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Enseignement

La contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif : mission d'audit de modernisation

Auteur(s) :

    • FRANCE. Inspection générale des finances; FRANCE. Inspection générale de l'éducation nationale; FRANCE. Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche; FRANCE. Conseil général des technologies de l'information

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Mars 2007
111 pages

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Le présent rapport fait partie de la cinquième vague d'audits de modernisation lancés en octobre 2005 dans le cadre de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui introduit une démarche de performance, visant à faire passer l'Etat d'une "logique de moyens" à une "logique de résultats". Les audits sont réalisés sous la co-maîtrise d'ouvrage du ministère intéressé (qui s'appuie sur le secrétaire général et ses équipes de modernisation) et du ministère chargé du budget et de la réforme de l'Etat (qui s'appuie notamment sur la direction générale de la modernisation de l'Etat).



Introduction

 
I. CONSTATS

A. Une situation de l’usage des TICE en France difficile à caractériser

1. Des statistiques parcellaires, pas nécessairement adaptées à un constat exhaustif

2. L’absence d’objectifs clairement définis et d’une politique nationale cohérente visant à les mettre en œuvre empêche d’évaluer les résultats obtenus

 

B. Les freins à une généralisation de l’usage des TICE

1. L’action de l’État et des collectivités territoriales est fortement contrainte par les
dispositions relatives à la décentralisation

2. L’échelon central de l’éducation nationale n’assure pas la cohérence des multiples
initiatives

3. La difficile intégration des TICE dans les pratiques pédagogiques des enseignants

 

C. Des conditions matérielles hétérogènes entre les niveaux d’enseignement, les territoires, les établissements

1. La qualité des équipements : le primaire, parent pauvre des TICE ?

2. Une gestion professionnalisée des équipements qui fait défaut, sauf initiatives locales

3. Une aide aux utilisateurs dépendant du contexte de chaque établissement

 

D. L’introuvable marché des ressources

1. Une production sous perfusion

2. Une diffusion complexe

3. La « concurrence » des ressources libres

 
II. PROPOSITIONS

A. Reconstituer un cadre de gouvernance national plus efficace pour la mise en œuvre d’une
vraie politique des TICE

1. Un recentrage de l’administration centrale sur la définition d’une politique éducative et
son impulsion

2. Fournir les outils et les référentiels permettant une mise en œuvre efficiente de la
politique nationale des TICE

 

B. Faire du territoire académique un échelon de cohérence sur la base d’un projet TICE
partagé par l’ensemble des acteurs

1. Asseoir la légitimité du rectorat dans un rôle d’initiative et de coordination

2. Mutualisation des initiatives de l’État et des collectivités territoriales par le biais de
plates-formes territoriales de services

3. Un dialogue TICE rénové dans le cadre du pilotage national

 

C. Mettre en place un cadre global d’accompagnement du changement des pratiques

1. Une communication à destination de l’ensemble des publics articulée sur les objectifs de
la politique nationale

2. Une formation initiale et une formation continue qui répondent aux attentes

3. Un dispositif d’accompagnement du changement homogénéisé et professionnalisé

4. Vers une politique d’incitation individuelle aux usages

5. Encourager les expériences innovantes et en tirer tous les enseignements

 

D. Passer d’une politique de soutien à la production à une politique de soutien à la demande
en structurant la mise à disposition des ressources

1. Un dispositif de soutien à la production à améliorer

2. Faciliter la mise en œuvre des ressources commerciales par les enseignants

3. Une plus grande structuration de l’offre « libre » pour en exploiter toute la richesse

 
Observations du ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
 
Réponse de la mission


     

Conclusion

Observations du ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de
la recherche

Réponse de la mission

Annexes










Fiche de présentation



Ministère concerné

Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche

Programmes concernés
Tous les programmes de la mission Enseignement scolaire

Contexte de l’audit
Les pays développés ont accéléré depuis le début des années
1990 leurs programmes d’investissement dans les outils et
contenus numériques à vocation pédagogique afin de préparer
leurs élèves à un environnement fortement marqué par la
technologie et la communication et, d’autre part, de réaliser à la
fois des progrès dans la transmission des savoirs et des
compétences et dans l’efficacité des organisations.
Malgré de réels efforts d’équipement (supportés en large partie
par les collectivités locales), la France obtient un classement
moyen dans les comparaisons internationales. Des disparités
fortes existent entre les niveaux d’enseignement, avec
notamment un retard préoccupant du primaire, et entre les
régions. Surtout, les contenus et les usages pédagogiques ne
seraient pas aux niveaux de qualité et d’exigence observés dans
les pays qui obtiennent les meilleurs résultats.

Objectifs de l’audit
Les objectifs de l'audit sont :
- proposer un mode d’organisation du partenariat
stratégique et financier entre l’État, les collectivités
locales, l’industrie de l’édition numérique et les équipementiers informatiques ;
- suggérer un niveau d’investissement optimal compte
tenu du retour sur investissement attendu ;
- proposer des modalités de maintenance des équipements.
Il conviendra pour cela notamment :
- prendre en compte la formation continue et la
motivation des enseignants vis-à-vis des technologies
de l’information et de la communication (TIC) ;
- prévoir des dispositifs d’évaluation des contenus,
usages et pratiques pédagogiques ;
- se fonder sur une comparaison internationale des
meilleures pratiques, y compris au regard des
modalités de financement.
Les bénéfices attendus sont :
- une optimisation de l’organisation du temps, de l’espace
et de la séquence pédagogique des enseignements ;
- un traitement et un encadrement plus personnalisé des élèves ;
- l’amélioration des échanges entre l’administration et ses
usagers, notamment les parents d’élèves.

Composition de l’équipe d’audit
- Inspection générale des finances
- Inspection générale de l’administration de l’éducation
nationale et de la recherche
- Inspection générale de l’éducation nationale
- Conseil général des technologies de l’information