Retour
 
 

Accueil des réfugiés. Les termes du débat en Lettonie, par Céline Bayou

[Accueil des réfugiés. Les termes du débat en Lettonie, par Céline Bayou], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Une manifestation a réuni une centaine de personnes à Riga le 22 septembre 2015, pour protester contre l'accueil prochain de réfugiés en Lettonie.
© AFP/Imars Znotins

Agrandir l'image

Mis à jour le 30/09/2015

Introduction

Même si la Lettonie n’est pas l’État le plus directement concerné par l’afflux des migrants qui cherchent à trouver refuge en Europe, leur accueil imminent soulève un vaste débat dans le pays. Le nombre absolu de personnes que, conformément à la demande de la Commission européenne, la Lettonie s’est dite prête à accepter n’est certes pas très élevé. Le pays perçoit néanmoins cette requête comme un défi, qui le confronte en outre à ses propres contradictions.


Accueil des réfugiés. Les termes du débat en Lettonie

Céline Bayou*

Après des semaines d’atermoiements, c’est presque in extremis que le gouvernement letton a approuvé, le 17 septembre 2015, la proposition de la Commission européenne d’accueillir au cours des deux années qui viennent 526 réfugiés supplémentaires. Ils devraient s’ajouter aux 250 personnes que la Lettonie, en juin 2015, s’était engagée à recevoir. Certes, au regard des 120 000 réfugiés que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a demandé à 23 des 28 pays de l’Union européenne (UE) de se répartir dans un premier temps, en provenance des pays les plus concernés par cet afflux (Grèce et Italie), ces 526 personnes(1) semblent une goutte d’eau. Mais, pour un État dont la population vient de passer sous la barre symbolique des 2 millions d’habitants (1 986 096 en janvier 2015), cet apport total de quelques centaines de personnes est jugé significatif à nombre d’égards. 

Une coalition gouvernementale au bord de l’éclatement

Pour passer de 250 à 776 réfugiés, la Première ministre Laimdota Straujuma (Unité) avait besoin de l’accord de la coalition gouvernementale. Or celle-ci – outre d’Unité, elle est composée de l’Union des verts et des paysans et de l’Alliance nationale – a peiné à trouver un terrain d’entente. Dans un premier temps, seul Unité a soutenu la demande de la Commission européenne et les désaccords étaient tels entre les trois formations qu’une chute du gouvernement a semblé possible. Si la position de l’Alliance nationale n’a surpris personne, l’opposition de l’Union des verts et des paysans allait peut-être moins de soi. Pourtant, pendant quelques semaines, ce parti a refusé le principe de cet accueil.

Pour débloquer la situation, la chef du gouvernement a usé de divers arguments : quoi qu’il arrive, la Lettonie devra accueillir plus de réfugiés, ce vote urgent n’a donc en réalité pour objectif que de projeter une image de ceux qui gouvernent la Lettonie, à destination tant des habitants du pays que du reste du monde. Par ailleurs, cet État membre de l’UE depuis 2004 ne peut se contenter de « recevoir sans rien donner ». Très habilement, quelques jours avant le Conseil des ministres, elle a affirmé sans citer de noms que certains membres de l’Alliance nationale s’étaient rangés à ses arguments et soutenaient désormais la proposition de Jean-Claude Juncker.

Il est possible que la menace lancée le 15 septembre 2015 par le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, de supprimer des aides communautaires aux pays qui n’accepteraient pas le partage des réfugiés ait aussi joué un rôle dans ce vote finalement positif. Aussitôt contredits par les représentants de la Commission européenne, ces propos ont laissé des traces : certes, les Fonds structurels ne seront pas coupés, mais l’effet d’un refus sera tel en termes d’image que cet acte de non solidarité communautaire ne pourra que se traduire par des mesures de rétorsion. L’éventualité de se voir infliger une amende a été agitée à plusieurs reprises : partant de l’idée que le pays n’aurait pas les moyens de recevoir des migrants, certains représentants politiques en Lettonie sont d’ailleurs enclins à comparer le montant d’une amende à celui de la prise en charge de réfugiés.

