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Relectures de l’histoire et dérives révisionnistes dans les Balkans, par François Bacharach

[Relectures de l’histoire et dérives révisionnistes dans les Balkans, par François Bacharach], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Devanture d'une librairie au coeur de Zagreb, deux ouvrages hagiographiques consacrés au " régime oustachi," photographies de " l'armée oustachi " et autobiographie rééditée d'Ante Pavelic.
© François Bacharach

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Mis à jour le 20/07/2016

Introduction

Dans les Balkans, alors que les gouvernements agitent les sentiments patriotiques, les gestes de reconnaissance et demandes de pardon promus durant la première décennie des années 2000 deviennent rares. La réhabilitation dans les espaces publics, dans les communautés religieuses ainsi que dans le monde académique de personnalités et de rhétoriques liées aux violences nationalistes se généralise de façon inquiétante. Le déni et le révisionnisme relatifs aux années 1990 mettent également à mal la lecture de la Seconde Guerre mondiale.


Relectures de l’histoire et dérives révisionnistes dans les Balkans 

François Bacharach*

En 2016, trois ans seulement après l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne (UE) et tandis que la Serbie fait toujours du chemin européen sa principale feuille de route, force est de constater que les pays de l’ex-Yougoslavie ont les plus grandes difficultés à se confronter aux pages sombres de leur XXème siècle, aussi bien celles de la Seconde Guerre mondiale que celles de conflits des années 1990. Ce phénomène prégnant aussi bien dans les milieux politiques qu’académiques se traduit par un révisionnisme historique et un déni des crimes qui ont ensanglanté les Balkans. Il met au défi les principes fondateurs de l’Europe.

Les années 1990 : le retour officiel des discours de propagande et contre-propagande

En Serbie, le célèbre cinéaste Emir Kusturica publiait en mars 2016 dans le principal quotidien du pays Politika(1) une ode au « regretté » Slobodan Milosevic à l’occasion de l’anniversaire de sa mort sous le titre « Il était tout sauf un homme ordinaire ». Le metteur en scène ajoutait : « (…) La machinerie de la propagande de l’Occident a réussi à convaincre la majorité de la population de l’ex-Yougoslavie que Milosevic l’a détruite(…) alors que les responsables de la tragédie, dont Milosevic a été rendu responsable, sont les mêmes que ceux qui ont provoqué successivement la révolution en Roumanie, dévasté l’Irak, détruit la Libye, l’Ukraine, déshumanisé la Syrie … Oui, vraiment, Milosevic a été un homme hors du commun. »

De son côté sous le titre « Bilo je to ovako » (« c’était ainsi »), l’épouse de l’ancien président serbe, Mira Markovic, exilée à Moscou, a publié à l’automne dernier à Belgrade un livre de souvenir de 1 000 pages, une hagiographie de son mari poursuivi au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes contre l’humanité. L’édition de cet ouvrage a bénéficié d’un co-financement en 2016 du ministère serbe de la Culture qui a décidé aussi de le rendre accessible dans toutes les bibliothèques du pays(2).

En Croatie, on célèbre chaque année l’opération « Tempête » d’août 1995, celle de la « reconquête » de la Krajina sous contrôle des sécessionnistes serbes qui s’est traduite par la victoire des forces croates et a abouti à l’exode de centaines de milliers d’habitants installés dans cette région depuis des siècles. Tandis qu’en 2014, le président croate Ivo Josipovic (social-démocrate), dans un geste pacificateur, saisissait l’occasion de ces commémorations pour exprimer ses regrets sur les exactions dont les minorités serbes furent victimes durant le conflit, la nouvelle présidente, Kolinda Grabar-Kitarovic, en 2015, faisait le choix aussi bien dans l’organisation du défilé que dans les discours tenus de la valorisation de la seule puissance militaire et du juste combat, « une opération brillante, justifiée et légitime» selon elle. L’évocation des exactions commises par les forces paramilitaires croates durant les années de conflits aussi bien à l’encontre des Serbes que des Musulmans en Bosnie-Herzégovine est désormais cantonnée à des ONG, à des cercles pacifistes, marginalisés et ignorés par les principales formations politiques. Selon plusieurs sondages, la majorité des jeunes Croates ignorent tout des méfaits commis par certains de leurs aînés et ne savent pas, par exemple, que la destruction en 1993 du pont de Mostar, symbole de la beauté du patrimoine des Balkans, a été le fait de milices se revendiquant de la cause nationale croate. Des thèses complotistes les plus fantaisistes circulent localement à ce sujet, confortant une position de déni.

Les projets de réforme scolaire initiés en 2014 et la perspective d'un enseignement de l'histoire dans lequel les pages sombres des années 1990 seraient enfin mises à la connaissance des écoliers et collégiens croates ont été bloqués au printemps 2016 par le gouvernement de droite, dénonçant dans cette démarche d’ouverture « une vision anti-patriotique, pro-yougoslave et crypto-communiste ».

