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Vie économique

Comment sortir de la crise ?

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Année d'édition :2010
Réf. : 3303332029891
48 pages, 21x27cm

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Problèmes économiques
No 2.989
17 février 2010

Comment sortir de la crise ?

Les dilemmes de la sortie de crise
Alternatives économiques
Sandra Moatti
Depuis quelques mois, les signes de reprise des économies des pays développés deviennent de plus en plus tangibles. Celle-ci reste toutefois fragile et de nombreuses menaces obscurcissent l'horizon. Parmi ces dernières, l'augmentation du chômage est sans doute la plus inquiétante. Des arbitrages délicats en matière de politiques budgétaire et monétaire attendent les gouvernements et les banques centrales. Les multiples facteurs qui ont donné naissance à la crise n'ont pas disparu et le monde n'est plus, après ce choc, tout à fait le même. La crise a redistribué les cartes entre pays riches et pays émergents. La Chine, en particulier, va jouer un rôle de plus en plus déterminant. Ce nouveau contexte géoéconomique sera, à plus long terme, un facteur essentiel dans la manière dont les économies convalescentes parviendront à sortir de la crise.

Quelles stratégies adopter ?
Lettre de l'OFCE
Catherine Mathieu et Henri Sterdyniak
Les finances publiques des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont-elles soutenables ? La crise a en effet provoqué de fortes hausses des déficits et des dettes publics. Faut-il rapidement réduire les dépenses de l'Etat et augmenter les impôts pour rétablir les comptes publics au risque de freiner la reprise ? Faut-il compter sur la reprise pour réduire les déficits publics ? Les organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l'OCDE ont commencé à engager une réflexion sur la stratégie budgétaire de sortie de crise mais sans vraiment tirer les leçons des événements des deux dernières années. Dans la mesure où le niveau d'activité reste nettement inférieur à la production potentielle et que la croissance prévue pour 2010 se situe également en dessous de la croissance potentielle, les politiques budgétaires ainsi que la politique monétaire doivent, selon les auteurs, rester expansionnistes, comme l'engagement en a d'ailleurs été pris au G20 de septembre 2009 et au Conseil européen d'octobre 2009.

Etats-Unis : la reprise en butte à de formidables obstacles
Crédit Agricole - Perspectives Trimestriel
Hélène Baudchon et Michael Carey
La récession la plus grave qu'aient connue les Etats-Unis depuis la Grande Dépression des années 1930 a pris fin l'été dernier. Si la récession est donc techniquement terminée, la reprise s'annonce délicate car de nombreux facteurs pourraient en freiner le rythme. Parmi ces derniers figurent la hausse de l'épargne des ménages qui souhaitent reconstituer leur patrimoine détruit durant la crise, la faiblesse du marché de l'emploi, les incertitudes des entreprises et l'assouplissement plutôt lent des conditions d'octroi de crédit. Les auteurs estiment toutefois, qu'à moins d'une erreur de politique économique, la probabilité d'une rechute en récession de l'économie américaine n'est aujourd'hui que de 20 %.





L'Asie à la rescousse ?
Finances et Développement
Olivier Blanchard
La récession que le monde vient de traverser sort de l'ordinaire. Il ne sera donc pas aisé pour l'économie mondiale de retrouver rapidement le chemin d'une croissance vigoureuse. La crise a sans doute entraîné une baisse de la production potentielle. Dans ces conditions, la reprise ne s'accompagnera pas de taux de croissance très élevés. Pour qu'elle soit durable, il va falloir, selon l'auteur, procéder à de délicats rééquilibrages, tant à l'intérieur des différentes économies qu'au plan international. Aux Etats-Unis comme ailleurs, un rééquilibrage entre dépense publique et dépense privée sera à terme indispensable. Il sera enfin probablement nécessaire pour consolider la reprise de parvenir à une augmentation des exportations nettes des Etats-Unis et à une diminution équivalente dans le reste du monde, essentiellement en Asie.

A la recherche d'un modèle de croissance
Esprit
Entretien avec Michel Aglietta et Alain Lipietz
Si la plupart des pays avancés semblent désormais sortis de la récession, les facteurs à l'origine de la crise demeurent. De même, les questions de fond qui ont été soulevées à l'occasion de ce choc économique majeur sont pour la plupart d'entre elles restées, jusqu'à présent, sans véritable réponse. La seule question qui, depuis quelques mois, hante les esprits est de savoir si la reprise sera durable. Pourtant, selon les auteurs, nous sommes face à une remise en cause systémique. Notre modèle de croissance ne peut donc être relancé à l'identique. L'enjeu fondamental est de parvenir à inventer d'autres modèles. A cet égard, la croissance verte figure aujourd'hui parmi les alternatives les plus prometteuses.

EGALEMENT DANS CE NUMERO

MARCHE DU TRAVAIL
Soixante ans de réduction du temps de travail dans le monde
Insee Première
Gérard Bouvier et Fatoumata Diallo
Depuis 1950, la durée annuelle du travail a baissé dans tous les pays développés. Cette évolution s'explique tout d'abord par l'effet de la salarisation de l'emploi - ce facteur s'observe surtout jusqu'au milieu des années 1960 -, puis par la réduction de la durée annuelle de travail des salariés à temps complet, qui commence à se mettre progressivement en place à partir de la fin de cette décennie. Plus récemment, elle résulte également du développement du temps partiel. Cet effet est un peu moins fort en France depuis la mise en place des 35 heures. Bien que générale, la baisse a nettement accentué les différences entre les pays : aujourd'hui, la durée annuelle varie de 1 413 heures aux Pays-Bas à plus de 2 150 heures en République de Corée.

INDICATEURS
Mesurer le bien-être : retour sur le rapport Stiglitz
Commentaire
André Babeau
Si le produit intérieur brut (PIB) reste l'indicateur privilégié de l'évolution du bien-être d'une population, il est, de l'avis de tous, insuffisant car il ne fait référence qu'à des mesures de flux (production, revenu, consommation) et non à la notion de patrimoine (stocks). La version définitive du rapport de la Commission Stiglitz, remis au président de la République, Nicolas Sarkozy, en septembre 2009, ne réserve, selon l'auteur, qu'une place modeste au patrimoine. Mais, quoi qu'il en soit, la référence aux stocks plutôt qu'aux flux, ne suffit pas à établir une mesure convenable du bien-être. Seule la pluralité des approches - qui prêtent notamment attention au ressenti des individus - le permettrait. Des outils existent déjà : depuis trente-cinq ans, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publie ses Données sociales. De même, les travaux du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) sont riches d'enseignement. La difficulté tient essentiellement au rapprochement cohérent de ces données macroéconomiques, au niveau national comme au niveau international.

CONSOMMATION
Quand consommer, c'est travailler
Idées
Marie-Anne Dujarier
La consommation est souvent opposée au travail. On associe aussi généralement la première à la pure jouissance et le second à la pénibilité. Or, les consommateurs sont de plus en plus impliqués, sans qu'ils en prennent véritablement conscience, dans la production des biens et services qu'ils consomment. Leur contribution (l'installation d'un kit d'abonnement à l'Internet, la customisation d'un produit, etc.) étant gratuite, les entreprises auraient tort de se priver de cette main-d'œuvre qui par ailleurs est disponible, motivée et fidèle. Les spécialistes de la sociologie du travail et de la consommation voient dans cette " coproduction " un véritable travail puisque le consommateur s'engage dans des " tâches productives prescrites, socialement organisées dans le but de créer de la valeur économique ".








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