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Toute la mémoire du monde : rapport de la mission de réflexion sur le patrimoine cinématographique en France

Auteur(s) :

    • FRANCE. Ministère de la culture et de la communication

Editeur :

  • Ministère de la culture et de la communication

Date de remise : Janvier 2003
77 pages

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Ce rapport propose que la politique du patrimoine cinématographique repose sur deux axes forts, incarnés d'un côté par un pôle public (direction du patrimoine cinématographique du Centre National de la Cinématographie et Archives françaises du film ), qui "se recentrerait sur les missions de conservation et de restauration des archives, avec la perspective de mise en valeur des missions liées au dépôt légal du film", de l'autre par un pôle privé (la Cinémathèque française et la Bibliothèque du film que Serge Toubiana préconise de rapprocher, les cinémathèques en région), qui "serait centré sur ses missions de valorisation auprès du public le plus large". Par ailleurs, le rapport définit les conditions pour qu'existe enfin, sur les grandes questions du patrimoine cinématographique, un nouveau modus vivendi avec les professions du cinéma.


Sommaire
Toute
la mémoire du monde : rapport de la mission de réflexion sur le
patrimoine cinématographique en France
Serge
Toubiana
27
janvier 2003
Introduction


Première partie : Un paysage éclaté marqué par des
divisions historiques.

I. À l'origine, des initiatives privées et des interventions
publiques tardives

1. Une institution pionnière : la Cinémathèque française

2. Le Service des archives du film du CNC
3. La BiFi ( Bibliothèque du film)
4. La Cinémathèque de Toulouse et l'Institut Lumière
à Lyon
5. Des cinémathèques en régions

II. Des tentatives manquées de rationalisation

1. Les avatars du projet de Palais de Tokyo
2. Le 51 rue de Bercy : renoncements et tâtonnements
3. De nouveaux schémas institutionnels à imaginer

Deuxième partie : Une politique fondée sur un pôle public
et un pôle privé, aux missions distinctes et aux relations transparentes.

I. Les conditions de développement des Archives françaises
du film

1. La fin du plan nitrate implique la définition de nouveaux axes de
développement pour la DCP et pour les Archives françaises du film.
2. Les missions de la Direction du patrimoine cinématographique
3. La numérisation des films du dépôt légal.
4. Les perspectives de rapprochement avec la BNF : que faire à Tolbiac
?
5. L'enrichissement des collections
6. Quelle place pour les Archives françaises du film au sein du CNC ?

II. Un pôle privé transparent et responsable : les conditions
d'une installation de la Cinémathèque française à
Bercy

1. Une évolution statutaire souhaitable
A. L'élargissement des membres de l'association
B. Une tutelle adulte
C. Vers une reconnaissance d'utilité publique ?
D. L'élargissement du « tour de table » de la Cinémathèque
française
E. Une organisation interne professionnelle
2. Un rapprochement indispensable avec la BiFi.
A. La fin d'une parenthèse historique
B. Vers un rapprochement entre les deux associations

III . Le 51 rue de Bercy : nouveau projet, nouvelles compétences,
nouvelles organisations.

1. Un enjeu historique
2. Des missions développées, de caractère public
A. Une programmation démultipliée
B. Un musée du cinéma et un espace d'expositions temporaires

C. L'éducation à l'image
D. Une bibliothèque médiathèque
E. Une politique éditoriale
F. Une politique des publics

Troisième partie : Un nouveau modus vivendi avec les professions du
cinéma.

I. La naissance d'une communauté professionnelle

1. Un retard historique
2. Logique d'inventaire et transparence juridique
3. Un intérêt renouvelé pour les films du patrimoine
4. Pour un rendez-vous du film du patrimoine

II. De nouvelles incitations à imaginer

III. Rationaliser les interventions directes

IV. Imaginer de nouveaux modes de financement

1. Le recours au compte de soutien
2. Un mécanisme d'incitation fiscale

V. Des relations plus claires avec les Cinémathèques

1. Un droit d'exploitation aujourd'hui mouvant
2. Une clarification nécessaire des droits respectifs issus de l'acte
de dépôt
3. Des possibilités élargies de circulation des œuvres entre
les institutions non commerciales.

Conclusion

Annexe n° 1 : Historique du projet du Palais de Tokyo

Annexe n° 2 : L'étude de programmation des espaces de stockage
des collections de la Cinémathèque française, de la BiFi
et des Archives françaises du film

Remerciements

Liste des personnes rencontrées
 



Lettre_de_mission Lettre de mission
Toute la mémoire du monde : rapport de la mission de réflexion sur le patrimoine cinématographique en France
Serge Toubiana
27 janvier 2003


Monsieur,

Je souhaite vous confier une mission d'expertise portant sur la politique patrimoniale cinématographique française.

Comme vous le savez, cette politique est à l'heure actuelle partagée entre trois institutions nationales (une publique, le Service des Archives du Film et du Dépôt Légal, et deux associations, la Cinémathèque Française et la BIFI) et plusieurs institutions régionales.

Votre réflexion portera d'abord sur la mise en cohérence de leurs missions de collecte des fonds patrimoniaux, de conservation, de restauration et de valorisation auprès du public sur le territoire national et à l'étranger, ainsi que sur le statut juridique pertinent pour la conduite de ces missions.

Je souhaite également que vous abordiez la question des relations de ces institutions avec les ayants droit et les déposants et, plus généralement, la stratégie de mise en ouvre des missions patrimoniales par chaque institution.

Vous porterez une attention particulière à la dimension internationale de la politique patrimoniale française, notamment la contribution de la France auprès des instances patrimoniales européennes et internationales, l'aide aux cinémathèques des pays émergents, la contribution à l'établissement des normes internationales en matière de conservation, d'indexation, de restauration et de numérisation des collections.

Votre travail pourra s'appuyer sur les résultats de l'audit du fonctionnement de la Cinémathèque française que j'ai diligenté.

Vous devez également considérer que les travaux commencés dans le bâtiment du 51, rue de Bercy seront poursuivis et qu'une grande institution consacrée au cinéma s'y installera.

Je compte m'appuyer sur les résultats de votre étude pour éventuellement adapter l'aménagement intérieur de ce bâtiment, sans cependant remettre en cause fondamentalement les marchés déjà passés et le calendrier général du projet. Je souhaite également recueillir vos conseils sur l'organisation juridique de l'institution qui s'y installera. Vous pourrez disposer, pour la conduite de votre mission, des moyens du CNC qui vous communiquera notamment les données en sa possession, relatives aux institutions patrimoniales au financement desquelles il contribue.

Je souhaite que vous me remettiez votre rapport complet fin décembre prochain.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Jacques AILLAGON,

Vendredi 6 septembre 2002