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Enseignement

Etudiants et chercheurs à l'horizon 2020 : Enjeux de la mobilité internationale et de l'attractivité de la France

Auteur(s) :

Editeur :

  • Commissariat général du plan

Date de remise : Septembre 2005
249 pages

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Existe-t-il un phénomène « fuite des cerveaux »? Quelle est son ampleur en France comparée au reste du monde ? Comment inciter les meilleurs étudiants et chercheurs français à rester sur le territoire national ? Comment les inviter à revenir à l'issue de leur formation ou au cours de leur carrière à l'étranger ? Quel accueil réserver aux étudiants étrangers ? Quels sont les besoins en personnels de recherche à 10 ans par filière et donc les manques annoncés d'étudiants à 10 ans ? Comment anticiper les carences de demain ? Comment font les autres pays (modèles étrangers), et à l'avenir y aura-t-il une compétition pour la « matière grise »? Le développement de la mobilité internationale a-t-il un impact positif ou négatif sur le marché du travail du personnel scientifique et technique ? Les systèmes de recherche et d'enseignement supérieur en France sont-ils attractifs ? Comment faire de la mobilité internationale un levier de développement du potentiel national de recherche et d'innovation ? Pour plus d'informations, consultez le site www.plan.gouv.fr



 


POUR UNE POLITIQUE STRATEGIQUE DE LA MOBILITE INTERNATIONALE ET DE L’ATTRACTIVITE
 


 
CHAPITRE I : MOBILITE ET INTERNATIONALISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
 

1. MOBILITE INTERNATIONALE DES ETUDIANTS : A L’ORIGINE DE
L’IMMIGRATION SCIENTIFIQUE
1.1. Fortes croissance et polarisation de la mobilité internationale
des étudiants
1.1.1. Cinq pays de l’OCDE, dont la France, accueillent près de 75% des étudiants étrangers
1.1.2. Près d’un étudiant étranger sur deux est originaire d’Asie
1.1.3. Un poids relatif important au niveau Doctorat
1.1.4. Les Etats-Unis et l’Europe du Nord attirent plus d’étudiants dans les
domaines scientifiques
1.2. La mobilité des étudiants dans le cadre de l’espace européen de
l’enseignement supérieur
1.2.1. Un million de bénéficiaires depuis le lancement d’Erasmus
1.2.2. Des disparités selon les pays et les domaines d‘études
1.2.3. Une mobilité faible en proportion des effectifs étudiants nationaux
1.3. La diversité des facteurs à l’origine de la mobilité internationale des étudiants
1.4. Développement d’autres modes d’internationalisation : une alternative à la mobilité étudiante
1.4.1. La mobilité des programmes éducatifs
1.4.2. La mobilité institutionnelle : implantation des établissements à l’étranger

2. MOBILITE INTERNATIONALE DES CHERCHEURS ET INTERNATIONALISATION
DES ACTIVITES DE R&D
2.1. Les différentes dimensions de la mobilité internationale des chercheurs
2.1.1. La pyramide de la mobilité
2.1.2. Mobilité volontaire et coopération scientifique et technique
2.1.3. Mobilité contrainte et marché du travail des chercheurs
2.1.4. Mobilité intégrée et internationalisation de la recherche industrielle
2.2. Eléments de comparaison internationale
2.2.1. Etats-Unis : attractivité et dépendance du principal pays d’accueil
2.2.2. La Chine : parmi les principaux pays d’origine
2.3. La mobilité des chercheurs et des enseignants dans le cadre de
la création de l’espace européen de la recherche
2.3.1. Les bénéficiaires des programmes Marie Curie
2.3.2. Le volet « enseignant-chercheurs » du programme Erasmus : disparité selon les pays et les disciplines
2.3.3. Le portail et les centres de mobilité
2.3.4. La directive européenne : un visa scientifique pour les chercheurs
originaires de pays tiers
2.3.5. Une charte européenne et un code de bonne conduite pour le recrutement
des chercheurs

 
CHAPITRE II : MOBILITE INTERNATIONALE DES ETUDIANTS ET DES CHERCHEURS EN FRANCE : STRUCTURE ET TENDANCES
 

1. LA MOBILITE INTERNATIONALE DES ETUDIANTS
1.1. L’évolution des effectifs d’étudiants (1990 – 2003)
1.1.1. Après une forte croissance, la stabilisation des effectifs à l’université
1.1.2. Baisse de l’attrait pour certaines filières scientifiques en premier
cycle de l’Université
1.1.3. Développement des filières courtes
1.1.4. L’attrait des grandes écoles
1.1.5. Disparités régionales et contractualisation Etat-Universités
1.2. Les étudiants étrangers en France entre 1970 et 2003
1.2.1. Près de 80% des étudiants étrangers en France poursuivent leurs études à l’Université
1.2.2. Un étudiant de premier cycle universitaire sur dix est étranger, un sur sept
en deuxième cycle et un sur quatre en troisième cycle
1.2.3. Une orientation par filières similaire à celle des étudiants français excepté dans le premier cycle
1.2.4. Un élève ingénieur sur cinq est étranger, dont 60% en formation diplômante
1.2.5. Un étudiant étranger sur quatre est européen
1.2.6. Une répartition territoriale inégale
1.2.7. Des conditions légales de séjour globalement comparables à celles
des autres pays européens
1.2.8. Une réglementation particulièrement favorable à l’accès au marché du travail
1.3. Les étudiants français à l’étranger
1.3.1. Les faiblesses du système statistique
1.3.2. Plus de 60 000 étudiants français à l’étranger, dont 20 000 bénéficiaires
des programmes européens
1.3.3. Plus de 20 000 élèves ingénieurs en mobilité internationale, dont 12 000
en stage à l’étranger
1.3.4. Près de 7 000 étudiants français aux Etats-Unis

2. LA MOBILITE INTERNATIONALE DES CHERCHEURS
2.1. Démographie du personnel de recherche en France
2.1.1. La structure globale par âge de la recherche publique a peu évolué en 10 ans
2.1.2. Des chercheurs en entreprises nettement plus jeunes, mais une faible proportion
de Docteurs
2.2. Les chercheurs français à l’étranger : une diaspora scientifique surtout
présente aux Etats-Unis
2.2.1. Les tendances selon le type de mobilité
2.2.2. La destination géographique des chercheurs français

2.3. Les chercheurs étrangers en France
2.3.1. Les tendances selon le statut des chercheurs
2.3.2. La provenance géographique des chercheurs étrangers
2.3.3. Le cadre légal d’accueil des chercheurs étrangers
2.3.4. Les dispositifs d’accompagnement

 
CHAPITRE III : CINQ SCENARIOS DE LA MOBILITE INTERNATIONALE DES ETUDIANTS ET DES CHERCHEURS A L’HORIZON 2020
 

1. SCENARIO 1 : L’AUTARCIE DES SYSTEMES NATIONAUX DE RECHERCHE ET
D’INNOVATION
1.1. Une mobilité internationale des étudiants contrainte et sélective
1.2. Mobilité faible et encadrée du personnel scientifique et technique

2. SCENARIO 2 : L’INTERNATIONALISATION POUR LES JEUNES INITIES
2.1. Une mobilité d’opportunité des étudiants
2.2. La mobilité surtout orientée vers les jeunes chercheurs

3. SCENARIO 3 : LE MODELE ANGLO-SAXON MOTEUR ESSENTIEL DE
L’INTERNATIONALISATION
3.1. Une mobilité des étudiants fortement polarisée
3.2. De possibles carrières à l’international pour le personnel scientifique et
technique

4. SCENARIO 4 : GLOBALISATION ET REGIONALISATION
4.1. La mobilité internationale des étudiants : objet de compétition des systèmes
nationaux
4.2. La forte mobilité intra-zone des personnels de recherche

5. SCENARIO 5 : GLOBALISATION/INTEGRATION DES SYSTEMES
D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE R&D
5.1. Des carrières à l’international assurées pour le personnel de recherche
5.2. L’intégration des systèmes de formation supérieure et l’émergence du « nomadisme » des étudiants

6. IMPLICATIONS ET INCERTITUDES LIEES AUX SCENARIOS

 

 

 
CHAPITRE IV : LES INCERTITUDES SUR L’EQUILIBRE DU MARCHE DU TRAVAIL DES PERSONNELS DE RECHERCHE EN FRANCE A L’HORIZON 2013
 

1. DES BESOINS IMPORTANTS DE RECRUTEMENT ET/OU DE REMPLACEMENT DES
PERSONNELS DE RECHERCHE
1.1. Evolution de la richesse nationale et de l’effort public et privé en recherche et développement (étape 1)
1.2. Parts du public et du privé dans l’exécution de la recherche et
développement (étape 2)
1.3. Evolution du coût moyen des personnels de recherche dans le public
et le privé : le poids du financement des retraites (étape 3)
1.4. Une variation des effectifs chercheurs (public et privé) comprise
entre – 8 000 et +52 000 sur la période 2001-2013 (étape 4)
1.5. Des besoins moyens annuels en chercheurs (public et privé) compris
entre + 8 000 et + 14 700 sur la période 2001-2013

2. UNE STABILISATION INCERTAINE DES EFFECTIFS D’ETUDIANTS DANS LES
FILIERES SCIENTIFIQUES EN FRANCE A L’HORIZON 2012-2013
2.1. Le modèle de projection et ses hypothèses
2.2. Une orientation à la baisse des effectifs dans le premier cycle
2.3. Une stabilisation des effectifs dans les deuxième et troisième cycles

 
CHAPITRE V TROIS OPTIONS ET SIX AXES DE RECOMMANDATIONS POUR L’ETAT
 

1. POUR UNE APPROCHE COHERENTE ET STRATEGIQUE DE LA MOBILITE
INTERNATIONALE
1.1. Les deux premiers impératifs de l’Etat
1.1.1. Clarifier et hiérarchiser les objectifs de la politique de mobilité internationale et
d’attractivité des étudiants et des personnels de recherche
- Objectif 1 : Alimenter le marché du travail des personnels scientifique et
technique
- Objectif 2 : Améliorer la performance des systèmes de recherche et
d’enseignement supérieur
- Objectif 3 : Contribuer au rayonnement (influence) international de la France
- Objectif 4 : Utiliser la mobilité comme vecteur d’aide au développement
1.1.2. Assurer la coordination entre les différents acteurs de la mobilité
1.2. Trois options non exclusives pour la politique d’attractivité et de mobilité internationale
1.2.1. Option I : Politique opportuniste
1.2.2. Options II : Politique offensive face à la concurrence internationale
1.2.3. Option III : Insertion dans l'économie de la connaissance via l’espace
européen

2. FAVORISER L’AJUSTEMENT STRUCTUREL DU MARCHE DU TRAVAIL DU
PERSONNEL SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE : UNE PRIORITE DANS
LES TROIS OPTIONS
2.1. Renforcer les capacités d’anticipation de l’Etat et des autres acteurs
de la mobilité
2.1.1. Réaliser des exercices réguliers de prospective et de projections
concernant les étudiants et le personnel de recherche-développement
2.1.2. Consolider et améliorer le système d’information sur la mobilité internationale des étudiants et du personnel scientifique et technique
2.2. Améliorer l’attrait pour les filières scientifiques et techniques et
décloisonner les métiers de la recherche
2.2.1. La pédagogie au service des études scientifiques
2.2.2. Recourir à un système de validation des acquis de la formation (VAF)


3. ALIMENTER LE MARCHE DU TRAVAIL DES PERSONNELS SCIENTIFIQUES ET
TECHNIQUES : UNE PRIORITE DANS L’OPTION I
3.1. Favoriser l’immigration scientifique et promouvoir le retour
des émigrants français : un complément du vivier interne
3.2. Une politique centrée sur des filières et des cycles de formation identifiés
3.2.1. Cibler les niveaux Master et Doctorat
3.2.2. Veillier à la compatibilité entre les études et l’exercice d’une activité salariée
3.2.3. Faciliter les changements de statut à la fin de la formation
3.3. Une politique adaptée aux post-docs et aux chercheurs confirmés
3.4. Associer davantage les Collectivités territoriales
3.5. A l’étranger comme en France, mieux informer, orienter et communiquer


4. AMELIORER LA PERFORMANCE DES SYSTEMES DE RECHERCHE ET
D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : UNE PRIORITE DANS LES OPTIONS II ET III
4.1. La mobilité internationale comme moyen d’amélioration
de la gouvernance
4.1.1. Le projet d’établissement : un levier pour le développement
des établissements
4.1.2. Promouvoir la création et le renforcement de pôles de recherche
et d’enseignement supérieur
4.1.3. La mobilité au service d’une stratégie de recherche à l’international
4.2. Une recherche et une offre de formation aux standards
internationaux de qualité
4.2.1. Développer la culture de l’évaluation et coupler celle-ci avec
les financements
4.2.2. Développer et diffuser les résultats d’évaluation des formations
4.3. Structurer l’offre de formation
4.3.1. Une nouvelle géographie de l’offre de formation par le L-M-D
4.3.2. Développement de l’offre de formation à l’étranger jusqu’au niveau Licence

5. RENFORCER L’INSERTION DE LA FRANCE DANS UNE EUROPE FONDEE SUR LA
CONNAISSANCE : UNE PRIORITE DANS L’OPTION III
5.1. Renforcer la mobilité au sein des espaces européens de la recherche
et de l’enseignement supérieur
5.2. Amplifier la mobilité étudiante dans un espace européen de
l’enseignement supérieur consolidée
5.2.1. Fixer des objectifs ambitieux de mobilité entrante et sortante au sein
de l’espace européen
5.2.2. Mieux informer et orienter les étudiants candidats à la mobilité entrante
ou sortante
5.2.3. Les bourses nationales au service de la mobilité en Europe
5.2.4. Renforcer le système d’évaluation des formations
5.3. Accroître l’intégration des marchés nationaux du travail des personnels
de recherche
5.3.1. Augmenter les financements européens de la mobilité
5.3.2. Faciliter le retour et la réintégration et prévoir une prime de
compensation retraites
5.3.3. Atténuer l’impact des autres obstacles à la mobilité, y compris dans
le secteur privé

6. LA MOBILITE INTERNATIONALE COMME MOYEN D’AIDE
AU DEVELOPPEMENT
6.1. Recenser et évaluer les dispositifs existants
6.2. Adapter les modalités de la mobilité aux besoins et niveaux de
développement des pays
6.2.1. Sélectionner des projets en adéquation avec les besoins du pays d’origine.
6.2.2. Prévoir des aides au retour et à la réintégration et favoriser la formation tout au
long de la vie
6.3. Assurer la coordination et la mutualisation des moyens




CONCLUSION

ANNEXE 1 : UNE FORTE CROISSANCE MONDIALE DES EFFECTIFS
ETUDIANTS EN MOBILITE INTERNATIONALE A
L’HORIZON 2020

ANNEXE 2 : SIMULATION D’IMPACT DE LA VARIATION DES
EFFECTIFS D’ETUDIANTS ETRANGERS FORMES
DANS LE SYSTEME EDUCATIF FRANÇAIS