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Faits de société

Evaluation de l'utilité sociale de cinq structures de médiation sociale

Auteur(s) :

    • FRANCE. Ministère du logement et de la ville

Editeur :

  • Ministère du logement et de la ville

Date de remise : Mars 2008
116 pages

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La médiation sociale est une pratique instituée autour des années 1990. Mais c'est en 2000 qu'une définition a été arrêtée, un cadre déontologique posé et des formations spécifiques et professionnalisantes établies. La médiation sociale a pour but d'intervenir dans les quartiers en grande difficulté qui souffrent de l'exclusion urbaine et sociale. Le rapport s'appuie sur cinq structures de médiation sociale : le groupement d'employeurs OMEGA d'Angoulême, l'ADEMN Médiation sociale de Lille, le GIP Chalon Sécurité Prévention Educative de Chalon-sur-Saône, l'Association de Médiation Sociale de Marseille et l'Agence Municipale de Médiation de Niort. Il propose en outre une analyse sur la base de cinq registres identifiés dans le référentiel construit collectivement au début de la démarche : cohésion sociale, tranquillité publique, innovation et apprentissage, contribution économique, reconnaissance.



 

INTRODUCTION

 
I - LA DEMARCHE D’EVALUATION DE L’UTILITE SOCIALE
 

1. LES CINQ STRUCTURES DE MEDIATION ACTRICES DE LA DEMARCHE
1.1. Des territoires en grande difficulté
1.2. La médiation sociale
1.3. Les spécificités des dispositifs évalués
1.3.1. Association de Médiation Sociale (AMS)
1.3.2. Association pour le Développement de l’Emploi par les Métiers Nouveaux (ADEMN)
1.3.3. Agence Municipale de Médiation de Niort (AMMN)
1.3.4. Groupement d’Intérêt Public de Chalon sur Saône (GIP)
1.3.5. Objectif Médiation dans le Grand Angoulême (OMEGA)
1.4. Typologie des activités
1.4.1. La présence active de proximité
1.4.2. La gestion de conflits en temps réels ou sur un temps différé
1.4.3. L’observation sociale
1.4.4. La mise en relation entre une personne et un partenaire
1.4.5. La concertation avec les habitants et les institutions
1.4.6. La veille technique
1.4.7. La facilitation et/ou gestion de projets
1.4.8. La sensibilisation et/ou la formation


2. UNE DEMARCHE D’EVALUATION PARTAGEE
2.1. Pourquoi évaluer l’utilité sociale ?
2.1.1. Qu’est-ce que l’utilité sociale ?
2.1.2. Les enjeux de l’évaluation de l’utilité sociale
2.2. La méthodologie d’évaluation
2.2.1. Les principes méthodologiques
2.2.2. Le déroulement
2.3. Le référentiel CITER
2.3.1. Un référentiel à 360° inspiré par la théorie des mondes
2.3.2. Un ensemble de critères et indicateurs
2.3.3. Les 5 registres

 
II - L’UTILITE SOCIALE DE LA MEDIATION SOCIALE
 

1. COHESION SOCIALE
1.1. Les pratiques
1.1.1. L’humanisation des lieux publics
1.1.2. Le repérage des situations d’urgence sociale
1.1.3. La gestion de conflit en temps différé
1.1.4. La facilitation des projets collectifs
1.1.5. L’information et l’orientation des habitant-es et usagers
1.1.6. Le relais entre habitants et institutions

1.2. Les résultats
1.2.1. Restauration et densification du lien social
1.2.2. Humanisation et amélioration des services aux habitant-es
1.2.3. Facilitation de l’accès aux droits et services pour les plus démunis
1.2.4. Contribution à une implication citoyenne
1.2.5. Participation à la lutte contre les discriminations et stéréotypes

2. TRANQUILLITE PUBLIQUE
2.1. Les pratiques
2.1.1. La présence dissuasive sur les territoires
2.1.2. L’investissement relationnel sans connivence comme rempart contre la violence
2.1.3. L’instauration d’une conflictualité productive
2.1.4. L’explicitation pédagogique des règles du jeu social
2.1.5. En ultime recours, l’avertissement sur les conséquences du refus d’obtempérer
2.1.6. La vigilance apportée à la réparation des dégâts matériels
2.1.7. La concertation avec les partenaires du CLSPD


2.2. Les résultats
2.2.1. La baisse des incivilités et des dégradations en moyenne de 30 %
2.2.2. La baisse de la violence institutionnelle
2.2.3. Le développement de l’accès aux droits
2.2.4. La diminution notable du sentiment d’insécurité.
2.2.5. Le prolongement de la tranquillité publique dans le temps et l’espace

3. INNOVATION ET APPRENTISSAGE
3.1. Les pratiques
3.1.1. Le positionnement de tiers médian
3.1.2. Le positionnement horizontal
3.1.3. Le positionnement transversal
3.1.4. La démarche d’aller vers
3.1.5. La disponibilité
3.1.6. La sollicitation des habitants et des partenaires dans l’élaboration des projets et des solutions
3.1.7. La formation permanente


3.2. Les résultats
3.2.1. La responsabilisation
3.2.2. L’apprentissage communicationnel
3.2.3. L’émergence de projets et de solutions créatives
3.2.4. La contribution à un décloisonnement inter-institutionnel
3.2.5. La montée en compétences spécifiques des médiateurs

4. CONTRIBUTION ECONOMIQUE
4.1. Les pratiques
4.1.1. Présence pro active et prévention
4.1.2. Gestion de conflit
4.1.3. Veille technique et signalement des dégradations
4.1.4. « Mandataire » des institutions
4.1.5. Encadrement et formation des médiateurs
4.2. Les résultats
4.2.1. Création d’activité et insertion professionnelle
4.2.2. Une plus grande « productivité » des services des partenaires
4.2.3. Contribution à l’amélioration de la fréquentation des services
4.2.4. Réduction des dépenses liées à la baisse des dégradations et la gestion des conflits
4.2.5. Une réduction des impayés


5. RECONNAISSANCE
5.1. Les pratiques
5.1.1. Redonner place et visibilité à chacun, notamment les plus exclus
5.1.2. Contextualiser et suivre l’évolution des histoires individuelles
5.1.3. Verbaliser et enregistrer les doléances
5.1.4. La facilitation des confrontations entre adversaires
5.1.5. La réassurance des habitants dans leur capacité d’y arriver
5.1.6. La réhabilitation de ceux qui s’estiment victime de manque de considération
5.1.7. La communication sur les actions menées par les institutions et les partenaires


5.2. Les résultats
5.2.1. Une forte contribution à la reconnaissance des habitants
5.2.2. Une estime différenciée du médiateur
5.2.3. Une notoriété et une visibilité des structures produites par l’action des médiateurs

 

CONCLUSION

ANNEXES