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Économie internationale

Pays émergents, moteur de la croissance mondiale

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Année d'édition :2009
Réf. : 3303332029624
48 pages, 21x27cm

-5%
Papier
4,70
4,47
épuisé

Problèmes économiques
No 2.962
7 janvier 2009


DOSSIER :
Pays émergents, moteur de la croissance mondiale

Puissances émergentes : incontournables et fragiles partenaires
L'ENA hors les murs
Jean-Michel Severino et Olivier Ray
Depuis maintenant près d'une décennie, les pays émergents sont au cœur de l'actualité économique. Il faut dire que la croissance de ces " tigres du XXIe siècle " a été, au cours des dernières années, spectaculaire. Les pays développés ne dominent plus l'économie internationale et ce n'est pas sans une certaine inquiétude que les nations riches observent désormais la montée en puissance de ces pays issus du monde en développement. Pourtant si leurs craintes sont en partie fondées, les pays du Nord ne doivent pas oublier les bénéfices qu'ils ont jusque-là retirés de la croissance fulgurante des pays émergents. En outre, aussi puissants soient-ils, ces derniers n'en sont pas moins vulnérables. Cette vulnérabilité se traduit notamment par un certain nombre d'externalités négatives pour la planète. Cela devrait convaincre les pays riches d'associer pleinement à l'avenir les émergents à la définition de nouveaux mécanismes de gouvernance mondiale.

Multinationales des pays émergents : les nouveaux champions
The Economist
Le nombre d'entreprises multinationales issues de pays émergents ne cesse de croître. Mittal, Tata, Lenovo ou InBev sont des firmes qui jouent dans la cour des grands et témoignent du fait que, désormais, les entreprises multinationales ne sont plus l'apanage des pays développés. Les multinationales des pays émergents se montrent particulièrement innovantes à l'image de Tata Motors, concepteur de la Nano une petite voiture qui sera commercialisée 2 500 dollars en Inde, mais que le groupe de Bombay envisage de ne pas limiter à son marché intérieur, comptant sur l'engouement du consommateur occidental pour ce nouveau type de véhicule. De grandes firmes, comme les indiennes Infosys ou Wipro, spécialisées dans les services informatiques, ont également su mettre au point, pour leurs clients occidentaux, de nouveaux modèles d'organisation et de nouveaux concepts d'activité plus performants que ceux de leurs homologues des pays riches. Le succès rencontré par les multinationales des pays émergents n'est donc guère étonnant : elles sont bel et bien devenues de redoutables concurrentes pour les " vieilles " multinationales du monde occidental.

La brique des BRIC ou les grands pays émergents et le commerce mondial
Accomex
Jean-Frédéric Morin
Les grands pays émergents comme le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine (BRIC) sont, à des degrés divers, engagés dans la libéralisation des échanges et dans les négociations multilatérales. L'Empire du Milieu a ainsi rejoint l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 ; quant à la Russie, elle est activement engagée dans le processus d'adhésion. Concernant les relations bilatérales, les BRIC ont élaboré leur propre stratégie qui n'est le reflet ni de celle des pays développés, ni de celle des plus petits pays en développement (PED). Leurs initiatives en matière de traités bilatéraux restent, jusqu'à présent, relativement timides et parfois en contradiction avec les positions défendues dans les enceintes multilatérales. Les grands pays émergents semblent plutôt miser sur une troisième voie visant à renforcer leurs positions de puissances régionales et de porte-parole des PED.





Finance mondiale : un rééquilibrage par les pays émergents ?
Politique étrangère
Jacques de Larosière
Au cours de la dernière décennie, les pays émergents ont accumulé des excédents spectaculaires de la balance des paiements courants. Ils détiennent aujourd'hui trois quarts des réserves extérieures mondiales. Les économies émergentes sont ainsi devenues les créanciers des Etats-Unis dont le déficit courant est entièrement compensé par leurs apports de capitaux. Ces changements procurent aux pays émergents un certain nombre d'avantages mais le fait d'immobiliser une part importante de leur épargne en réserves, dont le rendement est relativement faible, présente aussi un " coût d'opportunité ". L'ampleur de leurs réserves ne leur donne pas non plus une totale liberté de manœuvre puisqu'ils restent dépendants des marchés financiers des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon pour le placement de ces dernières et importateurs nets de capitaux privés en provenance des pays industrialisés. Quoi qu'il en soit, la part croissante prise par les économies émergentes dans la finance mondiale nécessite une adaptation des règles du système monétaire international.