Le ministre des Affaires étrangères, Edgars Rinkēvičs (Unité), s’est également fait entendre. Il n’a pas hésité à stigmatiser la Lettonie, pas loin selon lui de défendre la position la plus négative de tous les pays de l’UE. Certes, on trouve d’autres gouvernements européens qui, comme la Lettonie, sont opposés à l’imposition de quotas, mais ceux-là sont prêts à envisager d’autres mécanismes d’aide ou avancent d’autres chiffres de personnes à accueillir. Pour lui, la posture de la Lettonie a consisté à ne rien proposer et à ne rien soutenir. Le ministère des Affaires étrangères a, lui, remis le 14 septembre un rapport au gouvernement(2) sur les conséquences politiques, financières et juridiques d’un refus du pays de se conformer aux demandes de la Commission. Il y est notamment signalé que cette décision aura un impact sur les relations du pays avec l’UE et avec l’Otan : qu’adviendra-t-il de la demande lettone de renforcement de la présence de l’Alliance atlantique pour sécuriser la frontière orientale du pays ? Que deviendront les projets européens de lutte contre la menace de guerre hybride(3) ? La Lettonie pourra-t-elle exiger la mise en œuvre d’un système compensatoire visant à amoindrir l’effet des sanctions contre la Russie ? Enfin, argument qui fait mouche dans ce pays, qu’en sera-t-il des promesses d’activation de l’article 5 de l’Otan(4) en cas de besoin ?

Au-dessus de la mêlée, la voix des Présidents

Cette crise aura été l’occasion de faire resurgir un débat récurrent en Lettonie, concernant la place du Président dans les institutions. Jugée de peu d’importance dans ce régime parlementaire qui accorde surtout un rôle de représentation au chef de l’État, cette fonction est fréquemment discutée : doit-elle être rehaussée ou, au contraire, l’autorité morale dont jouissent les tenants de la fonction n’est-elle pas plus utile ?

Les chefs de l’État en Lettonie ont tendance à faire entendre une voix, apaisante et/ou ferme selon les personnalités et les sujets abordés, qui se place au-delà des luttes partisanes. Cela semble bien être le cas une fois encore. Bien qu’il soit co-président de l’Union des verts, le Président en exercice, Raimonds Vējonis, s’est dit favorable à l’accueil de réfugiés supplémentaires, au nom du principe de solidarité européenne et otanienne : « Si nous nous mettons à violer ce principe régulièrement, les autres pays pourront faire de même, ce qui revient à dire que nous ne pourrons résoudre une seule question dans le sens de nos intérêts. »(5) Mais il ne s’est pas arrêté à ces considérations générales : pour lui, une césure s’est opérée au sein de la société lettone à l’occasion de cette crise et la faute en incombe en partie au gouvernement et aux partis de la coalition. En n’apportant pas de réponses concrètes et claires aux interrogations des habitants du pays, ils n’ont pas assuré la fonction qui est la leur, ont fait preuve d’irresponsabilité, et ce depuis cinq mois ! Ce genre de déclarations est dans la veine de la fonction telle qu’elle est perçue dans le pays. Mais, cette fois, un événement précis a attesté le rôle qui en est attendu : après l’échec des discussions au sein de la coalition, la Première ministre a décidé de se tourner vers le Président pour qu’il lui apporte son aide. Les 14 et 15 septembre, il a donc reçu les représentants des formations politiques pour discuter. Les lignes ont bougé peu après.

