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Relations internationales

L'expertise internationale au coeur de la diplomatie et de la coopération du XXIe siècle - Instruments pour une stratégie française de puissance et d'influence

Auteur(s) :

    • FRANCE. Premier ministre; FRANCE. Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi; FRANCE. Ministère des affaires étrangères et européennes; FRANCE. Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique

Editeur :

  • Ministère des affaires étrangères et européennes

Date de remise : Juillet 2008
430 pages

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« Il n'existe pas aujourd'hui, à proprement parler, de politique d'expertise internationale de la France », tel est le premier constat de l'auteur. Celui-ci préconise de faire du développement de l'expertise internationale une stratégie politique prioritaire, et ce à plusieurs titres : pour des raisons d'influence, d'intérêt politique à moyen terme, d'efficacité de la politique française d'aide au développement et de retombées économiques directes. L'auteur pointe notamment l'importance du niveau et de la structure de cette aide publique au développement, en termes d'image, d'influence et d'effet de levier. A cela s'ajoute un contexte mondial caractérisé par une forte demande d'expertise, une concurrence accrue sur ce secteur, provenant aussi bien des entreprises que des Etats eux-mêmes ainsi qu'une « multilatéralisation » de l'influence. Pour combler le défaut de stratégie d'ensemble, l'auteur recommande une nouvelle organisation globale, assortie d'une « stratégie différenciée » en fonction des zones et des pays considérés, des caractéristiques des programmes ou des projets pour lesquels une expertise est fournie. Cette organisation passe également par des mesures spécifiques pour développer et structurer l'expertise privée et académique, l'établissement de nouveaux réseaux d'information, de veille et d'intelligence, nécessitant par ailleurs de revoir le fonctionnement et l'organisation des services de l'Etat à l'étranger.




Résumé

Les soixante principales propositions

Introduction

Les objectifs d’une stratégie d’expertise

Le contexte du nouveau monde

Une stratégie qui repose sur une organisation nouvelle

Les illusions d’une correction à la marge

 



PREMIÈRE PARTIE. UN MARCHÉ STRATÉGIQUE POUR NOTRE PUISSANCE ET NOTRE INFLUENCE
 

Chapitre premier. Anatomie d’une demande en expansion rapide
A. Une demande multiforme
1. Les structures porteuses de la demande
2. La demande par secteur
3. Les financements de la demande
B. Une édemande de plus en éplus conditionnelle et exigeante

Chapitre deuxième. Une offre française multiforme imparfaitement structurée
A. Une offre éclatée
B. Une offre non dirigée
C. Une offre parfois non professionnelle
1. Les jumelages et les appels d’offres et à propositions européens
2. Les autres appels d’offres
3. Les experts techniques mis à disposition
D. Un vivier mal organisé et entravé
Encadré : L’expertise internationale : de quoi parle-t-on ?
E. Aperçu de la concurrence internationale

Chapitre troisième. Une inadéquation, vecteur de marginalisation
A. Inadéquation en quantité
1. Les raisons liés à des choix absurdes de gestion
2. Les raisons structurelles
B. Inadéquation dans les modalités de réponse
C. Inadéquation dans la stratégie
1. Des experts sans mission
2. Une stratégie avec les organisations internationales déficiente
D. Une offre non dynamique et peu réactive
E. Les conséquences de la marginalisation

 
DEUXIÈME PARTIE. LES OBJECTIFS POUR RESTER DANS LE JEU
 

Chapitre premier. Mettre l’expertise au service des quatre piliers de notre politique
extérieure
A. L’influence
1. De l’influence intellectuelle
2. L’influence appliquée
B. Le développement
C. La puissance économique
D. La sécurité

Chapitre second. Des registres d’action articulés mais distincts
A. Distinguer l’aide publique au développement et la coopération
B. Distinguer l’influence et le développement économique
C. Isoler les facteurs liés à la sécurité et à notre intérêt national direct

 
TROISIÈME PARTIE. LES VOIES D’UNE RÉFORME VITALE LES INSTRUMENTS D’UNE PRIORITÉ INTERNATIONALE DE LA FRANCE
 

Chapitre premier. Se doter des outils de définition d’une stratégie
A. Organiser la définition des priorités
1. Que signifie le terme « priorités » ?
2. Qui doit décider des priorités ?
3. Qui doit organiser la mise en œuvre des priorités ?
4. Donner une tête à l’expertise internationale
B. Applications concrètes
1. Une stratégie avec les organisations internationales
2. Les stratégies pays
3. Une stratégie de prospection
4. Un système de compte rendu et de contrôle