Dans ce contexte, alors que les responsables de la région renoncent progressivement aux efforts consentis sur la reconnaissance des crimes  liés aux guerres de l’ex-Yougoslavie – de ce point de vue, le quasi silence des autorités serbes et des médias à l’occasion du 21ème anniversaire du génocide de Srebrenica en juillet  2016 est une inquiétante évolution – , il  est regrettable que le TPIY, notamment en raison des fluctuations de sa jurisprudence et de l’étalement des procès dans le temps, ait échoué, pour nombre d’observateurs, dans sa mission de « vérité et réconciliation ». L’acquittement le 31 mars 2016, de l’ultra-nationaliste serbe Vojslav Seselj, théoricien de la purification ethnique et responsable de milices impliquées dans des crimes de guerres, a précipité le discrédit de ce tribunal.

Réhabiliter les « perdants » de la Seconde Guerre mondiale

Les actions entreprises dans la région en vue de réhabiliter les perdants de la Seconde Guerre mondiale, au nom d’une prétendue volonté de réconciliation nationale et d’une dénonciation des crimes du communisme, se font sans contextualisation. Elles aboutissent à évacuer l’implication inaugurale de certaines forces politiques dans le déroulement des atrocités durant la Seconde Guerre, et notamment leur responsabilité génocidaire.

En Croatie

À l’automne 2013, une partie de la communauté universitaire croate s’était émue du caractère révisionniste de la plupart des entrées Wikipédia en croate relatives à la période de la Seconde Guerre mondiale ainsi que de la multiplication de propos haineux et profascistes sur de nombreux  sites et forums.

On a cru que la perspective européenne mettrait fin à ces complaisances. À tort. La Croatie membre de l’UE depuis 2013 a donné, avec la nomination au sein de son gouvernement constitué en janvier 2016 d’un ministre de la Culture, un jeune historien révisionniste, le plus mauvais signal qu’il soit dans toute la région. Elle a confirmé dans une société très polarisée autour de deux visions du passé (nationaliste versus anti-fasciste sous l’influence du narratif communiste) qu’une partie des forces politiques (la droite locale HDZ) avec le soutien de l’Église catholique n’avait pas rompu avec les démons du passé et la tentation de réhabiliter le projet national de 1941 porté par un régime génocidaire.

Ce ministre de la Culture, Zlatko Hasanbegovic, est notamment connu pour son engagement passé au sein de l’organisation néo-oustachi HOP (Hrvatski oslobodilački pokret/ Mouvement de libération croate) fondée par le chef de l’État satellite de l’Allemagne nazie Ante Pavelic lors de ses années d’exil. Ce chercheur devenu ministre a développé l’ensemble de ses travaux de recherche sur l’hypothèse que l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans les Balkans aurait été établie par les vainqueurs, soulignant le caractère tragique de l’année 1945, selon lui, pour la nation croate.

Il est aussi l’un des co-fondateurs du Comité Bleiburg, nom du village à la frontière austro-slovène où eut lieu, au printemps 1945, l’élimination des collaborateurs, et considéré à ce titre par les nostalgiques de l’État oustachi comme emblématique de l’ampleur de l’épuration anti-nazie conduite par les partisans titistes. Les courants radicaux de la droite ainsi que le clergé croate considèrent aussi ce lieu comme le symbole du martyrologe des victimes du communisme.

Affiche de propagande antisémite de l'Etat indépendant croate (1941-1945)

Affiche de propagande antisémite de l'Etat indépendant croate (1941-1945).

© François Bacharach

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Dans les premières semaines du nouveau gouvernement durant l’hiver 2016, les surenchères extrémistes n’ont cessé de s’amplifier. Le chef de la principale formation de droite HDZ Tomislav Karamarko, s’est félicité d'un gouvernement composé de personnes qui savent « enfin faire le signe de croix correctement », terminologie utilisée à l’époque oustachie pour stigmatiser les « fraîchement » convertis (orthodoxes et juifs) qui cherchaient à fuir les persécutions. La ministre des Affaires sociales Bernadica Juretic, ancienne nonne, a proposé que chaque ministre prête serment devant les représentants de l’Église, tandis que l’éphémère ministre des Anciens combattants, MIjo Crnoja, a promis la mise en place d'un registre des traîtres à la patrie, reprenant une nouvelle fois à son compte la terminologie des années 1941-1945. La chute du gouvernement, en juin 2016, suite à des divisions internes a été précipitée par les protestations de la société civile qui ont confirmé qu’une partie importante du pays n’était pas prête à suivre de telles dérives.

