été 2001 dans trois villes du Nord de l’Angleterre (Bradford, Oldham et Burnley), aux attentats du 11 Septembre à New York la même année, et à ceux de Londres, perpétrés en juillet 2005 par de jeunes musulmans britanniques radicalisés en juillet 2005  ̶ , avaient rendu nécessaire un changement radical de perspective. Cette période enregistra une floraison de débats et d’initiatives concernant le futur de la britannicité qui furent impulsés soit par les cellules de réflexion ou des médias proches du New Labour soit par la presse nationale. On pense notamment aux initiatives de la Fabian Society et du magazine Prospect en 2005 ou la publication de la liste des dix valeurs fondamentales constitutives de l’identité britannique par le Daily Telegraph (juillet 2005).

C’est Gordon Brown, alors ministre des Finances, qui s’attela à la tâche ardue de réinventer l’identité britannique comme « citoyenneté partagée » en proposant, en 2006, un ensemble de « valeurs britanniques » acceptables par tous (liberté, responsabilité, diversité, égalité des chances et tolérance) associées à des qualités clés (créativité, esprit d’entreprise, internationalisme)(12). Ces valeurs communes furent vertement critiquées au motif qu’elles n’avaient rien de spécifiquement britannique, ce qui produisait, selon leurs détracteurs, l’effet inverse de celui recherché en dépouillant la britannicité de son sens. Toute cette agitation autour de la redéfinition de la britannicité eut lieu dans un contexte politico-médiatique difficile pour le gouvernement New Labour auquel une partie de la presse anglaise reprochait d’être dominé par un nombre disproportionné de politiciens écossais et de constituer une forme de  « Scottish Raj », selon l’expression douteuse du journaliste Jeremy Paxman(13).  On assista même au retour en force de la fameuse West Lothian Question qui fait référence au hiatus constitutionnel permettant aux députés issus des nations périphériques de voter à Westminster sur des questions concernant seulement l’Angleterre alors que la réciproque n’est plus vraie. Ce point de droit constitutionnel est toujours central comme le montrent les  débats à la suite du référendum écossais sur l’indépendance qui se tint le 18 septembre 2014.

La montée du nationalisme écossais

En 2007, la situation politique se complexifie avec la formation d’un gouvernent minoritaire dirigé par le charismatique Alex Salmond, partisan notoire de l’indépendance, en Écosse. David Cameron, alors chef de l’opposition, profite d’un déplacement à Edimbourg pour dénoncer « la tache affreuse du séparatisme suintant du drapeau de l’Union » et donne sa propre vision de la britannicité : un « nationalisme civique inclusif » fondé sur le « profond sentiment d’une histoire partagée » et un ensemble de « valeurs communes et d’institutions qui nous sont chères »(14). En 2008, dans un article écrit pour le Daily Telegraph, Gordon Brown, alors Premier ministre, poursuit sa croisade contre « les forces sécessionnistes » en insistant sur les avantages tangibles de l’Union et s’insurge contre le fait que les individus soient mis en demeure de choisir entre différentes identités territoriales. Il réitère également l’importance des valeurs communes partagées(15).

Quatre ans plus tard, le SNP réussit à obtenir la majorité absolue au Parlement écossais malgré le handicap du scrutin proportionnel. Dans le sillage de cette victoire électorale incontestable, les nationalistes négocient la tenue du référendum du 18 septembre 2014 avec le gouvernement de coalition (conservateurs et libéraux-démocrates) conduit par David Cameron qui déclarait pourtant juste après son élection : « Quand je dis que je suis le Premier ministre du Royaume-Uni, je suis sérieux. L’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles, l’Irlande du Nord – nous sommes plus faibles séparés, nous sommes plus forts unis, et c’est unis que nous devons rester(16) ». Le « non » à l’indépendance de l’Écosse (55 %) est une victoire à la Pyrrhus pour les unionistes, car pour obtenir ce résultat les leaders nationaux des trois grands partis ont dû se prononcer en faveur d’une encore plus grande autonomie des quatre nations. Les conséquences institutionnelles d’une telle promesse sont encore imprévisibles mais les arguments en faveur d’une fédéralisation du Royaume-Uni en sortiront certainement renforcés.

Notes
(1) Linda Colley, Britons – Forging the Nation 1707 – 1837, Vintage book, Londres, 1996.
(2) Andrew Gamble et Tony Wright, Britishness: Perspectives on the British Question, Wiley-Blackwell, Londres, 2009.
(3) David McCrone, « Unmasking Britannia: the Rise and Fall of British National Identity », Nations and Nationalism, 3(4), 1997, 579-596.
(4)  Le discours « Rivers of Blood » du 20 avril 1968. Bhiku Parekh, “Defining British National Identity”, The Political Quarterly, Vol.71, n°1, janvier-mars, 2000.
(5) Krishnan Kumar, “Negotiating English Identity: Englishness, Britishness and the Future of the United Kingdom”, Nations and Nationalism, 16 (3), 2010, p.469-487.
(6) Tom Nairn, The Break-up of Britain: Crisis and Neo-nationalism, New Left Books, Londres, 1977.
(7) Peter Mandler, The English National Character, Yale University Press, Newhaven et Londres, 2006.
(8) Matthew Leeke, UK Election Statistics: 1945-2003, House of Commons: Research Paper 03/59, 1er juillet 2003.
(9) Discours prononcé devant les membres du Groupe des Conservateurs Europhiles, Mansion House, City of London, 22 April 1993. La référence à George Orwell concerne son essai de 1941 « The Lion and the Unicorn ».
(10) Alison Park, British Social Attitudes – 23rd Report,  Sage, Londres, 2006, p. 11.
(11) Mark Leonard, BritainTM: Renewing Our Identity, Demos, Londres, 1997.
(12) Fabian New Year Conference 2006 – Who do we want to be? The future of Britishness.
(13) BBC News, “Scots MPs slam Paxman 'Raj' jibe”, 15 mars 2005. Référence au “British Raj”, c’est à dire au gouvernement impérial du sous-continent indien par les Britanniques à partir de 1868.
(14) Discours prononcé à Edinbourg le 10 décembre 2007.
(15) Daily Telegraph, 25 mars 2008.
(16) Discours de David Cameron prononcé le 6 octobre 2010 à l’occasion de la conférence du parti conservateur.

* Université Paris-Est-Créteil (UPEC) ; Professeur des universités.

Pour citer cet article : Didier Lassalle, « Britannicité, identités nationales et citoyenneté au Royaume-Uni », P@ges Europe, 15 octobre 2014 - La Documentation française © DILA 

 

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