Retour
 

Inégalités sociales et migratoires : comment l'école amplifie-t-elle les inégalités ?

Auteur(s) :

    • FRANCE. Conseil national d'évaluation du système scolaire

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Septembre 2016
136 pages

Pour lire les rapports au format PDF vous avez besoin d'un lecteur PDF.
Pour lire les rapports au format EPUB vous avez besoin d'un lecteur EPUB.

Numérique (PDF)
 
Télécharger

En se fondant sur 22 contributions commandées pour l'occasion par le Cnesco à près de 40 chercheurs français et étrangers, ainsi que sur des enquêtes, des études et des articles publiés par des chercheurs ou des organismes, le Cnesco présente dans ce rapport un bilan global des inégalités scolaires d'origines sociale et migratoire en France aujourd'hui. Ce rapport tend à montrer que les inégalités sociales à l'école empruntent des formes multiples : inégalités de traitement dans les ressources d'apprentissage dont les élèves disposent réellement à l'école, inégalités dans leurs résultats scolaires, inégalités sociales dans les orientations, dans les diplômes et même dans le rendement des diplômes sur le marché du travail. L'école hérite d'inégalités familiales mais produit, en son sein, à chaque étape de la scolarité des inégalités sociales de natures différentes qui se cumulent et se renforcent.

Liste des figures

Liste des tableaux

Présentation du rapport

Présentation des contributions

I. Repenser les inégalités à l’école

A. Les inégalités à l’école : de quoi parle-t-on ?

1) Inégalités à l’école: quand deviennent-elles illégitimes ?

2) Egalité des chances, égalité de résultat, équité… des visions divergentes de la justice à l’école

3) Des principes de justice variables selon les biens à distribuer

4) Comment les inégalités se fabriquent : discontinuité culturelle ou discrimination négative

B. Des méthodologies complexes pour mesurer les inégalités

1) La mesure des inégalités en France : un arsenal déjà bien fourni, mais à compléter

2) La mesure des inégalités : des indicateurs experts

II. La longue chaine des inégalités à l’école : un bilan complet

A. Des inégalités de traitement croissantes : vers une discrimination négative

1) Des inégalités sociales dans la qualité de l’enseignement

a) Une volonté très timide de diminuer les effectifs d’élèves en milieu difficile

b) Le temps effectif de travail en classe des élèves est moins long en éducation prioritaire

c) L’absentéisme ou les exclusions de cours des élèves en éducation prioritaire viennent diminuer plus encore leur temps d’apprentissage

d) Les enseignants sont plus souvent absents en éducation prioritaire

e) Les enseignants affectés en éducation prioritaire sont de plus en plus souvent des débutants et n’y restent pas longtemps

f) Le recours aux enseignants non titulaires est plus fréquent dans les contextes socialement défavorisés

g) Des inégalités sociales dans les pratiques d’enseignement

2) Des environnements scolaires peu porteurs pour les apprentissages des élèves défavorisés

a) Ségrégation sociale, ségrégation scolaire : un contexte handicapant pour les élèves les plus défavorisés qui se poursuit

b) Un climat scolaire plus difficile dans les établissements les plus défavorisés

3) Les compléments à l’enseignement de l’école : cours privés, activités extra-scolaires et travail personnel à la maison

4) En conclusion : des effets de cumul pour les élèves défavorisés

B. Un creusement des inégalités des acquis des élèves

1) Une dégradation dans la durée des inégalités à l’école

2) Inégalités de compétences et trajectoires des élèves

C. Des inégalités de redoublement, d’orientation et de diplomation bien présentes

1) Des inégalités sociales de redoublement qui progressent

2) Les inégalités sociales d’aspiration dans les choix scolaires s’amplifient au collège

3) Des inégalités dans les orientations réelles

4) Des inégalités sociales dans la diplomation qui se cumulent

a) Le baccalauréat n’est pas le même pour tous

b) Le décrochage scolaire est en net recul, mais avec une permanence des inégalités : tous les élèves ne sont pas exposés aux mêmes risques de décrochage

5) Des inégalités de poursuite d’études et d’insertion

a) Tous les baccalauréats ne se valent pas pour poursuivre des études

b) Rendement des diplômes : des inégalités d’origines sociale et migratoire croissantes avec la crise économique

c) Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont toujours inégalitaires

6) La perception des inégalités dans l’école par les Français : une absence de consensus autour de la réalité de l’égalité des chances

III. Politiques scolaires, pratiques pédagogiques et justice à l’école

A. Le contexte socio-économique français : un environnement très partiellement responsable

B. Les stratégies des familles partiellement responsables

1) Secteur privé et renforcement des inégalités scolaires : des liens peu étayés

2) Cours privés et devoirs à la maison : des liens contrastés avec les résultats scolaires

C. Des orientations politiques récentes potentiellement efficaces mais encore timides en termes de mise en oeuvre

1) Une volonté affichée de développer l’école maternelle précoce mais des difficultés dans la mise en oeuvre

2) La priorité au primaire en demi-teinte

3) La rénovation des programmes scolaires

4) Un nouveau référentiel pour l’éducation prioritaire

5) Des impulsions pour faire évoluer les modalités d’évaluation des acquis scolaires des élèves

D. Des politiques de compensation de la difficulté sociale qui n’ont pas fait leurs preuves

1) Cumuler les dispositifs de suivi des élèves plutôt que changer les pédagogies au coeur de la classe

a) Un recours ancien à l’accompagnement personnalisé des élèves à la marge de la classe85

b) La suppression du redoublement sans alternative efficace

2) Faute de formation continue des pédagogies peu efficaces pour les élèves défavorisés

a) Des pratiques pédagogiques différenciées socialement

b) Une formation continue qui manque d’ambition

c) Vers de nouvelles modalités de formation

3) Des politiques qui encouragent le séparatisme social entre et dans les établissements

a) Les politiques d’éducation prioritaire se suivent : avec quelle efficacité ?

b) Les dispositifs ségrégatifs qui se sont installés au sein des établissements

c) L’absence de politique volontariste de mixité sociale

4) Une politique d’aides financières aux familles peu ambitieuse

a) Fonds sociaux et bourses : un déclin peu enrayé

b) Les aides fiscales aux familles favorisées

E. Orientation, réussite et insertion : des politiques qui intègrent très progressivement le social

1) Les outils d’orientation

a) Pour les élèves de troisième : Affelnet

b) Pour les élèves de Terminale : Admission Post-Bac (APB)

2) Des politiques d’orientation aux différents paliers peu sensibles aux inégalités sociales : orientation précoce et manque d’efficacité de la politique d’information

a) La transition 3e/lycée

b) Favoriser l’orientation vers les filières sélectives des élèves défavorisés socialement : des dispositifs à améliorer

3) Les inégalités d’insertion au sortir du bac professionnel

4) L’information insuffisante aux familles

IV. Préconisations

A. Miser sur l’expertise pédagogique des personnels enseignants et d’encadrement

B. Mobiliser la prévention dès les premiers apprentissages

C. Rompre avec les inégalités de traitement

D. Évaluation : donner des repères nationaux aux acteurs de terrain

E. Appliquer le principe d’équité aux politiques d’orientation

F. Rendre plus équitable l’enseignement professionnel

Contributions au rapport du Cnesco : Comment l’école amplifie-t-elle les inégalités sociales et migratoires ?

Autres références