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L'égalité pour les femmes migrantes

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère des droits des femmes

Date de remise : Février 2014
43 pages

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Depuis 2008, les femmes sont majoritaires parmi les immigrés. Or la vie professionnelle, l'accès aux droits sociaux, à la santé, la participation à la vie publique, toujours plus difficiles pour les femmes, sont encore plus difficiles pour les femmes immigrées. Tel est le premier constat rappelé par le groupe de travail chargé de contribuer à la refondation des politiques d'intégration en matière de droits des femmes. Missionné par la ministre des droits des femmes, ce groupe de travail, présidé par Olivier Noblecourt, adjoint au maire de Grenoble, et constitué de responsables associatifs, d'universitaires et de représentants des institutions concernées s'est penché sur plusieurs dimensions des parcours des femmes immigrées en France : les pratiques linguistiques, l'accès à la formation et à l'emploi, la lutte contre les violences faites aux femmes, la contribution des femmes immigrées à la vie sociale, publique et culturelle. Au terme de ses travaux, le groupe de travail présente 53 recommandations pour améliorer l'intégration et la situation des femmes immigrées en France.

Résumé des principales recommandations du groupe de travail

Introduction

I. Genre et refondation des politiques d’intégration

A. Féminisation des migrations

1. Les femmes majoritaires parmi les immigrés

2. La montée des migrations autonomes

3. Migration et individualisation

B. Les femmes, actrices majeures de l’inclusion des immigrés

1. Activité professionnelle des femmes et réussite scolaire des enfants

2. Participation des femmes et ségrégation urbaine

C. Un nouveau regard sur les femmes immigrées

1. Des ressources sous-estimées

2. Une inclusion entre contraintes et quête d’autonomie

II. Etre femme et immigrée dans la société française

A. Apprentissage de la langue et accès au droit commun

1. Une maitrise du français à l’arrivée variable selon le pays d’origine

2. Un obstacle à l’accès aux droits

3. Le plurilinguisme, un atout dans un contexte mondialisé

B. Des modes d’accès à l’emploi sexués et ethnicisés

1. Un accès à l’emploi plus difficile pour les femmes

2. Déqualification et concentration dans les services à la personne

3. L’expérience de la « double discrimination »

4. Les modes de garde : un enjeu majeur pour l’activité professionnelle

C. Les ressorts diversifiés de l’exposition aux violences

1. Migration autonome et risques d’exposition aux violences

2. Parcours d’accès au droit au séjour et dépendance conjugale

3. Les immigrées: une plus grande exposition aux violences

III. Préconisations : accompagner et renforcer le pouvoir d’agir des femmes immigrées

A. Accueillir

1. Mettre en place un service intégré de l’accueil

2. Accueil et formation linguistique

B. Accompagner

1. Mieux outiller les accompagnants

2. Accompagner les victimes de violences

3. Renouveler les pratiques

C. Inclure

1. Agir pour la formation et l’emploi

2. Droits sociaux et lutte contre les discriminations

3. Citoyenneté

4. Ecole

5. Mobilités

Résumé des principales recommandations du groupe de travail

1. Mettre en place un service intégré de l’accueil : Construire un parcours d’intégration sur la durée, comprenant dès l’accueil une information sur les droits des femmes, ouvrant des passerelles vers les associations spécialisées (CIDFF, etc.).

2. Accueil et formation linguistique : Augmenter le taux de prescription des actions linguistiques, et renforcer l’offre disponible sur le territoire. Réaliser un bilan des actions d’apprentissage et de lutte contre l’illettrisme réalisées au titre de la formation professionnelle.

3. Mieux outiller les accompagnants : Inclure un module obligatoire sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans les formations initiales des professionnels au contact des femmes migrantes. Inscrire dans le cadre des Etats Généraux du travail social en 2014 l’enjeu d’une meilleure prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes.

4. Accompagner les victimes de violences : Améliorer l’application des dispositions législatives bénéficiant aux femmes étrangères victimes de violences. Développer des centres d’hébergement dédiés aux victimes, en particulier aux jeunes femmes victimes de mariages forcés.

5. Renouveler les pratiques : Instituer un référent dans les préfectures afin de porter une attention aux démarches des femmes étrangères victimes de violences.

6. Agir pour l’insertion professionnelle : Harmoniser et simplifier les méthodes d’établissement des attestations de comparabilité des diplômes.

7. Impliquer les acteurs économiques : Développer les accords entre l’Etat et les acteurs économiques pour lutter contre les freins à l’embauche des femmes immigrées. Poser lors de la Grande conférence sociale la question des engagements des fédérations professionnelles en faveur de l’emploi des femmes migrantes.

8. Droits sociaux et lutte contre les discriminations : Généraliser la démarche de guichet unique dans un but de simplification des démarches à engager pour l’accès aux droits et faciliter ainsi l’accès à la prévention et aux soins. Développer les actions d’aller-vers destinées à l’accompagnement des femmes âgées isolées, souvent invisibles.

9. Citoyenneté : Encourager la création et l’animation des associations par les femmes. Développer les lieux d’accueil enfants / parents, pour offrir un vecteur d’intégration et un soutien à la parentalité dans les quartiers.

10. Accès à la mobilité : Généraliser les plates-formes d’accès à la mobilité, lieu d'accueil, de conseil, de formation et d'accompagnement personnalisé en direction des personnes les plus fragiles, dans une démarche de formation et de retour vers l'emploi, et les systèmes de tarification solidaire des transports en commun