Gouvernance mondiale : faut-il élargir le G8 aux BRICSAM ?
The Centre for International Governance Innovation
Andrew F. Cooper, Timothy M. Shaw et Agata Antkiewicz
Les grands pays émergents, notamment ceux qui ont donné naissance à l'acronyme BRIC, puis BRICSAM - pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud et Mexique - ne sont pas seulement des pays en développement à fort taux de croissance. Ce qui les distingue, c'est leur poids économique et leur trajectoire, qui leur permettent désormais de se mesurer aux pays développés les plus influents de l'économie mondiale. Leur montée en puissance va de pair avec l'affaiblissement progressif du G7/G8 comme institution majeure de la gestion des affaires économiques du monde. Si au cours des années 2000, les membres de ce " club " de pays riches ont peu à peu - à l'occasion de différents sommets - ouvert les portes à certains représentants des économies émergentes, la réforme de la gouvernance mondiale ne s'est pas encore traduite formellement par la création d'institutions associant pleinement les nouvelles puissances économiques du XXIe siècle.

Les pays émergents désormais ébranlés par la crise économique
Conjoncture-BNP Paribas
Guy Longueville et François Faure
Alors que jusqu'à l'été 2008, les économies émergentes semblaient encore relativement épargnées par la crise financière internationale, la faillite de la banque d'investissement américaine, Lehman Brother, à la mi-septembre, a profondément modifié la donne. L'aggravation brutale de la situation économique des pays industrialisés a eu un effet de contagion rapide sur les pays émergents. Plusieurs d'entre eux ont été contraints de solliciter l'aide du Fonds monétaire international (FMI). Les perspectives de croissance en volume de leurs produits intérieurs bruts (PIB) pour 2008 et 2009 sont maintenant revues à la baisse. Celle-ci pourrait être respectivement de 6,1 et 4,2 % contre 7,8 % en 2007.

Egalement dans ce numéro

COMMERCE MONDIAL
L'impact de la libéralisation commerciale sur les accords de partenariat économique
La Lettre du CEPII
Lionel Fontagné, David Laborde et Cristina Mitaritonna
Le principe de la non-discrimination représente un des piliers du système commercial multilatéral. Il signifie qu'un pays ne peut faire de discrimination entre les mêmes marchandises provenant de partenaires commerciaux différents. Les accords commerciaux existants entre l'Union européenne (UE) et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) sont, depuis leur origine dans les années 1970, caractérisés par des préférences unilatérales, garantissant à ces derniers un accès préférentiel au marché européen. Si ces pays veulent conserver cet avantage, ils doivent parvenir avec l'UE à un libre-échange réciproque sur l'essentiel du commerce bilatéral. L'écart de développement entre les deux parties négociantes crée cependant une forte asymétrie dans les négociations. Sans soutien européen durable, la transition vers un nouvel accord sera très difficile pour certains de ces pays.

MARKETING
Les cartes de fidélité fidélisent-elles la clientèle ?
Reflets et perspectives de la vie économique
Nathalie Desmoulin et Pietro Zidda
A l'approche des fêtes de fin d'année, l'achat de cadeaux se fait pressant. L'offre étant abondante, les enseignes tentent d'attirer le plus grand nombre d'acheteurs. Pour cela, la carte de fidélité est devenue, depuis le milieu des années 1990, l'outil le plus utilisé. S'il a l'avantage de tisser une relation privilégiée avec le client qui accepte, en échange de l'obtention de la carte, de fournir des informations personnelles, beaucoup s'interrogent sur l'efficacité de cet outil. La fidélité n'est en effet pas aisée à évaluer. On la mesure généralement grâce à la fréquentation du magasin et au montant des dépenses qui y sont réalisées (taux de nourriture). Mais les auteurs rappellent que la " véritable " fidélité est celle qui allie visites régulières et réelle préférence pour l'enseigne. Cette dernière dimension suggère que s'est durablement installée une relation d' " affection " du client à l'égard de la marque. Si les cartes de fidélité sont un formidable outil de segmentation de la clientèle pour sélectionner les bons clients, un pourcentage élevé de consommateurs ný est pas sensible. Cela conduit les enseignes à développer, à côté des cartes, des systèmes de rétributions attractives, notamment, liées à chaque visite.

ECONOMIE NUMERIQUE
L'industrie musicale en pleine mutation
La Revue des Sciences de Gestion
Isabelle Djian et Syoum Negassi
La production d'œuvres musicales est caractérisée par une diversité des modes d'exploitation et d'importants coûts fixes. En outre, sa rentabilité est, depuis l'avènement des technologies numériques, particulièrement incertaine. Les canaux de distribution ont, en effet, échappé au contrôle de bon nombre de producteurs. La dématérialisation des œuvres a, en permettant de réduire les barrières à leur commercialisation, également octroyé aux producteurs indépendants une plus grande autonomie. Mais si l'offre est plus abondante, celle-ci n'est pas plus diversifiée. C'est en effet, selon les auteurs, l'innovation située en aval de l'industrie - à savoir celle de services - qui est favorisée, au détriment de l'innovation des œuvres musicales, en amont.




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