En Serbie

En Serbie, bénéficiant de l’engagement du président de la République, Tomislav Nikolic, admirateur de toutes les personnalités incarnant le nationalisme serbe le plus outrancier, la Haute Cour de Justice prenait en décembre 2015 la décision de réhabiliter Draza Mihailović (1893 - exécuté en 1946), chef du mouvement tchetnik et figure de la collaboration avec les puissances de l'Axe (Allemagne, Italie, Japon). Cette révision d’un jugement historique a scandalisé la communauté scientifique locale mais elle a aussi ouvert la porte à un autre projet, celui de réhabiliter Milan Nedic (1887 - 1946, il s'est suicidé avant son procès). Ce dernier, ancien chef du « gouvernement de salut national » mis en place en Serbie par les nazis pendant les années d’occupation (1941-1944), bénéficie encore aujourd’hui de l’estime des courants nationalistes serbes pour avoir accueilli pendant la Seconde Guerre mondiale dans l’entité dont il était « le chef » plusieurs centaines de milliers de Serbes fuyant les persécutions oustachies. Mais il a aussi été le maître d'œuvre, à la demande des nazis, de l'assassinat des juifs et des Roms de Belgrade.

En Bosnie-Herzégovine

La Bosnie-Herzégovine constitue aussi un cas particulièrement préoccupant. Ce pays, le plus meurtri de la région, ne réussit ni à panser ses plaies, ni à s’engager dans un processus de réconciliation intercommunautaire qui lui est pourtant vital au regard de son caractère multiethnique. Les « entrepreneurs extérieurs de la réconciliation », institutions européennes et ONG, ne semblent guère avoir de prise sur l’évolution des mentalités marquées par les années de conflit ni sur les orientations de plus en plus nationalistes des dirigeants de cette fédération. À Mostar, dans la partie croate de la ville, les principales artères et rues portent les noms des dignitaires du régime génocidaire oustachi (1941-1945) comme l’a rappelé, pour s’indigner, un article sur le site de Radio Free Europe publié en juin 2016 (3). Dans l’entité bosniaque, la réhabilitation des SS handjars(4) se poursuit. À Gorazde, par exemple, en 2013, l’école primaire, anciennement Nikola Tesla, a été rebaptisée Husein Djozo (1912-1982) du nom d’un dignitaire SS local dont les déclarations et textes publics invitaient pendant la Seconde Guerre mondiale à l’extermination des juifs.

Sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites d’influence islamiste, se développent des thèses évoquant le caractère avant-gardiste du combat des divisions bosniaques SS au nom de la lutte pour l’émancipation du monde musulman. En mars 2015, à l’occasion d’un match amical entre les équipes nationales autrichienne et bosnienne, les supporters de cette dernière scandèrent « mort aux juifs »(5). Les musulmans bosniaques nourrissent la conviction qu’ils seront toujours sur ce continent européen, au regard de leur appartenance religieuse, l’objet de suspicion. Il est aisé d’imaginer les instrumentalisations islamistes qui peuvent être faites de ces frustrations. La conviction que le martyrologe subi par les Bosniaques durant le conflit des années 1990 serait le fruit d’un complot « occidentalo-sioniste » gagne du terrain.

Quelles perspectives ?

Dans ce contexte, il est bien difficile d’être optimiste. Les projets multilatéraux et européens proposés ces dernières années comme ceux consistant à établir une historiographie commune pour l’ensemble des Balkans occidentaux n’ont abouti à rien de concret. Les problématiques liées au passé ottoman, à la formation des nations balkaniques, aux enjeux des frontières, à la Seconde Guerre mondiale ou au passé yougoslave continuent de diviser les communautés et les nations. Les très rares manuels d’histoire fondés sur la réconciliation des pays des Balkans occidentaux peinent à être adoptés par les curricula des ministères de l’Éducation de la région. En outre, les jeunes historiens qui bénéficient de bourses et d’autres formes d’appui des institutions européennes, ne trouvent pas la place qui leur revient dans les établissements d’enseignement de leur pays d’origine. Rien n’est fait pour la neutralisation des héritages conflictuels à travers leur historicisation et l’élaboration d’une narration commune.

Dans la jeunesse de ces pays, des chanteurs représentatifs de l’ultra-nationalisme comme Thompson en Croatie (interdit de se produire dans plusieurs pays européens pour appel à la haine), ou Ceca en Serbie (ancienne épouse du criminel de guerre assassiné, le chef paramilitaire Arkan) continuent de drainer des foules et d’être cités en symboles artistiques et nationaux par les plus hauts dirigeants de ces pays, tandis que les rencontres sportives sont régulièrement l’occasion de manifestions et violences extrémistes.

