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Structuration des établissements publics locaux d'enseignement : lycées polyvalents, lycées des métiers

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Décembre 2014
69 pages

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Le présent rapport analyse l'impact de la création des lycées polyvalents (LPO) et de la labellisation « lycée des métiers » sur les résultats des élèves et leurs parcours de formation, sur la mobilisation des personnels, sur les relations avec les différents partenaires du système éducatif et sur la mutualisation de bonnes pratiques. Il fait aussi un premier état des campus des métiers et des qualifications mis en place à partir de 2013. Le rapport fait en effet apparaître que les lycées polyvalents, les lycées des métiers et les campus des métiers et des qualifications constituent trois formes de structuration des établissements aux leviers et aux champs d'application très différents.

Introduction

1. Les lycées polyvalents : un faible portage politique national mais un concept souvent bien utilisé localement

1.1. La définition réglementaire du lycée polyvalent est imprécise et sur le terrain cohabitent plusieurs catégories

1.2. Le lycée polyvalent (LPO) est apparu à la suite de la réforme des lycées de 1992. Une définition en est donnée dans l’arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l’éducation

1.3. Dans les académies et les régions, le lycée polyvalent, un outil de recomposition de l’offre pour favoriser la réussite scolaire

1.4. Le LPO, une nouvelle culture d’établissement longue à construire

1.5. L’impact de la structure de LPO sur les résultats et les parcours des élèves

1.5.1. Analyse des résultats suivant le taux de réussite au baccalauréat professionnel dans les LP et les LPO

1.5.2. Analyse des parcours de formation en LPO et LP : taux de décrochage en seconde professionnelle et taux de poursuite d’étude en STS

1.6. Les réseaux, une alternative aux LPO pour construire des parcours de formation ?

1.7. Quelle que soit la structuration des EPLE, développer les passerelles aujourd’hui insuffisamment utilisées
 
 

2. Les lycées des métiers : un portage politique inconstant mais souvent fort, une appropriation très variable sur le terrain

2.1. De la nécessité de disposer d’une approche qualité

2.2. Un portage politique national fort mais irrégulier a conduit, en douze ans, à labelliser 33 % des établissements

2.2.1. Les lycées des métiers en chiffres

2.2.2. La typologie des lycées des métiers

2.2.3. État de la labellisation par catégories dans les établissements publics et privés

2.3. Un pilotage et une interprétation des critères variables selon les académies

2.4. La multiplication des démarches qualité et label, une source d’incohérence globale et d’incompréhension des acteurs de terrain

2.5. Le ressenti des établissements

2.6. L’impact du label lycée des métiers sur les résultats et les parcours des élèves

2.6.1. Analyse des résultats suivant le taux de réussite au baccalauréat professionnel dans les LPO labellisés ou non

2.6.2. Analyse des parcours de formation en LPO labellisés ou non : taux de décrochage en seconde professionnelle et taux de poursuite d’étude en STS
 

3. Le contexte des réformes et les implications pédagogiques

4. Campus des métiers et des qualifications, un concept très porteur

4.1. Le cadre national

4.2. Les observations de la mission
 
 

Préconisations
 
 

5. Améliorer l’adaptation des parcours de formation

5.1. Donner un cadre de référence aux LPO

5.2. Une mise en réseau liée au développement du pilotage par le projet et l’innovation
 
 

6. Un label et une démarche qualité différenciés, les conditions de la réussite

6.1. Définir les fondamentaux d’un label lycée des métiers

6.2. Le label, un gage de possibilités nouvelles pour renforcer le lien entre l’établissement, le territoire et le monde économique

6.3. Une démarche qualité identifiée et applicable à tous
 
 

Résumé des propositions
 

Annexes

Introduction

Le programme de travail de l’inspection générale de l’éducation nationale et de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche pour l’année scolaire et universitaire 2013-2014, en date du 4 septembre 2013, comporte, au titre des « autres études thématiques », un thème intitulé « structuration des établissements publics locaux d’enseignement : lycées polyvalents, lycées des métiers ».

La note de cadrage figurant en annexe en annexe a été approuvée à la fin du mois d’octobre. La mission a rencontré le conseiller technique en charge du dossier au cabinet du ministre de l’éducation nationale, le 18 novembre, ce qui a conduit à étendre le champ d’investigation aux campus des métiers et des qualifications présentant un intérêt pour l’étude bien que leur lancement soit encore très récent1.

