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Allemagne. Place aux femmes ! par Daniela Heimerl

[Allemagne. Place aux femmes ! par Daniela Heimerl], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Manuela Schwesig (SPD), ministre fédérale de la Famille, des Seniors, des Femmes et de la Jeunesse, 2014.
Photo : Michael Thaidigsmann © Wikimedia Commons

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Mis à jour le 17/06/2015

Introduction

Le 6 mars 2015, le Bundestag a adopté, avec les voix des députés de la CDU/CSU et du SPD, une loi instaurant à partir de 2016 un quota féminin fixe de 30 % pour les postes de direction dans les entreprises. La loi vise à la fois les entreprises cotées en bourse et celles régies par le système de la « cogestion ». Elle s’inscrit dans un long processus de bouleversement des rapports entre femmes et hommes en Allemagne où les cadres traditionnels de séparation des sexes tendent progressivement à disparaître, aussi bien dans la vie professionnelle que privée.


Allemagne. Place aux femmes !

Daniela Heimerl *

L’allitération Kinder, Küche, Kirche (enfants, cuisine, église) résume trois valeurs traditionnelles dévolues aux femmes en Allemagne, un triptyque qui trouve ses origines au XIXe siècle et qui a été très puissant à l’époque du national-socialisme et dans les années d’après-guerre. Cette image de la femme allemande poursuivie par les « trois K » circule toujours en France, quand bien même l’édition française du magazine Vanity Fair de mars 2015(1) s’est interrogée à la Une sur « La vraie vie de la femme la plus puissante du monde » : en l’occurrence Angela Merkel qui, en tant que chancelière fédérale, dirige le pays depuis bientôt dix ans.

La société allemande connaît une accélération des mutations sociales depuis quatre décennies : le changement des rapports entre les sexes en constitue une des dynamiques centrales. Ainsi, lorsqu’il est question de « politique de genre » en Allemagne, d’aucuns pensent immédiatement aux débats médiatisés sur l’utilisation du I majuscule au sein d’un mot (le Binnen-I, qui sert à souligner le double genre – masculin et féminin – du terme employé) ou sur la nécessité d’un quota spécifique de Ampelfrauen aux côtés des Ampelmännchen sur les feux de signalisation ou encore, récemment, sur la question des terrains de jeux pour les enfants dans les parcs dont l’aménagement et l’équipement ne seraient pas suffisamment sensibles au gender mainstreaming, ce nouveau paradigme de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Force est de constater que, depuis 2000, jamais les femmes n’ont été aussi visibles et n’ont enregistré autant de succès dans les études, la carrière professionnelle et sur le marché du travail. Toutes les enquêtes(2) montrent que la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes a perdu du terrain et que la société évolue de manière continue vers l’affirmation de valeurs et de représentations égalitaires, notamment en ce qui concerne l’emploi féminin rémunéré. Quelle est donc la nouvelle donne des rapports femmes/hommes non seulement dans le monde du travail mais également dans la sphère privée où il faut négocier le vivre ensemble au sein du couple et de la famille ?

Femmes dirigeantes

Alors qu’en 1982, 29 % seulement des Allemands (de l’Ouest) étaient favorables à l’emploi rémunéré des femmes, ils étaient 74 % (92 % à l’Est) en 2012(3). De fait, l’Allemagne n’a jamais compté autant de femmes exerçant une activité professionnelle(4). Entre 1995 et 2013, leur nombre est passé de 15 à 18 millions. En 2013, elles représentaient 46 % de la population active. Jusqu’en 1977 encore, les femmes mariées avaient besoin de l’autorisation de leur époux pour signer un contrat de travail. Désormais, le travail rémunéré fait partie intégrante du projet de vie des femmes. La forte hausse de l’activité féminine ne signifie pourtant pas que les volumes globaux du travail féminin s’alignent automatiquement sur ceux du travail masculin. En 2009, 34 % des femmes à l’Ouest (27 % à l’Est) travaillaient à temps partiel, contre seulement 6 % des hommes(5).

