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Rapport d'information déposé par la commission des affaires européennes sur l'emploi des jeunes en Europe

Auteur(s) :

    • FRANCE. Assemblée nationale. Commission des affaires européennes

Editeur :

  • Assemblée nationale

Collection : Documents d'information de l'Assemblée nationale

Titre de couverture : "L'emploi des jeunes en Europe : une urgence"

Date de remise : Mars 2015
117 pages

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Le présent rapport d'information propose tout d'abord un état des lieux du chômage des jeunes au sein de l'Union européenne. A l'échelle de l'Union, le taux de chômage des jeunes représente plus du double de celui des adultes, soit 21,9 % contre 10,3 % au deuxième trimestre 2014, avec des situations contrastées en fonction des pays de l'Union européenne. Dans un marché du travail touché par la crise économique depuis 2008, les jeunes, particulièrement les moins qualifiés, ont de plus en plus de difficultés à s'insérer professionnellement et sont menacés de paupérisation dans un contexte général d'augmentation constante de la pauvreté en Europe. Le rapport s'interroge ensuite sur la transposition dans d'autres pays du modèle dual germanique (système d'apprentissage organisé en alternance en Allemagne, Autriche, Suisse et Danemark) qui rencontre de bonnes performances en matière d'insertion professionnelle des jeunes. Il s'intéresse enfin aux politiques européennes en matière d'emploi des jeunes : Initiative pour l'emploi des jeunes (IEJ) ; mesures axées sur l'apprentissage et les stages ; Initiative « Erasmus pour les entrepreneurs » ; programme « Ton premier emploi Eures », etc.

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE : LA SITUATION DE L’EMPLOI DES JEUNES EN EUROPE : VERS UNE GÉNÉRATION SACRIFIÉE ?

I. UN ETAT DES LIEUX ALARMANT : DES JEUNES SOUVENT SANS EMPLOI ET MENACÉS DE PAUPÉRISATION

A. LES REPERCUSSIONS DE LA CRISE ECONOMIQUE SUR L’EMPLOI GLOBAL ET SUR L’EMPLOI DES JEUNES ONT ÉTÉ FORTES PARTOUT EN EUROPE

1. La crise qui sévit en Europe depuis 2008 a eu et continue d’avoir un impact très fort sur le marché de l’emploi en général…

2. … et sur l’emploi des jeunes en particulier

a. Une insertion des jeunes sur le marché du travail contrariée par l’approfondissement de la crise

b. Les bons résultats de l’Allemagne, de l’Autriche ou des pays scandinaves contrastent fortement avec la situation dramatique des pays du Sud de l’Europe

c. La France, bien qu’en situation médiane, n’échappe pas à une détérioration du marché de l’emploi des jeunes du fait de la crise

B. DES JEUNES MENACÉS DE PAUPÉRISATION : VERS UNE GÉNÉRATION SACRIFIÉE ?

1. Des jeunes Européens paupérisés dans un contexte d’augmentation constante de la pauvreté en Europe

a. L’Europe touchée par l’augmentation croissante de la pauvreté

b. Des jeunes Européens paupérisés et menacés de déclassement

2. La fuite des cerveaux en France : mythe et réalités

a. Partir quand on est jeune diplômé : peur de l’avenir ou désir d’acquérir une expérience internationale ?

b. Une mobilité des jeunes Français qui s’inscrit dans un contexte de mutation de l’expatriation en France comme à l’échelle internationale

c. Erasmus confirme les vertus de la mobilité étudiante sur l’insertion professionnelle des jeunes

II. LA DIFFICILE INSERTION DES JEUNES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

A. DES DIFFICULTÉS D’INSERTION DUES À L’INADÉQUATION ENTRE L’OFFRE DE FORMATION ET LES BESOINS DU MONDE ECONOMIQUE

1. Si le niveau de diplôme détermine l’insertion dans le marché du travail dans l’ensemble des pays de l’OCDE comme en France…

a. Le niveau de diplôme détermine l’insertion dans le marché du travail dans l’ensemble des pays de l’OCDE…

b. … tout comme en France

2. … les élèves sont toutefois souvent mal préparés au monde du travail et l’offre de travail ne concorde pas toujours avec la demande de travail

B. LES DÉCROCHEURS : UNE POPULATION DE JEUNES PARTICULIÈREMENT VULNÉRABLE, UN DEFI POUR LES POLITIQUES PUBLIQUES

1. Les « NEET » : une population socialement prédéterminée, des coûts individuels et collectifs particulièrement élevés

2. Le décrochage : un problème pour le jeune, un problème pour la société

DEUXIEME PARTIE : LE MODELE DUAL GERMANIQUE DOIT-IL ETRE TRANSPOSÉ DANS L’ENSEMBLE DES PAYS DE L’UNION ?