Dans le nouveau contexte créé, notamment, par la réforme des voies professionnelle et générale, par la rénovation des séries technologiques et par l’augmentation voulue du taux de diplomation de l’enseignement supérieur, le lycée doit stimuler les poursuites d’études en proposant à chaque élève un parcours adapté à ses besoins. Cela suppose de permettre les réorientations nécessaires en cas d’échec dans la voie initialement choisie. Ainsi, il était demandé à la mission d’étudier les impacts des lycées polyvalents et des lycées des métiers sur les résultats des élèves, sur la mobilisation des personnels, sur les relations avec les différents partenaires du système éducatif et sur la mutualisation de bonnes pratiques. Cet examen devait conduire la mission à présenter des préconisations.

La mission a rencontré plusieurs directions d’administration centrale : la DGESCO, la DEPP et la DGRH. Elle a sélectionné cinq académies (Clermont-Ferrand, Créteil, Lille, Limoges et Rennes). Ces académies sont très différentes, qu’il s’agisse du poids des secteurs urbains et ruraux, des résultats scolaires, de la place du secteur privé, de l’importance de l’enseignement professionnel public, de celle de l’apprentissage, des relations entre l’administration de l’éducation nationale et les collectivités territoriales et de nombreux autres sujets. Elles ont, par ailleurs, des perceptions variées de la démarche de labellisation du lycée des métiers : plus ou moins grande formalisation de la procédure, suivi régulier ou non du respect des critères pendant les cinq années pour lesquelles la labellisation est accordée. Dans chaque académie, la mission a rencontré les services du rectorat et visité de trois à quatre lycées.

En ce qui concerne les lycées, la mission a souhaité en prenant appui sur les services académiques, et notamment les corps d’inspection, se rendre dans des établissements représentatifs d’une grande diversité de situations au regard de leur polyvalence ou de l’impact du label lycée des métiers. Cela vaut pour :

– la création d’un lycée polyvalent ou le maintien d’établissements séparés bien que géographiquement contigus ;

– la polyvalence plus ou moins effective de l’établissement, dans son fonctionnement et les perceptions des enseignants, des élèves et de leurs parents ;

– la volonté d’un établissement de devenir lycée des métiers ou le refus de s’inscrire dans cette démarche, voire le souhait de ne pas renouveler une labellisation antérieure ;

– l’appellation des établissements devenus lycées des métiers, qui peut concerner la totalité des formations ou une partie d’entre elles, sachant que les séries générales sont exclues du périmètre de labellisation ;

– l’impact positif, neutre ou négatif sur le travail des équipes éducatives, les résultats des élèves, les relations avec les partenaires institutionnels ou les parents.

Chaque fois que les services de la région ont donné suite, la mission les a également rencontrés.

La mission s’est notamment appuyée sur la note portant sur « les conditions de doublement du nombre de lycées des métiers à l’horizon 20102».

La première partie du rapport analysera les trois formes de structuration retenues – lycée polyvalent, lycée des métiers et campus des métiers et des qualifications – et leurs résultats. Les différents échelons – national, académique, régional et établissement – seront distingués.

La seconde partie sera centrée sur des préconisations. L’objectif est de créer les meilleures conditions à la réussite des élèves et d’utiliser à cette fin la polyvalence institutionnelle des établissements et les exigences de qualité portées par la démarche du lycée des métiers. Cela implique aussi d’aborder :

– les conditions d’exercice des enseignants selon le type de public – scolaire, apprentis et formation continue – et d’établissements (LEGT et section d’enseignement professionnel par exemple) ;

– la place de la région et celle des partenaires professionnels dans les labellisations qualité ;

– les dispositifs pédagogiques, par exemple l’accompagnement personnalisé et les différents dispositifs dits « passerelles » ;

– le domaine de la vie scolaire. Cela vaut de la répartition des classes entre proviseurs adjoints et entre CPE, du fonctionnement des instances où sont représentés les élèves, du développement de projets communs entre élèves des différentes voies, de l’internat ;

– le parc des bâtiments, car certaines organisations de l’espace sont exclusives d’une véritable polyvalence.

1 Le premier appel à projets, lancé auprès des régions et des académies en avril - mai 2013, a abouti à la labellisation de quatorze projets, sur proposition d’une commission réunissant des représentants des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de l’Association des Régions de France (ARF).

2 Rapport 2009-012 de l’IGEN et de l’IGAENR en date de février 2009.

 
 

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