Cette évolution ne peut dissimuler le fait que le marché du travail allemand reste marqué par des disparités entre hommes et femmes. La ségrégation verticale, c’est-à-dire la baisse progressive de la proportion de femmes chez les titulaires de postes hiérarchiques supérieurs, demeure en effet flagrante. S’il est vrai que les instances dirigeantes des entreprises accueillent de plus en plus de femmes, celles-ci y restent très minoritaires. Il faut préciser que la situation n’est pas la même dans l’administration publique et dans les entreprises privées. Au sein du service public, en 2009, les femmes occupaient 48 % des postes de direction chez les salariés non-titulaires et 35 % chez les fonctionnaires. En revanche, dans le secteur privé en 2010, seuls 30 % des postes à haute responsabilité étaient occupés par des femmes et, en 2011, on ne comptait que 28 femmes sur les 942 membres des conseils de surveillance des 200 plus grandes entreprises allemandes(6). En septembre 2014, sur les 160 entreprises cotées en bourse (Dax, MDax, SDax et TecDax), 116 avaient un conseil d’administration exclusivement masculin.

Part des femmes au sein des instances dirigeantes des grandes entreprises (en %). Tab 1 : "Les meilleures" de la classes. Tab 2 : Les "dernières" de la classe

Pour inverser la tendance, le Bundestag a adopté, le 6 mars 2015, une loi portant sur la participation égalitaire des femmes et des hommes aux postes dirigeants dans le secteur privé et dans le service public (Gesetz für die gleichberechtigte Teilhabe von Frauen und Männern an Führungspositionen in der Privatwirtschaft und im öffentlichen Dienst). Elle fixe notamment un quota de 30 % pour environ 108 grandes entreprises (plus de 2 000 salariés) cotées en bourse. À partir de 2016, ces dernières devront attribuer à des femmes les postes qui se libèrent dans les conseils de surveillance  jusqu’à satisfaire cette exigence. Si elles ne trouvent pas de candidates remplissant les conditions nécessaires, les chaises resteront vacantes. Ce quota fixe, qui concernerait 160 femmes environ, est le seul élément de la loi soumis à des sanctions.

La loi s’applique également aux grandes entreprises européennes (comme Allianz, BASF ou Axel-Springer), à savoir les SE (societas europaea) qui sont soumises au droit européen et peuvent exercer leurs activités dans tous les États membres de l’Union européenne. 

3 500 entreprises comprenant plus de 500 salariés doivent respecter un quota  féminin non fixe réservé pour les postes à la fois dans les conseils de surveillance, les conseils d’administration et les autres instances dirigeantes. Les 30 %  marque une ligne directrice. Les entreprises peuvent donc choisir elles-mêmes leur quota et elles devront le rendre public pour la première fois en 2017. En ce qui concerne le service public, l’opposition au Bundestag (Les Verts et Die Linke) a critiqué l’introduction d’un quota de 30 % dans les administrations, car cette mesure pourrait entraîner une réduction de la part déjà atteinte de femmes.

En comparant la situation allemande à celle au niveau européen, le pays se situe dans la moyenne quant à la part de femmes dans le management au sein des entreprises tous statuts juridiques confondus. Dans la majorité des pays, un tiers environ des postes à haute responsabilité est occupé par des femmes. La Lettonie (36 %), la  France (36 %), l’Espagne (36 %), l’Italie (35 %), le Royaume-Uni (34 %) et l’Estonie (34 %) sont mieux placés que l’Allemagne (33 %). Avec 20 %, la Norvège se classe vers la fin du peloton, si l’on prend en considération toutes les entreprises et non pas seulement celles cotées en bourse et publiques pour lesquelles ce pays a introduit en 2003 un quota féminin de 40 % dans les conseils de surveillance (7). En effet, ce quota, accepté par les Norvégiens, n’a pourtant pas eu tout à fait l’effet escompté, à savoir faciliter l’ascension des femmes au sein des entreprises à tous les échelons supérieurs et augmenter la part des femmes aux postes du management des opérations(8).

