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Le comblement de la carrière de gypse à Cormeilles-en-Parisis. Choix du mode de transport

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Date de remise : Janvier 2012
103 pages

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Le rapport analyse les conditions de transport pour combler, entre 2015 et 2030 environ, la grande carrière de gypse à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise). L'exploitation à ciel ouvert se terminera en effet en 2015. Après reconstitution de la butte du Parisis, les terrains seront remis à l'Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France pour agrandir le parc régional. Des études antérieures n'ayant retenu que le mode routier, l'objectif de la mission consistait à examiner de nouveau si l'on pourrait recourir à d'autres modes que le mode routier pour apporter les déblais nécessaires au comblement (environ un million de mètres-cubes par an). Le mode fluvial abandonné, l'acheminement par voie routière semble selon le rapport, indispensable, avec une solution ferroviaire complémentaire. L'examen de la faisabilité d'une solution ferroviaire doit toutefois être approfondi. Pour réduire les nuisances provoquées par la circulation des camions, la construction d'une nouvelle bretelle d'accès aux voies vers Paris de l'autoroute A15 et le renforcement de la route dite stratégique au nord de la carrière sont envisageables.

Résumé

Introduction

1. Première partie - Objet et cadre de la mission du conseil général

2. Deuxième partie - Résumé des études faites depuis 2005

2.1. Les études déjà achevées

2.2. La solution ferroviaire du comblement

2.3. La solution fluviale du comblement

2.4. Le bilan carbone

2.5. La lettre du ministère du 30 mars 2010

2.6. La proposition de SNCF Geodis

3. Troisième partie - Entretiens demandés par la mission du conseil général

3.1. Entretien avec SNCF Geodis

3.2. Entretien avec la direction du projet Éole

3.3. Entretien avec la direction du projet de prolongement de la ligne 14 du métro

3.4. L'avis des collectivités locales

3.5. Entretien avec Réseau ferré de France (RFF)

3.6. Lettre de Placoplatre au conseil général

3.7. Entretien avec la société du Grand Paris

3.8. Entretien avec le préfet du Val-d'Oise

3.9. Visite de la carrière de gypse et entretien avec la société Placoplatre

3.10. Entretien avec le maire de Cormeilles-en-Parisis

4. Quatrième partie - Analyses et recommandations de la mission du conseil général

Annexes

1. Lettre de mission

2. Liste des personnes rencontrées

3. Autres annexes

3.1. Première partie

3.2. Deuxième partie

3.3. Troisième partie

4. Vue aérienne de la carrière de Cormeilles-en-Parisis

Résumé

Par note du 15 juillet 2011, la ministre chargée de l'écologie et des transports, Madame Kosciusko-Morizet, a demandé au vice-président du conseil général de l'environnement et du développement durable de former une mission pour étudier les conditions du comblement, entre 2015 et 2030 environ, de la grande carrière de gypse à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise). L'exploitation à ciel ouvert se terminera en effet en 2015. Après reconstitution de la butte du Parisis, les terrains seront remis à l'Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France pour agrandir le parc régional.

L'objet de la mission du conseil général est précisément d'examiner à nouveau si l'on pourrait recourir à d'autres modes que le mode routier pour apporter les déblais nécessaires au comblement (environ un million de mètres-cubes par an). Conduites sous la coordination d'un comité de suivi présidé par le sous-préfet d'Argenteuil avec toutes les parties prenantes, les études antérieures n'avaient retenu que le mode routier. En mars 2010, l'administration centrale elle-même avaient conclu à l'impossibilité de recourir au mode ferroviaire comme au mode fluvial.

D'octobre 2011 à janvier 2012, la mission du conseil général a réexaminé toutes les études faites depuis 2005. Elle a relu avec attention les analyses et les conclusions du comité de suivi. Elle s'est ensuite entretenue avec les principales parties, afin de voir en particulier si les matériaux de comblement ne pourraient être acheminés au moins partiellement par voie ferroviaire.

La mission du conseil général en est arrivée à la conclusion que la solution du mode fluvial devait être effectivement abandonnée. D'autre part, l'acheminement par voie routière restera indispensable, ne serait-ce que parce que beaucoup des matériaux proviennent de lieux situés à moins de dix ou quinze kilomètres de la carrière, et qu'ils ne peuvent d'aucune manière être transportés en train. Une solution ferroviaire est donc nécessairement complémentaire de la solution routière, au niveau d'un train ou de deux trains par jour tout au plus.

La mission du conseil général est convaincue que la solution ferroviaire doit, dans ces conditions, être approfondie dans les mois à venir. Elle présente deux recommandations pour poursuivre résolument les études à ce sujet : examiner attentivement la faisabilité d'une solution ferroviaire qui concentrerait dans un site assez proche (à Gennevilliers par exemple) les matériaux (avant acheminement final en camion), et examiner la construction d'un embranchement particulier (ITE) à Cormeilles-en-Parisis de bien moindre dimension que celle proposée par Égis et SNCF Geodis (pour un train ou deux par jour tout au plus).

Le transport routier étant indispensable, il faut en parallèle faire en sorte que la circulation des camions engendre demain aussi peu de nuisances qu'il est possible. C'est pourquoi la mission du conseil général approuve sans réserve la solution retenue par le comité de suivi : si sa construction est techniquement faisable, construire une nouvelle bretelle d'accès aux voies vers Paris de l'autoroute A15 et renforcer la route dite stratégique au nord de la carrière. Ainsi pourra-t-on ouvrir un nouvel accès à la carrière par le nord, et alléger les circulations de camions qui provoquent des nuisances au sud de la carrière.