Les non-citoyens ne sont pas des réfugiés

Certains responsables politiques et médias lettons ont procédé à une analogie entre réfugiés, migrants et non-citoyens, ces habitants de Lettonie auxquels la citoyenneté lettone n’a pas été accordée automatiquement en 1991, qui vivent dans le pays depuis la période de l’annexion soviétique (1945-1991), généralement y travaillent et paient leurs impôts mais ne jouissent pas des mêmes droits que les citoyens (certains emplois leur sont interdits et ils ne disposent pas du droit de vote). La mise en avant de cette catégorie pour arguer du fait que la Lettonie accueille déjà proportionnellement plus de représentants de pays tiers que la plupart des autres États européens a été pointée par le ministère des Affaires étrangères dans son rapport : celui-ci dénonce une approche populiste, inexacte et contraire au cadre législatif letton, le statut temporaire de non-citoyen étant précisément destiné aux anciens citoyens soviétiques qui n’ont pas la citoyenneté lettone ou celle d’un autre État. Ce qui les différencie des réfugiés actuels.

Ces mises en garde sont intervenues après un début de polémique, basée sur des statistiques du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) (voir tableau), portant sur le « fardeau » déjà assumé par la Lettonie. Si l’on additionne toutes les catégories recensées par l’ONU (notamment les demandeurs d’asile, les réfugiés et les non-citoyens), 13 % de la population de Lettonie pourrait être qualifiée de « non-lettone ». Le pays se classerait alors en 6e position des États du monde pour l’accueil de populations venant de pays tiers. À la différence près qu’il s’agit presque exclusivement de russophones arrivés dans le pays entre les années 1950 et 1980, dans le cadre des migrations intérieures soviétiques(6).

Nombre de demandeurs d’asile, non citoyens et réfugiés*

 en Lettonie en 2014

Nombre de demandeurs d’asile, non citoyens et réfugiés en Lettonie en 2014

Pays d'origine

Total

Afghanistan

40

Azerbaïdjan

5

Biélorussie

7

Géorgie

115

Irak

19

Iran

19

Lettonie

262 802

Ouzbékistan

11

Palestine

5

Fédération de Russie

19

Somalie

8

Sri-Lanka

5

Syrie

69

Ukraine

53

Vietnam

10

* Selon les statistiques du HCR, en décembre 2014, le nombre de personnes ayant le statut de réfugiés en Lettonie s’élevait à 183.
Source : Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU (date de consultation : 25 septembre 2015).

Au-delà de la confusion sémantique, cette question traduit un problème d’intégration qui occupe la Lettonie depuis plus de 25 ans, cet État ayant fait le choix de construire l’identité lettone sur la langue. Assimiler, comme le fait notamment l’Alliance nationale, les non-citoyens à des migrants afin de justifier son refus d’accueillir aujourd’hui des réfugiés est un jeu dangereux, estime E. Rinkēvičs : cette rhétorique pourrait mener à regarder les non-citoyens de Lettonie comme des personnes n’ayant plus d’appartenance à aucun État. Or, c’est bien pour éviter une telle configuration que l’État a créé cette catégorie. Outre le fait que cette approche risque d’accroître les tensions entre population titulaire et non-citoyens, elle pourrait apporter de l’eau au moulin d’une Russie éventuellement tentée de prétendre résoudre le problème(7). L’exercice peut sembler périlleux mais, pour une partie de la classe politique lettone – dont Solvita Aboltiņa, la leader d’Unité(8) –, il s’agit en effet de se démarquer du discours du Kremlin – qui, en la matière, s’apparente donc à celui de l’Alliance nationale –, et de réaffirmer que les non-citoyens de Lettonie ne sont pas sans citoyenneté.

Mais, ce que remettent certains en question en s’opposant à l’accueil des réfugiés, c’est notamment la capacité de l’État letton à intégrer les minorités. Pour Inguna Sudraba, leader du parti Du cœur pour la Lettonie, l’expérience lettone en matière d’intégration depuis le retour de l’indépendance est un échec(9). Dès lors, elle doute de sa capacité à gérer l’arrivée soudaine de quelques centaines de réfugiés. Cette référence aux non-citoyens a en outre bénéficié d’un malencontreux hasard de calendrier puisque, le 8 septembre 2015, le Parlement européen a adopté une résolution Sur la situation des droits de l’homme dans l’UE (2013-2014) qui affirme que les 500 000 non-citoyens et apatrides qui se trouvent sur le territoire de l’Union sont victimes de discriminations.