La nouvelle loi rendra-t-elle l’Allemagne « plus moderne » et le fait que les femmes occupent des postes à haute responsabilité plus « naturel » comme l’espère Manuela Schwesig, ministre de la Famille, des Femmes, des Seniors et de la Jeunesse, porteuse de cette loi ? La chancelière fédérale, pour sa part, a défendu cette ingérence dans la liberté contractuelle avec l’argument selon lequel l’Allemagne ne pouvait pas se permettre de renoncer aux compétences des femmes. Le gouvernement fédéral impose donc désormais l’utilisation de ces ressources par la loi. Or, dans certaines filières, la part des femmes dans l’ensemble du personnel est nettement inférieure à 30 %. Dans l’industrie automobile, les femmes ne représentent que 16 % de l’ensemble des salariés. La part des femmes diplômées dans les métiers de l’ingénierie s’élève à 30 % toutes branches confondues. Il reste donc à voir si le quota féminin est réellement un « pas historique » (M. Schwesig), voire « la contribution la plus importante pour l’égalité des sexes depuis l’introduction du droit de vote pour les femmes » en 1918, comme l’a affirmé le ministre de la Justice Heiko Maas.

La femme multi-tâches

Depuis 2000, les femmes ont connu une ascension impressionnante : aujourd’hui, les jeunes femmes affichent en moyenne un niveau de qualification plus élevé que leurs homologues masculins. Elles sont plus nombreuses à faire des études, dominent des filières académiques entières et constituent la majorité des jeunes actifs. La conquête progressive du marché du travail par les femmes depuis 2000 a d’ailleurs contribué à y amortir l’évolution démographique du pays, qui se caractérise par un faible taux de natalité. Cet exploit tient aussi à leur volonté  plus affichée que jamais d’entrer dans la vie active. Pourtant une enquête réalisée par le magazine Brigitte en 2013 donne à voir une génération de femmes (20-35ans) plus écartelées que jamais entre plusieurs aspirations difficiles à concilier(9).

Pour la majorité des jeunes gens (85 %), hommes et femmes confondus, avoir des enfants est important, voire très important(10). Les jeunes parents d’aujourd’hui aspirent à partager équitablement le travail domestique (91 %), c’est-à-dire les tâches ménagères et la prise en charge des enfants, ainsi que le travail rémunéré (81 %). Les attentes à l’égard des femmes et des mères ont donc évolué, mais les modèles culturels qui en découlent semblent pour l’heure difficiles à mettre en pratique. En dépit de la nette augmentation du taux de l’emploi féminin, l’homme demeure le seul ou le principal soutien financier dans la majorité des couples. L’exercice par la femme d’une activité rémunérée complémentaire est, par contre, approuvé par 75 % des couples à l’Ouest (et 44 % seulement  à l’Est où le taux d’emploi féminin à plein temps est plus élevé qu’à l’Ouest)(10).

33 % seulement des Allemands pensent que l’environnement social et politique pour accueillir les enfants est bon dans leur pays, alors que 82 % des Français estiment que cet environnement est favorable aux enfants en France. Notons qu’avec un taux de fécondité de 2 enfants par femme (contre 1,4 enfant en Allemagne), les mères françaises sont plus nombreuses à exercer un emploi rémunéré à temps plein (46 % des mères ayant moins de 50 ans) qu’outre-Rhin (27 %)(11). En effet, les Français n’associent l’emploi rémunéré féminin ou son absence ni à la parentalité, ni à la maternité, ni au nombre d’enfants, contrairement aux Allemands(12). Autrement dit, en France opter pour un, voire pour plusieurs enfants, n’entraîne pas automatiquement la sortie du marché du travail de la mère.

