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Enseignement

Rapport d'information fait au nom de la Commission des affaires culturelles par le groupe de travail chargé de réaliser un état des lieux du baccalauréat

Auteur(s) :

Editeur :

  • Sénat

Collection : Les Rapports du Sénat

Titre de couverture : "A quoi sert le baccalauréat ?"

Date de remise : Juin 2008
201 pages

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Le 17 mars 2008, le baccalauréat fêtait ses deux cents ans. Mettant à profit cet anniversaire, la commission des affaires culturelles fait un état des lieux de cet examen, "monument national" en perpétuelle évolution. Le rapport en fait tout d'abord l'historique, évoque sa lente démocratisation, son statut incontournable d'examen devenu diplôme de l'enseignement secondaire. D'un baccalauréat initialement réservé aux disciplines littéraires et scientifiques, on est passé à des baccalauréat généraux et professionnels, se distinguant par une diversité des filières qui induit une forte hiérarchisation, parallèle à la hiérarchisation des voies d'enseignement, reflet de la composition sociale de ces filières. A l'exception des baccalauréats professionnels, le rapport estime que les baccalauréats généraux ne préparent pas à l'entrée dans la vie active. Le rapporteur, en marge de l'étude sur le baccalauréat, présente les conditions d'organisation de l'examen, le choix des sujets, l'harmonisation des corrections, les délibérations des jurys, les oraux de rattrapage. Il émet des propositions pour élargir l'accès aux baccalauréats, faire de l'orientation une cause nationale, garantir la valeur de l'examen et lui redonner tout son sens.



INTRODUCTION

 
PREMIÈRE PARTIE - UN « MONUMENT NATIONAL » EN PERPÉTUEL CHANTIER
 

I. LA NAISSANCE DU BACCALAURÉAT
A. L’INCESSANTE SUCCESSION DES RÉFORMES
1. Un alourdissement continuel
2. 1840 : la première réforme d’ampleur
3. La dénonciation du règne du « mémento »

 

B. UNE FORME STABILISÉE, MAIS DES RÉFORMES QUI SE POURSUIVENT
1. L’apparition du baccalauréat en deux parties
2. La longue querelle du latin
3. La réforme de 1902

 

II. LA LENTE DÉMOCRATISATION DU BACCALAURÉAT
A. LE TEMPS DES « HUMANITÉS MODERNES »
B. L’APRÈS-GUERRE ET LA DÉMOCRATISATION DES SAVOIRS
C. L’ÉCLATEMENT DES CULTURES
1. Un examen dont les modalités sont simplifiées
2. Une architecture redessinée
3. Le baccalauréat face à la démocratisation
4. A nouvel objectif, nouveau baccalauréat : la création du baccalauréat professionnel
et la volonté d’amener 80 % d’une génération au niveau du baccalauréat
5. La réforme des filières de 1993
6. L’échec de la rénovation des modes d’évaluation

 

III. LES LEÇONS DE DEUX CENTS ANS D’HISTOIRE
A. UN DIPLÔME IRREMPLAÇABLE
B. DES MODALITÉS D’ÉVALUATION INTANGIBLES
C. UN COEUR DISCIPLINAIRE LENTEMENT CONSTITUÉ
D. UN EXAMEN DEVENU UN DIPLÔME DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

 
DEUXIÈME PARTIE - AU-DELÀ DU BACCALAURÉAT, LES BACCALAURÉATS
 

I. UNE DÉMOCRATISATION ENCORE INACHEVÉE
A. L’OBJECTIF DE 80 % D’UNE GÉNÉRATION AU NIVEAU DU BACCALAURÉAT
N’A PAS ÉTÉ ATTEINT
1. 64 % d’une génération seulement obtiennent le baccalauréat
2. La proportion de bacheliers dans une génération est plus faible en France qu’en
Europe
3. Les bacheliers généraux et professionnels sont sous-représentés en France

 

B. L’OBTENTION DU BACCALAURÉAT RESTE UN MARQUEUR SOCIAL
1. Un accès au baccalauréat qui varie fortement selon l’origine sociale des élèves
2. L’accès au baccalauréat est le fruit d’une histoire scolaire qui commence à s’écrire
très tôt
3. Le genre influe également sur l’accès au baccalauréat