I. LE MODELE DUAL : UNE FORMATION AU SERVICE DE LA COMPETITIVITÉ DE L’ÉCONOMIE, UNE BONNE INTÉGRATION DES JEUNES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

A. UNE FORMATION DUALE REPOSANT SUR L’IMPLICATION DES PARTENAIRES SOCIAUX ET SUR LE CONCEPT DE MÉTIER QUI REMPLIT SON OBJECTIF EN MATIÈRE D’INSERTION SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

1. Un système adapté aux besoins de l’économie et reposant sur une forte implication des partenaires sociaux

2. Une filière valorisée qui rencontre du succès auprès de la jeunesse

3. Une filière performante pour orienter les jeunes vers l’emploi

B. L’AUTRICHE : UNE POLITIQUE D’EMPLOI DES JEUNES VOLONTARISTE ET EFFICACE

1. L’apprentissage : un mode de formation très important en Autriche

a. Un mode de formation valorisé…

b. …qui bénéficie du soutien financier des pouvoirs publics

2. .… complété par différentes mesures qui viennent parfaire le dispositif destiné aux jeunes et assurer sa réussite

a. Le coaching des apprentis

b. Une attention particulière portée aux décrocheurs

c. Une augmentation importante des dépenses publiques en faveur de l’emploi des jeunes

II. LE MODÈLE DUAL EST-IL TRANSPOSABLE EN FRANCE ET DANS LES AUTRES PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE ?

A. LE MODELE DUAL PEUT-IL ETRE UN MODELE POUR LES AUTRES PAYS DE L’UNION ?

1. Un modèle promu par l’Allemagne et source d’inspiration certaine pour les pays les plus en difficulté

2. L’impossibilité d’une transposition à l’identique

a. La nécessaire prise en compte des contextes économiques et socio-culturels nationaux

b. Un modèle qui rencontre certaines difficultés

B. LA FORTE MOBILISATION FRANCAISE POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’APPRENTISSAGE

1. L’apprentissage, une composante de la formation professionnelle qui facilite l’accès à l’emploi

2. L’insertion professionnelle des jeunes apprentis

3. L’apprentissage : une priorité du quinquennat

TROISIÈME PARTIE : L’EMPLOI DES JEUNES ENFIN AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES

I. L’INITIATIVE POUR L’EMPLOI DES JEUNES ET LA GARANTIE POUR LA JEUNESSE : UNE FORTE MOBILISATION DE L’UNION, DES RÉSULTATS ENCORE DÉCEVANTS

A. L’INITIATIVE POUR L’EMPLOI DES JEUNES MARQUE LA VOLONTÉ DE L’UNION DE SE MOBILISER POUR L’EMPLOI DES JEUNES

1. Le paquet « Emploi jeunes » de décembre 2012, plan d’action de la Commission en faveur de l’emploi des jeunes

2. La Garantie pour la jeunesse : activer les dépenses et favoriser les réformes structurelles

3. Une aide financière de l’Union qui répond à des modalités précises et contestables

B. LA « GARANTIE POUR LA JEUNESSE » UN AN APRÈS : UN BILAN EN DEMI-TEINTE

1. L’état des lieux mitigé dressé en avril 2014 par la Commission européenne, et par les chefs d’État lors du sommet de Milan d’octobre 2014

2. Le nouveau Parlement européen en faveur d’une extension de la Garantie pour la jeunesse et l’accélération de la mise en place de l’Initiative pour l’emploi des jeunes