En quoi les réfugiés gênent-ils les habitants de Lettonie ?

Les chercheurs lettons n’ont pas tardé à se pencher sur cette question. Pour Olga Procevska, chercheuse en sciences de la communication, l’emploi de métaphores déshumanisantes à l’égard de tout migrant, notamment dans les médias, a ceci de caractéristique aujourd’hui en Lettonie qu’il reprend les mêmes termes que ceux utilisés dans les années 1980-1990 à l’égard des migrants soviétiques : ils font référence aux catastrophes naturelles (déluge, vague, tsunami, tempête…)(10). On perçoit les migrants comme un phénomène contre lequel on doit se protéger et qui est apparenté à la période soviétique. Dès lors, malgré une évolution démographique qui invite à penser qu’un apport de population ne pourrait qu’être bénéfique au pays, ses habitants ont du mal à percevoir les réfugiés comme un enrichissement et non comme un risque.

Il faut ajouter à ces considérations la peur qui, en Lettonie comme ailleurs, s’exprime par la voix des nationalistes : elle traduit un questionnement en termes raciaux, d’autant plus perceptible que cette société est loin d’être familiarisée avec le monde musulman, auquel appartiennent la plupart des réfugiés actuels. Pour les nationalistes, la Lettonie est une « nation blanche ». Partant, elle est relativement homogène et risquerait de devenir « multiculturelle ». Cette affirmation revient d’ailleurs à relativiser, voire nier, l’hétérogénéité liée à la présence russophone, habituellement brandie comme un danger par ces mêmes nationalistes.

C’est ainsi qu’au gré de la lecture de certains médias, on voit s’exprimer des inquiétudes diverses : elles portent sur la construction de mosquées, sur l’évolution des codes vestimentaires qui pourraient être influencés par une population moins « libérale » à cet égard ou sur les interdits alimentaires… Mais elles envisagent aussi l’infiltration d’éléments terroristes ou l’apport de maladies nouvelles. Pour l’historien Kaspars Zellis(11), les expressions actuelles de xénophobie en Lettonie trouvent aussi une explication dans l’insécurité des habitants, qu’ils soient lettophones ou russophones. Plus qu’éprouvés par la crise économique de 2008 et ses conséquences, mus par la peur du lendemain, ils manifestent une hostilité qui serait l’expression d’une société en crise.

Ceux qui souhaitent que les réfugiés viennent en Lettonie

La population a d’abord semblé exprimer à l’égard des réfugiés une plus grande empathie que ses élites politiques : un sondage réalisé par l’institut SKDS en août 2015 montrait que 71,7 % des personnes interrogées se disaient favorables à l’accueil de réfugiés de guerre (en revanche, 65 % étaient opposés à l’arrivée de migrants économiques). À peine un mois plus tard, ils n’étaient plus que 18,1 % à soutenir l’accueil de migrants, et 69 % à s’y opposer(12).

Certains habitants de Lettonie y voient une obligation morale, d’autant plus forte que les Lettons ont eux-mêmes été des réfugiés à diverses périodes de l’histoire, notamment à la fin de la Seconde Guerre mondiale. On estime en effet qu’en 1946, sur les 850 000 personnes dotées du statut de personnes déplacées dispersées dans les zones d’occupation en Allemagne et refusant le rapatriement, 20 % étaient Baltes, dont plusieurs dizaines de milliers Lettons(13). Cette référence est bien présente à l’esprit des Lettons. Le petit rassemblement organisé le 12 septembre à Riga en faveur de l’accueil des réfugiés (il n’a mobilisé que 80 personnes environ) y faisait d’ailleurs clairement allusion, certains manifestants arborant des pancartes citant les noms d’anciens « réfugiés » ou « personnes déplacées » lettons de diverses époques (le poète Rainis, l’ancienne Présidente Vaira Vīķe-Freiberga…).