 

II. LA DIVERSITÉ DES FILIÈRES OFFERTES AU BACCALAURÉAT INDUIT
UNE FORTE HIÉRARCHISATION
A. LA COMPOSITION SOCIALE DES FILIÈRES EST LE REFLET DE LA
HIÉRACHISATION TACITE DES VOIES D’ENSEIGNEMENT
1. Les différents milieux sociaux sont très inégalement représentés dans les trois
grandes voies d’enseignement
2. Une hiérarchisation des filières qui se lit jusque dans les origines des élèves des
différentes séries générales

 

B. UNE HIÉRARCHISATION QUI SE NOURRIT DES REPRÉSENTATIONS
COLLECTIVES
1. La généralité est devenue à elle seule une valeur sociale
2. Une hiérarchisation renforcée par la rigidification des flux

 

III. DES BACCALAURÉATS AUX CARACTÉRISTIQUES BIEN DIFFÉRENTES
A. UNE RÉUSSITE INÉGALE À L’EXAMEN SELON LES FILIÈRES
1. Des taux de réussite de plus en plus divergents
2. Des mentions inégalement distribuées selon les séries

 

B. DES BACCALAURÉATS QUI PRÉPARENT INÉGALEMENTÀ L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
1. Des baccalauréats dont les vocations principales diffèrent
2. Des baccalauréats généraux qui préparent plutôt bien aux études supérieures
3. Des baccalauréats technologiques qui préparent relativement bien à la poursuite
d’études courtes
4. Des bacheliers professionnels qui connaissent souvent l’échec dans le supérieur

 

IV. A L’EXCEPTION NOTABLE DU BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL, LES
BACCALAURÉATS NE PRÉPARENT PAS À L’ENTRÉE DANS LA VIE
ACTIVE
A. UN BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL QUI GARANTIT UNE BONNE
INSERTION
1. Le baccalauréat professionnel, une qualification qui a su s’imposer
2. Des perspectives professionnelles accrues pour les bacheliers professionnels du
supérieur, mais des conséquences lourdes en cas d’échec

 

B. DES BACCALAURÉATS GÉNÉRAUX ET TECHNOLOGIQUES QUI NE SONT
PAS GAGE D’INSERTION

 

 

 
TROISIÈME PARTIE - DANS LES COULISSES DU BACCALAURÉAT, UNE MACHINERIE IMPRESSIONNANTE
 

I. UN EXAMEN ENCORE ORGANISÉ SELON LES PRINCIPES DE L’ÉQUITÉ RÉPUBLICAINE
A. LE PRINCIPE D’UNE ÉVALUATION TERMINALE, ANONYME ET EXTÉRIEURE
APPARAÎT COMME UNE GARANTIE FONDAMENTALE DE LA VALEUR DE
L’EXAMEN
B. LES ÉTUDES DOCIMOLOGIQUES NE PERMETTENT PAS DE TRANCHER EN
FAVEUR D’UNE FORME D’ÉVALUATION PARTICULIÈRE

 


II. L’ORGANISATION DES ÉPREUVES TERMINALES, UNE TÂCHE D’UNE
RARE COMPLEXITÉ
A. L’ÉLABORATION DES SUJETS, UNE MISSION RENDUE LONGUE ET
DIFFICILE PAR LE NOMBRE D’ÉNONCÉS NÉCESSAIRES
1. L’élaboration des sujets est déconcentrée dans les académies
2. Des commissions d’élaboration des sujets qui peinent à trouver leurs coprésidents
3. Des sujets qui sont systématiquement « cobayés » par des enseignants
4. Des recteurs en charge de la validation définitive du sujet

 

B. L’ORGANISATION MATÉRIELLE DES ÉPREUVES ET LA « RECONQUÊTE DU
MOIS DE JUIN »
1. Des efforts inédits pour permettre aux cours de se poursuivre malgré le déroulement
des épreuves
2. La réduction du nombre d’épreuves, une voie qui ne pourrait être explorée qu’avec
la plus grande prudence

 

