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Enseignement

Evaluation des centres de culture scientifique, technique et industrielle

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche : Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Juillet 2006
78 pages

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Créés à partir de 1979, les CCSTI (Centres de culture scientifique, technique et industrielle) poursuivent les objectifs suivants : favoriser l'accès des jeunes aux carrières scientifiques et apporter aux adultes le sens de l'innovation scientifique en organisant des expositions, des cycles de conférences, des ateliers, des animations en partenariat avec des organismes de recherche et les universités locales. Dans le cadre de la mise en oeuvre du protocole de labellisation des CCSTI par le ministère chargé de la recherche, une mission a été confiée à l'IGAENR pour évaluer ces différents centres et le rôle qu'ils jouent dans la diffusion de la culture scientifique et technique.




1. Préambule : la place de la science dans la société
 

1.1. Science et sujet
1.2. On voit par là qu'il faut repositionner le sujet par rapport à la science,
pour qu'il puisse « s'y loger », i.e. qu'il faut « réconcilier science et
société »

 
2. Pour que cette réconciliation puisse avoir lieu, ont été créés les CCSTI, la Cité des Sciences et de l’Industrie, et avec eux le nouveau métier de médiateur scientifique
 

Histoire et généalogie des CCSTI
2.1. Diffuser de la Culture Scientifique Technique Industrielle devient une
nécessité : le premier CCSTI est créé en 1979
2.2. Dans une société qui demande désormais aux scientifiques non
seulement de savoir mais aussi de faire savoir
2.3. De 1979 à 2006, trente quatre CCSTI, « Bernard-l'hermite de la
science », verront le jour et se développeront « territorialement» utilisant la stratégie du pagure
2.3.1. Les CCSTI sont-ils à la Science ce que les « Maisons de la culture », sont à la
Culture ?
2.3.2. La multiplication « territoriale », l’hébergement et l'ancrage régional des CCSTI
2.3.3. Des centres qui exercent leurs missions sous un sigle inconnu, mais qui ont su tisser
un réseau, en association – La Réunion –, et se structurer à partir d'une CHARTE
signée avec le ministre de la recherche

 
3. La commande d'audit, le cahier des charges et la méthodologie adoptée
 

3.1. La commande (cf. annexes 4 et 5)
3.2. Le cahier des Charges
3.3. La méthodologie

 
4. Le constat
 

4.1. Les CCSTI, le CCSTI
4.1.1. On travaille bien dans les CCSTI, quelle que soit leur diversité
4.1.2. Il existe, globalement, trois types de centres, mais tous ont en commun un fort
ancrage régional, « territorial »
4.1.3. Au sein duquel ils offrent des formations de qualité aux publics les plus diversifiés
4.1.4. La fonction de directeur est, au-delà du management, une fonction de médiateur
scientifique
4.2. Le réseau des CCSTI
4.2.1. Un réseau autonome, dynamique, authentique, au sein duquel les problèmes sont évoqués sans langue de bois
4.2.2. Un réseau, cependant inquiet, qui « se cherche » dans un paysage administratif et
politique porteur de procédures et de modes de fonctionnement au sein desquels, sa
place, son positionnement, lui paraissent encore « incertains »
4.2.3. Un réseau bien parlant, débattant, qui n'a cependant pas intégré dans sa culture
actuelle que la communication, systématisée, professionnalisée, devait faire partie
intégrante du dispositif
4.2.4. Un réseau qui ne dispose d'aucun logo, ni de charte graphique, et dont la marque – CCSTI – inconnue, de presque tous, devrait laisser la place à une appellation plus
médiatique
4.2.5. Un réseau pris « entre-trois », entre trois pouvoirs : une tutelle ministérielle – l’ex
DR, qui l'a aidé depuis l'origine, des Régions qui le financent pour l'essentiel, et
Bruxelles, nouveau pouvoir, nouveau partenaire porteur d'avenir, providentiel ?
4.2.6. Un réseau pour lequel l'évocation d'une coordination qui serait le fait de la Cité des sciences est reçue comme illégitime
4.2.7. Dans ces conditions, même si ce réseau a su se pourvoir d'une structure, « La
Réunion », d'une « Charte », d'une « Marque », l'inquiétude demeure présente et
certains directeurs pourraient être tentés de chercher refuge auprès de leur Région,
notamment en créant un établissement public à caractère culturel (EPCC)

 
5. Le diagnostic
 


 
6. Les préconisations : prendre des mesures d'accompagnement au service de la valorisation, du développement et d'une meilleure utilisation du réseau des CCSTI.
 

6.1. Redéfinir le positionnement institutionnel du réseau des CCSTI en
fonction des nouvelles données constitutives de sa « dépendance »,
actualisée (2006), qui est celle d'un réseau pris « entre-trois » (infra§ 4.2.5).
6.1.1. Concernant les régions et la structure juridique des CCSTI, les auditeurs excluent
toute structuration en établissement public (EP), notamment en EPCC (cf. § 4.2.7)
6.1.2. Concernant le ministère de la recherche, les CCSTI prendront soin, comme ils l'ont
fait traditionnellement, de cultiver, ce partenariat qui les inscrit dans le monde,
scientifique, de la Recherche
6.1.3. Concernant l'espace européen et l'international, Le réseau des CCSTI devra s'y
faire davantage connaître, notamment en changeant d'appellation (cf. § 4.2.4)
6.1.4. De plus, concernant le monde industriel, partenaire des CCSTI, et afin de mieux
affirmer le « I » de leur appellation
6.2. Conforter sa structure associative, La Réunion, en l'aidant davantage
depuis le ministère de la recherche
6.2.1. En posant le principe, de manière pérenne, de l'inscription prioritaire des actions
des CCSTI dans les nouveaux « Contrats de projet État-Régions », par les préfets
6.2.2. En utilisant le vecteur porteur de la nouvelle labellisation
6.2.3. En donnant les moyens à la présidente de l'association d'exercer sa fonction à temps plein au service de La Réunion
6.2.4. A terme, lorsque l'association en aura les moyens, il est concevable qu'elle se dote
d'un poste de secrétaire général, permanent
6.3. En faisant davantage appel à ce réseau, pour ce qu'il sait, et saura faire,
notamment communiquer, de manière scientifique, fiable, sur certaines
grandes questions sociétales dont l'actualité peut être « brûlante »
6.4. En tenant un discours officiel plus valorisant, encore, sur les CCSTI et le
rôle déterminant qu'ils tiennent dans la politique nationale de diffusion
de la CSTI ; ce discours officiel, médiatisé, constituerait un vecteur de la
labellisation des CCSTI
6.5. En retour, et simultanément, le réseau devra communiquer, dire qui il
est, rendre visible son identité
6.6. En retour le réseau devra adopter des procédures de labellisation
améliorées puis mettre sa charte en adéquation avec la nouvelle
labellisation
6.6.1. La querelle inhabituelle, mission ex DR/association, sur cinq cas de labellisation,
doit être considérée comme symptomatique
6.6.2. La Charte actuelle devra être modifiée, en adéquation avec le protocole de
labellisation tel qu'il aura été validé par ses signataires

 
7. Éléments pour de nouvelles procédures et un nouveau protocole de labellisation des CCSTI
 

7.1. Principes de labellisation
7.1.1. Une labellisation s'appuie nécessairement sur un processus d'évaluation
7.1.2. En conformité avec les « standards européens », voire internationaux
7.2. Le processus actuel de « reconnaissance » des CCSTI : son
fonctionnement, ses points forts, ses points faibles
7.2.1. Au niveau local
7.2.2. Au niveau de La Réunion
7.2.3. Analyse de ce processus
7.3. Vers de nouvelles conditions de contractualisation État-Régions qui
affectent, pour partie, les CCSTI et doivent être prises en compte pour
l'élaboration d'un nouveau protocole de labellisation, avec la DGRI
(direction générale de la recherche et de l’innovation).
7.3.1. La transformation des contrats de plan État-Régions (CPER) en contrats de projet État-Régions (CPER)
7.3.2. Quelle place retrouver, assigner désormais, aux CCSTI dans les nouveaux CPER ?
Diagnostic d'étape

 
8. Préfiguration d'un nouveau protocole de labellisation : description d’un processus et définition d'un contenu, constituants du cahier des charges.
 

8.1. Les phases actualisées de « reconnaissance » d'une structure candidate à la labellisation CCSTI
8.1.1. La phase d'auto-évaluation
8.1.2. La phase d'évaluation sommative : vers un diagnostic
8.1.3. La phase de suivi, permanent, de l'évaluation
8.2. Remarques des auditeurs sur ce schéma d'un processus, d'une
préfiguration d'un protocole d’évaluation, et ce qui reste à considérer

 
9. Le cadre partenarial entre les CCSTI et ses partenaires passe par un partenariat refondateur avec le ministre chargé de la recherche et la DGRI
 

9.1. Un représentant du ministre, en l'occurrence la DGRI, devient membre
associé du CA de La Réunion
9.2. Les CCSTI, labellisés, auront la possibilité de recevoir des subventions
depuis la DGRI, en passant des contrats avec elle
9.3. Enfin la publication annuelle, au J O, d’une liste des centres labellisés
sous la signature du ministre chargé de la recherche parachèverait la
labellisation, lui conférant un caractère institutionnellement valorisant
et porteur

 

Annexes