Dans ce contexte, une tendance forte en Allemagne est celle de la place centrale que l’enfant occupe dans la famille contemporaine où il est roi. Selon ce principe, les relations parents/enfants doivent reposer sur un partenariat et non pas sur un rapport d’autorité. Le rôle de parent, et surtout celui de mère, implique une grande part de « sacrifice » et de « renoncement ». Les enquêtes révèlent la conviction selon laquelle les parents doivent à leurs enfants une attention quasi illimitée, ce qui signifie que le temps investi au bien-être et à l’éducation de l’enfant est perçu, notamment par les mères,  comme très long et exténuant, une situation de stress qui semble moins ressentie par les Françaises en dépit du fait qu’elles exercent parallèlement un métier.

Dans l’ouest de l’Allemagne en particulier, l’idée selon laquelle une mère responsable doit prendre un congé parental ou réduire drastiquement son activité professionnelle pendant trois ans au moins après la naissance de l’enfant est toujours fortement ancrée dans les mentalités : elle est au cœur de la représentation sociale de la « bonne mère », elle-même étroitement liée au mythe de l’amour maternel. Selon ce dernier, seule la mère est biologiquement à même de tisser un lien émotionnel étroit avec l’enfant. Ce mythe, dont l’origine remonte à l’époque de l’industrialisation, a de lourdes répercussions non seulement sur la mère, mais également sur le père, y compris en matière de droit familial (mariage, divorce, exercice de l’autorité parentale, droit et modèle de garde, et toutes les autres questions connexes).

Une mère qui fait garder son enfant par un tiers ne s’acquitte pas de ses obligations « naturelles ». Ces considérations permettent de mieux comprendre  pourquoi, à l’Ouest, le développement du système de crèche et de garderies, y compris pour les très jeunes enfants, fait débat depuis une dizaine d’années. 

Sommés d’être sur plusieurs fronts à la fois, les mères, les pères, les couples sont constamment mis sous pression. Deux principes se font en fait concurrence : d’un côté, celui de l’égalité et de la parité au sein du couple, selon lequel emploi rémunéré et travail domestique doivent être partagés équitablement ; de l’autre, celui d’une parentalité responsable fondée sur l’amour maternel, qui privilégie au contraire le partage traditionnel des tâches entre la mère et le père. Cette dernière configuration est progressivement remplacée par un modèle de partenariat au sein duquel la femme exerce une activité rémunérée à temps partiel en complément de l’emploi à temps plein de l’homme – une option qui semble avoir la préférence de la majorité des couples et repose sur des arrangements privés. Force est de constater que cet idéal n’est guère partagé par les Françaises et les Français où les parents privilégient majoritairement le modèle d’un emploi à temps plein pour les deux partenaires et réussissent à mieux partager le travail domestique. En dépit de cette configuration familiale où les parents vivent avec une charge double, les Français, et notamment les mères françaises, sont plus sereines que les mères allemandes, si l’on en croit les enquêtes. Ce bien-être relatif repose sur un système de garderie bien développé, mais peut également être la conséquence d’une attitude plus détendue à l’égard de la prise en charge de l’enfant par un tiers, et donc d’une pression moins lourde que subissent notamment les mères. Ajoutons que le modèle familial selon lequel la femme assume le rôle du seul pourvoyeur financier de la famille n’est plébiscité dans aucun des deux pays.

Pluralité de l’identité masculine

Pendant les débats très vifs autour de la loi sur le quota féminin, le chef du groupe parlementaire de la CDU/CSU Volker Kauder a qualifié de « larmoyante » l’attitude de la ministre Manuela Schwesig, un qualificatif dépréciatoire vivement critiqué dans les médias et sur les réseaux sociaux. Après l’adoption de la loi, M. Schwesig a déclaré que « si elle était un homme, elle dirait qu’elle avait réussi toute seule. » Une formule tout autant sexiste, qui a suscité les rires de l’Assemblée. D’aucuns affirment qu’en Allemagne aujourd’hui, être une femme est «in », un homme est « out »(12).

Force est de constater que si la représentation sociale de la femme a connu une profonde transformation en Allemagne, celle de l’homme commence à peine à évoluer dans les mentalités. C’est dans la pratique du droit familial allemand que la discrimination des hommes et des pères est particulièrement  flagrante. Un enfant sur trois naît aujourd’hui hors mariage. Dans ce cas, l’exercice de l’autorité parentale est attribué à la mère au moment de la naissance, alors que celle du père dépendait jusqu’à récemment entièrement du bon vouloir de cette dernière. La Cour européenne des droits de l’homme, à plusieurs occasions, a appelé les autorités fédérales à renforcer la position du père célibataire.

En 2013, le Bundestag a adopté une loi qui brise partiellement ce monopole des mères. Le législateur pouvait choisir entre deux alternatives : la mère obtient l’autorité parentale exclusive et le père doit expressément la demander après la naissance ; l’autorité parentale partagée est accordée automatiquement avec la reconnaissance de l’enfant par le père(13). Cette seconde solution a été âprement combattue par les lobbies féministes. In fine, la loi opte pour un compromis étrange : elle donne l’autorité parentale exclusivement à la mère ; le père peut la demander auprès du juge aux affaires familiales. Il l’obtient par une procédure administrative rapide à laquelle la mère peut toutefois opposer un veto. C’est alors au tribunal de décider si l’autorité parentale partagée est contraire au bien être de l’enfant. Il s’agit d’un droit de l’enfant né hors mariage, la législation étant tenue de lui accorder les mêmes conditions d’évolution physique et émotionnelle qu’à l’enfant né au sein d’un mariage, comme l’affirme l’article 6/5 de la Loi fondamentale.

Notes

(1) « Qui êtes-vous Mme Merkel ? La vraie vie de la femme la plus puissante du monde. Enquête », Vanity Fair, mars 2015, p. 166-129.
(2) Statistisches Bundesamt, WZB et SOEP (dir.), Datenreport 2013, Bundeszentrale für politische Bildung, Bonn.
(3) ibid, p.385 et suiv.
(4) Karl Brenke, Wachsende Bedeutung der Frauen auf dem Arbeitsmarkt, DIW Wochenbericht, n°5, 2015.
(5) Statistisches Bundesamt, WZB et SOEP (dir.), Datenreport 2011, Bundeszentrale für politische Bildung, Bonn, 2011, p.110.
(6) Elke Holst, Anne Busch et Lea Kröger, Führungskräfte-Monitor 2012. Update 2001-2010, Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, Berlin, 2013.
(7) WSI Gender Daten Portal
(8) Niels Anner, Wie die Frauenquote Norwegen verändert hat, Neue Zürcher Zeitung, le 12 mais 2013.
(9) « Frauen auf dem Sprung. Das Update», Brigitte, n°20, 2013, p.130.
(10) Christine Henry_Hutmacher et al. (dir.), Familienleitbilder in Deutschland. Ihre Wirkung auf Familiengründung und Familienentwicklung, Berlin, Konrad-Adenauer-Stiftung, 2014. p.5.
(11) Pour les chiffres concernant la comparaison entre la France et l’Allemagne se référer à l’étude commandée par le ministère fédéral de la Famille, des Seniors, des Femmes et de la Jeunesse, Familienbilder in Deutschland und Frankreich, Institut für DemoskopieAllenbach, publiée en 2015.
(12) B. Ulrich, “Die letzten Männer, Die Zeit, 27 mars 2014.
(13) Les parents non-mariés ont la possibilité (avant et après la naissance) de faire certifier une déclaration commune à propos de l’exercice de l’autorité parentale partagée auprès d’un notaire ou d’un office de la jeunesse.

* Analyste - rédactrice à La Documentation française.

Pour citer cet article Daniela Heimerl, « Allemagne; Place aux femmes! », P@ges Europe, 17 juin 2015, La Documentation française © Dila

 

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