Chapitre deuxième. Mettre en place une organisation aux missions clarifiées et transparentes
A. L’administration centrale du ministère des Affaires étrangères
B. Les services des ambassades
C. Les autres ministères
1. La structuration d’un programme « expertise internationale »
2. Un rôle de tête de réseau et d’appel pour la direction générale
de l’administration et de la fonction publique


Chapitre troisième. Bâtir des réseaux d’information pertinents

Chapitre quatrième. Gérer le personnel de manière rigoureuse, intelligente, juste et
orientée sur la compétence
A. L’organisation des viviers : gérer les carrières internationales
B. Vers des carrières internationales
C. La gestion des assistants techniques


Chapitre cinquième. Définir les missions des opérateurs
A. Des organismes en réseau fondés sur une logique de métier
1. Des opérateurs référents par métier
2. Des opérateurs organisateurs de
filière
3. Des opérateurs porteurs d’une vision
B. Une mutualisation de la gestion sur une base contractuelle
C. Développer l’expertise académique
Encadré : L’histoire d’un succès. L’institut de recherche et d’enseignement sur la négociation en
Europe de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC – IRÉNÉ)

Chapitre sixième. Construire une stratégie intellectuelle
A. Les raisons d’un retard
B. Nouer des partenariats systématiques avec les lieux de réflexion à vocation
mondiale ou régionale
C. Organiser la présence des experts dans les instances de discussion et de
proposition
D. Constituer de vastes réseaux universitaires et scientifiques


 


Conclusion : une méthode pour agir

FICHES STRATEGIQUES

I. Les stratégies pays

1. Pays membres de l’Union européenne

a. Hongrie

b. République tchèque

2. Pays en voie d’adhésion et du voisinage européen

a. Croatie

b. Ukraine

3. Maghreb

a. Maroc

b. Tunisie

4. Afrique subsaharienne

a. Sénégal

b. Kenya

5. Asie

a. Chine

b. Inde

c. Vietnam

6. Brésil

  

II. Les stratégies sectorielles

A. L’expertise et la stratégie en matière agricole

B. L’expertise dans le domaine de la recherche

C. L’expertise dans le domaine militaire

D. L’expertise en matière de police et de sécurité intérieure

E. L’expertise en matière d’éducation

F. L’expertise dans le domaine économique et financier

G. L’expertise dans le domaine juridique et judiciaire

H. L’expertise en matière de gouvernance (hors finances, économie et droit)

I. L’expertise en matière de santé

J. L’expertise dans le secteur des politiques régionales et de l’aménagement du territoire

K. L’expertise dans le domaine du travail et de l’emploi

L. L’expertise en matière de normes

  

III. Les stratégies avec les organisations internationales

1. Nations unies

a. Département des opérations de maintien de la paix

b. Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)

c. UNICEF

d. ONU-Habitat

e. Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)

f. Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

g. Organisation mondiale de la santé (OMS)

h. Bureau international du travail (BIT)

i. Organisation des Nations unies de lutte contre le SIDA (ONUSIDA)

j. Conférence des Nations unies sur la Coopération économique et le développement

(CNUCED)

k. Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR)

l. Bureau de coordination de l’aide humanitaire (BCAH)

m. Organisation des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC)

n. Conférence des Nations unies sur le droit commercial international (CNUDCI)

o. Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI)

p. Organisation météorologique mondiale (OMM)

q. Organisation maritime internationale (OMI)

r. Haut Commissariat aux droits de l’homme

s. Bureau des services d’appui aux projets des Nations unies (UNOPS)

t. Les jeunes experts associés

u. Organisations compétentes pour la Somalie

2. Union européenne

3. Banque mondiale

4. Fonds monétaire international (FMI)

5. Fonds pour l’environnement mondial

6. Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS)

7. Banque africaine de développement (BAD)

8. Organisation internationale des migrations (OIM)

9. Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)

10. Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE)

  

IV. Exemples étrangers

1. Canada

2. États-Unis

3. Japon

4. Royaume-Uni

5. Suède

  

Note de méthode

Remerciements

Nouvelles investigations

Annexe 1. Liste des personnalités rencontrées
Annexe 2. Lettre de mission