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« Une chance de réussite pour tous » - Rapport sur l'ouverture sociale dans l'enseignement supérieur

Auteur(s) :

    • FRANCE. Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

Editeur :

  • Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Mars 2012
69 pages

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Mme Salima Saa, présidente de l'Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité de chances), a été chargée par le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, d'une mission visant à identifier les moyens d'améliorer l'ouverture sociale dans l'enseignement supérieur. La mission propose tout d'abord un état des lieux de la situation actuelle marquée par la persistance d'inégalités sociales dans le système éducatif français. Estimant cependant que les politiques mis en oeuvre depuis dix ans ont fait leurs preuves, la mission appelle à prolonger ces initiatives, sous trois angles : « vaincre l'autocensure grâce à l'accompagnement personnalisé ; ouvrir l'enseignement supérieur en adaptant sa structure ; lever les obstacles financiers et territoriaux ».

1. Le système d’enseignement français reste un vecteur de reproduction d’inégalités sociales

2. La politique d’égalité des chances doit permettre à chacun d’avoir une chance de réaliser son propre potentiel

2.1 Une politique républicaine synonyme d’espoir

2.2 L’ouverture sociale est une politique d’intérêt général qui doit mobiliser toutes les énergies indifféremment sur l’ensemble du territoire national

3. Les politiques mises en œuvre depuis plus de dix ans ont fait leurs preuves
3.1 Le traitement des inégalités dans l’accès aux informations et aux formations de l’enseignement supérieur
3.1.1 L’orientation active du collège à l’insertion professionnelle
3.1.2 Le portail « Admission post bac » (APB)
3.1.3 Le conseil anticipé en classe de première
3.1.4 Le diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU)
3.1.5 L’ouverture sociale en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE)
3.1.6 Les formations technologiques et leur évolution

3.2 Le traitement des inégalités sociales au plan économique
3.2.1 Les bourses
3.2.2 Le 10ème mois de bourse
3.2.3 Les autres aides

3.3 Le traitement des inégalités dans l’accès au logement étudiant
3.3.1 La réalisation du plan Anciaux
3.3.2 L’accompagnement des étudiants
3.3.3 La colocation et le logement intergénérationnel
3.3.4 La conférence nationale du logement étudiant
3.3.5 Le passeport logement étudiant

3.4 Le traitement des inhibitions sociales en matière d’ambition scolaire et sécurisation des parcours
3.4.1 Le plan pluriannuel pour la réussite en licence
3.4.2 Les Cordées de la réussite
3.4.3 Développement d’une offre d’hébergement innovante intégrant un accompagnement personnalisé au long cours

3.5 L’apprentissage dans l’enseignement supérieur

3.6 Les stages

3.7 Un Indicateur de performance en matière d’ouverture sociale des grandes écoles

3.8 La prise en compte des personnes en situation de handicap

4. Préconisations

4.1 Vaincre l'autocensure grâce à l’accompagnement personnalisé
4.1.1 L’orientation
4.1.2 L’accompagnement
4.1.3 L'accès aux classes préparatoires
4.1.4 Les dispositifs de solidarité et d'accompagnement

4.2 Ouvrir l'enseignement supérieur en adaptant sa structure
4.2.1 Réformer les concours
4.2.2 Valoriser les filières technologiques
4.2.3 Développer l'accès à l'enseignement supérieur par le DAEU
4.2.4 Développer l'alternance dans le supérieur

4.3 Lever les obstacles financiers et territoriaux
4.3.1 Le logement
4.3.2 Les aides

Vingt mesures phares

Annexes

Avant propos

Monsieur le Ministre,

Vous m’avez confié une mission sur les moyens d’améliorer l’ouverture sociale dans l’enseignement supérieur. J’ai souhaité rencontrer les acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, afin de réaliser un diagnostic précis et des préconisations pragmatiques.

J’ai pu échanger avec de nombreuses personnes qui présentaient une sensibilité particulière au sujet de ce rapport. Pascal Charvet, Patrice Corre, Chantal Dardelet, Patrick Gérard et Patrick Hetzel m’ont apporté leur expertise avec des éclairages particulièrement stimulants pour mes réflexions. Je voudrais remercier chaleureusement Claude Boichot pour la finesse de ses analyses et son soutien du plus grand intérêt pour mener à bien ma mission, ainsi que Yves Goepfert et Thibaut Duchêne pour l’aide précieuse qu’ils m’ont apportée.

En tant que présidente de l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité de Chances (Acsé), j’ai tout naturellement intégré à ma réflexion et à mes propositions la question de l’ouverture sociale dans les quartiers de la politique de la ville. Mais c’est bien pour l’ensemble du territoire national que j’ai établi des préconisations.

J’ai souhaité faire l’inventaire des politiques qui avaient été mises en oeuvre aussi bien au plan national que spécifiquement dans ces quartiers, de celles qui fonctionnent comme de celles qui ne donnent pas les résultats escomptés.

C’est en prenant en compte dans leur diversité les problématiques des territoires ruraux, des ensembles situés à la périphérie des centres ville, et également des autres territoires que l’on peut construire et surtout mettre en oeuvre une politique d’équité sociale à la hauteur des défis que nous devons relever. Pour être très concrète, la politique de la ville n’est pas l’étalon de ma réflexion, sans que je veuille toutefois nier que nombre d’expérimentations réussies auxquelles il est fait référence dans ce rapport ont été initiées sur ces territoires qui concentrent les difficultés mais dont a contrario on ne veut pas toujours voir les potentialités.

Comme vous le savez, Monsieur le Ministre, je viens du secteur privé. Mon parcours explique que les préconisations que je fais dans ce rapport ont une visée très pragmatique. Elles s’appuient le plus souvent sur des initiatives existantes que je propose, soit d’étendre voire de généraliser pour qu’elles produisent tous leurs effets, soit de conforter voire de réorienter quand les effets produits ne sont pas ceux escomptés.

Si le hasard fait quelquefois bien les choses quand sur son parcours, on rencontre un ou des Maîtres il n'est toutefois pas nécessairement juste. C’est pourquoi nous ne pouvons ni ne devons attendre que le hasard agisse à notre place. Il revient, j’en suis intimement convaincue, à l’Ecole de la République et à ses acteurs, de se mobiliser sans plus attendre et de prendre toute leur part dans le rétablissement d’une « égalité réelle » - cette dimension incontournable de la Justice et de l’Equité - sur l’ensemble du territoire national afin de ne laisser aucun territoire, aucun établissement et surtout aucun jeune à l’écart des politiques publiques qui sont menées à ce titre.

Proposer des pistes d’action pour donner à tous une chance de réussite, telle est l’ambition de ce rapport.

Salima Saa

Présidente de l’Acsé

 
 

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