Pragmatiques, les partisans d’une politique d’accueil avancent que si, demain, des réfugiés ukrainiens devaient se présenter aux portes de la Lettonie (et ils seraient sans doute plus que quelques centaines), la Lettonie serait heureuse de pouvoir bénéficier de la solidarité européenne. Ils reprennent la plupart des arguments développés par les élites politiques favorables à l’accueil des réfugiés, notamment en termes de revitalisation d’une Lettonie démographiquement épuisée. Mais, à l’unisson avec leur Président (qui, selon les derniers sondages, jouit d’une popularité de plus de 60 %), ils s’interrogent sur les modalités concrètes de l’accueil : où seront installées ces personnes exactement ? Combien de temps prendra la procédure d’examen de leur statut ? Combien coûtera un réfugié ? Trouve-t-on dans le pays des travailleurs sociaux, des psychologues, des traducteurs, des médecins qui aient une expérience adéquate ?

À certaines de ces questions, le gouvernement letton commence tout juste à répondre. L. Straujuma a ainsi annoncé que les enfants accueillis seraient scolarisés dans des écoles lettones et non dans celles des minorités (dont russophones), que les nouveaux habitants seraient répartis à travers tout le territoire et qu’ils devraient travailler dès le premier jour de leur arrivée.

Notes
(1) Le 22 septembre 2015, les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont accordés sur la répartition préliminaire de 66 000 de ces 120 000 personnes. Dans ce cadre, la Lettonie a accepté de recevoir 281 personnes (et non plus 526), en sus des 250 acceptées en juin.
(2) « The Ministry of Foreign Affairs presents its report to the Government on the consequences of Latvia not supporting the reception of asylum seekers », ministère letton des Affaires étrangères, 14 septembre 2015.
(3) La guerre hybride est définie comme se caractérisant par l’emploi de moyens divers en vue de déstabiliser un État et de polariser sa société.
(4) L’article 5 du traité de l’Atlantique Nord pose qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs des parties au traité sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties et que chacune d’elle assistera la ou les parties attaquées, y compris par l’emploi de la force armée.
(5) TVNET15, 18 septembre 2015.
(6) Après l’annexion de la Lettonie à l’URSS en 1945 et jusqu’à la restauration de l’indépendance, un afflux continu et notable de population a eu lieu en Lettonie en provenance des autres républiques soviétiques. La part de la population titulaire est ainsi passée de 75,5 % en 1935 à 52 % en 1989.
(7) « Rinkevitch : ispolzovat migratsiou v SSSR kak argoument protiv bejentsev nelzia » (« Rinkēvičs : il ne faut pas utiliser les migrations en URSS comme argument contre les réfugiés »), Nach gorod, 18 septembre 2015.
(8) Voir l’émission « Tieša runa », LTV, 17 septembre 2015.
(9) Mixnews.lv, 18 septembre 2015.
(10) Olga Procevska, « Latviistsy vosprinimaiout migrantov kak stikhiïnoe bedstvie » (« Les Lettons perçoivent les migrants comme une catastrophe naturelle »), Interview à Radio Baltkom, 2 septembre 2015. Voir aussi, Olga Procevska, « Migrācijas viļņi, bēgļu pārpludinātā Eiropa un dehumanizācijas metaforas Latvijā » [« Les vagues migratoires, l’Europe submergée par les migrants et les métaphores déshumanisantes en Lettonie »], Punctum, 15 septembre 2015.
(11) Interview de Kaspars Zellis, Radio Baltkom, 18 septembre 2015.
(12) LETA, 9 septembre 2015 et Latvian Centre for Human Rights, 25 septembre 2015.
(13) Sur cette question, voir Juliette Denis, « Complices de Hitler ou victimes de Staline ? Les déplacés baltes en Allemagne de la sortie de guerre à la guerre froide », Le Mouvement social, n° 244, juillet-septembre 2013, pp. 81-98.

*Analyste-rédactrice à la Documentation française (P@ges Europe et Questions internationales).

Pour citer cet article : Céline Bayou, « Accueil des réfugiés. Les termes du débat en Lettonie », P@ges Europe, 30 septembre 2015 - La Documentation française © DILA

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires