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Sécurité. Avis de tempête sur la Baltique, par Céline Bayou

[Sécurité. Avis de tempête sur la Baltique, par Céline Bayou], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Un caporal de l’armée lituanienne participe en juin 2015 à l’exercice militaire Saber Strike qui, depuis 2010, est organisé chaque année dans les États baltes par l’Armée américaine en Europe.
Sgt Jarred Woods/U.S. Army/Flickr

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Mis à jour le 15/07/2015

Introduction

Depuis la fin de la guerre froide, la région de la mer Baltique a souvent été citée en exemple pour avoir su mettre en œuvre des mécanismes de coopération attestant la profondeur de la réconciliation Est-Ouest. Pourtant, depuis deux ans, les remous provoqués par la crise ukrainienne sont venus rappeler jusque sur ces rivages que le « modèle » baltique s’avère idéal… en temps de paix. Alors que les relations avec la Russie se sont tendues et que les rumeurs bruissent autour d’une potentielle déstabilisation de cette zone, la vulnérabilité et le manque d’unité de cet espace apparaissent au grand jour.


Sécurité. Avis de tempête sur la Baltique

Céline Bayou*

Après avoir inauguré à partir de 1991 une période propice aux expérimentations coopératives, la région de la mer Baltique a subi un regain de tensions depuis 2013, la crise en Ukraine et la dégradation des relations entre la Russie et le monde occidental n’étant pas sans conséquences sur cet espace spécifique à maints égards : il constitue un point de contact direct entre la Russie et l’Europe, après avoir été cinquante ans durant un morceau du Mur qui divisait Est et Ouest. Il est devenu, à partir des années 1990, le lieu de coopérations intenses, s’appuyant sur des transitions politiques et économiques réussies, sur un « modèle nordique » générateur de prospérité avérée, mais aussi sur la présence d’un espace maritime désormais appelé à lier plutôt qu’à séparer, les souvenirs et mythes de la coopération hanséatique et d’une Mare Nostrum ayant été largement ravivés. Mais le cas baltique est emblématique aussi en ce qu’il met en contact des États membres de l’Union européenne (Allemagne, Danemark, Finlande, Suède, Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie) et un pays non-membre (Russie), ainsi que des pays membres de l’Otan (Danemark, Allemagne, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie) et d’autres qui ne le sont pas, soit par choix (Suède, Finlande), soit de fait (Russie). La région rassemble en outre des pays qualifiés de « grands » mais d’autres aussi perçus comme petits – voire très petits –, des riches comme des plus pauvres.

Cette hétérogénéité n’a pas entravé le développement de coopérations diverses depuis la fin de l’URSS qui s’est traduite, dans la région, par des retrouvailles joyeuses promptes à transcender les différences. Pourtant, cette belle unité dans la diversité est bousculée par la nouvelle attitude de la Russie, la montée de la peur qu’elle engendre et les repositionnements qui en découlent.

Un nouveau terrain de jeu pour y montrer ses muscles

Depuis 2014, les incidents et provocations sont de plus en plus nombreux. On ne compte plus les tangentes d’avions russes frôlant les espaces aériens des divers pays de la région – voire au-delà –, les demandes de déroutement de navires même civils ou les soupçons d’intrusions terrestres d’un côté ou de l’autre.

C’est ainsi qu’en septembre 2014, un agent des services secrets estoniens a été arrêté par les forces militaires russes pour avoir traversé la frontière sans y être autorisé. En octobre 2014, les Suédois ont déployé d’importants moyens dans l’archipel de Stockholm, afin d’y retrouver un hypothétique sous-marin non identifié et, dès lors, forcément soupçonné d’être russe. Difficile, quelques mois après, de savoir s’il s’agissait bien d’une « grossière et inacceptable violation du territoire », comme l’a tonitrué le commandant des Forces armées suédoises Sverker Göranson, ou d’un coup médiatique destiné à faire monter la pression dans ce pays qui a basé sa politique de défense sur l’idée de « paix éternelle »(1). Le 16 juin 2015, l’armée lettone a fait état de la présence simultanée de quatre bateaux de guerre et de cinq avions militaires russes à proximité des eaux et de l’espace aérien nationaux, ce qui n’est qu’un épisode de la longue litanie qu’égrènent désormais les autorités de ce pays : en 2014, des unités militaires russes opérant à la toute proximité du territoire letton auraient été repérées à 250 reprises et, au premier semestre 2015, à plus de 60 reprises.

Par ailleurs, les exercices militaires se multiplient de part et d’autre, donnant lieu à une surenchère tant en fréquence qu’en nombre d’hommes engagés. À l’automne 2009 par exemple, la Russie a organisé les exercices Zapad-09 et Ladoga, basés sur le scénario d’une attaque réalisée par des « nationalistes » baltes. L’Otan, quant à elle, a déployé en 2013 Steadfest Jazz, premier exercice d’ampleur tenu dans les nouveaux pays de l’Alliance atlantique(2). L’escalade était lancée : Zapad-13 a été largement plus ambitieux que Zapad-09, tandis qu’en juin 2015, l’exercice Saber Strike mené sur les territoires baltes a engagé plus de 6 000 soldats de quatorze pays de l’Otan, soit trois fois plus d’hommes que le même exercice deux ans auparavant. En juin également s’est déroulé en Pologne le plus vaste exercice militaire dans ce pays depuis la fin de la guerre froide, avec le concours de près de 2 100 soldats…

Ce déploiement a été raillé par le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine : « Les Polonais ont un dédoublement évident de la perception : ils ne veulent pas entendre parler d’un couloir sans visa pour les citoyens russes de l’oblast de Kaliningrad qui se rendent en Biélorussie parce que cela leur rappelle le corridor de Dantzig, mais l’aviation militaire allemande qui sillonne le ciel polonais, cela ne les inquiète pas. »(3)

Une avalanche de discours alarmistes

L’escalade est en effet aussi verbale, les divers acteurs s’accusant mutuellement d’incarner la menace. Pour le Président russe, Vladimir Poutine, ce n’est pas la Russie qui tente d’attaquer l’Otan mais bien l’Otan qui, en s’approchant de ses frontières, la force à adopter une posture défensive. Et, précise le chef de l’État russe, « Si quelqu’un menace le territoire de la Russie, celle-ci doit installer ses armes dans la direction des pays d’où vient cette menace. »(4) Les autres États de la région, eux, ont une explication évidemment différente de la détérioration du climat : « Nous ne pouvons pas faire taire nos mémoires. Nous savons du passé combien la Russie peut être agressive si l’Ouest ne prend pas de mesures claires et strictes à l’encontre de ces agressions », a ainsi déclaré le président de la Commission des affaires étrangères au Parlement estonien, Marko Mihkelson(5). Or, la façon dont la Crimée a été annexée par la Russie a rappelé aux Baltes le scénario de leur propre annexion à l’URSS en 1940(6).

Outre ces essais d’éclaircissements, les protagonistes se livrent aussi à la surenchère, de façon parfois menaçante (V. Poutine n’a-t-il pas affirmé durant l’hiver 2014-2015 que, si elle le voulait, l’armée russe pourrait se trouver à Riga en deux jours ?), parfois contradictoire (le chef de l’administration présidentielle russe, Sergueï Ivanov, n’a-t-il pas déclaré en juin 2015 que la perspective d’une menace militaire russe sur les États baltes n’était qu’un tissu d’absurdités, voire la preuve d’un désordre psychologique ?) En 2015, le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkēvičs, a estimé que, depuis la crise des missiles de Cuba en 1962, jamais les relations Est-Ouest n’avaient connu un tel degré de tensions ; le Président estonien, Toomas Hendrik Ilves, a appelé à la mise en œuvre d’une politique de containment de la Russie ; son homologue lituanienne, Dalia Grybauskaitė, a qualifié la Russie d’« État terroriste » et Erkki Tuomioja, l’ancien ministre finlandais des Affaires étrangères, a comparé la situation actuelle avec la période soviétique, la nuance se situant selon lui dans le niveau de surenchère inédit atteint actuellement.

« Si vis pacem… »

Les protagonistes ne se contentent toutefois pas de rhétorique. La plupart des pays de la région sont en effet passés à une phase active de préparation au pire, ce qu’attestent à la fois la hausse des budgets militaires et les mesures de réassurance demandées – et en partie obtenues – auprès de l’Otan et des États-Unis.

Avec 84,5 milliards de dollars en 2014 (contre 20,9 milliards seulement en 2004 et 98 milliards à horizon 2016), la Russie dispose du 3e plus gros budget de défense au monde, derrière les États-Unis (609,9 milliards de dollars en 2013) et la Chine (216,4). Si, en valeur absolue, l’engagement russe reste donc largement inférieur à celui de ses deux devanciers et à celui de l’Otan, il renvoie les budgets des autres pays de la région baltique à leur insignifiance (le plus gros budget étant celui de l’Allemagne, avec seulement 46,5 milliards de dollars en 2014). Le décalage est évident aussi en part du PIB consacrée à la défense (voir carte)(7).

Part du PIB consacrée à la défense dans les pays de la région baltique

Part du PIB consacrée à la défense dans les pays de la région baltique

Parmi les pays membres de l’Otan, seule l’Estonie respectait en 2014 l’engagement de consacrer au moins 2 % de son PIB à la défense. T. H. Ilves n’a d’ailleurs pas hésité à tancer ses partenaires baltes pour leur légèreté : certes, passer de 0,8 à 2 % du PIB ne permettra pas à la Lituanie de se défendre seule en cas d’attaque militaire, mais elle sera en droit d’attendre une aide de la part de l’Otan, organisme dont, en tant que membre de plein droit, elle se doit de respecter les règles. Par leur attitude irresponsable, les pays qui ne se conforment pas à leur engagement mettent toute la région en danger, estime le Président estonien.

Depuis 2014, la Pologne et les trois États baltes ont demandé des mesures de réassurance à l’Otan et aux États-Unis et ils ont été entendus : des troupes américaines y assurent une présence par rotation et des patrouilles aériennes de l’Otan y sont effectuées plus fréquemment. Mais, surtout, deux engagements majeurs ont été pris à leur égard par Washington. Tout d’abord, le 3 septembre 2014, le Président américain en visite officielle à Tallinn a déclaré sans ambiguïté que les États baltes sont couverts par l’article 5 de l’Alliance qui pose qu’une attaque contre un pays membre est une attaque contre tous ses membres(8). Depuis leur adhésion en mars 2004, ces trois pays n’en avaient jamais reçu l’assurance. Puis, le 23 juin 2015, le Secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a confirmé après des fuites dans les médias(9) que, d’ici le début de 2016, les États-Unis allaient faire stationner temporairement des armements lourds dans six pays d’Europe centrale et orientale, dont les quatre riverains de la Baltique. C’est la première fois que des armes lourdes américaines seront déployées sur le flanc est de l’Otan, dans des pays membres de l’Alliance mais qui ont longtemps appartenu à la sphère d’influence soviétique. Pour Moscou, ce déploiement entre en contradiction avec l’Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l’Otan et la Fédération de Russie d’octobre 2009(10). Juste après cette annonce, Moscou a d’ailleurs dénoncé une attitude visant à créer la peur de la Russie chez les alliés européens. Entretemps, le 16 juin, V. Poutine avait annoncé que 40 missiles intercontinentaux pourraient venir s’ajouter à l’arsenal nucléaire russe d’ici la fin de 2015.

Le niveau d’insécurité perçue dans la région est tel qu’on évoque désormais un « dilemme de sécurité » : les pays ont tendance à prendre des mesures défensives, susceptibles d’être interprétées par leur(s) adversaire(s) potentiel(s) comme une intention hostile qui nécessite l’adoption de contre-mesures. Le Secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a beau se vouloir rassurant, précisant qu’une nouvelle guerre froide n’est pas d’actualité, certains se demandent si l’engrenage enclenché pourra être stoppé à temps(11) et si les options retenues amoindrissent les risques ou, au contraire, les alimentent. 

Identifier la menace, élaborer une réponse

Peinant à s’accorder sur l’identification de la menace potentiellement incarnée par la Russie, les pays concernés sont incapables d’élaborer une réponse commune. Entre une Allemagne qui prône le dialogue avec la Russie et une Pologne qui reproche à ses voisins d’être trop timorés et milite pour le déploiement le plus massif possible de soldats américains sur son sol, le spectre des postures est large. La Lituanie craint toutes les formes d’attaque envisageables, de la guerre hybride à l’intrusion militaire, et estime qu’il faut tout anticiper(12), tandis que la classe politique estonienne cherche à ne pas envenimer les choses(13). Alors qu’en Suède et en Finlande, élites politiques et populations craignent que leurs pays soient embarqués, s’ils s’en rapprochaient, dans une Alliance dominée par les États-Unis, les Baltes et les Polonais voient dans cette option la meilleure garantie possible ; le Danemark, de son côté, craint toute mesure qui pourrait affaiblir la centralité de l’Alliance dans les relations internationales et les Nordiques doutent que les pays moins prospères de la rive sud de la Baltique puissent être des partenaires fiables en termes de financement des dépenses militaires.

Les coopérations foisonnantes mises en œuvre dans la région, quant à elles, s’avèrent de peu de poids : le Conseil des États de la mer Baltique rassemble la totalité de ces pays, Russie incluse, mais les questions de sécurité ne relèvent pas de son champ ; le NORDEFCO – Nordic Defense Cooperation – gagne de l’ampleur mais il n’inclut pas les Baltes ; la Suède a signé des accords bilatéraux en matière de sécurité avec la Finlande, d’autres avec la Norvège et elle lance un programme de coopération de défense avec la Pologne mais rien de tout cela n’est mis en commun. Une coopération nordico-balte s’est développée sous les auspices des États-Unis dans le cadre de e-PINE – Enhanced Partnership in Northern Europe – qui prend de plus en plus des allures défensives, mais elle n’inclut pas la Pologne. Aucun de ces arrangements institutionnels ne constitue une base commune pour une réponse adéquate en cas de menace avérée(14).

Outre les États baltes, perçus comme fragiles du fait de leur taille et de la présence sur leur sol de minorités russophones, l’un des points de focalisation dans la région en termes de risque est la Suède, et tout particulièrement l’île de Gotland. Située au milieu de la mer Baltique, elle est considérée comme une cible stratégique, permettant d’atteindre d’autres points de la région. Dès lors, le débat sur une possible adhésion de la Suède à l’Otan prend tout son sens, même s’il est difficile de juger aujourd’hui dans quelle mesure les agissements de la Russie sont de nature à rapprocher Stockholm de l’Otan ou à l’en éloigner. Et la question se pose dans des termes à peu près similaires en Finlande, qui partage 1 300 kilomètres de frontière avec la Russie. Les débats houleux sur le devenir des relations de ces deux pays avec l’Alliance sont suivis avec attention, certains jugeant que leur non-appartenance à l’Otan affaiblit la sécurité de la région tout entière. En effet, l’accès au territoire et à l’espace aérien suédois pourrait être décisif si l’Alliance était appelée à défendre les pays baltiques. D’autant plus que le système de défense aérienne russe et les missiles Iskander que Moscou menace d’entreposer (ou d’avoir déjà entreposés) dans l’enclave de Kaliningrad empêchent l’Otan d’installer des bases dans les États baltes. En effet, même s’ils partaient d’Allemagne, des avions de combat otaniens devraient survoler une zone surarmée avant d’atteindre les Baltes. Une campagne baltique ne pourrait donc se faire, pour l’Otan, qu’avec la Suède(15).

Dès lors, les agissements de la Russie dans la région peuvent être appréhendés comme une façon de tester sa cohésion et, partant, la crédibilité de l’Otan. L’absence de stratégie sécuritaire commune, alors que chacun des pays s’avérerait incapable de se défendre sans aide extérieure face à la Russie, constitue en soi la principale menace pour l’Otan elle-même. Il est peu probable que la Russie veuille attaquer demain cette partie de l’Europe mais une chose est sûre : ses provocations répétées mettent en exergue aujourd’hui les manques et les contradictions de la construction sécuritaire d’un des espaces européens jusque-là réputé parmi les plus stables.

Notes
(1) Ilinca Spita, « Le sous-marin de la discorde russo-suédoise », Regard sur l’Est, 15 décembre 2014.
(2) Le scénario retenu était celui de la défense des États baltes et de la Pologne mais il a valu à l’Alliance les protestations de l’Allemagne qui a insisté pour autoriser la présence d’observateurs russes, à tel point que certains, au sein de l’Otan, se sont inquiétés pour la préservation des secrets de l’Alliance. Sur les réticences de l’Allemagne à s’engager sur le plan sécuritaire, voir Daniela Heimerl, « Allemagne. La puissance à contrecœur », P@ges Europe, 17 décembre 2014.
(3) Rossiïskaïa Gazeta, 21 juin 2015.
(4) « Poutine : My natselim oudarnye sredstva na ougrojaiouchtchie Rossii strany », Mixnews.lv, 17 juin 2015.
(5) Richard Milne & Neil Buckley, « Baltic security: Tensions on the frontier », Financial Times, 20 octobre 2014.
(6) Céline Bayou, « Les États baltes, success stories dans la tourmente », Diplomatie, n° 74, mai-juin 2015, pp. 20-25.
(7) Les données chiffrées sont celles du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).
(8) « Nous serons là pour l’Estonie. Nous serons là pour la Lettonie. Nous serons là pour la Lituanie. Vous avez déjà perdu votre indépendance une fois dans le passé. Avec l’Otan, vous ne la perdrez plus jamais », Remarks by President Obama to the People of Estonie, The White House, 4 septembre 2014.
(9) Eric Schmitt & Steven Lee Myers, « U.S Is Poised to Put Heavy Weaponry in Eastern Europe », The New York Times, 13 juin 2015.
(10) Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l'OTAN et la Fédération de Russie signé à Paris, 27 mai 1997, mis à jour le 12 octobre 2009.
(11) Max Fisher, « How World War III became possible », Vox, 29 juin 2015.
(12) Céline Bayou, « Lituanie : prête pour une guerre hybride ? », Regard sur l’Est, 21 février 2015.
(13) Katerina Kesa, « Estonie. Face à la crise ukrainienne, anciens et nouveaux débats », P@ges Europe, 10 juin 2015.
(14) Edward Lucas, « The coming storm. Baltic sea security report »,Center for European Policy Analysis, Washington, juin 2015.
(15) Karlis Neretnieks, « Sweden and stability in the Baltic Sea region », Stratfor, 25 juin 2013. 

* Analyste-rédactrice à la Documentation française (P@ges Europe et Questions internationales).

Pour citer cet article : Céline Bayou, « Sécurité. Avis de tempête sur la Baltique », P@ges Europe, 15 juillet 2015, La Documentation française © DILA

 

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