C. LA MISE EN PLACE RAPIDE ET EFFICACE DE LA GARANTIE POUR LA JEUNESSE EN FRANCE VA PERMETTRE D’AMPLIFIER LES EFFETS DES ACTIONS ENTREPRISES DEPUIS 2012 POUR L’EMPLOI DES JEUNES

1. Un programme opérationnel validé par la Commission européenne et qui permet de renforcer tous les volets de l’emploi des jeunes

2. Les fonds IEJ : un levier en appui de la stratégie nationale en faveur des NEET

a. Un programme opérationnel français sous le sceau de la mobilisation organisationnelle et financière

b. La « Garantie jeunes » française : se concentrer sur les jeunes les plus en difficulté

II. STAGES, APPRENTISSAGE, MOBILITÉ, CREATION D’ENTREPRISE : L’EUROPE SE MOBILISE POUR L’EMPLOI DES JEUNES

A. LE CADRE DE QUALITÉ POUR LES STAGES : UNE AVANCEE POSITIVE MAIS INSUFFISANTE

1. Une réglementation européenne sur les stages qui demeure insuffisante…

2. . mais qui est le signe de la volonté de doter l’Union d’une réglementation sur les stages qui favorise les conditions d’une saine mobilité des stagiaires

B. L’ALLIANCE EUROPÉENNE POUR L’APPRENTISSAGE

1. Promouvoir l’apprentissage en Europe pour favoriser l’emploi des jeunes

2. La Garantie pour la jeunesse et l’apprentissage

3. Garantir un apprentissage de qualité

4. Les actions de la Commission en faveur de l’apprentissage

C. FAVORISER LA MOBILITÉ DES JEUNES ETUDIANTS ET DES JEUNES TRAVAILLEURS DANS L’UNION EUROPÉENNE

1. Favoriser la mobilité des jeunes pendant leurs études ou leur formation

a. Le programme Erasmus + pour l’enseignement et la formation professionnels

b. Le programme Erasmus + pour l’enseignement supérieur

c. Le programme Erasmus + pour l’enseignement scolaire

2. Aider les jeunes à trouver un emploi en Europe :

a. Le portail EURES

b. Le rôle du réseau des services publics de l’emploi dans la mise en œuvre de la Garantie pour la jeunesse

D. PROMOUVOIR LA CREATION D’ENTREPRISE : LE PROGRAMME ERASMUS POUR JEUNES ENTREPRENEURS

QUATRIEME PARTIE : PROPOSITIONS DE LA MISSION

I. LES PROPOSITIONS À L’UNION EUROPÉENNE : INTENSIFIER LA LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE DES JEUNES

1. Créer les conditions pour renouer avec la croissance et l’emploi

2. Créer les conditions d’une pleine mise en œuvre de la Garantie pour la jeunesse

a. Demander à la Commission d’accélérer la validation des programmes opérationnels et de demeurer vigilante quant à leur contenu

b. Envisager un changement de périmètre de la Garantie pour la jeunesse

c. Améliorer les conditions de préfinancement et de cofinancement de l’IEJ

3. Orienter les jeunes vers les compétences requises pour les besoins du marché du travail

4. Améliorer les conditions d’exercice des stages

5. Continuer à promouvoir l’apprentissage et encourager la réflexion en cours sur le statut européen de l’apprenti

6. Promouvoir encore la mobilité intra-européenne

II. LES PROPOSITIONS À LA FRANCE : MAINTENIR LE CAP POUR SOUTENIR L’EMPLOI DES JEUNES

1. Améliorer les conditions de revenu des jeunes pour lutter contre leur paupérisation en instaurant un filet de sécurité en contrepartie d’engagements de leur part

2. Aider les jeunes peu qualifiés à accéder à l’emploi pour éviter qu’ils ne décrochent

3. Offrir un coaching personnalisé aux décrocheurs

4. Simplifier les démarches et développer les guichets uniques

5. Promouvoir et valoriser l’apprentissage

6. Adapter le système de formation aux métiers de demain

7. Fusionner la Garantie pour la jeunesse et la Garantie jeunes et assouplir le critère géographique

TRAVAUX DE LA COMMISSION

CONCLUSIONS ADOPTÉES

ANNEXE : LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES PAR LE RAPPORTEUR

 
 

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