Le seul domaine culturel significatif où s’est développée une narration de la « vérité et de la réconciliation » est le cinéma ; il est toutefois l’objet d’attaques très fortes de tous les nationalistes qui exigent la production de films et documentaires patriotiques. Ce cinéma du dialogue ne survit dans ses orientations qu’avec l’appui des aides européennes. De jeunes auteurs et artistes originaires de différentes parties de l’ancienne Yougoslavie, que ce soit par le biais de la fiction ou du documentaire, se rencontrent, explorent ensemble les enjeux mémoriels et proposent une figuration des violences et des traumatismes dans un travail de sensibilisation des opinions publiques. Parmi les œuvres les plus significatives, on peut noter le film bosnien Grbavica (« Sarajevo, mon amour ») dont l’héroïne, victime d’un viol durant la guerre, est interprétée par l’une des actrices les plus populaires de Serbie, Mirijana Karanovic. Cette dernière a produit en 2016 un film serbe très réussi, « La bonne épouse », dans lequel elle interprète un personnage qui découvre le passé criminel de son mari durant la guerre en Bosnie et décide de témoigner.

Des documentaires sont régulièrement produits. Ils peuvent porter sur une histoire plus ancienne (l’extermination des juifs à Belgrade dans « Staro Sajmiste ») ou sur la transition des années 2000 comme dans « L’Attentat », le récit des polarisations politiques en Serbie et du poids des réseaux mafieux qui ont conduit à l’assassinat du Premier ministre Zoran Dindjic en 2003. Ces fictions et documentaires de grande qualité ne sont souvent vus que dans des cercles restreints et ignorés des prescripteurs audio-visuels de la région. 

Il est probable qu’on ne pourra guère avancer de façon significative, dépasser les désaccords mémoriels sans l’acceptation d’un cadre de lecture précisant qui sont les victimes et qui sont les responsables des tragédies qui ont marqué cette région ; la transformation progressive de Franjo Tudjman en père d’une Nation croate « irréprochable » ou la relecture complaisante du rôle de Slobodan Milosevic dans les événements des années 1990 sont des mauvais signes. Les deux seules perceptions du passé qui restent actuellement admises par les autorités de la région sont celles de la posture héroïque ou victimaire.  À la différence des récits qui se sont construits en Europe après 1945 puis après 1989 où la dénonciation des auteurs de crimes a été facilitée par la défaite totale du camp nazi et, dans une moindre mesure, par l’écroulement du communisme, ceux liés aux guerres dans l’ex-Yougoslavie laissent encore plusieurs interprétations (et réinterprétations) cohabiter avec un effet miroir désastreux dans la lecture du Second conflit mondial. Cet état de fait favorise un climat de confusion et de déni douloureux pour les victimes et leurs descendants. En effet, quels que soient les mérites des gestes de certains hommes politiques il y a quelques années, ces initiatives n'ont pas perduré car elles n’ont eu ni l'ampleur ni la clarté politiques et morales nécessaires.

De ce point de vue le regard international fondé sur le rappel des valeurs auprès des interlocuteurs de la région, lorsque cela s’avère nécessaire, peut contribuer à éviter que certains gouvernements franchissent des lignes rouges.

Dans l'ensemble des Balkans, les processus entamés de réconciliation, 25 ans après le conflit, s’avèrent contradictoires, extrêmement fragiles et sans ramification solide dans les sociétés civiles et a fortiori au sein des partis politiques. Alors que des centaines de milliers de jeunes, dont certains diplômés, quittent chaque année les pays de l’ex-Yougoslavie pour des raisons économiques mais aussi avec le sentiment d’être otages de querelles d’un autre âge, les passions malsaines de certains dirigeants, « intellectuels » et faiseurs d’opinion de la région, en faveur d’idéologies délétères ainsi que leur incapacité à prendre en charge le devoir de mémoire  oblitèrent dangereusement  l’avenir européen des pays de l'ex-Yougoslavie.

Notes 

(1) Politika, 10 mars 2016. 
(2) « Mira Markovic u bibliotekama : Nova proslost za nove generacije » (« Mira Markovic dans les bibliothèques, un passé revisité pour les nouvelles générations »), Radio Slobodna Evropa, 9 juin 2016.
(3) Radio Slobodna Evropa, 22 juin 2016, «  Je li Mostar u NDH ili u Bih ».
(4) La 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar (en bosnien, Handžar) était l'une des 38 divisions des Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale. Elle était composée presque entièrement de Musulmans de Bosnie, alors annexée par l'État indépendant de Croatie. La division fut nommée Handžar en référence au cimetiere turc, usuel dans la région. Le Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini ainsi que le Mufti de Mostar, participèrent activement au recrutement de ses membres.
(5) The Jerusalem Post, 4 mai 2015.

*  Chercheur indépendant

Pour citer cet article : François Bacharach, « Relectures de l’histoire et dérives révisionnistes dans les Balkans  », P@ges Europe, 20 juillet 2016 - La Documentation française © DILA

 

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