C. UNE HARMONISATION DES CORRECTIONS QUI FAIT L’OBJET D’UNE
INDÉNIABLE CURIOSITÉ
1. Une harmonisation nécessaire, qui ne doit toutefois pas se faire à sens unique
2. Une distribution des notes et des mentions qui tient largement à l’effet du double jeu
des coefficients et des options facultatives

 

D. LES DÉLIBERATIONS DES JURYS ET LES ORAUX DE RATTRAPAGE, UNE
SÉQUENCE PERFECTIBLE
1. Des délibérations présidées en théorie par des universitaires
2. Des délibérations où le livret scolaire de l’élève est nécessairement pris en compte
3. Des épreuves de rattrapage qui pourraient être améliorées

 

 

 
LES PROPOSITIONS DE VOTRE GROUPE DE TRAVAIL
 

I. ÉLARGIR L’ACCÈS AU BACCALAURÉAT
A. RELANCER L’ACCÈS AU BACCALAURÉAT GÉNÉRAL
B. RELANCER L’ACCÈS AU BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL

 

II. FAIRE DE L’ORIENTATION UNE GRANDE CAUSE NATIONALE
A. FAIRE DU COLLÈGE L’ANTICHAMBRE DES ÉTUDES GÉNÉRALES ET
PROFESSIONNELLES
B. LUTTER CONTRE LA HIÉRARCHISATION DES FILIÈRES PAR LA
CONSÉCRATION D’UN TRONC COMMUN COMPLÉTÉ PAR DES OPTIONSÉQUILIBRÉES
C. CRÉER UNE VRAIE SECONDE DE DÉTERMINATION

 

III. GARANTIR LA VALEUR DU BACCALAURÉAT
A. IMPLIQUER L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À TOUS LES STADES DU
BACCALAURÉAT
B. RENDRE PLUS TRANSPARENTE L’ÉVALUATION DES ÉPREUVES
C. RÉFORMER LA SESSION DE RATTRAPAGE
D. SUPPRIMER LES COEFFICIENTS ENTRE ÉPREUVES DE TRONC COMMUN ET
POUR LES OPTIONS FACULTATIVES
E. MIEUX RÉMUNÉRER LES PERSONNELS MOBILISÉS PAR LE BACCALAURÉAT
F. COMMUNIQUER AUX ENSEIGNANTS LES NOTES DE LEURS ÉLÈVES

 

IV. REDONNER TOUT SON SENS AU BACCALAURÉAT
A. ÉTALER LES ÉPREUVES SUR DEUX ANS
B. DÉVELOPPER UNE ORIENTATION ACTIVE PERSONNALISÉE
C. PRENDRE LES NIVEAUX DÉFINIS PAR LE PORTFOLIO EUROPÉEN DES
LANGUES COMME POINT DE REPÈRE POUR LES ÉPREUVES

D. RENDRE PUBLICS À TITRE INDICATIF LES PRÉREQUIS DE CHAQUE FILIÈRE
DU SUPÉRIEUR

E. DONNER LA PRIORITÉ AUX BACHELIERS TECHNOLOGIQUES ET
PROFESSIONNELS DANS L’ACCÈS AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES COURTES

F. INSTITUER DES GARANTIES D’ÉTAT RECONNAISSANT AUX ÉLÈVES QUI
QUITTENT LE SYSTÈME EN AMONT OU AU NIVEAU DU BACCALAURÉAT
UN CRÉDIT DE FORMATION INITIALE OU PROFESSIONNELLE

  


EXAMEN EN COMMISSION

 

CONTRIBUTION DU GROUPE COMMUNISTE RÉPUBLICAIN ET CITOYEN

 

LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES PAR LE GROUPE DE TRAVAIL

 

ANNEXES

DOCUMENTS D’HARMONISATION REMIS AU GROUPE DE TRAVAIL

ESSAI DES SUJETS

ÉPREUVES ET COEFFICIENTS DES SÉRIES DU BACCALAURÉAT GÉNÉRAL ET
TECHNOLOGIQUE

RÉFÉRENTIEL DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION

Baccalauréat professionnel - Spécialité Environnement nucléaire